{"id":185241,"date":"2026-04-27T17:02:19","date_gmt":"2026-04-27T21:02:19","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/prix-du-mouton-de-laid-en-tunisie-reflet-dun-modele-delevage-a-bout-de-souffle\/"},"modified":"2026-04-27T17:02:19","modified_gmt":"2026-04-27T21:02:19","slug":"prix-du-mouton-de-laid-en-tunisie-reflet-dun-modele-delevage-a-bout-de-souffle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/prix-du-mouton-de-laid-en-tunisie-reflet-dun-modele-delevage-a-bout-de-souffle\/","title":{"rendered":"Prix du mouton de l\u2019A\u00efd en Tunisie, reflet d\u2019un mod\u00e8le d\u2019\u00e9levage \u00e0 bout de souffle"},"content":{"rendered":"<p><span><span><em><strong>Par Ridha Bergaoui &#8211;<\/strong><\/em><\/span><\/span> \u00c0 l\u2019approche de l\u2019A\u00efd al-Adha, la question du prix du mouton revient avec insistance dans les foyers tunisiens. Les niveaux atteints, entre 1 300 et 1 500 dinars pour un animal moyen, soit plus de 60 dinars le kilogramme de viande, suscitent chez le consommateur, \u00e0 la fois inqui\u00e9tude et incompr\u00e9hension dans un contexte marqu\u00e9 surtout par l\u2019\u00e9rosion du pouvoir d\u2019achat et la hausse g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des prix.<\/p>\n<p>Les explications avanc\u00e9es : sp\u00e9culation, marges excessives des interm\u00e9diaires, entente entre vendeurs, approvisionnement insuffisant des march\u00e9s, ne sont pas d\u00e9nu\u00e9es de fondement, mais elles restent incompl\u00e8tes. Car au-del\u00e0 des dysfonctionnements du march\u00e9, la formation du prix du mouton renvoie \u00e0 des facteurs plus profonds li\u00e9s au syst\u00e8me de production lui-m\u00eame.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Moutons-06-06-24-(10).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>La hausse des co\u00fbts alimentaires, la d\u00e9gradation des parcours, la faible productivit\u00e9 des troupeaux et les limites structurelles de l\u2019\u00e9levage ovin expliquent en grande partie le niveau \u00e9lev\u00e9 des prix, y compris lors des ann\u00e9es pourtant favorables sur le plan climatique.<\/p>\n<p><span><span><strong>Un \u00e9levage ancien, profond\u00e9ment ancr\u00e9<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9levage ovin en Tunisie s\u2019inscrit dans une longue histoire. Depuis l\u2019\u00e9poque des Carthaginois, puis sous les Romains et avec l\u2019arriv\u00e9e des Arabes, le mouton a occup\u00e9 une place centrale dans les syst\u00e8mes agropastoraux. La transhumance permettait de valoriser des ressources naturelles vari\u00e9es, dans des milieux souvent difficiles.<\/p>\n<p>Sous le protectorat fran\u00e7ais, certaines tentatives de modernisation ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es, notamment en mati\u00e8re de s\u00e9lection des races (s\u00e9lection de la race noire de Thibar par les P\u00e8res Blancs pour faire face \u00e0 la sensibilit\u00e9 des animaux \u00e0 l\u2019intoxication par consommation de la plante le \u00ab millepertuis \u00bb) et introduction de la Sicilo-Sarde, seule race laiti\u00e8re du pays, cr\u00e9\u00e9e au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle par croisement de deux races originaires du sud de l\u2019Italie : la Sarde et la Comisana.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance, malgr\u00e9 les efforts de modernisation, l\u2019\u00e9levage ovin reste essentiellement extensif, largement domin\u00e9 par de petites exploitations familiales.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Moutons-06-06-24-(15).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Pendant longtemps, le mouton a constitu\u00e9 la principale source de prot\u00e9ines animales, notamment en milieu rural. Symbole de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et de partage, le mouton est \u00e9galement au c\u0153ur des repas familiaux et des grandes occasions (mariage, naissance, circoncision, r\u00e9ussite, acquisition d\u2019un nouveau logement\u2026), renfor\u00e7ant les liens sociaux et culturels. Il demeure au c\u0153ur du patrimoine culinaire et social tunisien, indissociable du couscous et des grandes occasions. La tradition d\u2019\u00e9gorger un mouton \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019A\u00efd al-Adha est profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans les pratiques religieuses et sociales des Tunisiens. Chaque ann\u00e9e, dans la mesure de leurs moyens, les familles tiennent \u00e0 \u00e9gorger un mouton, perp\u00e9tuant un acte de foi, de partage et de solidarit\u00e9. Au-del\u00e0 de sa dimension religieuse, ce geste constitue un moment fort de coh\u00e9sion familiale et sociale, o\u00f9 se m\u00ealent spiritualit\u00e9, tradition et identit\u00e9 collective.<\/p>\n<p>Cependant, sa place dans l\u2019alimentation quotidienne n\u2019a cess\u00e9 de reculer. Le d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9levage bovin et surtout l\u2019essor de l\u2019aviculture intensive ont profond\u00e9ment modifi\u00e9 les habitudes alimentaires. Plus accessibles et disponibles toute l\u2019ann\u00e9e, les viandes blanches dominent d\u00e9sormais la consommation. La viande ovine, plus co\u00fbteuse, se concentre davantage sur les occasions, notamment l\u2019A\u00efd al-Adha.<\/p>\n<p><span><span><strong>Disparition progressive des parcours<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le syst\u00e8me pastoral traditionnel, fond\u00e9 sur la mobilit\u00e9 et l\u2019exploitation des parcours et jach\u00e8res, a profond\u00e9ment \u00e9volu\u00e9. La s\u00e9dentarisation, l\u2019urbanisation, le d\u00e9veloppement des cultures, notamment arboricoles (oliviers et amandiers surtout) et les p\u00e9rim\u00e8tres irrigu\u00e9s, ont fortement r\u00e9duit les surfaces de parcours.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Moutons-29-09-14-(18).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Parall\u00e8lement, la pression sur les terres et les s\u00e9cheresses r\u00e9p\u00e9t\u00e9es ont entra\u00een\u00e9 une d\u00e9gradation avanc\u00e9e des ressources naturelles. M\u00eame lors des bonnes ann\u00e9es, l\u2019herbe reste insuffisante et saisonni\u00e8re. L\u2019\u00e9levage ovin s\u2019est ainsi progressivement d\u00e9tach\u00e9 de ses bases naturelles.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, l\u2019alimentation des ovins repose largement sur des intrants ext\u00e9rieurs: orge, son, aliments compos\u00e9s, foin et paille. Ce basculement a profond\u00e9ment modifi\u00e9 l\u2019\u00e9conomie de l\u2019\u00e9levage.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me, autrefois peu co\u00fbteux, est devenu fortement d\u00e9pendant des march\u00e9s, expos\u00e9 \u00e0 la volatilit\u00e9 des prix et \u00e0 la hausse continue des charges.<\/p>\n<p>Dans un contexte domin\u00e9 par de petits \u00e9leveurs disposant de moyens limit\u00e9s, cette \u00e9volution fragilise l\u2019ensemble de la fili\u00e8re et entra\u00eene une r\u00e9duction importante et progressive des effectifs.<\/p>\n<p><span><span><strong>Un secteur important mais peu performant<br \/><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le cheptel ovin tunisien est estim\u00e9 entre 6 et 7 millions de t\u00eates, dont pr\u00e8s de 4 millions de brebis. Il est domin\u00e9 par des races locales rustiques, comme la Barbarine ou la Queue Fine de l\u2019Ouest.<\/p>\n<p>La production de viande ovine est \u00e9valu\u00e9e entre 50 000 et 60 000 tonnes par an, soit une part significative des viandes rouges.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ce poids, les performances restent modestes : fertilit\u00e9 souvent inf\u00e9rieure \u00e0 80 %, prolificit\u00e9 autour de 1 \u00e0 1,2 agneau par brebis, mortalit\u00e9 pouvant atteindre 10 \u00e0 20 % et croissance lente.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Moutons-29-09-14-(21).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Ces r\u00e9sultats traduisent une productivit\u00e9 encore faible, li\u00e9e \u00e0 une conduite peu ma\u00eetris\u00e9e et \u00e0 un encadrement technique limit\u00e9.<\/p>\n<p>Les difficult\u00e9s de l\u2019\u00e9levage ovin sont multiples. La d\u00e9gradation des parcours, les effets du changement climatique, la hausse continue des prix des aliments, la fragmentation des exploitations, le vieillissement des \u00e9leveurs, le manque de main d\u2019\u0153uvre\u00a0 sp\u00e9cialis\u00e9, les vols et risque des maladies, constituent autant de contraintes majeures. \u00c0 cela s\u2019ajoute un encadrement technique insuffisant et une faible adoption des techniques modernes disponibles.<\/p>\n<p>Les circuits de commercialisation sont longs et peu structur\u00e9s. Entre l\u2019\u00e9leveur et le consommateur, plusieurs interm\u00e9diaires interviennent, chacun pr\u00e9levant une marge. \u00c0 l\u2019approche de l\u2019A\u00efd al-Adha, la demande concentr\u00e9e accentue les tensions et favorise les pratiques sp\u00e9culatives. Dans un march\u00e9 peu transparent, les prix peuvent s\u2019\u00e9loigner du co\u00fbt r\u00e9el de production, au d\u00e9triment \u00e0 la fois du consommateur et de l\u2019\u00e9leveur.<\/p>\n<p><span><span><strong>Perspectives d\u2019avenir<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les contraintes, les marges d\u2019am\u00e9lioration sont r\u00e9elles. Une meilleure ma\u00eetrise de l\u2019alimentation, le d\u00e9veloppement des cultures fourrag\u00e8res, une organisation plus rigoureuse de la\u00a0 reproduction et un suivi sanitaire renforc\u00e9 peuvent am\u00e9liorer significativement les performances. Les exp\u00e9riences men\u00e9es dans certaines fermes pilotes montrent qu\u2019il est possible de produire davantage, plus rapidement et \u00e0 moindre co\u00fbt.<\/p>\n<p>Le renforcement et le d\u00e9veloppement de la recherche appliqu\u00e9e sur les th\u00e8mes importants (comme l\u2019am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9tique des races locales, l\u2019optimisation de l\u2019alimentation en valorisant les ressources fourrag\u00e8res disponibles et les sous-produits agricoles, la gestion durable des parcours, la ma\u00eetrise de la reproduction, ainsi que la pr\u00e9vention des maladies et l\u2019adaptation au changement climatique) et surtout la diffusion effective de ses r\u00e9sultats vers les \u00e9leveurs sont essentiels. Les innovations doivent \u00eatre traduites en pratiques simples et accessibles.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Moutons-29-09-14-(24).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Le soutien aux petits \u00e9leveurs, qui d\u00e9tiennent l\u2019essentiel du cheptel mais qui restent les plus vuln\u00e9rables face aux al\u00e9as climatiques et \u00e9conomiques, constitue \u00e9galement un levier majeur. Leur organisation en groupements, un meilleur acc\u00e8s au financement et une am\u00e9lioration des circuits de commercialisation sont indispensables pour renforcer leur r\u00e9silience et mieux valoriser leurs produits.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, la situation de l\u2019\u00e9levage ovin en Tunisie n\u2019est pas diff\u00e9rente de celle des pays voisins. En Alg\u00e9rie comme au Maroc, l\u2019\u00e9levage ovin fait face aux m\u00eames contraintes (rar\u00e9faction des parcours, variabilit\u00e9 climatique, d\u00e9pendance accrue aux concentr\u00e9s et volatilit\u00e9 des prix). Ces pays ont engag\u00e9, des politiques visant \u00e0 s\u00e9curiser l\u2019alimentation et \u00e0 am\u00e9liorer la productivit\u00e9. Le Maroc encourage le d\u00e9veloppement des cultures fourrag\u00e8res, la diffusion de techniques d\u2019\u00e9levage am\u00e9lior\u00e9es et la structuration des fili\u00e8res. L\u2019Alg\u00e9rie a mis en place des dispositifs de soutien aux aliments du b\u00e9tail et des programmes de reconstitution et de gestion des parcours steppiques, tout en tentant d\u2019organiser davantage les circuits de commercialisation. Ces exp\u00e9riences montrent que, face \u00e0 des contraintes similaires, l\u2019action publique peut att\u00e9nuer les chocs, \u00e0 condition d\u2019\u00eatre coh\u00e9rente et durable.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Moutons-29-09-14-(30).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>En Tunisie, l\u2019avenir de l\u2019\u00e9levage ovin repose sur une transformation profonde du syst\u00e8me de production, fond\u00e9e sur une vision claire et coh\u00e9rente. Trois piliers doivent en constituer le socle : productivit\u00e9, rentabilit\u00e9 et accessibilit\u00e9. Produire davantage, plus efficacement et avec moins de pertes est indispensable pour r\u00e9duire les co\u00fbts. Am\u00e9liorer la rentabilit\u00e9 suppose une meilleure ma\u00eetrise des charges et une organisation plus efficace de la commercialisation. Enfin, assurer l\u2019accessibilit\u00e9 implique de garantir une offre suffisante et r\u00e9guli\u00e8re pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande, notamment lors des p\u00e9riodes de forte consommation, \u00e0 des prix \u00e0 la port\u00e9e du consommateur. C\u2019est \u00e0 la convergence de ces trois objectifs (produire mieux, produire \u00e0 moindre co\u00fbt et produire suffisamment) que se joue l\u2019avenir du secteur.<\/p>\n<p><span><span><strong>Conclusion<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>L\u2019enjeu pour la Tunisie est de passer d\u2019un \u00e9levage subi et d\u00e9pendant des conditions climatiques et des march\u00e9s des aliments du b\u00e9tail, \u00e0 un \u00e9levage ma\u00eetris\u00e9. Cela suppose un accompagnement renforc\u00e9 des \u00e9leveurs, une diffusion plus large des bonnes pratiques et une adaptation des syst\u00e8mes aux nouvelles contraintes.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Moutons-06-06-24-(38).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Au-del\u00e0 des difficult\u00e9s, l\u2019\u00e9levage ovin reste un secteur strat\u00e9gique, porteur d\u2019emplois, de valeur et profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans les territoires et les traditions. Il dispose des atouts n\u00e9cessaires pour r\u00e9ussir sa transition et \u00e9voluer vers un syst\u00e8me plus performant, plus r\u00e9silient et durable. Un tel syst\u00e8me serait capable d\u2019une part de garantir la survie de nombreuses familles qui d\u00e9pendent de cette activit\u00e9 et d\u2019autre part permettre\u00a0 au consommateur de continuer \u00e0 sacrifier et consommer du mouton local, fort recherch\u00e9 et appr\u00e9ci\u00e9 pour ses qualit\u00e9s, et au pays de s\u2019assurer son autosuffisance en un aliment essentiel.<\/p>\n<p><strong>Ridha Bergaoui<\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/37991-prix-du-mouton-de-l-aid-en-tunisie-reflet-d-un-modele-d-elevage-a-bout-de-souffle\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ridha Bergaoui &#8211; \u00c0 l\u2019approche de l\u2019A\u00efd al-Adha, la question du prix du mouton revient avec insistance dans les foyers tunisiens. 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