{"id":186213,"date":"2026-05-15T17:01:54","date_gmt":"2026-05-15T21:01:54","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ridha-bergaoui-la-qualite-sanitaire-des-aliments-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-desinformation\/"},"modified":"2026-05-15T17:01:54","modified_gmt":"2026-05-15T21:01:54","slug":"ridha-bergaoui-la-qualite-sanitaire-des-aliments-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-desinformation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ridha-bergaoui-la-qualite-sanitaire-des-aliments-en-tunisie-a-lepreuve-de-la-desinformation\/","title":{"rendered":"Ridha Bergaoui: La qualit\u00e9 sanitaire des aliments en Tunisie \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de la d\u00e9sinformation"},"content":{"rendered":"<p>Depuis quelques ann\u00e9es, et de mani\u00e8re r\u00e9currente, des rumeurs sur la qualit\u00e9 sanitaire de certains produits alimentaires circulent sur les r\u00e9seaux sociaux, accusant ces produits de nuire \u00e0 la sant\u00e9 du consommateur et appelant parfois \u00e0 leur boycottage. Past\u00e8ques, fraises, lait UHT et, tout r\u00e9cemment, poulet industriel ont ainsi vu leur innocuit\u00e9 sanitaire publiquement mise en doute. Des images de bo\u00eetes de concentr\u00e9 de tomate, de pots de yaourts et autres produits alimentaires industriels pr\u00e9tendument alt\u00e9r\u00e9s circulent \u00e9galement, incriminant parfois des marques pourtant reconnues pour leur s\u00e9rieux.<\/p>\n<p>Dire qu\u2019un produit alimentaire est contamin\u00e9, dangereux ou toxique est pourtant une affirmation grave qui doit reposer sur des faits, des analyses de laboratoire et des preuves scientifiques.<\/p>\n<p><span><span><strong>Un alarmisme dangereux<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Dans une soci\u00e9t\u00e9 hyperconnect\u00e9e, une vid\u00e9o de quelques secondes, une phrase choc, une blouse blanche et un ton alarmiste, un titre de docteur, d\u2019expert ou de sp\u00e9cialiste, suffisent aujourd\u2019hui pour g\u00e9n\u00e9rer en quelques heures des milliers de vues, de partages et de commentaires. La rumeur devient v\u00e9rit\u00e9 alors que, bien souvent, ces accusations ne reposent sur aucune donn\u00e9e scientifique s\u00fbre et v\u00e9rifiable.<\/p>\n<p>Toutefois ces rumeurs suffisent pour semer le doute, provoquer la peur, faire chuter les ventes, fragiliser toute une fili\u00e8re agricole ou agroalimentaire et porter atteinte \u00e0 des milliers de personnes (agriculteurs, d\u2019\u00e9leveurs, techniciens, ouvriers, transporteurs, commer\u00e7ants) et des centaines de millions de dinars investis chaque ann\u00e9e. Une rumeur peut d\u00e9truire en quelques heures une fili\u00e8re enti\u00e8re et tout ce qu\u2019elle a mis des ann\u00e9es \u00e0 construire.<\/p>\n<p>La Tunisie est d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9e \u00e0 la s\u00e9cheresse, \u00e0 la hausse des co\u00fbts de production, au manque d\u2019intrants, aux fluctuations des march\u00e9s et \u00e0 la concurrence internationale. Elle n\u2019a pas besoin, en plus, d\u2019\u00eatre fragilis\u00e9e par la d\u00e9sinformation destructive. De son c\u00f4t\u00e9, le consommateur, d\u00e9j\u00e0 \u00e9cras\u00e9 sous le poids de la hausse continue des prix des aliments et de l\u2019inflation, bombard\u00e9 constamment de vid\u00e9os alarmistes et de messages chocs, finit souvent par se sentir perdu et inquiet. Peu \u00e0 peu, sa confiance, dans les produits alimentaires et les marques nationales, s\u2019effrite et il se demande\u00a0 ce qu\u2019il\u00a0 peut encore acheter \u00e0 donner \u00e0 manger \u00e0 ses enfants sans craindre pour leur sant\u00e9 et leur avenir.<\/p>\n<p><span><span><strong>La Tunisie surveille, contr\u00f4le et prot\u00e8ge<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Heureusement la Tunisie dispose aujourd\u2019hui d\u2019un cadre r\u00e9glementaire renforc\u00e9, d\u2019instances de contr\u00f4le, de services v\u00e9t\u00e9rinaires et phytosanitaires, ainsi que de laboratoires sp\u00e9cialis\u00e9s capables d\u2019analyser, de rechercher des r\u00e9sidus de pesticides, m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires, contaminants chimiques ou microbiologiques et autres polluants m\u00eame \u00e0 tr\u00e8s petites doses, et de v\u00e9rifier la conformit\u00e9 du produits aux normes.<\/p>\n<p>Au niveau national, l\u2019Instance Nationale de la S\u00e9curit\u00e9 Sanitaire des Produits Alimentaires (INSSPA), les services v\u00e9t\u00e9rinaires, les structures phytosanitaires et plusieurs laboratoires sp\u00e9cialis\u00e9s assurent chaque ann\u00e9e des milliers d\u2019op\u00e9rations de contr\u00f4le, de pr\u00e9l\u00e8vement, d\u2019analyse et de v\u00e9rifications qui peuvent aboutir \u00e0 des saisies, des retraits de produits alimentaires douteux, la fermeture de locaux et l\u2019arr\u00eat de toute activit\u00e9 de l\u2019entreprise concern\u00e9e.<\/p>\n<p>Les services municipaux constituent \u00e9galement un maillon essentiel de cette surveillance de proximit\u00e9. Pr\u00e9sents dans les march\u00e9s municipaux, les souks, les abattoirs, les boucheries, les poissonneries, les restaurants et les commerces de quartier, ils veillent quotidiennement au respect des r\u00e8gles d\u2019hygi\u00e8ne, de salubrit\u00e9, de stockage et de conservation. En coordination avec les services sanitaires et v\u00e9t\u00e9rinaires, ils peuvent saisir des produits impropres \u00e0 la consommation ou ordonner la fermeture temporaire d\u2019\u00e9tablissements non conformes.<\/p>\n<p>Quant aux produits vendus dans les magasins organis\u00e9s, les sup\u00e9rettes et les grandes surfaces, ils offrent g\u00e9n\u00e9ralement davantage de garanties gr\u00e2ce \u00e0 la tra\u00e7abilit\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9tiquetage, aux proc\u00e9dures d\u2019autocontr\u00f4le et \u00e0 une meilleure ma\u00eetrise de la cha\u00eene du froid.<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, des tonnes de produits non conformes sont retir\u00e9es du march\u00e9 et d\u00e9truites. Ces chiffres ne doivent pas inqui\u00e9ter. Ils doivent au contraire rassurer. Le danger ne serait pas de d\u00e9tecter des anomalies, mais de ne rien voir, de ne rien saisir et de pr\u00e9tendre que tout va bien.<\/p>\n<p><span><span><strong>Rem\u00e9dier \u00e0 nos faiblesses<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Dire que le syst\u00e8me fonctionne ne signifie pas que tout est parfait. Sur le terrain, certaines pratiques restent pr\u00e9occupantes. Dans certaines exploitations agricoles, l\u2019utilisation des pesticides peut parfois \u00eatre excessive ou mal ma\u00eetris\u00e9e avec des doses approximatives, traitements r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, non-respect des d\u00e9lais avant r\u00e9colte ou stockage inad\u00e9quat. Dans certains \u00e9levages, l\u2019usage des m\u00e9dicaments peut parfois d\u00e9passer le strict cadre th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me est aggrav\u00e9 par l\u2019existence de circuits parall\u00e8les: produits phytosanitaires introduits clandestinement, m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires sans tra\u00e7abilit\u00e9, produits alimentaires issus de la contrebande (jus, biscuits, chocolat, fruits et l\u00e9gumes\u2026), sans \u00e9tiquetage conforme ou sans contr\u00f4le officiel vendus dans les circuits informels, dans les march\u00e9s et les souks.<\/p>\n<p>Le contr\u00f4le de ces circuits, de l\u2019importation des intrants et des march\u00e9s parall\u00e8les constitue aujourd\u2019hui l\u2019un des v\u00e9ritables d\u00e9fis de la qualit\u00e9 sanitaire des aliments dans notre pays. Une lutte d\u00e9termin\u00e9e et s\u00e9v\u00e8re contre la contrebande devient\u00a0 essentielle\u00a0 pour pr\u00e9server l\u2019\u00e9conomie nationale et la sant\u00e9 du consommateur. La qualit\u00e9 sanitaire alimentaire se construit \u00e9galement \u00e0 travers la g\u00e9n\u00e9ralisation des bonnes pratiques agricoles et d\u2019\u00e9levage, un meilleur encadrement de l\u2019usage des pesticides et des m\u00e9dicaments v\u00e9t\u00e9rinaires, et la formation continue des producteurs.<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement indispensable d\u2019am\u00e9liorer l\u2019efficacit\u00e9 des organismes de contr\u00f4le existants, de leur coordination et de leur visibilit\u00e9. Les renforcer avec davantage de moyens, de contr\u00f4leurs sur le terrain, des laboratoires mieux \u00e9quip\u00e9s.\u00a0 Combattre l\u2019inertie bureaucratique, la routine, les freins de la hi\u00e9rarchie et assouplir les proc\u00e9dures est indispensable pour plus de r\u00e9activit\u00e9 et d\u2019efficacit\u00e9. Une meilleure tra\u00e7abilit\u00e9 des produits, la publication r\u00e9guli\u00e8re des r\u00e9sultats de contr\u00f4le et une communication rapide en cas d\u2019incident demeure essentiels sont \u00e9galement n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p><span><span><strong>La gestion des crises: L\u2019exemple du lait<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Rappelons qu\u2019\u00e0 la suite de signalements de consommateurs concernant un lait demi-\u00e9cr\u00e9m\u00e9 UHT suspect\u00e9 de non-conformit\u00e9, l\u2019INSSPA a ouvert une enqu\u00eate. Des \u00e9quipes de contr\u00f4le se sont rendues dans les unit\u00e9s de production concern\u00e9es, ont examin\u00e9 l\u2019ensemble de la cha\u00eene de production et ont pr\u00e9lev\u00e9 des \u00e9chantillons pour analyses et v\u00e9rification de conformit\u00e9. Le lot du lait demi-\u00e9cr\u00e9m\u00e9 UHT incrimin\u00e9 a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9 des circuits de commercialisation. Cet incident montre que la Tunisie dispose de m\u00e9canismes capables de d\u00e9tecter rapidement et de r\u00e9agir pour prot\u00e9ger le consommateur.<\/p>\n<p>Toutefois en mati\u00e8re de crise alimentaire, retirer un produit ne suffit pas \u00e0 r\u00e9tablir la confiance du consommateur. Il faut aussi communiquer rapidement, nommer la marque et le produit en cause, expliquer clairement l\u2019origine du probl\u00e8me, identifier les lots concern\u00e9s et pr\u00e9senter les mesures correctives engag\u00e9es.<\/p>\n<p>En cas de crise alimentaire, retirer un produit prot\u00e8ge la sant\u00e9 publique. Nommer le fabricant et expliquer ce qui s\u2019est pass\u00e9 prot\u00e8ge durablement la confiance entre l\u2019industriel et le consommateur. Dans des pays comme la France, il n\u2019est pas rare que des lots de produits alimentaires soient retir\u00e9s du march\u00e9 \u00e0 titre pr\u00e9ventif apr\u00e8s des autocontr\u00f4les r\u00e9alis\u00e9s par les entreprises elles-m\u00eames, des analyses compl\u00e9mentaires ou des signalements \u00e9manant d\u2019associations de consommateurs ou des autorit\u00e9s sanitaires. Les entreprises n\u2019ont pas peur d\u2019annoncer, communiquer et publier ces retraits. Loin d\u2019\u00eatre per\u00e7us comme un aveu de faiblesse, ces rappels sont consid\u00e9r\u00e9s comme une composante normale d\u2019un syst\u00e8me moderne de qualit\u00e9 et de transparence. Ils traduisent une culture de responsabilit\u00e9 o\u00f9 l\u2019on ne se contente pas de produire et de vendre, mais o\u00f9 l\u2019on contr\u00f4le en permanence pour prot\u00e9ger \u00e0 la fois le consommateur, l\u2019int\u00e9grit\u00e9 du produit et la cr\u00e9dibilit\u00e9 de la marque. Retirer rapidement un produit douteux, c\u2019est non seulement prot\u00e9ger la sant\u00e9 publique, mais aussi pr\u00e9server durablement la r\u00e9putation et l\u2019avenir de l\u2019entreprise.<\/p>\n<p><span><span><strong>La confiance, un capital fragile<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Avec la multiplication des m\u00e9dias, l\u2019acc\u00e8s banalis\u00e9 \u00e0 Internet et aux r\u00e9seaux sociaux, le consommateur moderne est de plus en plus inform\u00e9 et conscient de l\u2019importance de l\u2019alimentation et de sa relation directe avec la sant\u00e9. Il devient plus exigeant et veut savoir ce qu\u2019il mange au juste, d\u2019o\u00f9 vient le produit, comment il a \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9 ou \u00e9lev\u00e9, transform\u00e9 et conserv\u00e9. Il r\u00e9clame de la tra\u00e7abilit\u00e9, un \u00e9tiquetage clair, des analyses r\u00e9guli\u00e8res et une information transparente. Ces conditions sont essentielles pour donner sa confiance et d\u00e9clencher le r\u00e9flexe d\u2019achat final en bonne conscience, sans aucun remord.<\/p>\n<p>Le consommateur s\u2019interroge au final sur l\u2019environnement\u00a0 dans lesquels les aliments sont produits, comme la qualit\u00e9 de l\u2019eau, la sant\u00e9 animale, les intrants utilis\u00e9s et le respect des normes. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment la philosophie de \u00abOne Health\u00bb, ou une seule sant\u00e9, qui relie sant\u00e9 humaine, sant\u00e9 animale, sant\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale et qualit\u00e9 de l\u2019environnement.<\/p>\n<p>Le bio, les labels, la tra\u00e7abilit\u00e9 num\u00e9rique, des informations fiables sur le produit, la formation des producteurs et la communication scientifique peuvent contribuer \u00e0 renforcer cette confiance.<\/p>\n<p>Toutefois, pour avoir la confiance du client, il faut que le producteur soit cr\u00e9dible. Cette cr\u00e9dibilit\u00e9 repose sur quatre piliers : une argumentation solide, la transparence, la responsabilit\u00e9 et la r\u00e9activit\u00e9.<\/p>\n<p><span><span><strong>La lutte contre la d\u00e9sinformation: Une responsabilit\u00e9 collective<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Face aux rumeurs alimentaires, la premi\u00e8re r\u00e9action doit \u00eatre la rapidit\u00e9, la transparence et la preuve scientifique. Lorsqu\u2019une alerte appara\u00eet, les institutions concern\u00e9es doivent communiquer rapidement, \u00e9tudier le probl\u00e8me \u00e9ventuel, publier les r\u00e9sultats des analyses et expliquer clairement la situation. Dans l\u2019univers num\u00e9rique, le silence laisse souvent la place \u00e0 la d\u00e9sinformation, aux fausses interpr\u00e9tations, aux soup\u00e7ons, \u00e0 l\u2019inqui\u00e9tude et la peur. Un consommateur bien inform\u00e9 est toujours moins vuln\u00e9rable aux fausses alertes.<\/p>\n<p>Lutter contre la d\u00e9sinformation ne peut reposer uniquement sur les services publics sp\u00e9cialis\u00e9s de l\u2019\u00c9tat. L\u2019Organisation de D\u00e9fense du Consommateur, l\u2019Institut National de la Consommation, les intellectuels, les scientifiques, les universitaires, les v\u00e9t\u00e9rinaires, les agronomes et la soci\u00e9t\u00e9 civile ont un r\u00f4le essentiel \u00e0 jouer dans l\u2019\u00e9ducation du consommateur et la diffusion d\u2019une information juste et fiable.<\/p>\n<p>Les m\u00e9dias publics et priv\u00e9s ont eux aussi une responsabilit\u00e9 majeure dans la construction de la confiance et dans l\u2019\u00e9ducation du consommateur. Dans un contexte o\u00f9 une information sanitaire peut influencer en quelques heures le comportement de milliers de familles, la recherche du buzz, du sensationnel ou de la pol\u00e9mique ne peut pas primer sur la rigueur de l\u2019information. Inviter sur un plateau, donner la parole sur les ondes \u00e0 une personne peu qualifi\u00e9e, insuffisamment document\u00e9e ou s\u2019exprimant en dehors de son domaine de comp\u00e9tence peut semer la confusion, alimenter des peurs injustifi\u00e9es et porter pr\u00e9judice aussi bien aux producteurs qu\u2019aux consommateurs et toute la fili\u00e8re. Informer sur l\u2019alimentation, la sant\u00e9 ou l\u2019agriculture exige de v\u00e9rifier les sources, de croiser les informations et de choisir les intervenants selon leurs comp\u00e9tences r\u00e9elles reconnues (m\u00e9decins, v\u00e9t\u00e9rinaires, agronomes, nutritionnistes, toxicologues ou responsables des organismes de contr\u00f4le) afin que le d\u00e9bat public \u00e9claire le citoyen et non l\u2019inqui\u00e9ter ou l\u2019induire en erreur.<\/p>\n<p><span><span><strong>Conclusion<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>En Tunisie, la situation sanitaire alimentaire est d\u2019une fa\u00e7on globale, bien maitris\u00e9e.\u00a0 Derri\u00e8re chaque produit alimentaire, ou chaque produit transform\u00e9, mis en vente dans les circuits r\u00e9glementaires, il y a des producteurs, des techniciens, des laboratoires, des entreprises et des institutions qui travaillent quotidiennement pour garantir la qualit\u00e9 sanitaire de ce que nous consommons. N\u00e9anmoins des progr\u00e8s restent \u00e0 accomplir pour rem\u00e9dier \u00e0 certaines d\u00e9rives et d\u00e9faillances qui existent encore.\u00a0 Celles-ci doivent \u00eatre corrig\u00e9es rapidement avec lucidit\u00e9, rigueur et sans complaisance. En mati\u00e8re de qualit\u00e9 sanitaire alimentaire, l\u2019approche pr\u00e9ventive globale \u00abOne health\u00bb constitue sans doute l\u2019une des meilleures r\u00e9ponses \u00e0 l\u2019heure des rumeurs et de la d\u00e9fiance.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019heure des r\u00e9seaux sociaux, des \u00abfake news\u00bb et la d\u00e9sinformation o\u00f9 une vid\u00e9o virale peut parfois faire plus de d\u00e9g\u00e2ts qu\u2019une contamination r\u00e9elle, le v\u00e9ritable d\u00e9fi n\u2019est plus seulement de produire et de vendre mais \u00e9galement de contr\u00f4ler, d\u2019expliquer, de prouver, de rassurer et de r\u00e9agir rapidement avec toute la transparence et l\u2019honn\u00eatet\u00e9.<\/p>\n<p>Prot\u00e9ger la sant\u00e9 du consommateur est une obligation. Prot\u00e9ger la confiance dans nos fili\u00e8res alimentaires, nos entreprises et nos institutions est d\u00e9sormais un enjeu national vital.<\/p>\n<p><strong>Ridha Bergaoui<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lire aussi<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/37033-et-si-notre-sante-dependait-aussi-de-celle-de-nos-animaux-et-de-nos-ecosystemes-album-photos\" target=\"_blank\">Et si notre sant\u00e9 d\u00e9pendait aussi de celle de nos animaux et de nos \u00e9cosyst\u00e8mes ?<\/a><br \/>\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/38049-ridha-bergaoui-la-qualite-sanitaire-des-aliments-en-tunisie-a-l-epreuve-de-la-desinformation\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis quelques ann\u00e9es, et de mani\u00e8re r\u00e9currente, des rumeurs sur la qualit\u00e9 sanitaire de certains produits alimentaires circulent sur les r\u00e9seaux sociaux, accusant ces produits de nuire \u00e0 la sant\u00e9 du consommateur et appelant parfois \u00e0 leur boycottage. Past\u00e8ques, fraises, lait UHT et, tout r\u00e9cemment, poulet industriel ont ainsi vu leur innocuit\u00e9 sanitaire publiquement mise [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1772,"featured_media":186214,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"https:\/\/www.leaders.com.tn\/uploads\/content\/thumbnails\/177883073633_content.jpg","fifu_image_alt":"Ridha Bergaoui: La qualit\u00e9 sanitaire des aliments en Tunisie \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de la d\u00e9sinformation","footnotes":""},"categories":[73,55],"tags":[],"class_list":["post-186213","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualite","category-tunisie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/186213","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1772"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=186213"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/186213\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media\/186214"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=186213"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=186213"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=186213"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}