{"id":186488,"date":"2026-05-23T06:15:00","date_gmt":"2026-05-23T10:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/quand-la-france-ralentit-quel-impact-pour-la-tunisie\/"},"modified":"2026-05-23T06:15:00","modified_gmt":"2026-05-23T10:15:00","slug":"quand-la-france-ralentit-quel-impact-pour-la-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/quand-la-france-ralentit-quel-impact-pour-la-tunisie\/","title":{"rendered":"Quand la France ralentit, quel impact pour la Tunisie ?"},"content":{"rendered":"<div class=\"post-cont-out\">\n<div class=\"post-cont-in no-margin\">\n<div id=\"content-main\" class=\"left relative\">\n<div class=\"bloc-abonnes-parent\"><span class=\"bloc-abonnes\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"78\" height=\"49\" src=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/icon-pay-cat.svg\" alt=\"\" class=\"cat-pay-icon1\"\/><\/p>\n<p> Article r\u00e9serv\u00e9 aux abonn\u00e9s<\/span><\/div>\n<div class=\"liveblog-section\">\n<div id=\"elb-liveblog\" class=\"elb-liveblog elb-theme-light\" data-append-timestamp=\"1\" data-status=\"open\" data-highlighted-entry=\"\" data-show-entries=\"25\" data-endpoint=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/wp-json\/easy-liveblogs\/v1\/liveblog\/1116675\">\n<div class=\"elb-liveblog-closed-message\">Le blog en direct est termin\u00e9.<\/div>\n<p><button id=\"elb-show-new-posts\" class=\"elb-button button\"\/><\/p>\n<div class=\"elb-no-liveblog-entries-message\">Aucune mise \u00e0 jour du blog en direct pour le moment.<\/div>\n<p><button id=\"elb-load-more\" class=\"elb-button button\">Charger plus<\/button><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"mp_wrapper\">\n<div class=\"mepr-unauthorized-excerpt\">\n<div class=\"text-base my-auto mx-auto [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm\/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg\/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)\">\n<div class=\"[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg\/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group\/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn\">\n<div class=\"flex max-w-full flex-col gap-4 grow\">\n<div class=\"min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1\" data-message-author-role=\"assistant\" data-message-id=\"133b7251-2670-4db3-bcc4-b65dba48ae44\" data-message-model-slug=\"gpt-5-5-thinking\">\n<div class=\"flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden\">\n<div class=\"markdown prose dark:prose-invert wrap-break-word w-full light markdown-new-styling\">\n<p data-start=\"302\" data-end=\"675\">La France n\u2019est pas en faillite. Elle n\u2019est pas au bord de l\u2019effondrement. Elle n\u2019est pas devenue un pays pauvre. Mais elle traverse une zone de fragilit\u00e9 rarement aussi lisible : croissance molle, finances publiques d\u00e9grad\u00e9es, confiance des m\u00e9nages en berne, entreprises sous pression, ch\u00f4mage qui remonte, dette devenue plus co\u00fbteuse et incertitude politique persistante.<\/p>\n<p data-start=\"677\" data-end=\"1115\">Ce qui rend la situation fran\u00e7aise pr\u00e9occupante, ce n\u2019est pas un seul indicateur isol\u00e9. C\u2019est leur accumulation. Une \u00e9conomie peut supporter une dette \u00e9lev\u00e9e si elle cro\u00eet fortement. Elle peut supporter une croissance faible si ses comptes publics sont solides. Elle peut traverser une p\u00e9riode d\u2019inflation si les m\u00e9nages restent confiants. Le probl\u00e8me fran\u00e7ais, aujourd\u2019hui, est que ces amortisseurs fonctionnent moins bien en m\u00eame temps.<\/p>\n<p data-start=\"1117\" data-end=\"1566\"><strong>Pour la Tunisie, ce sujet n\u2019est pas lointain.<\/strong> La France reste un partenaire \u00e9conomique majeur, un march\u00e9 touristique important, le premier client des exportations tunisiennes, un pays d\u2019accueil pour une grande partie de la diaspora et une destination centrale pour les \u00e9tudiants.<\/p>\n<p data-start=\"1117\" data-end=\"1566\">Quand la France ralentit, la Tunisie ne regarde pas seulement une crise europ\u00e9enne : elle regarde un partenaire dont plusieurs canaux irriguent directement son \u00e9conomie.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"4gwgv5\" data-start=\"1568\" data-end=\"1615\">Une croissance qui ne suffit plus \u00e0 rassurer<\/h3>\n<p data-start=\"1617\" data-end=\"2018\">Le premier signal vient de la croissance. Au premier trimestre 2026, le PIB fran\u00e7ais affiche une progression de <strong data-start=\"1729\" data-end=\"1738\">0,0 %<\/strong>, selon le tableau de bord de l\u2019INSEE. Le ch\u00f4mage atteint, lui, <strong data-start=\"1802\" data-end=\"1811\">8,1 %<\/strong> au premier trimestre 2026, en hausse de 0,2 point. En mai 2026, le climat des affaires dans les services se d\u00e9grade encore, confirmant une activit\u00e9 priv\u00e9e sous tension.<\/p>\n<p data-start=\"2020\" data-end=\"2346\">La Banque de France pr\u00e9voit une croissance de seulement <strong data-start=\"2076\" data-end=\"2093\">0,9 % en 2026<\/strong>. Elle explique que la hausse des prix de l\u2019\u00e9nergie et la d\u00e9gradation du contexte g\u00e9opolitique devraient peser sur l\u2019\u00e9conomie fran\u00e7aise, notamment sur la consommation des m\u00e9nages et l\u2019investissement des entreprises.<\/p>\n<p data-start=\"2348\" data-end=\"2699\">Ce niveau de croissance est faible pour une \u00e9conomie qui doit financer \u00e0 la fois son mod\u00e8le social, ses services publics, sa transition \u00e9nerg\u00e9tique, ses d\u00e9penses de d\u00e9fense, ses infrastructures et le co\u00fbt croissant de sa dette. La France ne recule pas encore franchement, mais elle avance \u00e0 une vitesse qui ne suffit plus \u00e0 absorber ses d\u00e9s\u00e9quilibres.<\/p>\n<p data-start=\"2701\" data-end=\"3008\">Les enqu\u00eates de conjoncture ajoutent un signal plus brutal. En mai 2026, le PMI des services est tomb\u00e9 \u00e0 <strong data-start=\"2806\" data-end=\"2814\">42,9<\/strong>, son plus bas niveau en 66 mois, tandis que le PMI manufacturier est retomb\u00e9 \u00e0 <strong data-start=\"2894\" data-end=\"2902\">48,9<\/strong>. Tout chiffre inf\u00e9rieur \u00e0 50 indique une contraction de l\u2019activit\u00e9.<\/p>\n<p data-start=\"3010\" data-end=\"3244\">Ce point est essentiel : la France est une \u00e9conomie largement tir\u00e9e par les services. Quand les services ralentissent fortement, ce n\u2019est plus seulement l\u2019industrie qui souffre. C\u2019est l\u2019ensemble de la machine \u00e9conomique qui se grippe.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"7eq4f3\" data-start=\"3246\" data-end=\"3297\">La confiance des m\u00e9nages, ce barom\u00e8tre invisible<\/h3>\n<p data-start=\"3299\" data-end=\"3633\">Une \u00e9conomie ne fonctionne pas uniquement avec des indicateurs comptables. Elle fonctionne aussi avec la confiance. Quand les m\u00e9nages doutent, ils reportent les achats, augmentent l\u2019\u00e9pargne de pr\u00e9caution, renoncent \u00e0 certains projets, comparent davantage les prix, repoussent les voyages, h\u00e9sitent \u00e0 investir ou \u00e0 changer de logement.<\/p>\n<p data-start=\"3635\" data-end=\"3957\">C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui rend la situation fran\u00e7aise sensible. Le pays reste riche, mais une partie de la population se sent fragilis\u00e9e par le co\u00fbt du logement, l\u2019\u00e9nergie, les transports, les imp\u00f4ts, les d\u00e9penses contraintes et l\u2019incertitude sur l\u2019avenir. Le ralentissement \u00e9conomique devient alors social, puis politique.<\/p>\n<p data-start=\"3959\" data-end=\"4263\">C\u2019est l\u00e0 que le probl\u00e8me fran\u00e7ais d\u00e9passe les chiffres du PIB. La France n\u2019est pas seulement confront\u00e9e \u00e0 une croissance faible. Elle est confront\u00e9e \u00e0 une question de consentement : comment demander des efforts budg\u00e9taires \u00e0 une population qui a d\u00e9j\u00e0 le sentiment de payer beaucoup et de recevoir moins ?<\/p>\n<h3 data-section-id=\"wauwdz\" data-start=\"4265\" data-end=\"4311\">Inflation : le retour du risque \u00e9nerg\u00e9tique<\/h3>\n<p data-start=\"4313\" data-end=\"4667\">L\u2019inflation fran\u00e7aise s\u2019est \u00e9loign\u00e9e des pics de 2022-2023, mais elle reste vuln\u00e9rable aux chocs ext\u00e9rieurs. Le risque principal vient de l\u2019\u00e9nergie. Dans ses projections de mars 2026, la Banque de France souligne que la hausse des prix de l\u2019\u00e9nergie et le contexte g\u00e9opolitique p\u00e8sent sur les perspectives fran\u00e7aises.<\/p>\n<p data-start=\"4669\" data-end=\"4981\">Cette inflation-l\u00e0 est particuli\u00e8rement dangereuse. Ce n\u2019est pas une inflation tir\u00e9e par une \u00e9conomie euphorique. C\u2019est une inflation import\u00e9e, li\u00e9e aux prix du p\u00e9trole, du gaz, de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, du transport et des tensions internationales principalement au Moyen Orient. Elle agit comme une taxe invisible sur les m\u00e9nages et les entreprises.<\/p>\n<p data-start=\"4983\" data-end=\"5264\">Pour les PME, les transporteurs, les industriels, les commer\u00e7ants, les artisans et les agriculteurs, une \u00e9nergie ch\u00e8re signifie des marges plus faibles. Pour les m\u00e9nages modestes, elle signifie un arbitrage plus dur entre d\u00e9placements, alimentation, chauffage, loisirs et vacances.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"1mo1xxw\" data-start=\"5266\" data-end=\"5329\">Le mur discret des PGE : l\u2019\u00e9t\u00e9 2026 comme test de r\u00e9sistance<\/h3>\n<p data-start=\"5331\" data-end=\"5523\">\u00c0 cette fragilit\u00e9 conjoncturelle s\u2019ajoute un risque tr\u00e8s concret pour les entreprises fran\u00e7aises : l\u2019\u00e9ch\u00e9ance des pr\u00eats garantis par l\u2019\u00c9tat, les fameux PGE mis en place pendant la crise Covid.<\/p>\n<p data-start=\"5525\" data-end=\"5849\">Le dispositif a \u00e9t\u00e9 massif. Les banques fran\u00e7aises ont accord\u00e9 environ <strong data-start=\"5596\" data-end=\"5629\">144 \u00e0 144,5 milliards d\u2019euros<\/strong> de PGE \u00e0 plus de <strong data-start=\"5647\" data-end=\"5670\">680 000 entreprises<\/strong>, tr\u00e8s majoritairement des TPE et PME. La F\u00e9d\u00e9ration bancaire fran\u00e7aise rappelait en 2025 que plus de 80 % des b\u00e9n\u00e9ficiaires \u00e9taient des TPE.<\/p>\n<p data-start=\"5851\" data-end=\"6280\">Le danger ne vient pas seulement du montant initial, mais du calendrier. Les PGE ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s massivement en 2020, souvent avec des diff\u00e9r\u00e9s puis des amortissements \u00e9tal\u00e9s. Une partie importante des pr\u00eats les plus longs arrive \u00e0 maturit\u00e9 autour de 2026. Le S\u00e9nat a soulign\u00e9 que la dette brute des entreprises fran\u00e7aises avait fortement augment\u00e9 en 2020, notamment sous l\u2019effet des PGE.<\/p>\n<p data-start=\"6282\" data-end=\"6673\">Le risque reste r\u00e9el. Pour une entreprise qui subit d\u00e9j\u00e0 la hausse des co\u00fbts, le ralentissement de la demande, la prudence des consommateurs, les retards de paiement et des taux plus \u00e9lev\u00e9s, le remboursement d\u2019un PGE peut devenir le d\u00e9clencheur d\u2019une difficult\u00e9 de tr\u00e9sorerie.<\/p>\n<p data-start=\"6282\" data-end=\"6673\">C\u2019est ici que la crise cesse d\u2019\u00eatre macro\u00e9conomique. Elle devient une question de survie d\u2019entreprise.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"1h6n11l\" data-start=\"7061\" data-end=\"7116\">Les d\u00e9faillances : le tissu \u00e9conomique sous pression<\/h3>\n<p data-start=\"7118\" data-end=\"7368\">La France avait prot\u00e9g\u00e9 massivement ses entreprises pendant la p\u00e9riode Covid. Cette protection a retard\u00e9 certaines faillites. Aujourd\u2019hui, une partie de la hausse des d\u00e9faillances correspond \u00e0 une normalisation. Mais cette explication ne suffit plus.<\/p>\n<p data-start=\"7370\" data-end=\"7771\">Quand l\u2019activit\u00e9 ralentit, que les co\u00fbts augmentent, que les remboursements Covid arrivent \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance et que la demande int\u00e9rieure reste prudente, les entreprises les plus fragiles tombent plus vite. Les faillites ne sont pas seulement des statistiques : elles concernent des commerces, des artisans, des restaurants, des transporteurs, des PME industrielles, des sous-traitants et des emplois locaux.<\/p>\n<p data-start=\"7773\" data-end=\"8088\">La France entre donc dans une zone o\u00f9 les indicateurs financiers, commerciaux et sociaux se renforcent mutuellement. Une entreprise qui ferme r\u00e9duit l\u2019emploi. Moins d\u2019emploi r\u00e9duit la consommation.<\/p>\n<p data-start=\"7773\" data-end=\"8088\">Moins de consommation fragilise d\u2019autres entreprises. Et l\u2019\u00c9tat, d\u00e9j\u00e0 endett\u00e9, a moins de marge pour amortir le choc.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"10w8pa7\" data-start=\"8090\" data-end=\"8124\">Le vrai n\u0153ud : d\u00e9ficit et dette<\/h3>\n<p data-start=\"8126\" data-end=\"8445\">Le c\u0153ur du probl\u00e8me fran\u00e7ais reste budg\u00e9taire. En 2025, le d\u00e9ficit public s\u2019est \u00e9tabli \u00e0 <strong data-start=\"8215\" data-end=\"8242\">152,5 milliards d\u2019euros<\/strong>, soit <strong data-start=\"8249\" data-end=\"8265\">5,1 % du PIB<\/strong>, apr\u00e8s <strong data-start=\"8273\" data-end=\"8290\">5,8 % en 2024<\/strong> et <strong data-start=\"8294\" data-end=\"8311\">5,4 % en 2023<\/strong>, selon l\u2019INSEE. M\u00eame en am\u00e9lioration, ce d\u00e9ficit reste tr\u00e8s sup\u00e9rieur au seuil europ\u00e9en de 3 %.<\/p>\n<p data-start=\"8447\" data-end=\"8636\">La dette publique fran\u00e7aise atteint environ <strong data-start=\"8491\" data-end=\"8518\">3 460 milliards d\u2019euros<\/strong>, soit <strong data-start=\"8525\" data-end=\"8543\">115,6 % du PIB<\/strong> fin 2025, selon Fipeco \u00e0 partir des donn\u00e9es publiques.<\/p>\n<p data-start=\"8638\" data-end=\"8962\">Le probl\u00e8me n\u2019est pas seulement le montant de la dette. C\u2019est le moment o\u00f9 cette dette devient plus ch\u00e8re. Pendant des ann\u00e9es, la France a pu emprunter \u00e0 tr\u00e8s bas co\u00fbt. Cette p\u00e9riode a permis de repousser les choix difficiles. Mais avec des taux plus \u00e9lev\u00e9s, la dette accumul\u00e9e devient progressivement une contrainte lourde.<\/p>\n<p data-start=\"8964\" data-end=\"9253\">L\u2019argent consacr\u00e9 aux int\u00e9r\u00eats est autant d\u2019argent qui ne finance pas l\u2019\u00e9cole, l\u2019h\u00f4pital, les infrastructures, la s\u00e9curit\u00e9, la recherche, la transition \u00e9nerg\u00e9tique ou l\u2019industrie. La dette n\u2019est plus seulement un d\u00e9bat de technocrates. Elle devient une question de souverainet\u00e9 budg\u00e9taire.<\/p>\n<p data-start=\"9255\" data-end=\"9615\">Le FMI a d\u2019ailleurs alert\u00e9 sur les risques budg\u00e9taires croissants de la France. Selon Reuters, l\u2019institution estime que les politiques actuelles sont insuffisantes pour atteindre l\u2019objectif d\u2019un d\u00e9ficit inf\u00e9rieur \u00e0 3 % d\u2019ici 2029, dans un contexte o\u00f9 les d\u00e9penses publiques repr\u00e9sentaient encore <strong data-start=\"9551\" data-end=\"9576\">57,5 % du PIB en 2025<\/strong>.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"zeyqc7\" data-start=\"9617\" data-end=\"9667\">Une France moins confortable<\/h3>\n<p data-start=\"9669\" data-end=\"10087\">Il serait caricatural de pr\u00e9senter la France comme un pays en ruine. Elle reste la deuxi\u00e8me \u00e9conomie de la zone euro, dispose de grandes entreprises mondiales, d\u2019une \u00e9pargne priv\u00e9e importante, d\u2019infrastructures solides, d\u2019un syst\u00e8me universitaire reconnu, d\u2019un appareil diplomatique puissant, d\u2019une industrie de d\u00e9fense, d\u2019un secteur du luxe, d\u2019une agriculture strat\u00e9gique et d\u2019une influence culturelle internationale.<\/p>\n<p data-start=\"10089\" data-end=\"10332\">Mais le confort fran\u00e7ais s\u2019\u00e9rode. Le pays a longtemps v\u00e9cu avec l\u2019id\u00e9e que son mod\u00e8le pouvait absorber les crises gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9pense publique, au cr\u00e9dit, \u00e0 l\u2019imp\u00f4t et \u00e0 la protection sociale. Aujourd\u2019hui, cette \u00e9quation devient plus difficile.<\/p>\n<p data-start=\"10334\" data-end=\"10608\">La France doit investir dans la d\u00e9fense, moderniser ses infrastructures, financer la transition \u00e9nerg\u00e9tique, soutenir son syst\u00e8me de sant\u00e9, g\u00e9rer le vieillissement de la population, r\u00e9pondre aux attentes sociales et r\u00e9duire son d\u00e9ficit. Tout cela avec une croissance faible.<\/p>\n<p data-start=\"10610\" data-end=\"10717\">C\u2019est cette contradiction qui rend la situation s\u00e9rieuse. La France reste riche, mais elle manque de marge.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"mlvi60\" data-start=\"10719\" data-end=\"10778\">Pourquoi la Tunisie doit regarder la France de tr\u00e8s pr\u00e8s<\/h3>\n<p data-start=\"10780\" data-end=\"11090\">Pour la Tunisie, la situation fran\u00e7aise n\u2019est pas un simple sujet europ\u00e9en. C\u2019est un sujet int\u00e9rieur par ricochet. Les deux \u00e9conomies sont li\u00e9es par les exportations, les investissements, la diaspora, le tourisme, les \u00e9tudiants, les visas, les mobilit\u00e9s professionnelles et les cha\u00eenes de valeur industrielles.<\/p>\n<p data-start=\"11092\" data-end=\"11242\">Le ralentissement fran\u00e7ais ne se transmettra pas forc\u00e9ment de mani\u00e8re brutale. Mais il peut agir par plusieurs canaux, certains d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s chiffrables.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"1c6udl3\" data-start=\"11244\" data-end=\"11315\">Diaspora : un pilier r\u00e9silient, mais trop important pour \u00eatre ignor\u00e9<\/h3>\n<p data-start=\"11317\" data-end=\"11690\">Le premier canal est celui des Tunisiens r\u00e9sidant \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, notamment en France. Les transferts de la diaspora tunisienne ont atteint <strong data-start=\"11455\" data-end=\"11493\">8 761,6 millions de dinars en 2025<\/strong>, contre <strong data-start=\"11502\" data-end=\"11530\">8 262,6 millions en 2024<\/strong>, soit une progression de <strong data-start=\"11556\" data-end=\"11563\">6 %<\/strong>, selon les donn\u00e9es de la Banque centrale de Tunisie reprises par la presse tunisienne.<\/p>\n<p data-start=\"11692\" data-end=\"12013\">Ces transferts ont m\u00eame d\u00e9pass\u00e9 les recettes touristiques, qui se sont \u00e9tablies \u00e0 <strong data-start=\"11774\" data-end=\"11804\">8 096,9 millions de dinars<\/strong> fin 2025. Les revenus du travail ont donc repr\u00e9sent\u00e9 un flux de devises sup\u00e9rieur au tourisme, confirmant le r\u00f4le vital de la diaspora dans l\u2019\u00e9quilibre externe du pays.<\/p>\n<p data-start=\"12015\" data-end=\"12248\">Ce chiffre impose une lecture plus fine. Il serait faux de dire que les transferts vont m\u00e9caniquement chuter d\u00e8s que la France ralentit. Jusqu\u2019ici, ils ont r\u00e9sist\u00e9, et m\u00eame progress\u00e9, malgr\u00e9 un environnement europ\u00e9en moins favorable.<\/p>\n<p data-start=\"12250\" data-end=\"12509\">Mais cette r\u00e9silience ne doit pas masquer la d\u00e9pendance. Lorsqu\u2019un flux de plusieurs milliards de dinars d\u00e9pend en grande partie de revenus gagn\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, notamment en Europe et en France, le ralentissement fran\u00e7ais devient un risque syst\u00e9mique diff\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p data-start=\"12511\" data-end=\"12792\">Le bon diagnostic est donc celui-ci : les transferts ne sont pas encore fragilis\u00e9s dans les chiffres, mais leur importance rend la Tunisie tr\u00e8s expos\u00e9e si la crise fran\u00e7aise touche durablement l\u2019emploi, les salaires, le pouvoir d\u2019achat ou la stabilit\u00e9 administrative des diasporas.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"1r7mc6n\" data-start=\"12794\" data-end=\"12870\">Tourisme : le march\u00e9 fran\u00e7ais r\u00e9siste, mais il ne domine plus comme avant<\/h3>\n<p data-start=\"12872\" data-end=\"12991\">Le tourisme donne une autre le\u00e7on : les chiffres ne racontent pas une rupture imm\u00e9diate, mais une transformation lente.<\/p>\n<p data-start=\"12993\" data-end=\"13200\">La Tunisie a enregistr\u00e9 une forte dynamique touristique en 2025. Les recettes touristiques ont atteint <strong data-start=\"13096\" data-end=\"13125\">8,096 milliards de dinars<\/strong>, en hausse de <strong data-start=\"13140\" data-end=\"13149\">6,5 %<\/strong> sur un an.<\/p>\n<p data-start=\"13202\" data-end=\"13557\">Les march\u00e9s europ\u00e9ens ont continu\u00e9 de progresser, mais \u00e0 un rythme moins rapide. En 2025, les entr\u00e9es de touristes europ\u00e9ens ont augment\u00e9 de <strong data-start=\"13343\" data-end=\"13352\">7,3 %<\/strong>, contre <strong data-start=\"13361\" data-end=\"13371\">17,3 %<\/strong> une ann\u00e9e auparavant, pour atteindre <strong data-start=\"13409\" data-end=\"13438\">3,2 millions de visiteurs<\/strong>. Les Fran\u00e7ais ont progress\u00e9 de <strong data-start=\"13470\" data-end=\"13479\">5,7 %<\/strong>, contre <strong data-start=\"13488\" data-end=\"13497\">6,5 %<\/strong> l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p data-start=\"13559\" data-end=\"13857\">En parall\u00e8le, les march\u00e9s maghr\u00e9bins prennent une place consid\u00e9rable. Sur les dix premiers mois de 2025, l\u2019Alg\u00e9rie d\u00e9passait <strong data-start=\"13684\" data-end=\"13708\">3 millions d\u2019entr\u00e9es<\/strong> et la Libye approchait <strong data-start=\"13732\" data-end=\"13746\">2 millions<\/strong>, ces deux pays totalisant <strong data-start=\"13773\" data-end=\"13783\">52,9 %<\/strong> des arriv\u00e9es globales en Tunisie.<\/p>\n<p data-start=\"13859\" data-end=\"14264\">L\u2019angle juste n\u2019est donc pas : \u00ab les Fran\u00e7ais vont moins voyager \u00bb. Il est plut\u00f4t : le march\u00e9 fran\u00e7ais reste important et r\u00e9silient, mais il p\u00e8se moins dans l\u2019\u00e9quilibre global du tourisme tunisien. Une France fragilis\u00e9e ne provoquerait pas forc\u00e9ment un choc brutal ; elle acc\u00e9l\u00e9rerait une tendance d\u00e9j\u00e0 install\u00e9e, celle d\u2019un tourisme tunisien de plus en plus port\u00e9 par les march\u00e9s de proximit\u00e9 maghr\u00e9bins.<\/p>\n<p data-start=\"14266\" data-end=\"14634\">Ce n\u2019est pas forc\u00e9ment une mauvaise nouvelle. Les march\u00e9s alg\u00e9rien et libyen sont puissants, proches, r\u00e9guliers et sensibles \u00e0 la destination tunisienne. Mais cela oblige la Tunisie \u00e0 repenser son marketing touristique : ne plus d\u00e9pendre d\u2019un seul imaginaire europ\u00e9en, mais construire une offre diff\u00e9renci\u00e9e selon les march\u00e9s, les saisons, les budgets et les attentes.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"1j5uvmd\" data-start=\"14636\" data-end=\"14684\">Exportations : le vrai point de vuln\u00e9rabilit\u00e9<\/h3>\n<p data-start=\"14686\" data-end=\"15092\">Le canal le plus direct est celui des entreprises et des exportations. La France reste le <strong data-start=\"14776\" data-end=\"14808\">premier client de la Tunisie<\/strong>, absorbant pr\u00e8s du quart de ses exportations. La Direction g\u00e9n\u00e9rale du Tr\u00e9sor indique que les \u00e9changes de biens entre les deux pays ont atteint <strong data-start=\"14953\" data-end=\"14986\">8,5 milliards d\u2019euros en 2024<\/strong> et que la France demeure de loin le premier client de la Tunisie.<\/p>\n<p data-start=\"15094\" data-end=\"15305\">L\u2019ambassade de France en Tunisie rappelle \u00e9galement que la France absorbe plus du cinqui\u00e8me des exportations tunisiennes et reste un partenaire \u00e9conomique de premier plan.<\/p>\n<p data-start=\"15307\" data-end=\"15729\">Cette exposition est d\u2019autant plus sensible qu\u2019elle ne repose pas seulement sur des ventes ponctuelles. Elle traduit une int\u00e9gration industrielle profonde entre les deux \u00e9conomies. Textile-habillement, c\u00e2blage, composants automobiles, a\u00e9ronautique, m\u00e9canique, services externalis\u00e9s, ing\u00e9nierie, informatique, centres d\u2019appels : une partie de l\u2019\u00e9conomie tunisienne travaille dans ou autour des cha\u00eenes de valeur fran\u00e7aises.<\/p>\n<p data-start=\"15731\" data-end=\"15989\">Quand la France ralentit, ce ne sont donc pas seulement des ventes finales qui peuvent baisser. Ce sont des carnets de commandes, des volumes de sous-traitance, des d\u00e9lais de paiement, des projets d\u2019extension et des investissements qui peuvent \u00eatre retard\u00e9s.<\/p>\n<p data-start=\"15991\" data-end=\"16318\">C\u2019est le canal le plus s\u00e9rieux pour la Tunisie. Quand un pays absorbe pr\u00e8s du quart de vos exportations et qu\u2019il traverse une contraction de son activit\u00e9 priv\u00e9e, le risque n\u2019est pas th\u00e9orique. Il concerne directement les industriels tunisiens, les zones offshore, les sous-traitants, les PME exportatrices et l\u2019emploi qualifi\u00e9.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"1yty764\" data-start=\"16320\" data-end=\"16398\">Investissements : la prudence fran\u00e7aise peut ralentir des projets tunisiens<\/h3>\n<p data-start=\"16400\" data-end=\"16698\">La France reste aussi un investisseur majeur en Tunisie. Lorsque l\u2019\u00e9conomie fran\u00e7aise ralentit, les entreprises fran\u00e7aises deviennent plus prudentes. Elles peuvent reporter des projets, r\u00e9duire des budgets, revoir des plans d\u2019expansion ou privil\u00e9gier la consolidation de leurs activit\u00e9s existantes.<\/p>\n<p data-start=\"16700\" data-end=\"17068\">Pour la Tunisie, cela peut toucher les investissements industriels, les services, les technologies, l\u2019externalisation, la formation, les projets d\u2019implantation ou les partenariats. Ce risque n\u2019est pas automatique, car la Tunisie peut aussi devenir plus attractive si les groupes fran\u00e7ais cherchent \u00e0 r\u00e9duire leurs co\u00fbts ou \u00e0 rapprocher certaines activit\u00e9s de l\u2019Europe.<\/p>\n<p data-start=\"17070\" data-end=\"17360\">Mais pour transformer ce risque en opportunit\u00e9, il faut une strat\u00e9gie tunisienne active : meilleure lisibilit\u00e9 fiscale, stabilit\u00e9 r\u00e9glementaire, disponibilit\u00e9 des comp\u00e9tences, rapidit\u00e9 administrative, infrastructures logistiques, \u00e9nergie comp\u00e9titive et diplomatie \u00e9conomique plus offensive.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"1a17d3s\" data-start=\"17362\" data-end=\"17399\">\u00c9tudiants : le canal humain oubli\u00e9<\/h3>\n<p data-start=\"17401\" data-end=\"17694\">Il manque souvent dans les analyses \u00e9conomiques, alors qu\u2019il parle directement aux familles tunisiennes : le canal \u00e9tudiant. Selon Campus France Tunisie, <strong data-start=\"17555\" data-end=\"17585\">15 949 \u00e9tudiants tunisiens<\/strong> \u00e9taient inscrits en France pour l\u2019ann\u00e9e universitaire <strong data-start=\"17640\" data-end=\"17653\">2024-2025<\/strong>.<\/p>\n<p data-start=\"17696\" data-end=\"17957\">Ce chiffre n\u2019est pas seulement acad\u00e9mique. Il repr\u00e9sente des milliers de familles tunisiennes qui investissent dans les \u00e9tudes, le logement, les visas, les frais administratifs, les billets d\u2019avion, l\u2019installation et l\u2019accompagnement financier de leurs enfants.<\/p>\n<p data-start=\"17959\" data-end=\"18238\">Une France budg\u00e9tairement contrainte peut avoir plusieurs effets : hausse des frais, durcissement des proc\u00e9dures, tension sur le logement \u00e9tudiant, difficult\u00e9 \u00e0 trouver un emploi \u00e9tudiant, incertitude sur le premier emploi apr\u00e8s dipl\u00f4me, pression accrue sur les titres de s\u00e9jour.<\/p>\n<p data-start=\"18240\" data-end=\"18625\">Depuis le <strong data-start=\"18250\" data-end=\"18266\">1er mai 2026<\/strong>, les taxes li\u00e9es aux titres de s\u00e9jour ont augment\u00e9 en France. Service-Public.fr indique que le montant du timbre fiscal pour une premi\u00e8re d\u00e9livrance de certains titres de s\u00e9jour est pass\u00e9 de <strong data-start=\"18458\" data-end=\"18483\">225 euros \u00e0 350 euros<\/strong>, tandis que le tarif minor\u00e9 applicable notamment aux \u00e9tudiants est pass\u00e9 de <strong data-start=\"18560\" data-end=\"18584\">75 euros \u00e0 150 euros<\/strong>.<\/p>\n<p data-start=\"18627\" data-end=\"18960\">Pour une famille fran\u00e7aise ais\u00e9e, cette hausse peut sembler administrative. Pour une famille tunisienne qui finance un \u00e9tudiant en France, elle s\u2019ajoute au loyer, au transport, \u00e0 l\u2019assurance, \u00e0 l\u2019alimentation, aux frais universitaires et au taux de change. La question des \u00e9tudes en France devient alors un sujet \u00e9conomique familial.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"8opo8l\" data-start=\"18962\" data-end=\"19041\">Visas, climat social et retours qualifi\u00e9s : un risque \u00e0 manier avec prudence<\/h3>\n<p data-start=\"19043\" data-end=\"19334\">Il faut \u00e9galement int\u00e9grer un canal plus d\u00e9licat : celui du climat administratif, social et politique en France. Une \u00e9conomie fragilis\u00e9e peut produire davantage de tensions autour de l\u2019immigration, de l\u2019emploi, des visas, des titres de s\u00e9jour, des aides publiques et de l\u2019identit\u00e9 nationale.<\/p>\n<p data-start=\"19336\" data-end=\"19833\">Pour les Tunisiens qualifi\u00e9s vivant en France, cela peut cr\u00e9er un double mouvement. Certains chercheront \u00e0 rester, parce que la France continue d\u2019offrir des salaires, des infrastructures, une protection sociale et des perspectives sup\u00e9rieures \u00e0 celles disponibles en Tunisie. D\u2019autres peuvent envisager un retour, ou une mobilit\u00e9 vers un autre pays, si le co\u00fbt de la vie, les contraintes administratives, les discriminations, l\u2019islamophobie ressentie ou la pression sociale deviennent trop lourds.<\/p>\n<p data-start=\"19835\" data-end=\"20019\">Il faut \u00e9viter d\u2019annoncer une \u00ab vague de retours \u00bb comme un fait d\u00e9j\u00e0 mesur\u00e9. Mais il est l\u00e9gitime de parler d\u2019un risque de mobilit\u00e9 invers\u00e9e ou de r\u00e9orientation des talents tunisiens.<\/p>\n<p data-start=\"20021\" data-end=\"20540\">Pour la Tunisie, cela peut devenir une opportunit\u00e9 si elle se pr\u00e9pare. Un ing\u00e9nieur, un m\u00e9decin, un informaticien, un chercheur, un entrepreneur ou un cadre tunisien form\u00e9 en France peut apporter des comp\u00e9tences, des m\u00e9thodes, des r\u00e9seaux et une culture professionnelle utile au pays. Mais encore faut-il lui offrir un environnement cr\u00e9dible : salaires comp\u00e9titifs, fiscalit\u00e9 lisible, acc\u00e8s au financement, protection juridique, qualit\u00e9 de vie, \u00e9cole pour les enfants, sant\u00e9, s\u00e9curit\u00e9 et reconnaissance professionnelle.<\/p>\n<p data-start=\"20542\" data-end=\"20669\">Sinon, ces talents ne reviendront pas forc\u00e9ment en Tunisie. Ils iront au Canada, en Allemagne, en Suisse, au Golfe ou ailleurs.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"1zhxge\" data-start=\"20671\" data-end=\"20721\">Le canal euro : moins visible, mais strat\u00e9gique<\/h3>\n<p data-start=\"20723\" data-end=\"20922\">Le dernier canal est mon\u00e9taire et financier. La France est un pilier de la zone euro. Si la situation fran\u00e7aise inqui\u00e8te les march\u00e9s, c\u2019est toute la perception de la zone euro qui peut \u00eatre affect\u00e9e.<\/p>\n<p data-start=\"20924\" data-end=\"21231\">Pour la Tunisie, qui commerce massivement avec l\u2019Union europ\u00e9enne, ce canal est important. Une zone euro ralentie signifie moins de demande pour les exportations tunisiennes, plus de prudence des investisseurs, des conditions de financement plus difficiles et une concurrence accrue entre pays fournisseurs.<\/p>\n<p data-start=\"21233\" data-end=\"21426\">Le risque n\u2019est pas que l\u2019euro s\u2019effondre demain. Le risque est plus subtil : une Europe qui cro\u00eet moins, investit moins et consomme moins devient un partenaire moins dynamique pour la Tunisie.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"122gqut\" data-start=\"21428\" data-end=\"21480\">Le risque politique derri\u00e8re le risque \u00e9conomique<\/h3>\n<p data-start=\"21482\" data-end=\"21584\">La France n\u2019a pas seulement un probl\u00e8me \u00e9conomique. Elle a un probl\u00e8me politique autour de l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p data-start=\"21586\" data-end=\"21944\">R\u00e9duire le d\u00e9ficit impose des choix. Il faut augmenter les recettes, r\u00e9duire les d\u00e9penses, r\u00e9former certains syst\u00e8mes, ou faire les trois \u00e0 la fois. Mais chaque d\u00e9cision touche un groupe social : retrait\u00e9s, fonctionnaires, entrepreneurs, salari\u00e9s, collectivit\u00e9s locales, classes moyennes, m\u00e9nages modestes, agriculteurs, \u00e9tudiants, professions ind\u00e9pendantes.<\/p>\n<p data-start=\"21946\" data-end=\"22414\">C\u2019est l\u00e0 que le risque devient explosif. Une r\u00e9forme budg\u00e9taire peut \u00eatre \u00e9conomiquement n\u00e9cessaire, mais socialement rejet\u00e9e. Une hausse d\u2019imp\u00f4ts peut rassurer les comptes publics, mais freiner l\u2019activit\u00e9. Une baisse de d\u00e9penses peut am\u00e9liorer le d\u00e9ficit, mais provoquer un sentiment d\u2019abandon. La France est donc enferm\u00e9e dans une \u00e9quation difficile : elle doit r\u00e9tablir ses comptes sans casser une croissance d\u00e9j\u00e0 faible et sans provoquer une crise sociale majeure.<\/p>\n<h3 data-section-id=\"as0ivv\" data-start=\"22416\" data-end=\"22452\">Ce que la Tunisie doit comprendre<\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"mepr-unauthorized-message\">\n<div class=\"tn-paywall tn-paywall-tn\">\n<div class=\"tn-paywall-logodiv\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"99\" height=\"46\" class=\"tn-paywall-logo\" src=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/LogoTN_p.png\" alt=\"Tunisie Num\u00e9rique\"\/><\/p>\n<\/div>\n<p class=\"tn-paywall-text\">Vous avez envie de lire la suite<\/p>\n<h2 class=\"tn-paywall-title\">Abonnez-vous et d\u00e9bloquez tous les articles<\/h2>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><strong>Que se passe-t-il en Tunisie?<\/strong><br \/>Nous expliquons sur notre <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/channel\/UCRzypVq0B_yBad5eGrwBx0Q?sub_confirmation=1\" target=\"_blank\">cha\u00eene YouTube<\/a> . <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/channel\/UCRzypVq0B_yBad5eGrwBx0Q?sub_confirmation=1\" target=\"_blank\">Abonnez-vous!<\/a><\/p>\n<div class=\"mvp-org-wrap\" itemprop=\"publisher\" itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Organization\">\n<div class=\"mvp-org-logo\" itemprop=\"logo\" itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/ImageObject\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"290\" height=\"78\" src=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Logo-Tn1-1-3.png\"\/><\/p>\n<p><meta itemprop=\"url\" content=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Logo-Tn1-1-3.png\"\/><\/div>\n<p><meta itemprop=\"name\" content=\"Tunisie Numerique\"\/><\/div>\n<div class=\"post-tags\"><span class=\"post-tags-header\">SUJETS CONNEXES:<\/span><span itemprop=\"keywords\"><a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/chomage\/\" rel=\"tag\">ch\u00f4mage<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/croissance\/\" rel=\"tag\">croissance<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/deficit-public\/\" rel=\"tag\">d\u00e9ficit public<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/dette-publique\/\" rel=\"tag\">dette publique<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/diaspora-tunisienne\/\" rel=\"tag\">diaspora tunisienne<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/economie-francaise\/\" rel=\"tag\">economie fran\u00e7aise<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/etudiants-tunisiens-en-france\/\" rel=\"tag\">\u00e9tudiants tunisiens en France<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/exportations-tunisiennes\/\" rel=\"tag\">exportations tunisiennes<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/france\/\" rel=\"tag\">France<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/inflation\/\" rel=\"tag\">Inflation<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/pge-covid\/\" rel=\"tag\">PGE Covid<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/tourisme-tunisien\/\" rel=\"tag\">tourisme tunisien<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/tunisiens-de-france\/\" rel=\"tag\">Tunisiens de France<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/tunisie-actualite\/visas\/\" rel=\"tag\">visas<\/a><\/span><\/div>\n<div class=\"mvp-related-posts left relative\">\n<h4 class=\"post-header\"><span class=\"post-header\">LIRE AUSSI<\/span><\/h4>\n<\/div>\n<div id=\"article-ad\">\n  <ins class=\"adsbygoogle\" data-ad-client=\"ca-pub-2102118777505746\" data-ad-slot=\"6168283410\" data-ad-format=\"auto\" data-full-width-responsive=\"true\"\/>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>Auteur: Tunisie Num\u00e9rique<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.tunisienumerique.com\/quand-la-france-ralentit-la-tunisie-retient-son-souffle\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article r\u00e9serv\u00e9 aux abonn\u00e9s Le blog en direct est termin\u00e9. Aucune mise \u00e0 jour du blog en direct pour le moment. Charger plus La France n\u2019est pas en faillite. Elle n\u2019est pas au bord de l\u2019effondrement. Elle n\u2019est pas devenue un pays pauvre. 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