{"id":187418,"date":"2026-06-10T17:18:15","date_gmt":"2026-06-10T21:18:15","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/mondial-2026-les-selections-africaines-face-au-piege-fiscal-americain\/"},"modified":"2026-06-10T17:18:15","modified_gmt":"2026-06-10T21:18:15","slug":"mondial-2026-les-selections-africaines-face-au-piege-fiscal-americain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/mondial-2026-les-selections-africaines-face-au-piege-fiscal-americain\/","title":{"rendered":"Mondial 2026: les s\u00e9lections africaines face au pi\u00e8ge fiscal am\u00e9ricain"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans l\u2019imaginaire du football mondial, le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 a fix\u00e9 des trajectoires sportives, dessin\u00e9 des chocs continentaux et raviv\u00e9 les rivalit\u00e9s historiques. Mais derri\u00e8re la lecture classique des groupes, une autre grille d\u2019analyse \u00e9merge, plus silencieuse mais tout aussi structurante : celle de la fiscalit\u00e9. Selon une \u00e9tude de Greenback Expat Tax Services, le Mondial organis\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, au Canada et au Mexique ne sera pas seulement une comp\u00e9tition sportive. Il sera aussi un terrain d\u2019imposition diff\u00e9renci\u00e9e, o\u00f9 les s\u00e9lections africaines \u00e9volueront sous des r\u00e9gimes fiscaux profond\u00e9ment in\u00e9gaux.<\/strong><\/p>\n<p>Entre conventions bilat\u00e9rales, absence de trait\u00e9s et \u201cjock taxes\u201d impos\u00e9es par les \u00c9tats am\u00e9ricains, les \u00e9carts de revenus nets pourraient atteindre plusieurs millions de dollars selon les parcours. Dans ce paysage complexe, le Maroc appara\u00eet dans une position interm\u00e9diaire : prot\u00e9g\u00e9 par un trait\u00e9 fiscal ancien avec Washington, mais expos\u00e9 \u00e0 une mosa\u00efque de pr\u00e9l\u00e8vements locaux qui fragilisent cette protection.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re les affiches sportives, le rapport de Greenback r\u00e9v\u00e8le une r\u00e9alit\u00e9 plus structurelle : les dix nations africaines qualifi\u00e9es ne sont pas soumises aux m\u00eames r\u00e8gles fiscales. Trois pays seulement \u2014 le Maroc, l\u2019\u00c9gypte et l\u2019Afrique du Sud \u2014 b\u00e9n\u00e9ficient de conventions fiscales avec les \u00c9tats-Unis. Les sept autres (S\u00e9n\u00e9gal, Alg\u00e9rie, Ghana, Tunisie, C\u00f4te d\u2019Ivoire, RD Congo et Cap-Vert) sont automatiquement soumis \u00e0 une retenue f\u00e9d\u00e9rale de 30 % sur leurs revenus g\u00e9n\u00e9r\u00e9s sur le sol am\u00e9ricain. Mais cette ligne de fracture ne raconte qu\u2019une partie de l\u2019histoire. Car m\u00eame les pays \u201cprot\u00e9g\u00e9s\u201d restent expos\u00e9s aux imp\u00f4ts d\u2019\u00c9tat, souvent appel\u00e9s \u201cjock taxes\u201d, qui varient fortement selon les juridictions : 10,75 % dans le New Jersey, 9 % dans le Massachusetts, pr\u00e8s de 5 % en G\u00e9orgie.<\/p>\n<p>Ainsi, le Maroc, pourtant prot\u00e9g\u00e9 sur le plan f\u00e9d\u00e9ral, jouera ses matchs dans des \u00c9tats \u00e0 forte pression fiscale. Une r\u00e9alit\u00e9 qui transforme chaque d\u00e9placement en variable \u00e9conomique. Comme le pr\u00e9cise Greenback, \u00abun joueur peut \u00eatre totalement exon\u00e9r\u00e9 d\u2019imp\u00f4t f\u00e9d\u00e9ral en vertu d\u2019une clause \u2018fonds publics\u2019 tout en devant 10,75% au New Jersey ou 13,3% \u00e0 la Californie. La protection s\u2019arr\u00eate \u00e0 la fronti\u00e8re de l\u2019\u00c9tat\u00bb. Or, le Maroc jouera ses trois matchs de groupe dans des juridictions \u00e0 fiscalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e: East Rutherford (New Jersey, 10,75%), Foxborough (Massachusetts, 9%) et Atlanta (G\u00e9orgie, 4,99%).<\/p>\n<p><strong>Le Maroc : un avantage juridique relatif, une exposition territoriale r\u00e9elle<\/strong><\/p>\n<p>Le Maroc dispose d\u2019un atout structurel : la convention fiscale sign\u00e9e avec les \u00c9tats-Unis en 1977 et entr\u00e9e en vigueur en 1981. Ce cadre bilat\u00e9ral limite la double imposition et encadre certains revenus sportifs.Mais ce bouclier juridique est partiel. Il ne couvre que l\u2019imp\u00f4t f\u00e9d\u00e9ral am\u00e9ricain, sans effet sur les taxes locales. Or, le calendrier des Lions de l\u2019Atlas les expose \u00e0 trois juridictions parmi les plus tax\u00e9es du pays : le New Jersey, le Massachusetts et la G\u00e9orgie. Le rapport souligne une r\u00e8gle fondamentale souvent sous-estim\u00e9e : \u00ab la protection s\u2019arr\u00eate \u00e0 la fronti\u00e8re de l\u2019\u00c9tat \u00bb. Autrement dit, un joueur marocain peut \u00eatre exon\u00e9r\u00e9 au niveau f\u00e9d\u00e9ral tout en \u00e9tant lourdement impos\u00e9 localement.L\u2019article 17 de la convention \u2014 relatif aux artistes et sportifs \u2014 renforce encore cette complexit\u00e9.<\/p>\n<p>Il permet aux \u00c9tats-Unis d\u2019imposer les revenus li\u00e9s aux performances sportives d\u00e8s le premier jour de pr\u00e9sence sur le territoire, sans seuil de r\u00e9sidence. Dans les d\u00e9tails,\u00a0 la clause \u00abartistes et athl\u00e8tes\u00bb permet au pays h\u00f4te d\u2019imposer les revenus de performance d\u00e8s le premier jour, sans attendre le seuil des 183 jours de r\u00e9sidence. Meme si , les revenus op\u00e9rationnels de la F\u00e9d\u00e9ration et les indemnit\u00e9s de d\u00e9l\u00e9gation devraient b\u00e9n\u00e9ficier de la protection conventionnelle. Mais les primes individuelles des joueurs et les bonus de match restent expos\u00e9s aux r\u00e8gles locales.<\/p>\n<p><strong>Une m\u00e9canique fiscale qui \u00ab redistribue silencieusement les gains du Mondial \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019impact de cette architecture fiscale devient concret lorsqu\u2019on simule les revenus d\u2019un joueur. Selon les donn\u00e9es de Greenback, un joueur non prot\u00e9g\u00e9 peut perdre jusqu\u2019\u00e0 30 % de ses gains au niveau f\u00e9d\u00e9ral, auxquels s\u2019ajoutent les imp\u00f4ts d\u2019\u00c9tat. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019un million de dollars de revenus de tournoi, les \u00e9carts deviennent consid\u00e9rables selon la nationalit\u00e9 et la structure fiscale. Un joueur issu d\u2019un pays sans convention fiscale subira une retenue f\u00e9d\u00e9rale de 300 000 dollars, avant m\u00eame toute taxation locale. \u00c0 l\u2019inverse, un joueur issu d\u2019un pays prot\u00e9g\u00e9 peut r\u00e9duire significativement son exposition f\u00e9d\u00e9rale, mais reste soumis aux \u201cjock taxes\u201d.<\/p>\n<p>Cette asym\u00e9trie cr\u00e9e une situation paradoxale : deux joueurs \u00e9voluant dans la m\u00eame comp\u00e9tition, avec les m\u00eames performances sportives, peuvent percevoir des revenus nets radicalement diff\u00e9rents. Le rapport va plus loin : il montre que, dans certains cas, un joueur th\u00e9oriquement mieux prot\u00e9g\u00e9 peut finalement payer plus d\u2019imp\u00f4ts qu\u2019un joueur non couvert, en raison de la combinaison entre conventions fiscales et taxation locale.<\/p>\n<p><strong>Le S\u00e9n\u00e9gal, l\u2019Alg\u00e9rie, le Ghana : la triple peine fiscale<\/strong><\/p>\n<p>Pour plusieurs grandes nations africaines, le diagnostic est plus s\u00e9v\u00e8re. Le S\u00e9n\u00e9gal, l\u2019Alg\u00e9rie et le Ghana figurent parmi les pays les plus expos\u00e9s. Aucun ne dispose de convention fiscale avec les \u00c9tats-Unis, ce qui entra\u00eene une retenue automatique de 30 % sur les revenus g\u00e9n\u00e9r\u00e9s sur le sol am\u00e9ricain. Dans le cas du S\u00e9n\u00e9gal, le tirage au sort ajoute une contrainte suppl\u00e9mentaire : plusieurs matchs sont programm\u00e9s dans des \u00c9tats \u00e0 forte fiscalit\u00e9 comme le New Jersey. Une double exposition \u2014 f\u00e9d\u00e9rale et locale \u2014 qui r\u00e9duit m\u00e9caniquement les gains nets. Pour ces f\u00e9d\u00e9rations, la fiscalit\u00e9 devient une variable strat\u00e9gique aussi importante que le calendrier sportif. Il faut tout de m\u00eame mentionner que dans ce paysage globalement d\u00e9favorable, certains territoires am\u00e9ricains introduisent des effets d\u2019optique.<\/p>\n<p>La Floride, le Texas, le Nevada ou le Washington State ne pr\u00e9l\u00e8vent pas d\u2019imp\u00f4t sur le revenu. Pour les \u00e9quipes qui y jouent, cela r\u00e9duit la pression fiscale locale, sans toutefois supprimer la retenue f\u00e9d\u00e9rale de 30 %. Le Cap-Vert, par exemple, b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un tirage relativement favorable avec plusieurs matchs dans ces \u00c9tats. Mais cet avantage reste marginal \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du syst\u00e8me fiscal am\u00e9ricain, domin\u00e9 par la taxation f\u00e9d\u00e9rale et les \u201cjock taxes\u201d.<\/p>\n<p><strong>Une fiscalit\u00e9 sportive devenue enjeu de gouvernance internationale<\/strong><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des cas nationaux, le rapport met en lumi\u00e8re une r\u00e9alit\u00e9 plus large : la mondialisation du sport n\u2019a pas harmonis\u00e9 les r\u00e9gimes fiscaux. Le Mondial 2026 devient ainsi un laboratoire \u00e0 ciel ouvert o\u00f9 se superposent trois niveaux de taxation : f\u00e9d\u00e9ral, \u00e9tatique et conventionnel. Les \u00e9carts entre pays ne rel\u00e8vent plus uniquement de la performance sportive ou \u00e9conomique, mais aussi de la diplomatie fiscale.Le Canada et le Mexique ont accord\u00e9 des exemptions fiscales plus larges aux d\u00e9l\u00e9gations participantes. Les \u00c9tats-Unis, en revanche, maintiennent un syst\u00e8me fragment\u00e9 o\u00f9 chaque \u00c9tat conserve une autonomie fiscale importante. Le tirage au sort n\u2019a pas seulement d\u00e9termin\u00e9 des adversaires sportifs, il a aussi distribu\u00e9 des trajectoires fiscales.<\/p>\n<p>Pour le Maroc, la situation est ambivalente. Le trait\u00e9 de 1977 constitue un avantage structurel, mais insuffisant pour neutraliser la complexit\u00e9 du syst\u00e8me am\u00e9ricain. Pour les autres nations africaines, l\u2019absence de convention transforme chaque match en pr\u00e9l\u00e8vement automatique de 30 %. Dans ce contexte, la Coupe du monde ne sera pas seulement un affrontement de styles et de talents. Elle sera aussi une comp\u00e9tition invisible, jou\u00e9e dans les bureaux de l\u2019IRS, dans les administrations fiscales des \u00c9tats, et dans les conventions bilat\u00e9rales sign\u00e9es parfois il y a plusieurs d\u00e9cennies.<\/p>\n<p><strong>La \u201cjock tax\u201d : l\u2019imp\u00f4t invisible du sport am\u00e9ricain<\/strong><\/p>\n<p>La jock tax est un m\u00e9canisme fiscal propre aux \u00c9tats-Unis qui consiste \u00e0 imposer les revenus des sportifs professionnels en fonction du lieu o\u00f9 ils jouent, et non de leur pays de r\u00e9sidence ou de leur club d\u2019attache. Concr\u00e8tement, chaque \u00c9tat am\u00e9ricain pr\u00e9l\u00e8ve un imp\u00f4t proportionnel aux jours pass\u00e9s ou aux matchs disput\u00e9s sur son territoire. Un joueur peut ainsi \u00eatre impos\u00e9 dans plusieurs juridictions au cours d\u2019un m\u00eame tournoi, avec des taux tr\u00e8s variables : environ 4,99 % en G\u00e9orgie, 9 % dans le Massachusetts, et jusqu\u2019\u00e0 13,3 % en Californie. Ce syst\u00e8me cr\u00e9e une fiscalit\u00e9 fragment\u00e9e o\u00f9 un m\u00eame revenu sportif est ventil\u00e9 entre plusieurs administrations locales.<\/p>\n<p>Il s\u2019ajoute, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00e0 la retenue f\u00e9d\u00e9rale am\u00e9ricaine et aux r\u00e8gles des conventions fiscales internationales. Initialement appliqu\u00e9e aux athl\u00e8tes professionnels \u00e9voluant dans les ligues am\u00e9ricaines (NBA, NFL, MLB), la jock tax s\u2019applique d\u00e9sormais aux \u00e9v\u00e9nements internationaux organis\u00e9s sur le sol am\u00e9ricain, comme la Coupe du monde 2026. R\u00e9sultat : deux \u00e9quipes disputant le m\u00eame tournoi peuvent voir leurs revenus nets diff\u00e9rer fortement en fonction des \u00c9tats o\u00f9 elles jouent, transformant la g\u00e9ographie du calendrier en v\u00e9ritable variable fiscale.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-lazyloaded=\"1\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciIHdpZHRoPSIxMDI0IiBoZWlnaHQ9IjQ3MCIgdmlld0JveD0iMCAwIDEwMjQgNDcwIj48cmVjdCB3aWR0aD0iMTAwJSIgaGVpZ2h0PSIxMDAlIiBzdHlsZT0iZmlsbDojY2ZkNGRiO2ZpbGwtb3BhY2l0eTogMC4xOyIvPjwvc3ZnPg==\" fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"470\" data-src=\"https:\/\/www.challenge.ma\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/irs-1024x470.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-321071\" data-srcset=\"https:\/\/www.challenge.ma\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/irs-1024x470.png 1024w, https:\/\/www.challenge.ma\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/irs-300x138.png 300w, https:\/\/www.challenge.ma\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/irs-768x352.png 768w, https:\/\/www.challenge.ma\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/irs-1170x537.png 1170w, https:\/\/www.challenge.ma\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/irs-585x268.png 585w, https:\/\/www.challenge.ma\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/irs.png 1437w\" data-sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\"\/><\/figure>\n<p><strong>SOURCE \/ https:\/\/www.greenbacktaxservices.com\/blog\/world-cup-jock-tax-report\/<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: Ismail Saraoui<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.challenge.ma\/mondial-2026-les-selections-africaines-face-au-piege-fiscal-americain-321070\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans l\u2019imaginaire du football mondial, le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 a fix\u00e9 des trajectoires sportives, dessin\u00e9 des chocs continentaux et raviv\u00e9 les rivalit\u00e9s historiques. Mais derri\u00e8re la lecture classique des groupes, une autre grille d\u2019analyse \u00e9merge, plus silencieuse mais tout aussi structurante : celle de la fiscalit\u00e9. Selon une \u00e9tude [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1787,"featured_media":187419,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"https:\/\/www.challenge.ma\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/WhatsApp-Image-2026-06-10-at-16.52.50.jpeg","fifu_image_alt":"Mondial 2026: les s\u00e9lections africaines face au pi\u00e8ge fiscal am\u00e9ricain","footnotes":""},"categories":[78,54],"tags":[],"class_list":["post-187418","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-economie","category-maroc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187418","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1787"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=187418"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187418\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media\/187419"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=187418"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=187418"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=187418"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}