{"id":188110,"date":"2026-06-23T13:02:53","date_gmt":"2026-06-23T17:02:53","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/un-roman-passionnant-de-mohamed-bergaoui-fathy-ou-les-ressacs-dune-vie\/"},"modified":"2026-06-23T13:02:53","modified_gmt":"2026-06-23T17:02:53","slug":"un-roman-passionnant-de-mohamed-bergaoui-fathy-ou-les-ressacs-dune-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/un-roman-passionnant-de-mohamed-bergaoui-fathy-ou-les-ressacs-dune-vie\/","title":{"rendered":"Un roman passionnant de Mohamed Bergaoui: Fathy ou les ressacs d\u2019une vie"},"content":{"rendered":"<p><strong>Vous connaissez l\u2019\u00e9crivain, le portraitiste ou l\u2019\u00e9diteur: vous couvrirez Mohamed Bergaoui le romancier. Avec \u00ab Fathy ou les ressacs d\u2019une vie \u00bb, son talent de narrateur dresse le portrait d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration, celle des ann\u00e9es 1970, d\u2019une ville, Monastir, et des destins\u2026\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans sa pr\u00e9face, Jean-Pierre Dedieu, ancien directeur de recherches au CNRS, le d\u00e9crit en connaisseur de l\u2019\u00e9poque, des lieux et du romancier.<\/strong><\/p>\n<p><span><span><strong>Pr\u00e9face<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/J-P-Dedieu.jpg\" width=\"15%\" vspace=\"10\" hspace=\"10\" align=\"left\" alt=\"\"\/>Ce roman est l\u2019histoire d\u2019un espoir et d\u2019une d\u00e9ch\u00e9ance. Soit trois amis, monastiriens, jeunes adultes, tout juste bacheliers, issus d\u2019une petite classe moyenne. Nous les suivons pendant une quinzaine d\u2019ann\u00e9es. Deux d\u2019entre eux r\u00e9ussissent dans la vie, qui en d\u00e9veloppant l\u2019entreprise de b\u00e2timent de son p\u00e8re, qui comme cadre h\u00f4telier. Des vies rang\u00e9es, sans histoire, des ascensions sociales solides, mais sans gloire ni panache. L\u2019autre, Fathy, le h\u00e9ros du livre, \u00e9choue. Il \u00e9tait le plus dou\u00e9, beau, intelligent, un leader n\u00e9, s\u00e9duisant, danseur d\u2019instinct et non d\u00e9pourvu d\u2019un certain capital social.<\/p>\n<p>Chanceux, en outre par bien des c\u00f4t\u00e9s, mais f\u00e9rocement \u00e9go\u00efste, d\u2019une sensibilit\u00e9 \u00e0 fleur de peau, vell\u00e9itaire avec cela. Il g\u00e2che tout. Un ami lui offre des \u00e9tudes en Belgique, il les abandonne. Il se taille \u00e0 Bruxelles une solide r\u00e9putation d\u2019animateur de boites de nuit, mais il revient \u00e0 Monastir pour jouer, avec succ\u00e8s d\u2019ailleurs, les guides touristiques. Toujours dans le provisoire, et maintenant que ses deux amis sont cas\u00e9s, seul. Il compense son mal \u00eatre en multipliant les conqu\u00eates f\u00e9minines, des \u00e9trang\u00e8res toutes, mais refuse de se lier. Une touriste su\u00e9doise le d\u00e9nonce \u00e0 la fin pour un viol d\u2019ailleurs discutable.<\/p>\n<p>En soi une histoire attachante et un personnage dont la densit\u00e9 et la complexit\u00e9 suffiraient \u00e0 porter ce beau roman d\u2019apprentissage et \u00e0 tenir le lecteur en haleine. Mais il y a plus. Sous ce r\u00e9cit personnel un th\u00e8me court avec force, qui \u00e9l\u00e8ve la vie de Fathy au rang de repr\u00e9sentation d\u2019un monde: la d\u00e9sint\u00e9gration d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 ancienne qui \u00e9choue \u00e0 \u00e9difier en remplacement rien de solide. Fathy, c\u2019est Monastir, un attachement visc\u00e9ral, charnel, \u00e0 sa ville natale. Elle se confond avec sa famille, son p\u00e8re veuf remari\u00e9, \u00e2g\u00e9, ancien r\u00e9sistant, porteur de valeurs morales strictes, objet de respect pour son fils ; son \u00e9pouse, qui maintient l\u2019ordre physique et moral du foyer; le grand-fr\u00e8re, de vingt ans plus \u00e2g\u00e9, fonctionnaire des postes, figure paternelle tut\u00e9laire qui fait marcher droit ses cadets. Fathy, qui s\u2019est mis en \u00abann\u00e9e sabbatique\u00bb, comme ses deux amis, peut courir les caf\u00e9s, les plages et les pistes de danse, rentrer \u00e0 pas d\u2019heure, il trouve toujours la table mise et le lit fait. Le regard de ses parents, de ses amis, de ses voisins l\u2019encadre. L\u2019encadre aussi la topographie de la ville, qui se confond avec les hommes et les femmes qui l\u2019habitent. Il dialogue avec chaque pierre, chaque fa\u00e7ade, dont il connait l\u2019histoire, chaque rocher desquels il plonge pour l\u2019admiration de tous. Il a ses habitudes dans ce cadre, ses routines. Il est pris dans un r\u00e9seau de relations humaines et urbanistiques qui lui \u00e9vite les grosses b\u00eatises.<\/p>\n<p>Nous sommes quelque part \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960. La date a son importance. Car c\u2019est alors que ce cadre s\u2019effondre. Subitement. Le tourisme en est le sympt\u00f4me le plus visible. Il d\u00e9marre au milieu des ann\u00e9es 60, avec l\u2019arriv\u00e9e massive d\u2019Europ\u00e9ens du Nord, de grand blonds, de grandes blondes, que l\u2019on parque dans des h\u00f4tels le long des plages, pour faire des \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle, mais aussi pour att\u00e9nuer les choc culturel subi par la population locale. Il est difficile \u00e0 qui connait la Tunisie d\u2019aujourd\u2019hui d\u2019imaginer le pays profond dans les ann\u00e9es soixante. Tunis, Sousse, Sfax et Bizerte n\u2019en donnent pas une juste image. Partout ailleurs, les femmes en public portent le voile, presque toutes les musulmanes, en tout cas. Blanc et l\u00e9ger pour les plus riches, la couverture de laine qui laisse \u00e0 peine entrevoir un \u0153il pour les autres. Les hommes, sauf les plus riches ou les intellectuels modernistes, la Jebba \u2013 parfois directement la djellaba &#8211; et la chechia, dont on a peine aujourd\u2019hui \u00e0 imaginer qu\u2019elle \u00e9tait une esp\u00e8ce d\u2019uniforme national. Une soci\u00e9t\u00e9 de p\u00e9nurie. Je me souviens d\u2019avoir eu du mal \u00e0 trouver, \u00e0 Jemmel o\u00f9 j\u2019habitais alors, une petite ville pourtant, le morceau de toile plastique que le coll\u00e8ge que je fr\u00e9quentais \u00e0 Sousse me demandait pour couvrir ma table, et je garde un souvenir \u00e9mu de certain voyage \u2013 je prenais tous les matins l\u2019autobus pour faire les trente kilom\u00e8tres qui s\u00e9parent Sousse de Jemmel \u2013 dans un autobus sans freins, que l\u2019on arr\u00eatait en passant en premi\u00e8re \u2013 sans caler, car le red\u00e9marrage \u00e9tait incertain -, deux ou trois costauds sautant en marche pour agripper les rampes de mont\u00e9e et achever l\u2019op\u00e9ration une fois le v\u00e9hicule au pas. Dans le Sahel, qui \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre la r\u00e9gion la plus pauvre, beaucoup de familles ne mangeaient de la viande que deux ou trois fois par an, et le cadeau d\u2019une demi-douzaine d\u2019\u0153ufs leur \u00e9tait pr\u00e9cieux. L\u2019analphab\u00e9tisme \u00e9tait majoritaire, la connaissance du monde, de la Tunisie m\u00eame, pratiquement inexistante. Peu de journaux, d\u2019ailleurs peu informatifs et tristounets d\u2019allure. Pas de t\u00e9l\u00e9vision. Restaient, en ville, les actualit\u00e9s cin\u00e9matographiques et la radio, dont m\u00eame les plus pauvres profitaient car tout boutiquier qui se respecte inondait la rue de flots de musique, alternant avec les versets du Coran et les discours du pr\u00e9sident, moments sacr\u00e9s ceux-ci o\u00f9 la vie s\u2019arr\u00eatait.<\/p>\n<p>Et l\u00e0-dessus, dans le Sahel, entre Hammamet et Monastir, d\u00e9barquent les \u00absu\u00e9doises\u00bb. Dans cette soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 la s\u00e9paration des sexes dans l\u2019espace public, entre musulmans au moins, \u00e9tait presque totale et o\u00f9 un sens de la pudeur d\u00e9velopp\u00e9 constituait le fondement de l\u2019ordre social, ces grandes femmes blondes et \u00e9lanc\u00e9es, promenant leur anatomie vaguement dissimul\u00e9e sous un bikini qui ne cachait que ce qu\u2019il faut pour donner son \u00e9lan \u00e0 l\u2019imagination, se promenant sur la plage et sur les trottoirs devant un public presque exclusivement male, firent sensation. On ne vit qu\u2019elles. On ne parlait que d\u2019elles. D\u2019aucuns pour se scandaliser, la plupart pour appr\u00e9cier&#8230; Le roman sur ce th\u00e8me a des notations tr\u00e8s exactes. J\u2019y renvoie.<\/p>\n<p>Le touriste signifiait aussi de l\u2019argent, beaucoup d\u2019argent \u00e0 l\u2019\u00e9chelle tunisienne. Le diff\u00e9rentiel des prix pour les produits locaux entre la Tunisie et l\u2019Europe \u00e9tait tel que le touriste pouvait claquer des sommes qui pour l\u2019artisan ou le commer\u00e7ant tunisien repr\u00e9sentaient des fortunes.<\/p>\n<p>L\u2019essentiel cependant n\u2019\u00e9tait pas l\u00e0. L\u2019essentiel ce fut l\u2019ouverture. Brusquement, dans les villes touristique d\u2019abord, puis dans les campagnes, la Tunisie prit conscience qu\u2019il y avait un monde o\u00f9 l\u2019on vivait singuli\u00e8rement mieux, un monde d\u2019autant mieux pr\u00eat \u00e0 les accueillir qu\u2019il avait besoin de main d\u2019\u0153uvre \u2013 le march\u00e9 du travail europ\u00e9en \u00e9tait en train d\u2019absorber les classes creuses de la guerre et les baby-boomers comme moi \u00e9taient encore \u00e0 l\u2019\u00e9cole \u2013, que la fr\u00e9quentation du colonisateur, relay\u00e9e par la scolarisation, avait donn\u00e9 \u00e0 la petite classe moyenne tunisienne une certaine familiarit\u00e9 avec les us de France&#8230; et quelques notions de fran\u00e7ais qui facilitaient le contact. S\u2019instaura alors cette app\u00e9tence au d\u00e9part qui devait conduire des centaines de milliers de tunisiens en Europe et faire r\u00eaver la grande masse des autres. Un r\u00eave qui perdure aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Tous les bouleversements ne vinrent pas du tourisme. La Tunisie \u00e9tait ind\u00e9pendante depuis peu et avait renvers\u00e9 le beylicat pour instaurer une r\u00e9publique. De nouvelles institutions s\u2019\u00e9taient mises en place, un nouveau personnel politique, souvent issu du Mouvement national pour l\u2019ind\u00e9pendance avait pris le pouvoir, bouleversant les liens client\u00e9laires traditionnels. La lutte pour le pouvoir entre Bourguiba et Salah Ben Youssef avait laiss\u00e9 des traces. Sous une apparente stabilit\u00e9, le r\u00e9gime \u00e9tait fragile et le savait, d\u2019o\u00f9 l\u2019omnipr\u00e9sence du Pr\u00e9sident, qui occupait le terrain. Il l\u2019occupait d\u2019autant mieux \u00e0 Monastir que Monastir, \u00e0 bien des titres, \u00e9tait aux premi\u00e8res loges du changement.<\/p>\n<p>Ville d\u2019une certaine importance avant le Protectorat, dot\u00e9e d\u2019une \u00e9lite locale qui sans pouvoir se comparer \u00e0 celle de Tunis, n\u2019en jouait pas moins un r\u00f4le certain au service des beys, elle avait souffert de l\u2019occupation fran\u00e7aise, celle-ci lui pr\u00e9f\u00e9rant Sousse. Isol\u00e9e sur un coin de terre mal reli\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, elle n\u2019avait m\u00eame pas le chemin de fer. Elle prend une belle revanche d\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance. Elle est non seulement la patrie ch\u00e9rie de Bourguiba, mais elle donne au pays plusieurs premiers ministres et, avec la r\u00e9gion, d\u2019une impressionnante kyrielle de hauts fonctionnaires. On peut dire sans exag\u00e9rer que les \u00e9lites monastiriennes, souvent des \u00e9lites moyennes, ont massivement jou\u00e9 l\u2019\u00e9cole fran\u00e7aise et la revendication de l\u2019ind\u00e9pendance pour \u00e9carter les grandes familles traditionnelles tunisoises du pouvoir de l\u2019Etat. Sur place, Bourguiba multiplie les investissements : palais pr\u00e9sidentiel, nouvelle route pour Sousse, h\u00f4pital, universit\u00e9 \u2013 j\u2019ai encore souvenir de la stup\u00e9faction g\u00e9n\u00e9rale que suscita la premi\u00e8re annonce d\u2019une universit\u00e9 -, mausol\u00e9e pour le culte futur du pr\u00e9sident pas encore d\u00e9funt, et en attendant l\u2019impressionnante (et fort belle) mosqu\u00e9e hanafite \u00abBourguiba\u00bb, tramway pour Sousse, \u00e9rection de la ville en gouvernorat, a\u00e9roport&#8230; et les h\u00f4tels. On en fit \u00e0 Monastir m\u00eame. On en cr\u00e9a tout un collier le long de la plage entre la sortie de Sousse et Monastir. Je revois encore les chantiers se succ\u00e9dant l\u2019un \u00e0 l\u2019autre dans interruption. Le comble, ce fut la r\u00e9forme urbaine de Monastir-ville. Jusqu\u2019alors, il s\u2019agissait essentiellement la \u00abville arabe\u00bb entour\u00e9e de quelques faubourgs. Elle \u00e9tait belle cette m\u00e9dina. J\u2019aimais le dimanche \u00e0 m\u2019y promener (nous venions de Jemmel entendre la messe dans la chapelle des Moniquettes). Pas tr\u00e8s \u00e9tendue, tr\u00e8s dense, elle donnait une remarquable sensation de chaleur humaine. Impressionn\u00e9 par l\u2019architecture haussmannienne de Paris, Bourguiba d\u00e9cida de balayer tout cela. Une partie des remparts disparut et une bonne moiti\u00e9 de la m\u00e9dina pour faire de la place \u00e0 la mosqu\u00e9e, pour ouvrir une demi douzaines d\u2019art\u00e8res bien droites et bien larges, bord\u00e9es d\u2019arcades. Au passage, insinuait-on, l\u2019Etat nouveau r\u00e9gla quelques comptes pendants avec des adversaires politiques dont les demeures se trouv\u00e8rent (par hasard ?) dans le mauvais alignement.<\/p>\n<p>Tout autour de la ville extension immense des banlieues, avec la aussi de grandes avenues bien droites reliant des ronds-points bien ronds. Quant \u00e0 la population, elle prit l\u2019envol que l\u2019on imagine, noyant les monastiriens de souche sous une avalanche de nouveaux venus, sans r\u00e9ussir \u00e0 donner \u00e0 la ville une v\u00e9ritable ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>Et Fathi dans tout cela? Apr\u00e8s son exp\u00e9rience malheureuse en Belgique, il revient dans une ville avec laquelle il se rend compte qu\u2019il a perdu presque tout lien. Son p\u00e8re est mort, ses amis ont chang\u00e9 de vie, les b\u00e2timents, les rues, les caf\u00e9s qu\u2019il avait fait siens ont disparu, remplac\u00e9s par d\u2019autres. Il est comme une \u00e2me en peine. Il butine, de touriste en touriste \u2013 femmes, bien s\u00fbr \u2013, sans r\u00e9ussir \u00e0 \u00e9tablir nulle part une relation stable. Il d\u00e9rive. Il est moralement perdu bien avant de la catastrophe finale.<\/p>\n<p>Fathy a-t-il exist\u00e9 se demande l\u2019auteur. Lui seul peut \u00e9clairer le rapport que l\u2019on devine complexe qu\u2019il entretient avec son cr\u00e9ateur. S\u2019il n\u2019a pas exist\u00e9 physiquement, il a en tout cas une densit\u00e9 qui ne peut venir que de mod\u00e8les r\u00e9els. Il est l\u2019image vivante, synth\u00e9tique sans doute, d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration de jeunes tunisiens, confront\u00e9s \u00e0 une ouverture brutale de leur cadre de vie \u00e0 laquelle rien ne les avait pr\u00e9par\u00e9s, dans une soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame d\u00e9boussol\u00e9e qui n\u2019a pas les moyens d\u2019accueillir leur d\u00e9sorientation. Plus largement encre, ne sont-ils pas \u00e0 l\u2019image de la Tunisie toute enti\u00e8re?<\/p>\n<p><strong>J-P Dedieu<\/strong><\/p>\n<p><span><strong>Fathy ou les ressacs d\u2019une vie\u00a0<\/strong><\/span><strong><br \/>De Mohamed Bergaoui<br \/>Berg-Editions, 2026, 376 p. 30 DT<\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/38157-un-roman-passionnant-de-mohamed-bergaoui-fathy-ou-les-ressacs-d-une-vie\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vous connaissez l\u2019\u00e9crivain, le portraitiste ou l\u2019\u00e9diteur: vous couvrirez Mohamed Bergaoui le romancier. 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