{"id":188269,"date":"2026-06-24T20:21:59","date_gmt":"2026-06-25T00:21:59","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/au-nom-de-la-cohesion-sociale\/"},"modified":"2026-06-24T20:21:59","modified_gmt":"2026-06-25T00:21:59","slug":"au-nom-de-la-cohesion-sociale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/au-nom-de-la-cohesion-sociale\/","title":{"rendered":"Au nom de la coh\u00e9sion sociale"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/autre-regard.jpg\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"501\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/autre-regard-696x501.jpg\" srcset=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/autre-regard-696x501.jpg 696w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/autre-regard-300x216.jpg 300w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/autre-regard-150x108.jpg 150w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/autre-regard-584x420.jpg 584w, https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/autre-regard.jpg 709w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"autre regard\"\/><\/a><\/div>\n<p>L\u2019adoption, le samedi 20 juin 2026, par l\u2019Assembl\u00e9e l\u00e9gislative du peuple (ALP) de la loi relative aux libert\u00e9s religieuses constitue bien plus qu\u2019une simple r\u00e9forme juridique. A y voir de pr\u00e8s, elle traduit la volont\u00e9 des autorit\u00e9s burkinab\u00e8 de r\u00e9pondre \u00e0 une question devenue sensible dans un contexte marqu\u00e9 par l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 et les mutations sociales. Il s\u2019agit de savoir comment garantir pleinement la libert\u00e9 de religion sans compromettre la coh\u00e9sion nationale ? Depuis toujours, le Burkina Faso a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9 en exemple pour la qualit\u00e9 de la coexistence entre les diff\u00e9rentes communaut\u00e9s religieuses.<\/p>\n<p>C\u2019est connu de tous. Chr\u00e9tiens, musulmans et adeptes des religions traditionnelles ont longtemps v\u00e9cu dans un climat de respect mutuel qui a contribu\u00e9 \u00e0 la stabilit\u00e9 du pays. Cette r\u00e9alit\u00e9 demeure une richesse nationale qu\u2019il convient de pr\u00e9server. Cependant, les \u00e9volutions observ\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es ont mis en lumi\u00e8re de nouveaux d\u00e9fis. La progression des discours extr\u00e9mistes dans certaines r\u00e9gions du monde, l\u2019utilisation croissante des r\u00e9seaux sociaux comme outils de radicalisation, ainsi que la multiplication de messages de haine ou d\u2019intol\u00e9rance ont montr\u00e9 que les \u00e9quilibres sociaux les plus solides ne sont jamais d\u00e9finitivement acquis. Le Burkina Faso, confront\u00e9 \u00e0 la menace terroriste depuis plusieurs ann\u00e9es, ne saurait ignorer ces risques.<\/p>\n<p>C\u2019est dans ce contexte que la nouvelle l\u00e9gislation prend tout son sens. Contrairement \u00e0 certaines inqui\u00e9tudes qui pourraient \u00e9merger, le texte ne remet pas en cause le principe fondamental de la libert\u00e9 religieuse consacr\u00e9 par la Constitution. Il cherche plut\u00f4t \u00e0 d\u00e9finir les limites n\u00e9cessaires \u00e0 son exercice lorsque celui-ci entre en conflit avec l\u2019ordre public, la s\u00e9curit\u00e9 ou les droits d\u2019autrui. L\u2019encadrement des pr\u00e9dications, la lutte contre les discours incitant \u00e0 la haine, l\u2019exigence de transparence dans le financement des organisations religieuses ou encore la r\u00e9glementation de l\u2019ouverture des lieux de culte s\u2019inscrivent dans cette logique de pr\u00e9vention.<\/p>\n<p>Dans un environnement, o\u00f9 les mouvements extr\u00e9mistes exploitent souvent les failles institutionnelles pour diffuser leurs id\u00e9ologies, l\u2019Etat estime qu\u2019une plus grande vigilance est devenue indispensable. Toutefois, l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019une telle loi ne se mesurera pas uniquement \u00e0 la rigueur de ses dispositions. L\u2019un des principaux m\u00e9rites de cette r\u00e9forme r\u00e9side dans la d\u00e9marche qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 son adoption. Les consultations men\u00e9es avec les responsables religieux, les experts et les institutions concern\u00e9es t\u00e9moignent \u00e0 souhait d\u2019une volont\u00e9 de construire un consensus autour d\u2019une question particuli\u00e8rement sensible. Cette approche participative constitue, il faut le dire, un gage de l\u00e9gitimit\u00e9 et favorise l\u2019adh\u00e9sion des acteurs concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des aspects techniques, cette loi rappelle que la libert\u00e9 religieuse n\u2019est pas seulement un droit individuel. Elle est \u00e9galement une responsabilit\u00e9 collective. Dans une soci\u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 de multiples d\u00e9fis, les religions ont un r\u00f4le essentiel \u00e0 jouer dans la promotion de la paix, de la tol\u00e9rance et du vivre-ensemble. C\u2019est cela dont chaque Burkinab\u00e8 a besoin. Cela, afin de contribuer \u00e0 la consolidation de l\u2019un des fondements les plus pr\u00e9cieux de la Nation burkinab\u00e8 qu\u2019est l\u2019harmonie entre les croyances au service de l\u2019unit\u00e9 nationale.<\/p>\n<p><strong>Souma\u00efla BONKOUNGOU<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: JK. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/au-nom-de-la-cohesion-sociale\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019adoption, le samedi 20 juin 2026, par l\u2019Assembl\u00e9e l\u00e9gislative du peuple (ALP) de la loi relative aux libert\u00e9s religieuses constitue bien plus qu\u2019une simple r\u00e9forme juridique. A y voir de pr\u00e8s, elle traduit la volont\u00e9 des autorit\u00e9s burkinab\u00e8 de r\u00e9pondre \u00e0 une question devenue sensible dans un contexte marqu\u00e9 par l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 et les mutations sociales. 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