{"id":188599,"date":"2026-07-01T06:43:44","date_gmt":"2026-07-01T10:43:44","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/tchad-un-projet-soutenu-par-la-chine-ameliore-lacces-a-leau-potable-des-communautes-dans-le-sud\/"},"modified":"2026-07-01T06:43:44","modified_gmt":"2026-07-01T10:43:44","slug":"tchad-un-projet-soutenu-par-la-chine-ameliore-lacces-a-leau-potable-des-communautes-dans-le-sud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/tchad-un-projet-soutenu-par-la-chine-ameliore-lacces-a-leau-potable-des-communautes-dans-le-sud\/","title":{"rendered":"Tchad : un projet soutenu par la Chine am\u00e9liore l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable des communaut\u00e9s dans le sud"},"content":{"rendered":"<p>Pendant des ann\u00e9es, les familles des provinces du Mandoul et du Salamat, dans le sud du Tchad, se sont r\u00e9veill\u00e9es avec le m\u00eame fardeau : un long trajet quotidien pour trouver de l\u2019eau qui n\u2019\u00e9tait m\u00eame pas potable.<\/p>\n<p>Robgu\u00e9 Ozias le savait bien. Habitant de Madan, un quartier de Koumra, chef-lieu de la province du Mandoul, il parcourait quatre kilom\u00e8tres chaque jour juste pour remplir un jerrycan.<\/p>\n<div readability=\"7\">\n<p>LA SUITE APR\u00c8S LA PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p><ins class=\"adsbygoogle\" data-ad-client=\"ca-pub-9760088965124508\" data-ad-slot=\"2140806877\"\/><br \/>\n<\/div>\n<p>\u00ab\u00a0Autrefois, \u00e0 chaque saison s\u00e8che, chaque famille devait envoyer au moins une personne valide parcourir quatre kilom\u00e8tres pour aller chercher de l\u2019eau. Nos anc\u00eatres ont endur\u00e9 cette \u00e9preuve g\u00e9n\u00e9ration apr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ration\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Ozias.<\/p>\n<p>Les choses ont chang\u00e9 lorsque les ing\u00e9nieurs chinois sont arriv\u00e9s fin octobre 2024 et que l\u2019entreprise chinoise China Jiangxi International Economic and Technical Cooperation Co., Ltd. (CJIC) a commenc\u00e9 \u00e0 forer profond\u00e9ment la terre aride du Mandoul et du Salamat.<\/p>\n<p>A ce jour, le projet a livr\u00e9 plus de 500 forages \u00e9quip\u00e9s de pompes \u00e0 motricit\u00e9 humaine, 57 stations centralis\u00e9es et plus de 100 latrines publiques.<\/p>\n<p>Huo Wenlong, chef de chantier du projet dans le Mandoul, a expliqu\u00e9 que la profondeur moyenne des forages \u00e0 pompe manuelle d\u00e9passait 45 m\u00e8tres, tandis que les stations centralis\u00e9es allaient au-del\u00e0 de 90 m\u00e8tres, et les puits les plus profonds atteignaient plus de 150 m\u00e8tres.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous effectuons toujours une exploration et une analyse pr\u00e9liminaires minutieuses. Les forages que nous r\u00e9alisons doivent strictement r\u00e9pondre aux normes de qualit\u00e9 et de quantit\u00e9 d\u2019eau\u00a0\u00bb, a-t-il pr\u00e9cis\u00e9.<\/p>\n<p>Le chef de projet, Fu Renyin, a indiqu\u00e9 que le d\u00e9fi le plus difficile s\u2019\u00e9tait pos\u00e9 \u00e0 Aboude\u00efa, dans la province du Salamat. Pendant 20 ans, d\u2019autres \u00e9quipes y avaient fait des tentatives infructueuses. La roche ne contenait presque pas d\u2019eau. \u00ab\u00a0Apr\u00e8s huit mois de travail, notre \u00e9quipe a finalement atteint un d\u00e9bit adapt\u00e9 \u00e0 la communaut\u00e9 tchadienne\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Fu.<\/p>\n<p>D\u00e9but juin, marquant la fin de la saison s\u00e8che au Tchad, des journalistes ont quitt\u00e9 la capitale, N\u2019Djamena, et se sont rendus en voiture \u00e0 Koumra pour visiter le projet d\u2019approvisionnement en eau soutenu par la Chine.<\/p>\n<p>Sous un soleil de plomb et des vagues de chaleur d\u00e9passant les 40 degr\u00e9s Celsius, ils ont voyag\u00e9 pendant plus de 10 heures \u00e0 travers une terre dess\u00e9ch\u00e9e et craquel\u00e9e, pour finalement arriver \u00e0 une station d\u2019approvisionnement en eau dans le quartier de Madan.<\/p>\n<p>La sc\u00e8ne \u00e9tait simple mais forte : des femmes et des enfants riant dans la file d\u2019attente pendant que l\u2019eau propre remplissait les seaux et les bassines. Ils soulevaient les r\u00e9cipients sur leur t\u00eate et rentraient chez eux \u2013 non plus \u00e0 quatre kilom\u00e8tres, mais \u00e0 quelques dizaines de m\u00e8tres.<\/p>\n<p>Une sc\u00e8ne d\u2019apparence si simple \u00e9tait inimaginable il y a seulement quelques ann\u00e9es.<br \/>\u00ab\u00a0Ce projet a apport\u00e9 espoir et un soulagement \u00e0 plus de 6.000 de mes concitoyens\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Mrangu\u00e9 Madjingain, chef de quartier de Madan. \u00ab\u00a0L\u2019eau, c\u2019est la vie, mais c\u2019est aussi la maladie si elle n\u2019est pas propre. Avec un approvisionnement stable, nos femmes et nos agriculteurs peuvent se concentrer sur la production\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mangu\u00e9 Oudah Ali, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 provincial de l\u2019Eau et de l\u2019Energie du Mandoul, a qualifi\u00e9 cela de \u00ab\u00a0prouesse in\u00e9branlable\u00a0\u00bb de la part de l\u2019\u00e9quipe chinoise.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avant, les femmes faisaient de longues distances. Aujourd\u2019hui, l\u2019eau est l\u00e0, \u00e0 quelques m\u00e8tres\u00a0\u00bb, a-t-il affirm\u00e9.<br \/>Apr\u00e8s une nuit de repos \u00e0 Koumra, les journalistes ont accompagn\u00e9 le personnel du projet t\u00f4t le lendemain matin dans les villages de Kouman et Ngonb\u00e9, situ\u00e9s \u00e0 30 kilom\u00e8tres de l\u00e0.<\/p>\n<p>Sur chaque installation d\u2019eau, le logo \u00ab\u00a0Aide de la Chine\u00a0\u00bb \u2013 portant l\u2019inscription \u00ab\u00a0Pour un futur partag\u00e9\u00a0\u00bb \u2013 est \u00e0 la fois frappant et \u00e9mouvant.<br \/>A Kouman, des enfants se pressaient autour d\u2019une pompe \u00e0 motricit\u00e9 humaine. A l\u2019arriv\u00e9e des ing\u00e9nieurs chinois, Anmadji Kosadoum, 60 ans, s\u2019est avanc\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Merci, amis chinois\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9. \u00ab\u00a0C\u2019est une aide significative. Le vieux puits \u00e9tait ab\u00eem\u00e9. Aujourd\u2019hui, la population ne se plaint plus\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les \u00e9leveurs le ressentent aussi. A Ngonb\u00e9, Koumtemadji Raikeman ne conduit plus son b\u00e9tail pendant des heures pour trouver un abreuvoir.<br \/>\u00ab\u00a0Nos enfants posent de grandes tasses, les animaux boivent sans parcourir de longues distances. C\u2019est bon pour la sant\u00e9 de tous\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>Pour que l\u2019eau coule 24 heures sur 24, les ing\u00e9nieurs ont install\u00e9 un syst\u00e8me \u00e0 double alimentation. \u00ab\u00a0Quand le soleil brille, la station fonctionne au solaire. Le soir ou par temps couvert, elle bascule automatiquement sur le groupe \u00e9lectrog\u00e8ne pour garantir un approvisionnement en eau ininterrompu\u00a0\u00bb, a expliqu\u00e9 M. Huo.<\/p>\n<p>Le ministre tchadien de l\u2019Eau et de l\u2019Energie, Passalet Kanab\u00e9 Marcelin, qui a visit\u00e9 les chantiers \u00e0 plusieurs reprises, a soulign\u00e9 que le projet b\u00e9n\u00e9ficierait \u00e0 plus de 600.000 personnes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce projet est une preuve \u00e9clatante de la coop\u00e9ration fructueuse entre le Tchad et la Chine. Il nous aidera \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la mise en \u0153uvre de notre Programme national d\u2019approvisionnement en eau potable et d\u2019assainissement, en particulier dans les zones rurales les plus vuln\u00e9rables\u00a0\u00bb, a-t-il affirm\u00e9.<\/p>\n<p>Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL<br \/>\n<a href=\"https:\/\/fr.journalducameroun.com\/tchad-un-projet-soutenu-par-la-chine-ameliore-lacces-a-leau-potable-des-communautes-dans-le-sud\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant des ann\u00e9es, les familles des provinces du Mandoul et du Salamat, dans le sud du Tchad, se sont r\u00e9veill\u00e9es avec le m\u00eame fardeau : un long trajet quotidien pour trouver de l\u2019eau qui n\u2019\u00e9tait m\u00eame pas potable. Robgu\u00e9 Ozias le savait bien. 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