{"id":189562,"date":"2026-07-20T13:04:44","date_gmt":"2026-07-20T17:04:44","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/promenade-au-coeur-de-mon-village-natal-ksibet-sousse\/"},"modified":"2026-07-20T13:04:44","modified_gmt":"2026-07-20T17:04:44","slug":"promenade-au-coeur-de-mon-village-natal-ksibet-sousse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/promenade-au-coeur-de-mon-village-natal-ksibet-sousse\/","title":{"rendered":"Promenade au c\u0153ur de mon village natal: Ksibet-Sousse"},"content":{"rendered":"<p><span><span><em><strong>Par Abdellaziz Ben-Jebria &#8211;<\/strong><\/em><\/span><\/span> <strong>Il n\u2019est pas situ\u00e9 au bord de la mer; tant mieux, autrement on perdrait notre tranquillit\u00e9 villageoise, et on serait submerg\u00e9 par la horde estivale sauvage. Mais, il n\u2019est pas non plus loin de la plage; c\u2019est \u00e0 peine 5 km de Bouja\u00e2far-Sousse, de Sidi-Abdelhamid-Sousse ou de Skan\u00e8s-Monastir.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pourtant, j\u2019ai achet\u00e9, d\u00e8s ma retraite, une petite demeure secondaire qui donne sur la plage de Hammam-Sousse (pr\u00e8s de l\u2019h\u00f4tel Cl\u00e9op\u00e2tre), pour faire plaisir, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, \u00e0 ma m\u00e8re et \u00e0 mon \u00e9pouse. Mais, d\u00e8s la fin de notre d\u00e9jeuner en commun, dans ce beau lieu estival, je les laissais toutes les deux faire leurs petites siestes au bord de la mer, et je rentrais prendre mon petit sommeil dans ma chambre \u00e9ternelle que mon p\u00e8re m\u2019avait fait construire, il y a plus d\u2019un demi-si\u00e8cle, \u00e0 Ksibet-Sousse, mon village natal.<\/strong><\/p>\n<p><span><strong>Cependant, l\u2019injustice du sort m\u2019a fait soudain traverser un sentiment d\u2019amertume.<\/strong><\/span> En effet, voil\u00e0 que peu de temps apr\u00e8s ma retraite que j\u2019ai pourtant prise pr\u00e9cocement pour \u00eatre tout pr\u00eat de ma m\u00e8re, celle-ci a malheureusement d\u00e9cid\u00e9 de nous quitter pr\u00e9cipitamment et d\u00e9finitivement sans le d\u00e9sir de partir et sans me pr\u00e9venir, puisque toutes ses donn\u00e9es biologiques et son apparente sant\u00e9 physique \u00e9taient excellentes. Alors, suite \u00e0 cet inattendu d\u00e9c\u00e8s qui m\u2019a terriblement affect\u00e9, j\u2019ai imm\u00e9diatement d\u00e9cid\u00e9 de me d\u00e9barrasser de la petite demeure estivale, en l\u2019offrant \u00e0 ma tr\u00e8s ch\u00e8re fille qui en disposait, depuis, \u00e0 sa guise, en la pr\u00eatant de temps \u00e0 autres \u00e0 ses proches. Par exemple, pendant que mon \u00e9pouse y passait de plaisants s\u00e9jours estivaux en compagnie de sa jeune s\u0153ur, je veillais, quant \u00e0 moi, \u00e0 la Rahba (place centrale), au c\u0153ur du village, avec des amis ksibiens que je n\u2019avais pas vus depuis les ann\u00e9es de mes longues p\u00e9riples internationaux professionnels.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Village-Natal-1.jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>J\u2019ajoute en passant, que je pr\u00e9f\u00e9rais personnellement les montagnes avec lesquelles je pouvais communiquer solitairement, qui me r\u00e9pondaient automatiquement avec des \u00e9chos lointains, et qui me fascinaient tant avec les mouvements turbulents des chutes d\u2019eau de leurs impressionnantes jolies cascades, comme c\u2019\u00e9tait le cas \u00e0 Samoens en Haute-Savoie, lorsque j\u2019y \u00e9tais moniteur d\u2019une colonie de vacances, pendant ma jeunesse estudiantine. J\u2019admets cependant, que j\u2019aime maintenant contempler la mer hivernale qui me parle personnellement avec le langage rythm\u00e9 monotonement de ses vagues agit\u00e9es sinuso\u00efdalement. Je ne fais que pr\u00eater silencieusement l\u2019oreille attentive \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019\u00e9couter un orchestre musical de composition naturelle. Je me laisse ainsi naviguer dans une profonde douceur du pass\u00e9, et je me console en m\u00eame temps de ma furieuse amertume politique du moment.<\/p>\n<p><span><strong>Retour au bercail apr\u00e8s cette petite \u00e9vasion nostalgique.<\/strong><\/span> Il ne faut tout de m\u00eame pas que je m\u2019\u00e9vade trop de mon sujet, car il s\u2019agit bel et bien de mon Ksibet-Sousse qui \u00e9tait, mais n\u2019est plus tout \u00e0 fait, un village communautaire au vrai sens du terme, avec sa r\u00e9elle vie locale d\u2019enracinements familiaux, avec son h\u00e9ritage traditionnel du bon voisinage soci\u00e9tal, et surtout avec la perp\u00e9tuelle vitalit\u00e9 architecturale de ses nombreuses impasses historiques (\u0627\u0644\u0632\u0646\u0642) qui bifurquent des deux c\u00f4t\u00e9s des trois principaux axes qui convergent, tous, vers le nombril du village, et qui lui donnent cette r\u00e9elle identit\u00e9 villageoise, compos\u00e9e des fameux quatre vieux quartiers: Rahba (\u0627\u0644\u0631\u062d\u0628\u0629)(c\u0153ur du village), Ksar (\u0627\u0644\u0642\u0635\u0631)(sommet du village), Toihrya (\u0627\u0644\u0637\u0648\u0627\u0647\u0631\u064a\u0629)(quartier des jolies filles dont mon \u00e9pouse; une ancienne plaisanterie) et Driba (\u0627\u0644\u062f\u0631\u064a\u0628\u0629)(quartier des riches paysans; une autre ancienne taquinerie).<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Village-Natal-2.jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Alors comment pourrais-je vous faire visiter ce lieu que je consid\u00e8re toujours un village (\ufed7\ufeae\ufef3\ufe94), en d\u00e9pit de son extension rapide, au d\u00e9pend des oliveraies qui l\u2019envoisinaient ? Je vous propose tout simplement de m\u2019accompagner dans ma petite promenade virtuelle qui d\u00e9bute au nombril de la place centrale du village, Rahba, et qui remonte la plus grande pente vers le sommet du village, Ksar. C\u2019est un des quartiers que je connaissais le mieux, puisque j\u2019y suis n\u00e9 et j\u2019y avais grandi en passant toute mon enfance, toute mon adolescence et le d\u00e9but de ma jeunesse. Je pense que je connaissais presqu\u2019aussi bien Toihrya et Rahba et moins bien Driba; quoique je peux me d\u00e9fendre avec les surnoms (nicknames) des Dribiens (\u0646\u0643\u0627\u0639\u0627\u062a \u0627\u0644\u062f\u0631\u064a\u0628\u064a\u0646).<\/p>\n<p><span><strong>La balade du temps heureux \u00e0 la m\u00e9moire des surnoms.<\/strong><\/span> Commen\u00e7ons d\u2019abord par le quartier d\u2019Er-Rahba (\u062d\u0648\u0645\u0629 \u0627\u0644\u0631\u062d\u0628\u0629) qui se trouve donc au centre du village avec sa propre place centrale \u00e0 partir de laquelle \u00e9mergent deux impasses o\u00f9 s\u2019alignent, des deux c\u00f4t\u00e9s, des maisons et maisonnettes r\u00e9sidentielles: celle qui commence par Dar (maison) Za\u00e2bar et qui se termine au fond par Dar Ben-Ray\u00e8na; puis celle de l\u2019ancienne mosqu\u00e9e qui nous am\u00e8ne vers Diar Hlab, Dali, Ghn\u00e9m, Hr\u00e9ja, Mehchi, et Kahnattou (presque, tous, des surnoms de familles).\u00a0<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Village-Natal-3.jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Poursuivons ensuite notre promenade en direction du ksar pour rencontrer sur notre chemin, \u00e0 gauche, la toute premi\u00e8re impasse des Diar Ben-Jassa, Ben-Chaouacha, Tish, Krifa, J\u00e9ll\u00e9b, Achour, Ben-Ali, Bouali, et Lim\u00e8me. Puis chemin faisant, en continuant notre balade, jetons un coup d\u2019\u0153il \u00e0 droite sur la deuxi\u00e8me impasse pour saluer Diar Zghida, K\u00e9hili, et Boudella\u00e2.<\/p>\n<p><span><strong>L\u2019impasse de ma naissance et de mon enfance.<\/strong><\/span> Encore un effort pour p\u00e9n\u00e9trer cette fois-ci au c\u0153ur de mon impasse o\u00f9 je suis n\u00e9, dans la maison de mon grand-p\u00e8re maternel, Mohamed Rabb\u00eague, que je remercie \u00e9ternellement de m\u2019avoir laiss\u00e9, entre-autre, des oliviers que j\u2019aimais profond\u00e9ment, depuis que j\u2019\u00e9tais tout petit. J\u2019avais pass\u00e9 une bonne partie de mon enfance dans cette simple et m\u00e9morable impasse au milieu de mes gentils voisins Diar Chaouch. Et bien qu\u2019il y ait eu, dans cette sympathique impasse, un s\u00e9rieux drame, pass\u00e9 sous silence par la puissante soci\u00e9t\u00e9 patriarcale de certains m\u00e2les dominants, que je ne pouvais pas oublier en d\u00e9pit de mon bas-\u00e2ge, mais dont je ne d\u00e9sire pas d\u00e9voiler les cons\u00e9quences injustes sur la jeune victime f\u00e9minine, je voudrais cependant saluer mes autres bons voisins-et-fr\u00e8res Si Hassen et Si Abdelhamid, mais aussi la m\u00e9moire de Si H\u00e8di qui avec son jeune fr\u00e8re Si Abdelkader Chaouch, m\u2019avaient fait r\u00eaver, car ils \u00e9taient mes mod\u00e8les de r\u00e9ussites scolaires et universitaires, car ils \u00e9taient et restaient d\u2019excellents ing\u00e9nieurs parmi les meilleurs que la Tunisie avait produits.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Village-Natal-4.jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Apr\u00e8s cette pause contemplative au sein de l\u2019impasse de mon enfance, nous arrivons enfin au sommet du Ksar avec ses deux places communicantes : la petite devant le Marabout Sidi Ben-Hlima et la plus grande o\u00f9 avait exist\u00e9 l\u2019ancienne fontaine publique du quartier que j\u2019avais fr\u00e9quent\u00e9e presque quotidiennement pour aider volontairement ma petite m\u00e8re \u00e0 lui transporter les deux jarres d\u2019eau sur le dos de notre \u00e2ne. J\u2019avais aim\u00e9 l\u2019ambiance de cette fontaine qui \u00e9tait une plateforme presque exclusivement f\u00e9minine o\u00f9 j\u2019essayais de tenter ma chance aupr\u00e8s des jolies filles de mon quartier, en naviguant au milieu d\u2019elles pour remplir mes jarres ; une bien na\u00efve et adorable p\u00e9riode d\u2019adolescence. Rien n\u2019\u00e9tait \u00e9videmment s\u00e9rieux au-del\u00e0 du croisement des beaux regards discrets qui exploraient r\u00e9ciproquement les visages, et qui \u00e9changeaient les sourires, voire les rires, innocemment prometteurs qui picotaient le c\u0153ur, bref d\u2019agr\u00e9ables moments de bonheur; que demandais-je, de plus, \u00e0 l\u2019\u00e2ge des sensations amoureuses \u00e0 haute-fr\u00e9quence cardiaque?<\/p>\n<p>Bon, on s\u2019arr\u00eate l\u00e0 tout en signalant les trois derni\u00e8res impasses du Ksar: celle des Diar Trabelsi, les fameux ma\u00e7ons du village; celle des Diar Zaoui, Sk\u00e9li, Chilli et Himouch; et la plus longue impasse des Diar Gasmi, Khall\u00eadi, Ga\u00e2loul, Oueslati, Walenn, et Hourabi (p\u00e8re d\u2019un de mes meilleurs copains de toujours, Abdelkader Bouassida).<\/p>\n<p>On peut faire de similaires promenades en empruntant les deux autres axes avec leurs propres impasses: Rahba\u2192Toihrya; et Rahba\u2192Driba. Mais, \u00e7a suffit pour aujourd\u2019hui, car la fatigue prend le dessus.<\/p>\n<p><span><strong>Espoir, suggestions et conclusion.<\/strong><\/span> Par ailleurs, notre village a aussi le privil\u00e8ge d\u2019\u00eatre entour\u00e9, tout pr\u00e8s, d\u2019une r\u00e9elle campagne d\u2019oliveraies. Malheureusement, celles-ci se r\u00e9duisaient progressivement au profit d\u2019une urbanisation galopante, quelques fois anarchique, souvent grandiose pour les apparences, mais rien n\u2019est impressionnant, bref du b\u00e9ton sans verdoyance.<\/p>\n<p>Je voudrais cependant mentionner le plaisir de voir quelques r\u00e9novations, intelligentes et romanesques, d\u2019anciennes maisons et maisonnettes des parents disparus, comme par exemples celle de Si Abdelkader Chaouch, dans notre ancienne impasse commune; celle de mon actuel bon voisin, Sa\u00efd Zaoui, qui a r\u00e9nov\u00e9 merveilleusement la maison de ses parents, avec un beau jardin d\u2019arbres fruitiers et une belle roseraie; ou celle de son fr\u00e8re Naji-Rach\u00e8d qui a aussi reb\u00e2ti intelligemment, \u00e0 deux niveaux, la maisonnette de ses grands-parents maternels. Et j\u2019essaie de mon c\u00f4t\u00e9 d\u2019entretenir tout en r\u00e9novant, avec mes jeunes fr\u00e8res, la grande maison traditionnelle de nos parents.<\/p>\n<p>Ce faisant, on ne peut qu\u2019embellir notre vrai-et-vieux village, ses quartiers (Houma) et ses impasses. Je sugg\u00e8re fortement de cesser d\u2019abandonner les anciennes maisons de nos parents, en les r\u00e9novant quand c\u2019est possible, car les enfants grandissent vite et partiront ailleurs \u00e0 la recherche d\u2019emplois. Ils ne reviendront que lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un patrimoine, m\u00eame modeste, de leurs anciens \u00e0 s\u2019y attacher avec int\u00e9r\u00eat sentimental.<\/p>\n<p>Une autre suggestion est d\u2019agrandir la belle place de Ksar qui, en la jumelant avec celle de Sidi Ben-Hlima, fera un beau petit jardin public du quartier, o\u00f9 les voisines-et-voisins pourront se retrouver socialement pour bavarder ensemble sur des bancs, au milieu d\u2019arbres et de plantes fleuries ; bref de la verdoyance qui manque terriblement en ce moment.<\/p>\n<p>Je voudrais enfin terminer cette narration villageoise qui me tenait \u00e0 c\u0153ur depuis quelques temps en mentionnant mes agr\u00e9ables et longues soir\u00e9es, au cours d\u2019un de ces quelques r\u00e9cents \u00e9t\u00e9s, au caf\u00e9 central d\u2019Er-Rahba, celui de Abdeljalil, en compagnie d\u2019anciens et de nouveaux jeunes amis avec qui je sirotais un th\u00e9 \u00e0 la menthe, assez m\u00e9diocre \u00e0 mon go\u00fbt. Mais, je tol\u00e8re ce breuvage aux b\u00e9n\u00e9fices des jacasseries anecdotiques et des discussions passionnantes, souvent anim\u00e9es par: l\u2019excellent infirmier, Fathi, avec sa bonne humeur, sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, et sa sinc\u00e8re camaraderie villageoise; l\u2019instituteur et po\u00e8te-\u00e9crivain, Hassen-Mondher, avec son interminable passion narrative de po\u00e9sie et d\u2019anthropologie; le jeune et sympathique banquier, Tarek, avec son engouement pluriculturel et politique; le professionnel du tourisme, Khema\u00efs, avec sa nouvelle vocation agricole ; le racontar, Rach\u00e8d, avec ses connaissances pr\u00e9cises de toutes les rumeurs qui circulent dans le village ; et enfin leur ain\u00e9-serviteur, Aziz, qui met de c\u00f4t\u00e9 sa passion scientifique pour se plaindre et critiquer farouchement, avec argumentation-raisonn\u00e9e, la d\u00e9sastreuse politique du Bled, et le retour envahissant de la religion qui aveugle fr\u00e9quemment l\u2019\u0153il et qui assourdit quotidiennement l\u2019oreille.<\/p>\n<p>Un seul regret ironique dans ces exceptionnelles longues et agr\u00e9ables soir\u00e9es estivales d\u2019Er-Rahba, c\u2019est l\u2019absence de Fatiha, de Hasna-Mondhra, de Tareka, de Khema\u00efsa, de Rach\u00e8da, et de Aziza (f\u00e9minisation de ces camarades masculins), pour combler les lacunes du moment et pour compl\u00e9ter la bonne ambiance de ces belles et plaisantes soir\u00e9es. Alors, la balle est dans votre camp, mesdames et demoiselles Ksibiennes; imposez-vous, lib\u00e9rez-vous et prenez places, parmi ces irr\u00e9ductibles gar\u00e7ons, \u00e0 l\u2019exemple de notre unique nonag\u00e9naire, Dada Halima, m\u00e8re du patron Abdeljalil, qui est l\u00e0 tous les soirs dans sa chaise roulante, entour\u00e9e de quelques jeunes qui n\u2019arr\u00eatent pas de rigoler en appr\u00e9ciation de ce qu\u2019elle leur raconte comme plaisanteries du pass\u00e9. Donc, Er-Rahba est \u00e0 vous, Sayyidaties-Awanicies (mes dames et mes demoiselles), comme dirait Bourguiba dans sa tombe !<\/p>\n<p><strong>Abdellaziz Ben-Jebria<\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/38284-promenade-au-coeur-de-mon-village-natal-ksibet-sousse\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Abdellaziz Ben-Jebria &#8211; Il n\u2019est pas situ\u00e9 au bord de la mer; tant mieux, autrement on perdrait notre tranquillit\u00e9 villageoise, et on serait submerg\u00e9 par la horde estivale sauvage. 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