{"id":189683,"date":"2026-07-22T13:15:49","date_gmt":"2026-07-22T17:15:49","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-projet-du-gazoduc-entre-maroc-et-le-nigeria-franchit-une-etape-cle\/"},"modified":"2026-07-22T13:15:49","modified_gmt":"2026-07-22T17:15:49","slug":"le-projet-du-gazoduc-entre-maroc-et-le-nigeria-franchit-une-etape-cle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/le-projet-du-gazoduc-entre-maroc-et-le-nigeria-franchit-une-etape-cle\/","title":{"rendered":"Le projet du gazoduc entre Maroc et le Nig\u00e9ria franchit une \u00e9tape cl\u00e9 !"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le 22 juillet 2026 restera grav\u00e9 comme une date charni\u00e8re dans l\u2019histoire \u00e9nerg\u00e9tique du Maroc et de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Ce dimanche, les chefs d\u2019\u00c9tat de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (Cedeao) ont appos\u00e9 leur signature sur un accord intergouvernemental d\u2019une port\u00e9e exceptionnelle : la construction d\u2019un gazoduc g\u00e9ant reliant le Nigeria au Maroc. Un projet titanesque, long de 6 000 kilom\u00e8tres, qui promet de transformer les \u00e9quilibres r\u00e9gionaux et de dessiner une nouvelle route \u00e9nerg\u00e9tique vers l\u2019Europe. Mais au-del\u00e0 du symbole politique, cet accord soul\u00e8ve des questions \u00e9conomiques, techniques et g\u00e9opolitiques que Challenge analyse pour vous.<br \/><\/strong><br \/>Les contours du projet, \u00e9voqu\u00e9s depuis plusieurs ann\u00e9es, prennent enfin corps. La signature de l\u2019accord intergouvernemental ce dimanche n\u2019est pas un aboutissement, mais un v\u00e9ritable point de bascule. Il donne un cadre juridique et politique \u00e0 une ambition qui semblait, il y a encore peu, relever de la vision lointaine. D\u00e9sormais, les \u00c9tats signataires s\u2019engagent \u00e0 concr\u00e9tiser cet immense corridor \u00e9nerg\u00e9tique.<\/p>\n<p>Ce gazoduc, qualifi\u00e9 par certains observateurs de \u00ab colonne vert\u00e9brale \u00e9nerg\u00e9tique \u00bb de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, est pens\u00e9 comme un levier d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale. \u00ab\u00a0Il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019acheminer du gaz nig\u00e9rian vers le nord, mais de mailler les pays travers\u00e9s, de cr\u00e9er des interconnexions et de stimuler des \u00e9conomies locales en qu\u00eate d\u2019\u00e9nergie stable. Pour le Maroc, l\u2019enjeu est double : renforcer sa s\u00e9curit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique et asseoir son r\u00f4le de hub continental\u00a0\u00bb, nous confie l\u2019\u00e9conomiste ivoirien Samuel Mathey.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et d\u2019ajouter\u00a0:\u00a0\u00ab \u00a0Le gazoduc est un outil d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale, mais il n\u00e9cessitera une harmonisation des cadres fiscaux et r\u00e9glementaires. Le Maroc, de par son exp\u00e9rience en mati\u00e8re de r\u00e9formes \u00e9nerg\u00e9tiques, peut jouer un r\u00f4le de locomotive. Toutefois, il ne faut pas sous-estimer les disparit\u00e9s \u00e9conomiques entre les \u00c9tats membres. Le financement devra \u00eatre \u00e9quitablement r\u00e9parti, sans quoi le projet pourrait creuser les in\u00e9galit\u00e9s. \u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les chiffres parlent d\u2019eux-m\u00eames : un projet hors norme<\/strong><\/p>\n<p>Les donn\u00e9es disponibles, bien que partielles, donnent le vertige. Le gazoduc pourrait s\u2019\u00e9tendre sur 6 000 kilom\u00e8tres, ce qui en ferait l\u2019un des plus longs du monde. Un lin\u00e9aire qui traverserait non seulement le Nigeria et le Maroc, mais aussi plusieurs pays de la Cedeao, cr\u00e9ant ainsi une art\u00e8re \u00e9nerg\u00e9tique ouest-africaine in\u00e9dite.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le co\u00fbt estim\u00e9, \u00e9voqu\u00e9 dans les discussions, avoisinerait les 23 milliards d\u2019euros. Un investissement colossal qui n\u00e9cessite des m\u00e9canismes de financement innovants, m\u00ealant fonds publics, investissements priv\u00e9s et probablement des partenariats internationaux. Mais derri\u00e8re ce prix exorbitant se cache une promesse : celle d\u2019alimenter en \u00e9nergie des zones aujourd\u2019hui sous-\u00e9quip\u00e9es, de soutenir la croissance industrielle et de r\u00e9duire la d\u00e9pendance au charbon ou au p\u00e9trole.<br \/>Et ce qui rend ce projet particuli\u00e8rement strat\u00e9gique, c\u2019est sa destination finale. Le gazoduc ne s\u2019arr\u00eatera pas aux c\u00f4tes marocaines. L\u2019objectif affich\u00e9 est d\u2019acheminer le gaz nig\u00e9rian jusqu\u2019en Europe. En effet, le Maroc est d\u00e9j\u00e0 un partenaire \u00e9nerg\u00e9tique de poids pour le Vieux Continent, avec ses ambitions solaires et \u00e9oliennes.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce corridor gazier viendrait compl\u00e9ter un mix \u00e9nerg\u00e9tique marocain en pleine mutation. Pour l\u2019Europe, en qu\u00eate de diversification de ses approvisionnements apr\u00e8s les secousses g\u00e9opolitiques r\u00e9centes, ce gazoduc repr\u00e9sente une alternative cr\u00e9dible. Il offre une route sud-nord, contournant les zones de tension traditionnelles, et pourrait renforcer la position du Maroc comme porte d\u2019entr\u00e9e d\u2019un gaz africain propre et comp\u00e9titif. Le royaume, de fait, se pose en facilitateur entre le Nigeria, g\u00e9ant gazier, et les march\u00e9s consommateurs du nord.<\/p>\n<p><strong>Un projet d\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale, mais des d\u00e9fis de taille<\/strong><\/p>\n<p>Si la signature de l\u2019accord est un signal fort, la route vers la r\u00e9alisation est sem\u00e9e d\u2019emb\u00fbches. Le premier d\u00e9fi est technique. Construire un gazoduc de 6 000 km \u00e0 travers des terrains vari\u00e9s, parfois instables ou difficiles d\u2019acc\u00e8s, rel\u00e8ve du d\u00e9fi d\u2019ing\u00e9nierie. Il faudra aussi s\u00e9curiser le trac\u00e9, prot\u00e9ger les installations et garantir la continuit\u00e9 de l\u2019approvisionnement.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le deuxi\u00e8me d\u00e9fi est financier. Le co\u00fbt estim\u00e9, m\u00eame s\u2019il n\u2019est pas d\u00e9finitif, est un obstacle en soi. Les pays membres de la Cedeao, pour certaines \u00e9conomies fragiles, devront mobiliser des ressources consid\u00e9rables. Le Maroc, de son c\u00f4t\u00e9, devra convaincre les investisseurs et les bailleurs de fonds de la viabilit\u00e9 \u00e9conomique du projet. Les retours sur investissement, s\u2019ils sont r\u00e9els, seront \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>Enfin, le d\u00e9fi politique n\u2019est pas moindre. L\u2019accord intergouvernemental est un cadre, mais chaque \u00c9tat devra l\u2019adapter \u00e0 sa l\u00e9gislation interne. La coordination entre les pays travers\u00e9s, la gestion des droits de passage, des questions environnementales et sociales, seront autant de tests pour la volont\u00e9 commune.<\/p>\n<p>Mais en attendant pour le Maroc, ce gazoduc s\u2019inscrit dans une strat\u00e9gie plus large de souverainet\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique. Le royaume, qui importe une grande partie de ses hydrocarbures, cherche \u00e0 diversifier ses sources et \u00e0 r\u00e9duire sa facture \u00e9nerg\u00e9tique. Ce gazoduc offre une perspective d\u2019approvisionnement direct, stable et \u00e0 long terme, en provenance d\u2019un partenaire africain de poids.<\/p>\n<p>Mais au-del\u00e0 de l\u2019aspect quantitatif, c\u2019est l\u2019aspect qualitatif qui prime. Le gaz nig\u00e9rian, r\u00e9put\u00e9 pour sa qualit\u00e9, pourrait alimenter des centrales \u00e9lectriques, des industries et m\u00eame \u00eatre r\u00e9export\u00e9 sous forme de GNL depuis les terminaux marocains. Le Maroc pourrait ainsi devenir un pivot gazier, reliant l\u2019Afrique subsaharienne \u00e0 l\u2019Europe, tout en d\u00e9veloppant ses propres infrastructures.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Cette vision s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 des projets structurants que le Maroc a lanc\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Le royaume ne se contente pas d\u2019accueillir un pipeline ; il se positionne comme un acteur cl\u00e9 de la transition \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9gionale. Le gaz, consid\u00e9r\u00e9 comme une \u00e9nergie de transition, permet de r\u00e9duire les \u00e9missions de carbone par rapport au charbon ou au fioul, tout en offrant une base stable pour le d\u00e9ploiement des \u00e9nergies renouvelables\u00a0\u00bb, explique l\u2019expert en \u00e9nergie Said Guemra.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Ainsi le futur syst\u00e8me gazier marocain doit \u00eatre con\u00e7u pour fonctionner avec deux sources fixe et variable. La vision de Mme la ministre de la Transition \u00e9nerg\u00e9tique consiste \u00e0 dire que le gaz est une \u00e9nergie de transition vers la production \u00e9lectrique a l\u2019hydrog\u00e8ne, possibilit\u00e9 \u00e0 long terme, dans la mesure ou un grand nombre de pays travers\u00e9s par le gazoduc ont un excellent potentiel de production de l\u2019hydrog\u00e8ne vert.<\/p>\n<p>C\u2019est donc une grande vision Royale africaine qui se concr\u00e9tise apr\u00e8s l\u2019accord des pays de la CDEAO, avec de grands impacts \u00e9conomiques concrets au niveau des treize pays travers\u00e9s par le gazoduc surtout en mati\u00e8re d\u2019\u00e9lectrification, et d\u2019industrie\u2026 C\u2019est donc un grand projet Africain, qui pourra commencer par le gaz, et se terminer par l\u2019hydrog\u00e8ne vert.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Regard crois\u00e9 d\u2019expert<\/strong><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour mieux comprendre les implications de cet accord, nous avons sollicit\u00e9 l\u2019expert en \u00e9nergie Said Guemra, qui nous livre son analyse : \u00ab La signature de l\u2019accord intergouvernemental est une \u00e9tape d\u00e9cisive. Elle montre que les \u00c9tats sont pr\u00eats \u00e0 d\u00e9passer les clivages pour un projet commun. Mais il ne faut pas se leurrer : le chantier est immense. Les 6 000 km ne seront pas achev\u00e9s en un jour, et il faudra des ann\u00e9es de travaux, de n\u00e9gociations, et probablement des ajustements. Ce que je retiens, c\u2019est la volont\u00e9 politique affich\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Maroc, en tant que pays initiateur, d\u00e9montre sa capacit\u00e9 \u00e0 f\u00e9d\u00e9rer des int\u00e9r\u00eats r\u00e9gionaux autour d\u2019une vision \u00e9nerg\u00e9tique. C\u2019est un signal envoy\u00e9 aux investisseurs et aux partenaires internationaux. \u00bb \u00a0Et d\u2019ajouter\u00a0: \u00ab\u00a0Le gaz naturel en provenance du Nigeria, trouve son int\u00e9r\u00eat dans la d\u00e9cision du Maroc de r\u00e9aliser sa sortie du charbon en 2040, plus probablement en 2045.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La production \u00e9lectrique : 60% du mix actuel doit donc \u00eatre remplac\u00e9e par le gaz en provenance du Nigeria, qui sera dans les environs de 35% du mix \u00e9lectrique marocain, en 2040, pour une consommation \u00e9lectrique pr\u00e9visionnelle de 85 a 90 TWh. Les plans d\u2019\u00e9quipements de ONEE ont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9, avec une puissance finale de 4.5 a 5 GW.<\/p>\n<p>Si le d\u00e9bit nominal du gaz est de 30 GM3\/an, le Maroc doit donc disposer de 5 GM3 pour la production \u00e9lectrique et 2 GM3 pour l\u2019industrie, en gros le partage du quota de 15 GM3 r\u00e9serv\u00e9 au Maroc et l\u2019Europe.<\/p>\n<p>Le FSRU GNL de Nador ne doit pas \u00eatre oubli\u00e9, il va jouer un r\u00f4le capital afin de faire face aux augmentations des besoins du Royaume au-del\u00e0 de 7 GM3\/an, et surtout une s\u00e9curisation en cas de probl\u00e8me technique: c\u2019est une assurance pour le gazoduc.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un autre analyste, sp\u00e9cialiste des questions g\u00e9opolitiques, de mani\u00e8re anonyme ajoute :\u00ab Ce projet redessine les relations entre l\u2019Afrique du Nord et l\u2019Afrique subsaharienne. Le Maroc se positionne comme un pont \u00e9nerg\u00e9tique, mais aussi comme un partenaire \u00e9conomique de premier plan pour la Cedeao. Le gazoduc pourrait \u00eatre le premier d\u2019une s\u00e9rie de projets d\u2019int\u00e9gration, touchant aux infrastructures, au transport ou \u00e0 l\u2019\u00e9nergie. C\u2019est une vision \u00e0 long terme qui d\u00e9passe le simple cadre \u00e9conomique. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Les enjeux \u00e9conomiques pour les pays travers\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 du Maroc et du Nigeria, ce gazoduc est un vecteur de d\u00e9veloppement pour les pays de la Cedeao. Chaque pays travers\u00e9 pourra se raccorder \u00e0 la conduite principale et b\u00e9n\u00e9ficier de gaz pour ses propres besoins. Cela signifie des centrales \u00e9lectriques plus performantes, des industries plus comp\u00e9titives, et une r\u00e9duction de la d\u00e9pendance aux combustibles import\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour des pays comme le B\u00e9nin, le Togo ou le Ghana, ce gazoduc repr\u00e9sente une opportunit\u00e9 de stabiliser leur r\u00e9seau \u00e9lectrique, souvent sujet aux coupures. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 une \u00e9nergie fiable est un moteur de croissance pour les PME, l\u2019agriculture, et les services. C\u2019est aussi un moyen de r\u00e9duire la pauvret\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, un enjeu majeur en Afrique de l\u2019Ouest. Le Maroc, de son c\u00f4t\u00e9, pourra exporter son savoir-faire en mati\u00e8re de gestion de projets \u00e9nerg\u00e9tiques complexes. Les entreprises marocaines, qu\u2019elles soient dans le BTP, l\u2019ing\u00e9nierie ou la maintenance, sont en premi\u00e8re ligne pour participer \u00e0 la construction et \u00e0 l\u2019exploitation du gazoduc. C\u2019est un levier de cr\u00e9ation d\u2019emplois et de transfert de comp\u00e9tences.<\/p>\n<p><strong>Un projet dans le contexte mondial actuel<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e 2026 est marqu\u00e9e par une volatilit\u00e9 des prix de l\u2019\u00e9nergie, des tensions g\u00e9opolitiques persistantes, et une acc\u00e9l\u00e9ration des politiques climatiques. Dans ce contexte, le gaz appara\u00eet comme une \u00e9nergie de transition n\u00e9cessaire, mais controvers\u00e9e. Certains critiques pointent du doigt l\u2019impact environnemental des gazoducs, les risques de fuites de m\u00e9thane, et le co\u00fbt carbone de l\u2019extraction et du transport.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cependant, pour les pays africains, le gaz est une solution pragmatique pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande croissante d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, tout en r\u00e9duisant l\u2019utilisation du charbon ou du p\u00e9trole lourd. Le Maroc, pays engag\u00e9 dans la transition \u00e9nerg\u00e9tique, a fait le choix d\u2019un mix \u00e9quilibr\u00e9, o\u00f9 le gaz viendra compl\u00e9ter les \u00e9nergies renouvelables.<\/p>\n<p>Ce gazoduc s\u2019inscrit aussi dans une strat\u00e9gie de diversification des routes \u00e9nerg\u00e9tiques. L\u2019Europe cherche \u00e0 r\u00e9duire sa d\u00e9pendance au gaz russe, et le corridor africain offre une alternative. Les pays africains, quant \u00e0 eux, veulent valoriser leurs ressources et les exporter \u00e0 des conditions favorables. Le Maroc joue ici un r\u00f4le d\u2019interface, de facilitateur, qui profite \u00e0 toutes les parties.<\/p>\n<p>Auteur: Ismail Saraoui<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.challenge.ma\/le-projet-du-gazoduc-entre-maroc-et-le-nigeria-franchit-une-etape-cle-322615\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 22 juillet 2026 restera grav\u00e9 comme une date charni\u00e8re dans l\u2019histoire \u00e9nerg\u00e9tique du Maroc et de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. 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