{"id":191428,"date":"2026-08-30T13:01:02","date_gmt":"2026-08-30T17:01:02","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/dr-slaheddine-sellami-ete-2026-apres-le-cauchemar-lurgence-dagir\/"},"modified":"2026-08-30T13:01:02","modified_gmt":"2026-08-30T17:01:02","slug":"dr-slaheddine-sellami-ete-2026-apres-le-cauchemar-lurgence-dagir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/dr-slaheddine-sellami-ete-2026-apres-le-cauchemar-lurgence-dagir\/","title":{"rendered":"Dr Slaheddine Sellami &#8211; \u00c9t\u00e9 2026: apr\u00e8s le cauchemar, l\u2019urgence d\u2019agir"},"content":{"rendered":"<p>La Tunisie ne doit plus subir ses \u00e9t\u00e9s: elle doit d\u00e9sormais les pr\u00e9parer. L\u2019\u00e9t\u00e9 2026 s\u2019ach\u00e8ve, mais il ne dispara\u00eetra pas de sit\u00f4t des m\u00e9moires. Pour des milliers de Tunisiens, il aura \u00e9t\u00e9 synonyme de chaleur accablante, de coupures d\u2019eau et d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, de p\u00e9nuries et d\u2019une accumulation de difficult\u00e9s qui ont transform\u00e9 le quotidien en \u00e9preuve permanente.<\/p>\n<p>Mais ce bilan ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une simple parenth\u00e8se estivale. Il r\u00e9v\u00e8le une fragilit\u00e9 structurelle: celle d\u2019un pays qui continue trop souvent \u00e0 subir les crises au lieu de les anticiper. Et, le plus inqui\u00e9tant est ailleurs: si rien ne change, l\u2019\u00e9t\u00e9 2027 risque de nous confronter aux m\u00eames difficult\u00e9s.<\/p>\n<p>La question n\u2019est donc plus de savoir si la Tunisie conna\u00eetra de nouveaux \u00e9pisodes difficiles. Elle est de savoir si nous continuerons \u00e0 les affronter dans l\u2019improvisation, en attendant que la crise \u00e9clate pour chercher des solutions.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9t\u00e9 2026 doit cesser d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un accident. Il doit \u00eatre trait\u00e9 comme un avertissement.<\/p>\n<p><span><span><strong>Ne plus cr\u00e9er nous-m\u00eames les crises<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>La premi\u00e8re urgence est peut-\u00eatre la plus simple et la moins co\u00fbteuse: cesser de cr\u00e9er artificiellement certaines p\u00e9nuries par de mauvaises d\u00e9cisions.<\/p>\n<p>Toutes les crises ne n\u00e9cessitent pas des milliards de dinars d\u2019investissement. Certaines peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es par une meilleure gouvernance, une meilleure coordination et surtout par la capacit\u00e9 \u00e0 \u00e9couter ceux qui connaissent r\u00e9ellement les secteurs concern\u00e9s.<\/p>\n<p>La p\u00e9nurie d\u2019eau min\u00e9rale en constitue un exemple particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9lateur. Constituer des stocks en p\u00e9riode d\u2019hiver pour r\u00e9pondre aux pics de la demande en \u00e9t\u00e9 est indispensable. Il s\u2019agit cependant de bien r\u00e9glementer cette op\u00e9ration afin qu\u2019elle ne verse pas dans la sp\u00e9culation.<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat d\u2019une mauvaise appr\u00e9ciation peut alors \u00eatre paradoxal: au moment o\u00f9 la consommation augmente fortement, le pays commence l\u2019\u00e9t\u00e9 avec des stocks insuffisants.<\/p>\n<p>Il faut donc distinguer la sp\u00e9culation v\u00e9ritable de la constitution normale de stocks. La lutte contre les abus est l\u00e9gitime ; emp\u00eacher les acteurs \u00e9conomiques de se pr\u00e9parer \u00e0 une p\u00e9riode de forte consommation ne l\u2019est pas.<\/p>\n<p>La bonne gouvernance commence parfois par une chose tr\u00e8s simple: ne pas prendre les mauvaises d\u00e9cisions.<\/p>\n<p><span><span><strong>\u00c9couter les sp\u00e9cialistes et faire confiance aux chiffres<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me principe: \u00e9couter ceux qui connaissent les dossiers et faire confiance aux donn\u00e9es.<\/p>\n<p>Les chiffres ne r\u00e8glent pas les probl\u00e8mes, mais ils ont au moins le m\u00e9rite de ne pas n\u00e9gocier avec la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Lorsque les projections du secteur \u00e9lectrique indiquent qu\u2019il pourrait manquer, par exemple, 2 000 m\u00e9gawatts, il est illusoire de croire que cette capacit\u00e9 pourra \u00eatre cr\u00e9\u00e9e en quelques semaines.<\/p>\n<p>Une centrale \u00e9lectrique ne se construit pas en quelques jours. Une station de dessalement ne surgit pas du sol par d\u00e9cret. Une infrastructure hydraulique ne se r\u00e9alise pas au rythme d\u2019une conf\u00e9rence de presse.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 technique impose son calendrier.<\/p>\n<p>C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cette raison qu\u2019il faut \u00e9couter les ing\u00e9nieurs, les \u00e9conomistes, les sp\u00e9cialistes de l\u2019eau, de l\u2019\u00e9nergie et de l\u2019agriculture, m\u00eame lorsque leurs diagnostics sont difficiles \u00e0 entendre.<\/p>\n<p><span><span><strong>Planifier: nous savons pourtant le faire<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>La Tunisie n\u2019a pas besoin d\u2019inventer la culture de la planification.<\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1960, le pays a connu l\u2019exp\u00e9rience des plans quinquennaux et de la programmation \u00e9conomique. Nous savons donc planifier.<\/p>\n<p>Ce qui manque aujourd\u2019hui, c\u2019est surtout la continuit\u00e9, l\u2019\u00e9valuation et la capacit\u00e9 \u00e0 respecter les strat\u00e9gies adopt\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00c0 cela s\u2019ajoute une autre difficult\u00e9: l\u2019\u00e9rosion progressive des comp\u00e9tences dans certains secteurs de d\u00e9cision, cons\u00e9quence des changements fr\u00e9quents de gouvernements, des d\u00e9parts successifs et des d\u00e9parts \u00e0 la retraite de nombreux pionniers et b\u00e2tisseurs qui n\u2019ont pas toujours \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s \u00e0 la hauteur des besoins.<\/p>\n<p>Un pays ne peut pas g\u00e9rer son avenir avec des d\u00e9cisions prises au dernier moment.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9t\u00e9 2027 doit ainsi \u00eatre pr\u00e9par\u00e9 d\u00e8s maintenant, avec des objectifs pr\u00e9cis, des responsabilit\u00e9s identifi\u00e9es, un calendrier et un suivi public.<\/p>\n<p><span><span><strong>Reprendre ce qui a d\u00e9j\u00e0 fonctionn\u00e9<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Il faut \u00e9galement avoir l\u2019humilit\u00e9 de reconna\u00eetre que certaines politiques du pass\u00e9 ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats.<\/p>\n<p>Dans le domaine des \u00e9nergies renouvelables, la Tunisie avait notamment mis en place des m\u00e9canismes destin\u00e9s \u00e0 encourager les particuliers \u00e0 installer des panneaux photovolta\u00efques pour leur propre consommation, avec des incitations financi\u00e8res.<\/p>\n<p>Cette politique avait contribu\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper progressivement l\u2019autoproduction.<\/p>\n<p>Pourquoi abandonner ce qui fonctionne?<\/p>\n<p>Si nous voulons r\u00e9ellement r\u00e9duire la pression sur le r\u00e9seau \u00e9lectrique, il faut au contraire renforcer l\u2019autoproduction, faciliter l\u2019installation des \u00e9quipements et supprimer les obstacles fiscaux et administratifs qui rendent ces investissements plus difficiles.<br \/>Ce qui est pr\u00e9sent\u00e9 comme une d\u00e9pense aujourd\u2019hui peut devenir une \u00e9conomie pour le pays demain.<\/p>\n<p>Dans ce domaine, la grande erreur \u00e0 ne pas commettre contre notre avenir \u00e9nerg\u00e9tique serait de continuer \u00e0 d\u00e9courager l\u2019investissement dans les solutions qui permettent pr\u00e9cis\u00e9ment de r\u00e9duire notre d\u00e9pendance au r\u00e9seau.<\/p>\n<p><span><span><strong>L\u2019eau: retrouver nos traditions et les moderniser<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>La crise de l\u2019eau exige \u00e9galement de revenir \u00e0 certaines pratiques anciennes, mais en les adaptant aux exigences modernes.<\/p>\n<p>Pourquoi ne pas g\u00e9n\u00e9raliser, lorsque cela est techniquement possible, les syst\u00e8mes de r\u00e9cup\u00e9ration et de stockage de l\u2019eau?<br \/>Pourquoi ne pas encourager fortement les citernes individuelles pour r\u00e9cup\u00e9rer l\u2019eau, notamment dans les logements disposant de puits ou dans les zones rurales?<\/p>\n<p>Nos soci\u00e9t\u00e9s ont longtemps d\u00e9velopp\u00e9 des syst\u00e8mes de collecte et de stockage de l\u2019eau. Ces traditions pourraient \u00eatre modernis\u00e9es et int\u00e9gr\u00e9es dans une v\u00e9ritable politique nationale de gestion de la ressource.<\/p>\n<p>Il faut \u00e9galement r\u00e9parer les fuites dans les r\u00e9seaux d\u2019eau potable et agricoles.<\/p>\n<p>L\u2019eau que nous perdons \u00e0 cause d\u2019une canalisation d\u00e9fectueuse est une ressource que nous n\u2019aurons plus \u00e0 chercher ailleurs.<\/p>\n<p><span><span><strong>R\u00e9utiliser les eaux us\u00e9es<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Un autre chantier est incontournable: celui de la r\u00e9utilisation des eaux us\u00e9es apr\u00e8s traitement.<\/p>\n<p>Il existe aujourd\u2019hui des usages qui ne n\u00e9cessitent absolument pas de l\u2019eau potable: irrigation agricole adapt\u00e9e, arrosage des espaces verts, certains usages industriels ou encore nettoyage de certaines installations.<\/p>\n<p>Pourquoi utiliser une eau pr\u00e9cieuse et potable pour des usages qui peuvent \u00eatre assur\u00e9s par une eau trait\u00e9e?<\/p>\n<p>La Tunisie doit donc d\u00e9velopper une v\u00e9ritable strat\u00e9gie nationale de r\u00e9utilisation des eaux us\u00e9es, avec des normes sanitaires strictes, des infrastructures adapt\u00e9es et une communication destin\u00e9e \u00e0 rassurer la population.<\/p>\n<p><span><span><strong>Transformer nos d\u00e9chets en ressources<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>M\u00eame logique pour les d\u00e9chets.<\/p>\n<p>La Tunisie doit s\u2019engager beaucoup plus s\u00e9rieusement dans le traitement et la valorisation des d\u00e9chets. Il est possible d\u2019y voir un double avantage: r\u00e9duire l\u2019accumulation des d\u00e9chets et produire de l\u2019\u00e9nergie \u00e0 partir de certaines formes de d\u00e9chets.<\/p>\n<p>Mais cela suppose de revoir profond\u00e9ment la gouvernance locale.<\/p>\n<p>Le retour \u00e0 des municipalit\u00e9s \u00e9lues, responsables et dot\u00e9es de moyens suffisants doit faire partie de la r\u00e9flexion.<\/p>\n<p>L\u2019\u00c9tat ne peut pas tout g\u00e9rer depuis Tunis. Son r\u00f4le doit \u00eatre de fixer les r\u00e8gles, d\u2019assurer la solidarit\u00e9 nationale, de mobiliser certains financements et de contr\u00f4ler leur utilisation.<\/p>\n<p>Les collectivit\u00e9s doivent, elles, \u00eatre capables de g\u00e9rer efficacement leur environnement quotidien.<\/p>\n<p><span><span><strong>R\u00e9habiliter l\u2019id\u00e9e des fondations d\u2019utilit\u00e9 publique<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Il faut \u00e9galement avoir le courage de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 des solutions inspir\u00e9es de notre propre histoire.<\/p>\n<p>Pendant des si\u00e8cles, des fondations consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019utilit\u00e9 publique ont contribu\u00e9 \u00e0 financer des points d\u2019eau, des citernes, des fontaines et d\u2019autres services accessibles gratuitement \u00e0 la population.<\/p>\n<p>Pourquoi ne pas r\u00e9inventer cette tradition sous une forme moderne?<\/p>\n<p>Des fondations citoyennes pour l\u2019eau pourraient contribuer au financement du forage de puits, \u00e0 l\u2019installation de points d\u2019eau dans les zones rurales ou \u00e0 l\u2019entretien des infrastructures existantes.<\/p>\n<p>Un puits accessible gratuitement \u00e0 une population rurale peut parfois avoir un impact social plus important qu\u2019un \u00e9quipement dont la collectivit\u00e9 ne manque pas.<\/p>\n<p>L\u2019objectif n\u2019est \u00e9videmment pas d\u2019opposer les besoins religieux aux besoins sociaux, mais de rappeler que la solidarit\u00e9 peut prendre de nombreuses formes.<\/p>\n<p><span><span><strong>Encourager massivement l\u2019\u00e9conomie d\u2019eau<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Il faut enfin rendre \u00e9conomiquement attractifs tous les \u00e9quipements permettant d\u2019\u00e9conomiser l\u2019eau.<\/p>\n<p>Pourquoi taxer lourdement les \u00e9quipements d\u2019irrigation \u00e9conomes en eau?<\/p>\n<p>Pourquoi multiplier les autorisations administratives lorsque l\u2019objectif recherch\u00e9 est pr\u00e9cis\u00e9ment de r\u00e9duire la consommation?<\/p>\n<p>Le goutte-\u00e0-goutte, les syst\u00e8mes de r\u00e9cup\u00e9ration d\u2019eau, les \u00e9quipements \u00e9conomes et les solutions de stockage devraient b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une fiscalit\u00e9 favorable et de proc\u00e9dures administratives simples.<\/p>\n<p>Si un \u00e9quipement permet d\u2019\u00e9conomiser l\u2019eau, la politique publique devrait encourager son utilisation plut\u00f4t que la compliquer.<br \/>Mais il faudra aussi investir.<\/p>\n<p>Toutes ces mesures ont un avantage consid\u00e9rable: certaines sont relativement peu co\u00fbteuses et peuvent produire rapidement des r\u00e9sultats lorsqu\u2019elles sont appliqu\u00e9es honn\u00eatement et \u00e0 grande \u00e9chelle.<\/p>\n<p>Mais elles ne suffiront pas.<\/p>\n<p>Il existe un deuxi\u00e8me chapitre, beaucoup plus lourd financi\u00e8rement, auquel la Tunisie ne pourra pas \u00e9chapper : modernisation des infrastructures \u00e9lectriques, construction de nouvelles capacit\u00e9s de production, d\u00e9veloppement massif du solaire, multiplication des stations de dessalement aliment\u00e9es autant que possible par des \u00e9nergies renouvelables et d\u00e9veloppement de grandes installations de production d\u2019\u00e9nergie solaire.<\/p>\n<p>Il faut surtout acc\u00e9l\u00e9rer les proc\u00e9dures administratives et mettre fin aux blocages qui retardent des projets pourtant indispensables.<br \/>Ces investissements produiront leurs effets \u00e0 moyen terme.<\/p>\n<p>Mais que faisons-nous en attendant?<\/p>\n<p>Face aux risques de d\u00e9ficit \u00e9lectrique, la Tunisie doit \u00e9galement \u00e9tudier des solutions d\u2019urgence, notamment la location ou l\u2019acquisition temporaire de capacit\u00e9s de production mobiles, si les \u00e9tudes techniques et financi\u00e8res confirment leur n\u00e9cessit\u00e9.<br \/>L\u2019urgence ne dispense pas de planifier; elle oblige \u00e0 planifier plus vite.<\/p>\n<p><span><span><strong>L\u2019\u00c9tat ne pourra pas tout faire seul<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Il faut enfin accepter une r\u00e9alit\u00e9: dans sa situation actuelle, l\u2019\u00c9tat tunisien ne pourra pas r\u00e9soudre seul l\u2019ensemble de ces probl\u00e8mes.<\/p>\n<p>Il doit faire confiance aux Tunisiens, \u00e0 leurs comp\u00e9tences et \u00e0 l\u2019initiative priv\u00e9e.<br \/>Mais pour cela, il faut restaurer un climat de confiance.<\/p>\n<p>Or ce qui domine aujourd\u2019hui est trop souvent un climat de d\u00e9fiance.<\/p>\n<p>La lutte contre la corruption est \u00e9videmment indispensable. Mais lutter contre la corruption et d\u00e9courager l\u2019investissement priv\u00e9 sont deux choses totalement diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p>L\u2019\u00c9tat doit renforcer ses lois contre la corruption, la criminalit\u00e9 et l\u2019\u00e9vasion fiscale, tout en cr\u00e9ant un environnement dans lequel celui qui investit honn\u00eatement, cr\u00e9e des emplois, construit une infrastructure ou apporte une technologie au pays puisse travailler sans \u00eatre consid\u00e9r\u00e9, par principe, comme un suspect.<\/p>\n<p>La Tunisie a besoin de capitaux, mais elle a surtout besoin que ces capitaux soient orient\u00e9s vers la modernisation du pays.<br \/>Elle a besoin d\u2019entrepreneurs, d\u2019ing\u00e9nieurs, d\u2019agriculteurs, d\u2019industriels et d\u2019investisseurs.<\/p>\n<p>Elle a besoin de l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p>Mais elle a \u00e9galement besoin de faire confiance \u00e0 sa propre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><span><span><strong>L\u2019\u00e9t\u00e9 2027 commence aujourd\u2019hui<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le v\u00e9ritable enjeu n\u2019est donc plus de d\u00e9signe les responsables de l\u2019\u00e9t\u00e9 2026.<\/p>\n<p>Il est de savoir qui acceptera de prendre ses responsabilit\u00e9s pour que l\u2019\u00e9t\u00e9 2027 ne soit pas une r\u00e9p\u00e9tition du m\u00eame cauchemar.<br \/>Nous avons encore le choix.<\/p>\n<p>Soit nous oublions rapidement cette crise, jusqu\u2019\u00e0 la prochaine, au risque de la revivre avec une intensit\u00e9 accrue.<\/p>\n<p>Soit nous d\u00e9cidons d\u2019en faire le point de d\u00e9part d\u2019un v\u00e9ritable sursaut national.<\/p>\n<p>La Tunisie ne manque ni de comp\u00e9tences, ni d\u2019expertise, ni de solutions.<\/p>\n<p>Elle manque surtout de continuit\u00e9 dans l\u2019action, d\u2019anticipation et parfois de courage pour reconna\u00eetre ses erreurs et corriger ses politiques.<\/p>\n<p>Les rapports ne suffisent plus.<\/p>\n<p>Les promesses ne suffisent plus.<\/p>\n<p>Les annonces ne suffisent plus.<\/p>\n<p>Il faut d\u00e9sormais un calendrier, des objectifs mesurables, des responsables clairement identifi\u00e9s et un suivi public.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9t\u00e9 2026 aura \u00e9t\u00e9 difficile.<\/p>\n<p>Faisons au moins en sorte qu\u2019il n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 inutile.<\/p>\n<p>La Tunisie ne doit plus subir ses \u00e9t\u00e9s: elle doit les pr\u00e9parer.<\/p>\n<p>Et cette pr\u00e9paration ne commence pas en juin 2027.<\/p>\n<p>Elle commence aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p><strong>Dr Slaheddine Sellami<\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/38404-dr-slaheddine-sellami-ete-2026-apres-le-cauchemar-l-urgence-d-agir\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Tunisie ne doit plus subir ses \u00e9t\u00e9s: elle doit d\u00e9sormais les pr\u00e9parer. 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Pour des milliers de Tunisiens, il aura \u00e9t\u00e9 synonyme de chaleur accablante, de coupures d\u2019eau et d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, de p\u00e9nuries et d\u2019une accumulation de difficult\u00e9s qui ont transform\u00e9 le quotidien en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1772,"featured_media":191429,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"https:\/\/www.leaders.com.tn\/uploads\/content\/thumbnails\/178809847842_content.jpg","fifu_image_alt":"Dr Slaheddine Sellami - \u00c9t\u00e9 2026: apr\u00e8s le cauchemar, l\u2019urgence d\u2019agir","footnotes":""},"categories":[73,55],"tags":[],"class_list":["post-191428","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualite","category-tunisie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/191428","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1772"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=191428"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/191428\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media\/191429"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=191428"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=191428"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=191428"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}