{"id":19161,"date":"2019-03-03T13:35:42","date_gmt":"2019-03-03T18:35:42","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/poissons-riz-lait-laugmentation-de-la-production-sujet-favori-de-dion-ngute\/"},"modified":"2019-03-03T13:35:42","modified_gmt":"2019-03-03T18:35:42","slug":"poissons-riz-lait-laugmentation-de-la-production-sujet-favori-de-dion-ngute","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/poissons-riz-lait-laugmentation-de-la-production-sujet-favori-de-dion-ngute\/","title":{"rendered":"Poissons, riz, lait\u2026 : l\u2019augmentation de la production, sujet favori de Dion Ngute"},"content":{"rendered":"<p>Pour le deuxi\u00e8me conseil de cabinet de l\u2019ann\u00e9e et aussi le deuxi\u00e8me qu\u2019il pr\u00e9sidait depuis sa nomination, le Premier ministre n\u2019a pas chang\u00e9 de th\u00e8me. <strong>Joseph Dion Ngute<\/strong> a remis sur la table le sujet qui a meubl\u00e9 la toute premi\u00e8re r\u00e9union tenue avec les membres de son gouvernement, le 30 janvier dernier\u00a0: la relance de la production locale. Le poisson, l\u2019un des principaux produits qui creusent le d\u00e9ficit de la balance commerciale du Cameroun \u2013 <strong>448 milliards Fcfa<\/strong> d\u00e9pens\u00e9s dans les importations entre 2015 et 2017 -, et dont la production nationale est plus que modeste peine \u00e0 franchir la barre de <strong>100.000 tonnes<\/strong> par an pendant que la demande caracole \u00e0 environ <strong>700.000 tonnes<\/strong>, conna\u00eet beaucoup de contraintes et n\u2019est pas encore sur la voie d\u2019une production \u00e0 plus grande \u00e9chelle. Notamment, <em>\u00ab\u00a0la p\u00e9nurie des ressources halieutiques du fait de la position g\u00e9ographique du Cameroun et l\u2019absence des courants fertiliseurs, entra\u00eenant ainsi une faible disponibilit\u00e9 de la ressource et parant, une affluence relative des investisseurs dans ce secteur d\u2019activit\u00e9s\u00a0<\/em>\u00bb, a fait savoir le ministre des P\u00eaches et des Industries animales, <strong>Dr Ta\u00efga<\/strong>. Qui n\u2019a pas manqu\u00e9 de relever, relativement \u00e0 l\u2019aquaculture, qu\u2019elle \u00ab\u00a0<em>demeure artisanale en raison de la qualit\u00e9 approximative des intrants (\u2026) et du d\u00e9ficit de qualification des ressources humaines<\/em>.<\/p>\n<p>Afin de r\u00e9duire les importations du poisson, il sugg\u00e8re que le gouvernement acc\u00e9l\u00e8re \u00ab\u00a0<em>la vulgarisation \u00e0 large \u00e9chelle des techniques de l\u2019aquaculture<\/em>\u00a0\u00bb et r\u00e9organise les structures d\u2019encadrement de la p\u00eache, \u00a0notamment les stations aquacoles, les centres de p\u00eache et les postes de contr\u00f4les de p\u00eache. En somme, rien de nouveau sous le soleil.\u00a0Le gouvernement semble avoir oubli\u00e9 son propre Plan de d\u00e9veloppement durable de l\u2019aquaculture, mis sur pied depuis 2009 avec l\u2019appui de l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (<strong>FAO<\/strong>), lequel n\u00e9cessitait la mobilisation de <strong>11 milliards Fcfa<\/strong> (seulement\u00a0!) pour son impl\u00e9mentation sur la p\u00e9riode 2011-2016 Son objectif \u00e9tait clair\u00a0: permettre au pays d\u2019atteindre, au terme de sa mise en \u0153uvre, une production annuelle de 1 400 tonnes de poissons marchands. \u00ab\u00a0<em>Ce niveau de production permettra d\u2019augmenter la part de la contribution de l\u2019aquaculture \u00e0 l\u2019\u00e9conomie nationale, \u00e0 l\u2019emploi et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des Camerounais<\/em>\u00a0\u00bb, avait expliqu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque le gouvernement.<\/p>\n<p>Dans le but de r\u00e9sorber le d\u00e9ficit observ\u00e9 entre l\u2019offre et la demande, pour ce qui est du riz, le ministre de l\u2019Agriculture pr\u00e9conise l\u2019accroissement de la production des semences am\u00e9lior\u00e9es, l\u2019appui \u00e0 l\u2019installation des rizeries priv\u00e9es et l\u2019encadrement des riziculteurs, le d\u00e9veloppement de la culture du riz pluvial,\u00a0 l\u2019acquisition des engins de labour, et l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du programme de r\u00e9habilitation et d\u2019am\u00e9nagement des p\u00e9rim\u00e8tres hydroagricoles. L\u00e0 aussi, c\u2019est des mesures qui datent. La production nationale de riz est demeur\u00e9e modeste \u2013 <strong>100.000 tonnes<\/strong> par an, soit un taux de couverture de la demande de 15%. Les importations, depuis 2010, tournent autour de <strong>632000 tonnes<\/strong>. Elles ont fait perdre au Cameroun <strong>508,5 milliards Fcfa<\/strong> sur la p\u00e9riode 2015-2017.<\/p>\n<p>Autre produit import\u00e9 qui boit beaucoup d\u2019argent au Cameroun, c\u2019est le lait. Depuis 2015, le pays d\u00e9pense au moins <strong>31 milliards Fcfa<\/strong> pour combler son d\u00e9ficit de production qui se chiffre \u00e0 plus de <strong>170.000 tonnes<\/strong>. La production nationale, elle, stagne \u00e0 <strong>125000 tonnes<\/strong>, du fait \u00ab\u00a0<em>de la faible performance g\u00e9n\u00e9tique des vaches, la pr\u00e9valence des maladies \u00e0 fort impact sur la production laiti\u00e8re dans certaines zones\u00a0 et l\u2019insuffisante appropriation des innovations technologiques<\/em>\u00a0\u00bb, d\u00e9plore le <strong>Minepia<\/strong>. Qui jure que des actions ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9es le cadre du Projet de d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9levage, avec l\u2019appui des partenaires au d\u00e9veloppement. \u00ab\u00a0<em>Il s\u2019agit de l\u2019acquisition progressive des g\u00e9niteurs de races laiti\u00e8res, l\u2019am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9tique des races locales, la production des semences animales bovines et la structuration des circuits de collecte et distribution du lait<\/em>\u00a0\u00bb, \u00e9num\u00e8re-t-il.<\/p>\n<p>Au bout du compte, les strat\u00e9gies en vue de relancer la production nationale existent dans toutes les fili\u00e8res. C\u2019est leur impl\u00e9mentation efficace qui ne suit pas. Il ne reste plus qu\u2019\u00e0 esp\u00e9rer que le nouveau Premier ministre parvienne \u00e0 bousculer l\u2019inertie qui s\u2019est install\u00e9e en la mati\u00e8re.<\/p>\n<div class=\"about-author about-author-box container-wrapper\">\n<div class=\"author-avatar\">\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/\" alt=\"\"\/><\/p>\n<\/div>\n<p><h4>La R\u00e9daction EcoMatin<\/h4>\n<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"awac-wrapper awac widget blog_subscription-2\">\n<h4 class=\"widget-title\">Abonnez-vous \u00e0 notre lettre d&rsquo;information<\/h4>\n<\/div>\n<p>Auteur: EcoMatin<br \/>\n<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/poissons-riz-lait-laugmentation-de-la-production-sujet-favori-de-dion-ngute\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour le deuxi\u00e8me conseil de cabinet de l\u2019ann\u00e9e et aussi le deuxi\u00e8me qu\u2019il pr\u00e9sidait depuis sa nomination, le Premier ministre n\u2019a pas chang\u00e9 de th\u00e8me. 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