{"id":191844,"date":"2026-09-09T13:00:36","date_gmt":"2026-09-09T17:00:36","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/mourad-bourehla-niger-la-crise-du-modele-militaire-sahelien\/"},"modified":"2026-09-09T13:00:36","modified_gmt":"2026-09-09T17:00:36","slug":"mourad-bourehla-niger-la-crise-du-modele-militaire-sahelien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/mourad-bourehla-niger-la-crise-du-modele-militaire-sahelien\/","title":{"rendered":"Mourad Bourehla &#8211; Niger: La crise du mod\u00e8le militaire sah\u00e9lien"},"content":{"rendered":"<p><span><span><strong>Par Mourad Bourehla<sup>(*)<\/sup> &#8211;<\/strong><\/span><\/span> Les \u00e9v\u00e9nements survenus \u00e0 Niamey les 29 et 30 ao\u00fbt constituent un nouvel \u00e9pisode majeur de la crise que traverse le Niger depuis le coup d\u2019\u00c9tat de juillet 2023. Les affrontements qui ont \u00e9clat\u00e9 dans la capitale ne semblent pas correspondre \u00e0 une attaque jihadiste classique contre Niamey, mais \u00e0 une mutinerie militaire qui a pris naissance au sein m\u00eame de l\u2019appareil s\u00e9curitaire et s\u2019est transform\u00e9e en confrontation autour de plusieurs sites strat\u00e9giques.<\/p>\n<p>Les premiers tirs ont \u00e9t\u00e9 entendus dans la nuit autour de la base a\u00e9rienne 101, situ\u00e9e dans l\u2019enceinte de l\u2019a\u00e9roport international Diori-Hamani. Les mutins ont ensuite vis\u00e9 ou tent\u00e9 d\u2019atteindre plusieurs centres de pouvoir, notamment les abords du palais pr\u00e9sidentiel et les installations de la t\u00e9l\u00e9vision nationale. Apr\u00e8s plusieurs heures de combats, les forces loyales au r\u00e9gime ont repris le contr\u00f4le de la base, avec l\u2019appui de l\u2019Africa Corps russe. Plusieurs militaires ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s ou tu\u00e9s.<\/p>\n<p>La g\u00e9ographie des affrontements est particuli\u00e8rement r\u00e9v\u00e9latrice. La base a\u00e9rienne, le palais pr\u00e9sidentiel, la Garde nationale et les moyens de communication de l\u2019\u00c9tat constituent les principaux instruments de contr\u00f4le du pouvoir. Le fait que plusieurs de ces points aient \u00e9t\u00e9 simultan\u00e9ment concern\u00e9s sugg\u00e8re que l\u2019\u00e9pisode d\u00e9passait largement le cadre d\u2019un simple incident disciplinaire. Il s\u2019agissait potentiellement d\u2019une tentative de remise en cause du pouvoir \u00e0 partir de l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame de l\u2019institution militaire.<\/p>\n<p>Cette dimension est essentielle pour comprendre la port\u00e9e de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Le Niger est dirig\u00e9 depuis trois ans par des militaires qui avaient justifi\u00e9 leur prise du pouvoir par l\u2019incapacit\u00e9 du r\u00e9gime pr\u00e9c\u00e9dent \u00e0 assurer la s\u00e9curit\u00e9 du pays. Or c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette question s\u00e9curitaire qui se retourne aujourd\u2019hui contre eux.<\/p>\n<p><span><span><strong>L\u2019\u00e9chec de la promesse s\u00e9curitaire<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le coup d\u2019\u00c9tat de 2023 avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 comme une r\u00e9ponse \u00e0 la d\u00e9gradation de la situation s\u00e9curitaire et \u00e0 l\u2019incapacit\u00e9 suppos\u00e9e du pr\u00e9sident Mohamed Bazoum \u00e0 combattre efficacement les groupes jihadistes. La rupture avec la France et le retrait des forces occidentales devaient permettre au nouveau pouvoir de reprendre le contr\u00f4le de sa politique s\u00e9curitaire et de restaurer la souverainet\u00e9 nationale.<\/p>\n<p>Trois ans plus tard, le bilan demeure pr\u00e9occupant. Les groupes li\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00c9tat islamique et \u00e0 Al-Qa\u00efda continuent d\u2019op\u00e9rer dans l\u2019ouest du pays, notamment dans la r\u00e9gion de Tillab\u00e9ri, tandis que la menace demeure pr\u00e9sente dans le sud-est, autour de Diffa. Les forces nig\u00e9riennes continuent de subir des pertes importantes et les attaques ont d\u00e9montr\u00e9 leur capacit\u00e9 \u00e0 atteindre des infrastructures situ\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate de la capitale.<\/p>\n<p>La base 101 elle-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises en 2026, notamment par l\u2019\u00c9tat islamique au Sahel. Le fait qu\u2019un site aussi strat\u00e9gique soit devenu \u00e0 la fois une cible jihadiste et, quelques mois plus tard, le th\u00e9\u00e2tre d\u2019une mutinerie militaire est particuli\u00e8rement symbolique.<\/p>\n<p>C\u2019est ici que se trouve probablement l\u2019une des cl\u00e9s de la crise actuelle. Les soldats engag\u00e9s dans les zones les plus expos\u00e9es sont confront\u00e9s directement aux pertes et \u00e0 la persistance des attaques. Lorsque la situation s\u00e9curitaire ne s\u2019am\u00e9liore pas malgr\u00e9 les changements de politique et d\u2019alliances, la frustration peut progressivement gagner les rangs de l\u2019arm\u00e9e.<\/p>\n<p>Le paradoxe est donc consid\u00e9rable: les militaires sont arriv\u00e9s au pouvoir en promettant de restaurer la s\u00e9curit\u00e9, mais l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 devient aujourd\u2019hui l\u2019un des facteurs susceptibles de fragiliser leur propre pouvoir.<\/p>\n<p><span><span><strong>Du Mali au Niger: un m\u00eame cercle vicieux?<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Cette \u00e9volution pr\u00e9sente d\u2019\u00e9videntes similitudes avec celle observ\u00e9e au Mali et, dans une moindre mesure, au Burkina Faso. Dans les trois pays, la d\u00e9gradation s\u00e9curitaire a contribu\u00e9 \u00e0 d\u00e9l\u00e9gitimer les autorit\u00e9s civiles, \u00e0 renforcer le r\u00f4le politique des arm\u00e9es et \u00e0 favoriser l\u2019\u00e9mergence de r\u00e9gimes militaires revendiquant la souverainet\u00e9 nationale.<\/p>\n<p>Mais une fois au pouvoir, ces r\u00e9gimes se retrouvent confront\u00e9s au m\u00eame dilemme : la militarisation du pouvoir ne suffit pas \u00e0 r\u00e9soudre une crise s\u00e9curitaire dont les causes sont profond\u00e9ment territoriales, sociales et institutionnelles.<\/p>\n<p>Un cercle vicieux peut alors se mettre en place: l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 affaiblit l\u2019\u00c9tat; l\u2019affaiblissement de l\u2019\u00c9tat favorise la prise du pouvoir par les militaires ; les militaires ne parviennent pas \u00e0 \u00e9liminer la menace; l\u2019\u00e9chec s\u00e9curitaire nourrit les frustrations au sein m\u00eame de l\u2019arm\u00e9e.<\/p>\n<p>C\u2019est ce qui donne aux \u00e9v\u00e9nements de Niamey une port\u00e9e r\u00e9gionale. Le probl\u00e8me du Sahel n\u2019est plus seulement celui de coups d\u2019\u00c9tat successifs. Il devient celui de la capacit\u00e9 des r\u00e9gimes militaires \u00e0 maintenir leur coh\u00e9sion lorsqu\u2019ils ne parviennent pas \u00e0 produire les r\u00e9sultats s\u00e9curitaires qui ont justifi\u00e9 leur arriv\u00e9e au pouvoir.<\/p>\n<p><span><span><strong>L\u2019Italie, dernier canal occidental \u00e0 Niamey<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>La crise nig\u00e9rienne pr\u00e9sente cependant une particularit\u00e9 importante par rapport au Mali : la pr\u00e9sence persistante de l\u2019Italie.<\/p>\n<p>Depuis 2018, Rome d\u00e9ploie au Niger la Mission bilat\u00e9rale de soutien \u00e0 la R\u00e9publique du Niger (MISIN), dont la vocation est essentiellement la formation et le renforcement des capacit\u00e9s des forces de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9 nig\u00e9riennes. La mission peut compter jusqu\u2019\u00e0 485 personnes et a form\u00e9 depuis sa cr\u00e9ation plus de 11 000 militaires nig\u00e9riens, notamment dans les forces sp\u00e9ciales, le parachutisme, la lutte contre les engins explosifs improvis\u00e9s et diverses capacit\u00e9s op\u00e9rationnelles.<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9sence est devenue particuli\u00e8rement significative apr\u00e8s le retrait fran\u00e7ais et am\u00e9ricain. L\u2019Italie est aujourd\u2019hui la seule puissance occidentale \u00e0 conserver une pr\u00e9sence militaire significative de formation au Niger. Le S\u00e9nat italien souligne d\u2019ailleurs que cette position conf\u00e8re \u00e0 la MISIN un r\u00f4le potentiel de \u00ab pont \u00bb entre Niamey et les pays occidentaux.<\/p>\n<p>La singularit\u00e9 de la situation est renforc\u00e9e par le lieu o\u00f9 se trouve cette mission : la Base a\u00e9rienne 101, pr\u00e9cis\u00e9ment celle qui a \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur des affrontements r\u00e9cents. Le minist\u00e8re italien de la D\u00e9fense a indiqu\u00e9 que le personnel et les infrastructures italiens n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9s dans les combats et que les militaires italiens \u00e9taient en s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette position illustre une approche italienne diff\u00e9rente de celle de la France. Rome n\u2019a pas cherch\u00e9 \u00e0 maintenir au Niger une force de combat comparable \u00e0 Barkhane. Elle a privil\u00e9gi\u00e9 une pr\u00e9sence plus discr\u00e8te, centr\u00e9e sur la formation, la coop\u00e9ration et le maintien d\u2019un dialogue avec les autorit\u00e9s nig\u00e9riennes.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence italienne prend ainsi une dimension g\u00e9opolitique qui d\u00e9passe son importance militaire. Elle constitue l\u2019un des rares canaux encore ouverts entre un r\u00e9gime sah\u00e9lien fortement rapproch\u00e9 de Moscou et un pays occidental.<\/p>\n<p>Cette situation est d\u2019autant plus int\u00e9ressante que les forces russes de l\u2019Africa Corps sont \u00e9galement pr\u00e9sentes \u00e0 Niamey. Lors de la crise actuelle, elles ont apport\u00e9 leur soutien aux forces loyales au r\u00e9gime, tandis que les militaires italiens sont rest\u00e9s en dehors des affrontements.<\/p>\n<p>Le Niger devient ainsi un laboratoire in\u00e9dit de coexistence entre une pr\u00e9sence militaire russe et une pr\u00e9sence occidentale r\u00e9siduelle, dans un pays qui revendique pourtant une profonde r\u00e9orientation de ses alliances.<\/p>\n<p><span><span><strong>Au-del\u00e0 de la s\u00e9curit\u00e9: la bataille pour les ressources<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>La crise nig\u00e9rienne doit enfin \u00eatre analys\u00e9e dans une perspective plus large : celle de la comp\u00e9tition g\u00e9o\u00e9conomique autour des ressources du Sahel.<\/p>\n<p>La r\u00e9gion ne repr\u00e9sente pas seulement un espace strat\u00e9gique en raison de sa position g\u00e9ographique, de ses fronti\u00e8res et de la menace jihadiste. Elle poss\u00e8de \u00e9galement d\u2019importantes ressources mini\u00e8res et \u00e9nerg\u00e9tiques. Le Niger est historiquement un producteur majeur d\u2019uranium et dispose \u00e9galement d\u2019or, de p\u00e9trole et d\u2019autres ressources min\u00e9rales. Le Mali poss\u00e8de d\u2019importantes r\u00e9serves d\u2019or et d\u00e9veloppe rapidement son secteur du lithium, tandis que le Burkina Faso occupe une place importante dans la production aurif\u00e8re r\u00e9gionale.<\/p>\n<p>Cette dimension prend une importance nouvelle avec la transition \u00e9nerg\u00e9tique et la comp\u00e9tition mondiale pour les minerais critiques. Lithium, uranium, mangan\u00e8se, graphite et autres minerais sont devenus strat\u00e9giques pour les batteries, les technologies avanc\u00e9es, l\u2019industrie nucl\u00e9aire, les \u00e9quipements \u00e9lectroniques et certains secteurs de d\u00e9fense.<\/p>\n<p>Il serait \u00e9videmment excessif d\u2019expliquer les coups d\u2019\u00c9tat sah\u00e9liens par la seule volont\u00e9 de contr\u00f4ler ces ressources. Les crises politiques et s\u00e9curitaires ont des causes beaucoup plus profondes. Mais il serait tout aussi r\u00e9ducteur d\u2019ignorer le fait que la richesse min\u00e9rale du Sahel accro\u00eet consid\u00e9rablement l\u2019int\u00e9r\u00eat strat\u00e9gique de la r\u00e9gion pour les grandes puissances.<\/p>\n<p>Le changement d\u2019attitude des r\u00e9gimes militaires \u00e0 l\u2019\u00e9gard des compagnies \u00e9trang\u00e8res, la volont\u00e9 de revoir certains contrats miniers et l\u2019exigence d\u2019une plus grande part des revenus pour les \u00c9tats traduisent l\u2019\u00e9mergence d\u2019un v\u00e9ritable <em>\u00abnationalisme des ressources\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Le Niger en offre une illustration particuli\u00e8rement nette avec la confrontation autour de l\u2019uranium. Le contentieux entre les autorit\u00e9s nig\u00e9riennes et le groupe fran\u00e7ais Orano montre que la question des ressources naturelles est d\u00e9sormais intimement li\u00e9e \u00e0 celle de la souverainet\u00e9 et du choix des partenaires internationaux.<\/p>\n<p>La comp\u00e9tition ne se limite d\u2019ailleurs plus \u00e0 la France, aux \u00c9tats-Unis ou \u00e0 la Russie. La Chine, la Turquie, les pays du Golfe et d\u2019autres acteurs cherchent \u00e9galement \u00e0 accro\u00eetre leur pr\u00e9sence \u00e9conomique en Afrique. Les ressources mini\u00e8res deviennent ainsi un instrument de n\u00e9gociation pour des \u00c9tats sah\u00e9liens d\u00e9sireux de diversifier leurs partenariats et de r\u00e9duire leur d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de leurs anciens alli\u00e9s.<\/p>\n<p>Le Sahel appara\u00eet d\u00e8s lors comme un espace o\u00f9 se superposent trois comp\u00e9titions : la comp\u00e9tition s\u00e9curitaire contre les groupes jihadistes, la comp\u00e9tition politique autour du mod\u00e8le de gouvernance et la comp\u00e9tition g\u00e9o\u00e9conomique autour des ressources strat\u00e9giques.<\/p>\n<p><span><span><strong>Vers une nouvelle phase de la crise sah\u00e9lienne?<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Les \u00e9v\u00e9nements de Niamey ne signifient pas n\u00e9cessairement que le r\u00e9gime du g\u00e9n\u00e9ral Abdourahamane Tiani est sur le point de s&rsquo;effondrer. Les forces loyales ont repris le contr\u00f4le de la base et l\u2019appui de l\u2019Africa Corps russe a contribu\u00e9 \u00e0 contenir la mutinerie. Mais cette crise r\u00e9v\u00e8le une vuln\u00e9rabilit\u00e9 nouvelle : celle d\u2019un pouvoir militaire confront\u00e9 \u00e0 une contestation provenant de l\u2019institution m\u00eame qui constitue son principal pilier.<\/p>\n<p>Le Niger entre ainsi dans une phase nouvelle de son histoire politique. Apr\u00e8s avoir utilis\u00e9 l\u2019\u00e9chec s\u00e9curitaire du pouvoir civil pour justifier le coup d\u2019\u00c9tat de 2023, les autorit\u00e9s militaires doivent d\u00e9sormais d\u00e9montrer qu\u2019elles sont capables de produire de meilleurs r\u00e9sultats.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que le parall\u00e8le avec le Mali devient particuli\u00e8rement pertinent. Dans les deux pays, la rupture avec certains partenaires occidentaux, le rapprochement avec la Russie et l\u2019affirmation d\u2019une souverainet\u00e9 nationale renforc\u00e9e ont profond\u00e9ment modifi\u00e9 les \u00e9quilibres r\u00e9gionaux. Mais ces changements g\u00e9opolitiques n\u2019ont pas fait dispara\u00eetre la menace jihadiste.<\/p>\n<p>Le Sahel n\u2019est plus seulement un \u00abespace de crise\u00bb. Il est devenu un espace de comp\u00e9tition strat\u00e9gique, o\u00f9 se croisent s\u00e9curit\u00e9, souverainet\u00e9, ressources naturelles et rivalit\u00e9s internationales. C\u2019est probablement cette combinaison qui d\u00e9terminera la prochaine \u00e9tape de la crise sah\u00e9lienne.<\/p>\n<p><strong>Mourad Bourehla<\/strong><br \/><span><em>(*) Ancien ambassadeur\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/38431-niger-la-crise-du-modele-militaire-sahelien\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Mourad Bourehla(*) &#8211; Les \u00e9v\u00e9nements survenus \u00e0 Niamey les 29 et 30 ao\u00fbt constituent un nouvel \u00e9pisode majeur de la crise que traverse le Niger depuis le coup d\u2019\u00c9tat de juillet 2023. 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