{"id":192080,"date":"2026-09-15T13:00:57","date_gmt":"2026-09-15T17:00:57","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-fruits-en-tunisie-quand-les-prix-deviennent-excessifs-album-photos\/"},"modified":"2026-09-15T13:00:57","modified_gmt":"2026-09-15T17:00:57","slug":"les-fruits-en-tunisie-quand-les-prix-deviennent-excessifs-album-photos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-fruits-en-tunisie-quand-les-prix-deviennent-excessifs-album-photos\/","title":{"rendered":"Les fruits en Tunisie: quand les prix deviennent excessifs (Album photos)"},"content":{"rendered":"<p><span><span><strong>Par Ridha Bergaoui &#8211;<\/strong><\/span><\/span> <strong>En faisant ses courses au march\u00e9, le consommateur tunisien d\u00e9couvre aujourd\u2019hui une offre de fruits \u00e0 la fois abondante et diversifi\u00e9e. Mais cette diversit\u00e9 a un prix, parfois tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9: les hindis (fruits du cactus) peuvent atteindre 8 dinars le kilogramme, le raisin 9 dinars, les poires d\u00e9passer 12 dinars, tandis que le melon se vend autour de 2,5 dinars le kilogramme. Pour de nombreux m\u00e9nages, ces prix deviennent difficiles \u00e0 supporter dans un contexte o\u00f9 le pouvoir d\u2019achat ne cesse de s\u2019\u00e9roder.<\/strong><\/p>\n<p>Lorsque le budget familial se resserre, les fruits figurent parmi les aliments que l\u2019on peut \u00eatre tent\u00e9 de r\u00e9duire, voire de supprimer, au profit de produits jug\u00e9s plus indispensables. Lorsqu\u2019il faut choisir entre viande, lait, \u0153ufs, l\u00e9gumes et fruits, ces derniers peuvent appara\u00eetre comme un aliment superflu dont on peut se passer.<\/p>\n<p><span><span><strong>Pourquoi consommer des fruits est indispensable?<br \/><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Les fruits occupent une place essentielle dans notre alimentation quotidienne. Ils apportent des nutriments indispensables au bon fonctionnement de l\u2019organisme: vitamines (notamment C et A), min\u00e9raux (potassium, magn\u00e9sium), antioxydants et fibres. Ces \u00e9l\u00e9ments contribuent \u00e0 renforcer l\u2019immunit\u00e9, prot\u00e9ger les cellules contre le vieillissement pr\u00e9matur\u00e9 et maintenir un \u00e9quilibre m\u00e9tabolique optimal.<\/p>\n<p>La consommation r\u00e9guli\u00e8re de fruits, int\u00e9gr\u00e9e dans une alimentation diversifi\u00e9e, est une n\u00e9cessit\u00e9. Les nutritionnistes insistent sur l\u2019importance de privil\u00e9gier les fruits entiers plut\u00f4t que les jus. Les fruits entiers sont riches en fibres, essentielles pour la digestion, la r\u00e9gulation de la glyc\u00e9mie et la pr\u00e9vention de certaines maladies chroniques. Ils permettent une sati\u00e9t\u00e9 plus durable et un meilleur contr\u00f4le de l\u2019apport \u00e9nerg\u00e9tique.<\/p>\n<p>Un d\u00e9ficit de consommation de fruits entra\u00eene des d\u00e9s\u00e9quilibres alimentaires qui peuvent co\u00fbter, sur le plan sanitaire, cher tant \u00e0 l\u2019individu qu\u2019\u00e0 la collectivit\u00e9. Les carences en vitamines et fibres augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, de diab\u00e8te de type 2, d\u2019ob\u00e9sit\u00e9 et de certains cancers. A d\u00e9faut de fruits, trop souvent on les remplace par des aliments \u00e9nerg\u00e9tiques, riches en sucres et en graisses ce qui accentue les probl\u00e8mes de sant\u00e9 publique (surpoids et ob\u00e9sit\u00e9).<\/p>\n<p>L\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) recommande, d\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, de consommer au moins 400 grammes de fruits et l\u00e9gumes par jour, soit environ cinq portions. Cette recommandation vise particuli\u00e8rement les populations sensibles\u202f comme les enfants en croissance, femmes enceintes, personnes \u00e2g\u00e9es et individus souffrant de maladies chroniques. En dessert, les fruits compl\u00e8tent le repas par leurs fibres et antioxydants. En collation, au milieu de la journ\u00e9e, ils apportent une \u00e9nergie l\u00e9g\u00e8re et \u00e9vitent le grignotage.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Manger des fruits n\u2019est donc pas un luxe mais une n\u00e9cessit\u00e9 vitale. Ils constituent une source naturelle de sant\u00e9 et de pr\u00e9vention, et leur absence dans l\u2019alimentation se traduit par des co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s en soins m\u00e9dicaux et en perte de qualit\u00e9 de vie. Adopter une consommation r\u00e9guli\u00e8re de fruits entiers est donc un investissement durable pour l\u2019individu et pour la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><span><span><strong>Manger des fruits, c\u2019est aussi soutenir notre agriculture<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>En Tunisie, \u00e0 part quelques fruits exotiques comme les bananes ou l\u2019ananas, la majeure partie des fruits commercialis\u00e9s est produite localement. La consommation des fruits contribue ainsi au d\u00e9veloppement de ce secteur fort important. Celui-ci fait vivre des milliers de familles allant des agriculteurs qui produisent, les interm\u00e9diaires, les transporteurs, les chambres froides aux commer\u00e7ants de d\u00e9tail qui mettent le fruits \u00e0 disposition du consommateur.<\/p>\n<p>Les fruits repr\u00e9sentent une activit\u00e9 agricole \u00e9conomique majeure. La Tunisie dispose d\u2019une arboriculture fruiti\u00e8re diversifi\u00e9e, adapt\u00e9e \u00e0 la grande vari\u00e9t\u00e9 de ses conditions climatiques comme les agrumes,\u00a0 dattes, les raisins de table, pommes, les p\u00eaches, les grenades, les amandes \u2026 Ces fruits constituent des fili\u00e8res importantes pour l\u2019approvisionnement du march\u00e9 int\u00e9rieur et pour l\u2019exportation. Cette diversit\u00e9 constitue un atout pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et permet aux consommateurs de disposer de fruits \u00e0 diff\u00e9rentes p\u00e9riodes de l\u2019ann\u00e9e. Ils repr\u00e9sentent aussi une source de devises. Dattes, agrumes, grenade\u2026 sont export\u00e9es principalement vers les pays voisins et les pays de l\u2019Union Europ\u00e9enne.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Fruit-1.jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/><\/p>\n<p>La Tunisie produit suffisamment de fruits, en quantit\u00e9 et en diversit\u00e9, tout au long de l\u2019ann\u00e9e. La mauvaise organisation des circuits de commercialisation, domin\u00e9s par l\u2019informel et la multiplication des interm\u00e9diaires, avec des marges parfois excessives pr\u00e9lev\u00e9es \u00e0 chaque niveau de la chaine, contribuent \u00e0 faire le grand \u00e9cart de prix entre le producteur et le consommateur.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, consommer des fruits tunisiens, c\u2019est non seulement pr\u00e9server sa sant\u00e9, mais aussi soutenir une fili\u00e8re agricole strat\u00e9gique, cr\u00e9atrice de richesses et d\u2019emplois.<\/p>\n<p><span><span><strong>Le d\u00e9r\u00e8glement climatique en partie en cause<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Sans aucun doute, l\u2019\u00e9t\u00e9 cette ann\u00e9e est tr\u00e8s particulier marqu\u00e9 par une chaleur suffocante et insupportable. Selon les sp\u00e9cialistes du climat, le mois d\u2019aout \u00e9tait le mois le plus chaud jamais mesur\u00e9 dans le monde. Il a \u00e9t\u00e9 parsem\u00e9 de canicules, temp\u00eates, inondation et incendies des for\u00eats. Ce climat o\u00f9 la temp\u00e9rature, parfois d\u00e8s\u00a0 les premi\u00e8res heures de la matin\u00e9e, avoisine les 50\u00b0C, a particuli\u00e8rement gravement affect\u00e9s notre agriculture. Avec ces temp\u00e9ratures les plantes ont beaucoup souffert. Elles ont subi un stress thermique et hydrique important, avec une transpiration accrue, une diminution de la photosynth\u00e8se, des br\u00fblures sur les feuilles et les fruits, ainsi que des difficult\u00e9s de f\u00e9condation et des chutes de fleurs et de jeunes fruits. Pour certaines cultures, ces effets se traduisent par des chutes des rendements, des fruits de calibre inf\u00e9rieur et une qualit\u00e9 souvent d\u00e9grad\u00e9e.<\/p>\n<p>Les besoins en eau augmentent alors m\u00eame que les ressources sont souvent plus difficiles \u00e0 mobiliser. Les coupures d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, parfois assez longues, ont emp\u00each\u00e9 les agriculteurs \u00e0 pomper l\u2019eau et irriguer pour sauver leurs cultures ce qui a amplifi\u00e9 les pertes.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Fruit-2.jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/><\/p>\n<p>Cette chaleur acc\u00e9l\u00e8re le cycle de certains ravageurs et multiplie les d\u00e9g\u00e2ts sur les plantes. Les fruits d\u00e9j\u00e0 fragilis\u00e9s par la chaleur peuvent pr\u00e9senter davantage de br\u00fblures, fissures ou l\u00e9sions, ce qui augmente les risques de pourritures et les pertes apr\u00e8s r\u00e9colte.<\/p>\n<p>\u00c0 cela s\u2019ajoute un facteur humain trop souvent oubli\u00e9. Sous de fortes chaleurs, les travailleurs agricoles sont contraints \u00e0 r\u00e9duire leur rythme et leurs horaires de travail afin de pr\u00e9server leur sant\u00e9. Les op\u00e9rations de r\u00e9colte, d\u2019entretien et de transport peuvent ainsi \u00eatre ralenties et report\u00e9es.<\/p>\n<p>Les r\u00e9coltes commercialisables peuvent ainsi diminuer suite \u00e0 la baisse de la photosynth\u00e8se, chute de fleurs et de jeunes fruits, fruits de plus petit calibre, dommages directs et parfois davantage de d\u00e9g\u00e2ts li\u00e9s aux ravageurs&#8230; Les fortes chaleurs compliquent \u00e9galement la r\u00e9colte, certains l\u00e9gumes doivent \u00eatre ramass\u00e9s tr\u00e8s t\u00f4t pour pr\u00e9server leur qualit\u00e9 et leur conservation.<\/p>\n<p>L\u2019ensemble de ces effets contribue \u00e0 r\u00e9duire l\u2019offre de certains fruits et l\u00e9gumes et \u00e0 augmenter les co\u00fbts de production, ce qui explique en partie les prix \u00e9lev\u00e9s observ\u00e9s actuellement.<\/p>\n<p><span><span><strong>Quand les ravageurs font dispara\u00eetre les fruits et grimper les prix<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Les maladies et les ravageurs des plantes peuvent avoir des cons\u00e9quences qui d\u00e9passent largement les pertes des agriculteurs. Lorsqu\u2019ils d\u00e9truisent des vergers, ils r\u00e9duisent l\u2019offre disponible sur les march\u00e9s, rench\u00e9rissent les co\u00fbts de production et peuvent contribuer \u00e0 faire augmenter fortement les prix des fruits. La poire et le cactus en fournissent deux exemples particuli\u00e8rement \u00e9loquents.<\/p>\n<p>La poire, autrefois largement disponible sur le march\u00e9 tunisien, est devenue plus rare et beaucoup plus ch\u00e8re. Le feu bact\u00e9rien, provoqu\u00e9 par la bact\u00e9rie Erwinia amylovora et apparu en Tunisie en 2011, s\u2019est rapidement propag\u00e9 dans les vergers. Cette bact\u00e9rie attaque les fleurs, les jeunes pousses et les branches et peut entra\u00eener la mort des arbres. La production, qui d\u00e9passait 60 000 tonnes avant l\u2019apparition de la maladie, est tomb\u00e9e \u00e0 environ 15 000 tonnes en 2018. La destruction d\u2019une partie importante du verger a donc contribu\u00e9 \u00e0 la rar\u00e9faction de la poire et \u00e0 l\u2019augmentation de son prix.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Fruit-3.jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Le cactus conna\u00eet une situation encore plus pr\u00e9occupante. La cochenille du cactus (Dactylopius opuntiae), signal\u00e9e en Tunisie en 2021 dans la r\u00e9gion de Mahdia, s\u2019est propag\u00e9e depuis \u00e0 plusieurs gouvernorats. En se nourrissant de la s\u00e8ve des raquettes, elle peut provoquer leur dess\u00e8chement et la mort des plantes. L\u2019enjeu est consid\u00e9rable : la Tunisie poss\u00e8de environ 600 000 hectares de cactus et produisait auparavant pr\u00e8s de 550 000 tonnes de fruits par an. D\u00e8s 2024, plus de la moiti\u00e9 des superficies cultiv\u00e9es \u00e9taient signal\u00e9es comme touch\u00e9es. A\u00a0 Kasserine, premier gouvernorat producteur de fruit de cactus, la production est pass\u00e9e d&rsquo;environ 250 000 tonnes en 2024 \u00e0 150 000 tonnes en 2025, puis \u00e0 seulement pr\u00e8s de 100 000 tonnes en 2026, soit une diminution de l&rsquo;ordre de 60 % en deux ans. Cette invasion repr\u00e9sente une menace \u00e9conomique, sociale et environnementale pour de nombreuses r\u00e9gions.<\/p>\n<p>Ces exemples montrent qu\u2019un ravageur ou un agent pathog\u00e8ne nouvellement introduit peut, en l\u2019absence de mesures rapides et efficaces, transformer en quelques ann\u00e9es une production abondante en une ressource rare. Le consommateur en subit finalement les cons\u00e9quences par une diminution de l\u2019offre et une hausse des prix.<\/p>\n<p>La protection de nos vergers constitue une condition de notre s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et de l\u2019accessibilit\u00e9 des fruits aux consommateurs. Pr\u00e9venir l\u2019introduction et la propagation des ravageurs co\u00fbte toujours moins cher que de devoir reconstituer, apr\u00e8s leur destruction, des milliers d\u2019hectares de vergers.<\/p>\n<p><span><span><strong>Des fruits plus accessibles<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Rendre les fruits accessibles aux consommateurs ne signifie pas r\u00e9duire artificiellement le prix pay\u00e9 au producteur ou plafonner les prix au d\u00e9tail. Cette derni\u00e8re mesure finit par fragiliser toute la fili\u00e8re et ouvre la voie au march\u00e9 noir et \u00e0 la sp\u00e9culation. Au lieu de garantir des prix justes, il provoque des p\u00e9nuries de produits de qualit\u00e9 et accentue l\u2019instabilit\u00e9 des circuits de distribution.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit de renforcer la fili\u00e8re pour qu\u2019elle soit plus productive, mieux organis\u00e9e et plus transparente.<\/p>\n<p><strong>1\/ Am\u00e9liorer la productivit\u00e9 des agriculteurs.<\/strong> Une meilleure ma\u00eetrise technique (irrigation de pr\u00e9cision, fertilisation ad\u00e9quate, choix de vari\u00e9t\u00e9s adapt\u00e9es, lutte raisonn\u00e9e contre les ravageurs) permet d\u2019augmenter les rendements tout en r\u00e9duisant les pertes. Les producteurs doivent aussi \u00eatre encourag\u00e9s \u00e0 se regrouper en coop\u00e9ratives afin d\u2019acheter les intrants \u00e0 des prix raisonnables et de n\u00e9gocier collectivement l\u2019acc\u00e8s aux march\u00e9s. Cela est d\u2019autant plus crucial que la Tunisie compte une majorit\u00e9 de petits agriculteurs, souvent isol\u00e9s et vuln\u00e9rables. Le contr\u00f4le phytosanitaire des plants import\u00e9s doit \u00eatre renforc\u00e9 pour \u00e9viter l\u2019introduction de nouveaux ravageurs. Une surveillance permanente des vergers, associ\u00e9e \u00e0 la recherche sur la lutte biologique et aux vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes, permettrait de d\u00e9tecter rapidement les foyers et de limiter leur propagation.<\/p>\n<p><strong>2\/ R\u00e9organiser les march\u00e9s de gros.<\/strong> Ceux-ci souffrent d\u2019un manque de transparence et d\u2019une domination des interm\u00e9diaires. Assainir les circuits de commercialisation, r\u00e9duire les frais divers et comprimer les marges inutiles entre le producteur et le consommateur est une condition essentielle pour stabiliser les prix.\u00a0 L\u2019usage du num\u00e9rique\u00a0 et la transformation digitale peuvent jouer un r\u00f4le cl\u00e9\u202fpour le suivi en temps r\u00e9el des prix, la tra\u00e7abilit\u00e9 des volumes et les alertes en cas de sp\u00e9culation.<\/p>\n<p><strong>3\/ Un autre levier est la gestion des chambres frigorifiques.<\/strong> Ces infrastructures sont indispensables pour r\u00e9guler le march\u00e9. Elles permettent de stocker les fruits en p\u00e9riode d\u2019abondance et de les \u00e9couler progressivement, \u00e9vitant ainsi les chutes brutales de prix ou les p\u00e9nuries. Leur efficacit\u00e9 d\u00e9pend d\u2019une bonne gouvernance\u202favec une transparence dans l\u2019attribution des espaces, des tarifs \u00e9quitables et le contr\u00f4le des pratiques.<\/p>\n<p><strong>4\/ La vente directe doit aussi \u00eatre encourag\u00e9e.<\/strong> Les circuits courts, comme les march\u00e9s de producteurs, r\u00e9duisent le nombre d\u2019interm\u00e9diaires et offrent aux consommateurs des produits frais \u00e0 des prix plus justes. D\u00e9velopper des plateformes num\u00e9riques reliant directement producteurs et consommateurs serait une avanc\u00e9e majeure dans la commercialisation des fruits frais.<\/p>\n<p><strong>5\/ Une r\u00e9glementation imposant la vente par cat\u00e9gorie<\/strong> permettrait de valoriser les produits d\u00e9class\u00e9s et d\u2019\u00e9largir l\u2019acc\u00e8s aux fruits \u00e0 toutes les couches sociales.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des consommateurs, il est important de rappeler que les fruits de saison sont moins chers, plus nutritifs et plus sains. La Tunisie dispose en chaque saison d\u2019une grande diversit\u00e9. Des agrumes en hiver, des fraises au printemps, past\u00e8ques et p\u00eaches en \u00e9t\u00e9, grenades et raisins en automne.<\/p>\n<p><strong>Ridha Bergaoui<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lire aussi<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/36838-ridha-bergaoui-pour-un-commerce-moderne-des-fruits-et-legumes-frais\" target=\"_blank\">\u2022 Pour un commerce moderne des fruits et l\u00e9gumes frais<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/35089-fruits-d-ete-en-tunisie-dommage-les-prix-explosent\" target=\"_blank\">\u2022 Fruits d\u2019\u00e9t\u00e9 en Tunisie : Dommage, les prix explosent<\/a><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/38444-les-fruits-en-tunisie-quand-les-prix-deviennent-excessifs\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ridha Bergaoui &#8211; En faisant ses courses au march\u00e9, le consommateur tunisien d\u00e9couvre aujourd\u2019hui une offre de fruits \u00e0 la fois abondante et diversifi\u00e9e. 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