{"id":192535,"date":"2026-09-26T13:01:06","date_gmt":"2026-09-26T17:01:06","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/piment-rouge-le-feu-qui-fait-vivre-la-terre-tunisienne-album-photos\/"},"modified":"2026-09-26T13:01:06","modified_gmt":"2026-09-26T17:01:06","slug":"piment-rouge-le-feu-qui-fait-vivre-la-terre-tunisienne-album-photos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/piment-rouge-le-feu-qui-fait-vivre-la-terre-tunisienne-album-photos\/","title":{"rendered":"Piment rouge: Le feu qui fait vivre la terre tunisienne (Album photos)"},"content":{"rendered":"<p><strong>De Kairouan au Cap Bon, le piment rouge raconte une histoire qui d\u00e9passe largement celle d\u2019une \u00e9pice. Culture agricole, patrimoine gastronomique, mati\u00e8re premi\u00e8re de la harissa et produit d\u2019exportation, il fait vivre des milliers d\u2019agriculteurs et une industrie enti\u00e8re. Derri\u00e8re son rouge \u00e9clatant se jouent aussi les grands d\u00e9fis de l\u2019agriculture tunisienne: l\u2019eau, le climat, la productivit\u00e9 et la cr\u00e9ation de valeur.<br \/>Il suffit parfois d\u2019un rouge pour raconter tout un pays. Celui du piment m\u00fbr, pos\u00e9 au soleil, accroch\u00e9 en grappes aux fa\u00e7ades ou align\u00e9 dans les champs, est l\u2019un de ces rouges-l\u00e0. Il y a dans cette couleur quelque chose de la terre tunisienne: g\u00e9n\u00e9reuse, solaire, piquante aussi.<\/strong><\/p>\n<p>Le piment rouge n\u2019est pas originaire de la M\u00e9diterran\u00e9e. Il vient des Am\u00e9riques et arrive dans notre r\u00e9gion apr\u00e8s les grands \u00e9changes qui suivent le XVIe si\u00e8cle. En Tunisie, il s\u2019enracine progressivement, jusqu\u2019\u00e0 devenir un \u00e9l\u00e9ment familier du paysage agricole et de la cuisine. Des si\u00e8cles plus tard, il est devenu presque impossible de parler de la table tunisienne sans \u00e9voquer son go\u00fbt, sa couleur et surtout cette pr\u00e9paration devenue embl\u00e9matique: la harissa.<\/p>\n<p>Mais derri\u00e8re une simple cuill\u00e8re de harissa, il y a beaucoup plus qu\u2019un condiment. Il y a une parcelle cultiv\u00e9e, une irrigation, une r\u00e9colte, des mains qui trient, des tonnes transport\u00e9es vers les conserveries, des s\u00e9choirs, des machines, des emplois et des march\u00e9s \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Le piment rouge est ainsi devenu l\u2019un des rares produits capables de faire le voyage complet: de la terre \u00e0 l\u2019identit\u00e9, de l\u2019identit\u00e9 \u00e0 l\u2019industrie et de l\u2019industrie \u00e0 l\u2019exportation.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/2(147).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/><\/p>\n<p><span><span><strong>Une \u00e9pice venue de loin devenue tunisienne<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le piment appartient au genre Capsicum, dans la famille des Solanac\u00e9es, comme la tomate, l\u2019aubergine et la pomme de terre. Originaire du continent am\u00e9ricain, il gagne l\u2019Europe et la M\u00e9diterran\u00e9e \u00e0 partir du XVIe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>En Tunisie, son implantation remonte \u00e0 cette p\u00e9riode. Le GICA situe l&rsquo;installation de la culture du piment dans le pays autour du XVIe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Il faudra pourtant plusieurs g\u00e9n\u00e9rations pour qu\u2019une plante venue d\u2019ailleurs devienne un \u00e9l\u00e9ment du patrimoine local. Car une agriculture ne se contente pas d\u2019adopter une plante: elle la s\u00e9lectionne, l\u2019adapte, la transforme et lui donne une place dans ses pratiques.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que le piment est devenu tunisien.<\/p>\n<p><span><span><strong>Dans les champs, le rouge de la r\u00e9colte<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le piment est une culture de chaleur. Mais il est \u00e9galement gourmand en eau. Cette double exigence r\u00e9sume \u00e0 elle seule une partie des d\u00e9fis auxquels la fili\u00e8re est aujourd\u2019hui confront\u00e9e.<\/p>\n<p>La culture est particuli\u00e8rement pr\u00e9sente dans le Centre, le Cap Bon et plusieurs r\u00e9gions du Nord-Ouest. Kairouan constitue historiquement l\u2019un des principaux bassins de production.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019int\u00e9rieur du gouvernorat, des d\u00e9l\u00e9gations comme Sbikha, Bouhajla, Chebika, Kairouan Nord et Kairouan Sud ont d\u00e9velopp\u00e9 une v\u00e9ritable sp\u00e9cialisation.<\/p>\n<p>Lorsque vient la maturit\u00e9, les champs changent de couleur. Le vert s\u2019efface progressivement et laisse place au rouge.<\/p>\n<p>Mais derri\u00e8re cette image presque picturale se trouve une r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique exigeante: produire du piment suppose de ma\u00eetriser l\u2019irrigation, les intrants, les maladies, la r\u00e9colte et la commercialisation.<\/p>\n<p><span><span><strong>Des milliers d\u2019hectares, des centaines de milliers de tonnes<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Les statistiques disponibles montrent l\u2019importance de cette culture.<\/p>\n<p>Entre 2004 et 2014, les superficies consacr\u00e9es au piment sont pass\u00e9es d\u2019environ 16 300 \u00e0 18 100 hectares, tandis que la production de piment frais progressait d\u2019environ 181 000 \u00e0 240 000 tonnes.<\/p>\n<p>Ces chiffres, qui portent sur une p\u00e9riode pr\u00e9cise, montrent surtout la progression de la fili\u00e8re et son poids dans le mara\u00eechage tunisien. Le piment poss\u00e8de une particularit\u00e9 \u00e9conomique : il peut \u00eatre valoris\u00e9 \u00e0 plusieurs niveaux.<\/p>\n<p>Frais, il alimente les march\u00e9s. S\u00e9ch\u00e9, il se conserve plus longtemps. R\u00e9duit en poudre, il devient une \u00e9pice. Transform\u00e9 en p\u00e2te, il entre dans la fabrication de la harissa. Conditionn\u00e9 et export\u00e9, il devient un produit agroalimentaire \u00e0 plus forte valeur ajout\u00e9e.<\/p>\n<p>Entre le fruit r\u00e9colt\u00e9 et le produit fini, c\u2019est toute une \u00e9conomie qui se construit.<\/p>\n<p><span><span><strong>Le patrimoine vivant des vari\u00e9t\u00e9s tunisiennes<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le piment tunisien n\u2019est pas une vari\u00e9t\u00e9 unique. Les travaux scientifiques ont permis d\u2019\u00e9tudier une importante diversit\u00e9 de cultivars locaux, parmi lesquels Baklouti, Beldi, Chaabani, Sisseb, Bkalti, Knaiss, Fort de Korba, Fort de Menzel Temime et Corne de Gazelle.<\/p>\n<p>Le Baklouti reste sans doute le plus embl\u00e9matique. Sa forme allong\u00e9e, son parfum et son piquant en ont fait l\u2019une des signatures de la harissa tunisienne.<br \/>Cette diversit\u00e9 est une richesse agricole. Les vari\u00e9t\u00e9s diff\u00e8rent par leur rendement, leur taille, leur forme, leur couleur, leur teneur en capsa\u00efcine et leur adaptation aux conditions de culture.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019heure du changement climatique, conserver cette diversit\u00e9 devient donc une question strat\u00e9gique.<\/p>\n<p>La vari\u00e9t\u00e9 locale n\u2019est pas seulement un souvenir du pass\u00e9. Elle peut \u00eatre une r\u00e9ponse aux contraintes de demain.<\/p>\n<p><span><span><strong>Quand le vert devient rouge<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le passage du vert au rouge est l\u2019un des signes les plus visibles de la maturit\u00e9 du fruit.<\/p>\n<p>Mais derri\u00e8re ce changement de couleur se produit toute une transformation biochimique. Les carot\u00e9no\u00efdes s\u2019accumulent, donnant au fruit sa couleur rouge caract\u00e9ristique. Parmi eux figurent notamment la capsanthine et la capsorubine, mais aussi le b\u00eata-carot\u00e8ne, la lut\u00e9ine et la z\u00e9axanthine.<br \/>Et puis il y a la capsa\u00efcine.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/3(120).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Cette mol\u00e9cule est responsable de la sensation de chaleur qui distingue les piments doux des piments forts. Elle agit sur des r\u00e9cepteurs sensoriels associ\u00e9s \u00e0 la chaleur et \u00e0 la douleur.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e9galement elle qui a attir\u00e9 l\u2019attention des chercheurs.<\/p>\n<p><span><span><strong>Le feu qui fait aussi du bien<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Sous son apparence br\u00fblante, le piment rouge poss\u00e8de une composition nutritionnelle int\u00e9ressante.<\/p>\n<p>Il apporte notamment vitamine C, vitamine E, carot\u00e9no\u00efdes, compos\u00e9s ph\u00e9noliques et plusieurs min\u00e9raux. Les carot\u00e9no\u00efdes et compos\u00e9s ph\u00e9noliques contribuent \u00e0 son potentiel antioxydant.<\/p>\n<p>La vitamine C participe au fonctionnement normal du syst\u00e8me immunitaire et \u00e0 la protection des cellules contre le stress oxydatif. Certains carot\u00e9no\u00efdes jouent \u00e9galement un r\u00f4le dans les m\u00e9canismes li\u00e9s \u00e0 la sant\u00e9 oculaire.<\/p>\n<p>La capsa\u00efcine, elle, fait l\u2019objet de nombreuses recherches. Les scientifiques \u00e9tudient notamment ses effets potentiels sur le m\u00e9tabolisme \u00e9nerg\u00e9tique, l\u2019inflammation, la sensation de douleur et certains param\u00e8tres cardiovasculaires.<\/p>\n<p>Il faut toutefois \u00e9viter les promesses excessives.Le piment est un aliment int\u00e9ressant, pas un m\u00e9dicament. Les r\u00e9sultats des \u00e9tudes varient selon les doses, les populations \u00e9tudi\u00e9es et les formes de consommation. Son meilleur r\u00f4le reste probablement celui d\u2019un aliment qui apporte beaucoup de go\u00fbt et une diversit\u00e9 de compos\u00e9s bioactifs \u00e0 une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e.<\/p>\n<p>Et, comme toujours, la mesure reste de mise. Chez certaines personnes, une consommation importante peut provoquer br\u00fblures digestives, reflux ou inconfort.<\/p>\n<p><span><span><strong>Du soleil au s\u00e9choir<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Avant l\u2019industrie, il y avait le soleil. Le piment rouge est traditionnellement s\u00e9ch\u00e9 afin de prolonger sa conservation et de concentrer ses ar\u00f4mes. Dispos\u00e9s en plein air, les fruits perdent progressivement leur eau et deviennent une mati\u00e8re premi\u00e8re beaucoup plus stable.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/4(87).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Mais le s\u00e9chage est \u00e9galement une op\u00e9ration qui demande de la ma\u00eetrise. Temp\u00e9rature, dur\u00e9e, humidit\u00e9 et conditions sanitaires influencent directement la qualit\u00e9 finale. Le piment sec peut ensuite \u00eatre conserv\u00e9, broy\u00e9 et transform\u00e9.<\/p>\n<p>Le s\u00e9chage est le premier grand passage du piment de l\u2019agriculture vers l\u2019industrie.<\/p>\n<p><span><span><strong>Puis vient la harissa<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 ce moment que le piment change v\u00e9ritablement de dimension. La harissa est devenue bien davantage qu\u2019une recette traditionnelle. Elle constitue aujourd\u2019hui une v\u00e9ritable fili\u00e8re agroalimentaire. Les donn\u00e9es du secteur indiquent que 25 unit\u00e9s de conserverie participent \u00e0 sa production, avec une capacit\u00e9 globale de transformation d\u2019environ 3 500 tonnes de piments frais par jour. La production annuelle de harissa se compte en dizaines de milliers de tonnes.<img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/5(55).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/>Et derri\u00e8re ces chiffres se trouvent des milliers de personnes: agriculteurs, ouvriers agricoles, collecteurs, transporteurs, salari\u00e9s des conserveries, conditionneurs et exportateurs.<\/p>\n<p>Selon la FAO, la fili\u00e8re de la harissa fait intervenir environ 10 000 agriculteurs et g\u00e9n\u00e8re pr\u00e8s de 2,5 millions journ\u00e9es de travail agricole.<\/p>\n<p>Le piment n\u2019est donc plus seulement une culture. Il est devenu une cha\u00eene de valeur.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/6(46).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/><\/p>\n<p><span><span><strong>Une harissa qui voyage<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le succ\u00e8s de la harissa a permis au piment tunisien de franchir les fronti\u00e8res.<\/p>\n<p>Les exportations ont fortement progress\u00e9 au fil des ann\u00e9es. Les donn\u00e9es sectorielles disponibles font \u00e9tat d\u2019environ 4 500 tonnes export\u00e9es en 2005, contre pr\u00e8s de 14 000 tonnes en 2018.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/7(40).jpg\" width=\"100%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"middle\" alt=\"\"\/><\/p>\n<p>La reconnaissance de la harissa tunisienne comme \u00e9l\u00e9ment du patrimoine culturel immat\u00e9riel de l\u2019UNESCO a encore renforc\u00e9 sa visibilit\u00e9 internationale.<\/p>\n<p>Mais cette notori\u00e9t\u00e9 pose une nouvelle question: comment transformer le succ\u00e8s culturel en davantage de valeur pour l\u2019agriculture tunisienne ?<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse passe par la qualit\u00e9, la tra\u00e7abilit\u00e9, la certification, l\u2019innovation, la transformation et la conqu\u00eate de nouveaux march\u00e9s.<\/p>\n<p><span><span><strong>Le grand d\u00e9fi: produire avec moins d\u2019eau<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Le piment appartient d\u00e9sormais \u00e0 cette cat\u00e9gorie de cultures pour lesquelles la question de l\u2019eau devient incontournable.<\/p>\n<p>La Tunisie doit maintenir sa production agricole tout en faisant face \u00e0 une pression croissante sur les ressources hydriques et \u00e0 des \u00e9pisodes de chaleur plus intenses. Pour la fili\u00e8re piment, l\u2019avenir passera donc par une irrigation plus pr\u00e9cise, la r\u00e9duction des pertes, l\u2019am\u00e9lioration des pratiques culturales, la s\u00e9lection de vari\u00e9t\u00e9s adapt\u00e9es et une meilleure gestion des sols. Le v\u00e9ritable indicateur de performance ne sera peut-\u00eatre plus seulement le nombre de tonnes produites.<\/p>\n<p>Ce sera aussi le nombre de tonnes produites par m\u00e8tre cube d\u2019eau.<\/p>\n<p><span><span><strong>Pr\u00e9server pour mieux innover<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>La richesse des vari\u00e9t\u00e9s tunisiennes constitue dans ce contexte un v\u00e9ritable capital.<\/p>\n<p>Pr\u00e9server les ressources g\u00e9n\u00e9tiques locales permet de conserver des caract\u00e9ristiques qui pourraient devenir pr\u00e9cieuses face aux nouvelles conditions climatiques.<\/p>\n<p>Certaines vari\u00e9t\u00e9s pourront \u00eatre recherch\u00e9es pour leur rendement. D\u2019autres pour leur r\u00e9sistance, leur qualit\u00e9 gustative, leur couleur ou leur teneur en compos\u00e9s bioactifs. La modernisation agricole ne doit donc pas n\u00e9cessairement effacer les vari\u00e9t\u00e9s anciennes. Elle peut, au contraire, s\u2019appuyer sur elles.<\/p>\n<p><span><span><strong>Le rouge de demain<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Il y a quelque chose de singulier dans le destin du piment rouge.<\/p>\n<p>Il est venu de loin, mais il est devenu profond\u00e9ment tunisien. Il s\u2019est install\u00e9 dans nos campagnes, puis dans nos cuisines. Il a donn\u00e9 naissance \u00e0 une industrie. Il a voyag\u00e9 \u00e0 travers les fronti\u00e8res. Il est m\u00eame devenu un \u00e9l\u00e9ment reconnu du patrimoine culturel.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, il se trouve \u00e0 la crois\u00e9e de plusieurs chemins.<\/p>\n<p>Celui de l\u2019agriculture, confront\u00e9e \u00e0 la raret\u00e9 de l\u2019eau. Celui de l\u2019industrie, appel\u00e9e \u00e0 cr\u00e9er davantage de valeur. Celui de la recherche, qui explore les propri\u00e9t\u00e9s de ses mol\u00e9cules. Celui enfin du patrimoine, qu\u2019il faut pr\u00e9server sans le figer.<\/p>\n<p>Le piment rouge n\u2019est donc pas seulement le feu de nos assiettes. Il est le reflet d\u2019une agriculture qui cherche \u00e0 conjuguer tradition et performance, terroir et march\u00e9, m\u00e9moire et avenir.<\/p>\n<p>Et derri\u00e8re chaque fruit rouge arriv\u00e9 \u00e0 maturit\u00e9 se pose finalement la m\u00eame question: comment continuer \u00e0 faire pousser la richesse d\u2019un pays lorsque l\u2019eau, elle, devient de plus en plus rare ?<\/p>\n<p><strong>A.R.<\/strong><br \/>\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/38479-piment-rouge-le-feu-qui-fait-vivre-la-terre-tunisienne\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Kairouan au Cap Bon, le piment rouge raconte une histoire qui d\u00e9passe largement celle d\u2019une \u00e9pice. Culture agricole, patrimoine gastronomique, mati\u00e8re premi\u00e8re de la harissa et produit d\u2019exportation, il fait vivre des milliers d\u2019agriculteurs et une industrie enti\u00e8re. 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