{"id":19331,"date":"2019-03-04T06:03:58","date_gmt":"2019-03-04T11:03:58","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/cash-plus-le-groupe-tazi-dans-le-secteur-financier\/"},"modified":"2019-03-04T06:03:58","modified_gmt":"2019-03-04T11:03:58","slug":"cash-plus-le-groupe-tazi-dans-le-secteur-financier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/cash-plus-le-groupe-tazi-dans-le-secteur-financier\/","title":{"rendered":"Cash Plus: Le Groupe Tazi dans le secteur financier?"},"content":{"rendered":"<p class=\"c4\"><span class=\"c3\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-76621 alignright\" src=\"http:\/\/albayane.press.ma\/wp-content\/uploads\/karim-tazi-maroc-230x130.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"127\"\/>A<span class=\"c2\">pr\u00e8s l\u2019immobilier et le secteur h\u00f4telier, le Groupe Tazi, connu plus pour son p\u00f4le industriel et sa marque de literie Richbond, serait sur le point de mettre un pied dans le secteur des \u00e9tablissements de paiement avec le rachat prochain et d\u00e9finitif de l\u2019op\u00e9rateur Cash Plus. Le deal, qui attend encore la validation de Bank Al Maghrib, devrait constituer une nouvelle brique dans les ambitions de diversification sectorielle et g\u00e9ographique du Groupe. Quoiqu\u2019il pose d\u2019autres questions\u2026<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"c4\">Boud\u00e9e par des banques -on parle de CIH Bank, Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale ou encore BCP- pour ses pr\u00e9tentions de vente trop exag\u00e9r\u00e9es, l\u2019entreprise sp\u00e9cialis\u00e9e dans le transfert d\u2019argent et devenue plus r\u00e9cemment \u00e9tablissement de paiement avec l\u2019agr\u00e9ment de Bank Al Maghrib, pourra donc tr\u00e8s prochainement changer de main. Cash Plus, pour qui les principaux actionnaires cherchaient un repreneur depuis pr\u00e8s de deux ans, serait en voie de conclure un deal avec le Groupe Tazi (Richbond).<\/p>\n<p class=\"c4\">Les actionnaires qui ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 retirer leurs billes avaient, selon la presse, valoris\u00e9 l\u2019op\u00e9rateur \u00e0 400 millions de dirhams. Trop cher, au go\u00fbt de potentiels entrepreneurs pour une entreprise qui n\u2019a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 en 2017 qu\u2019un chiffre d\u2019affaires de 150 millions de dirhams, lequel devrait s\u2019\u00e9tablir en 2018 \u00e0 plus de 200 millions de dirhams, selon les pr\u00e9visions d\u2019un expert du secteur. Les actionnaires auront donc finalement mod\u00e9r\u00e9 leurs ardeurs et exigences sur le prix et la conclusion d\u2019un accord avec les Tazi en serait le t\u00e9moin. En attendant une sortie officielle de l\u2019une ou des deux parties, l\u2019op\u00e9ration dont rien ne filtre pour l\u2019instant a de quoi \u00e9tonner. Tant la diversification op\u00e9r\u00e9e par le Groupe Tazi pouvait \u00eatre envisag\u00e9e comme devant rester dans des m\u00e9tiers ou activit\u00e9s connexes \u00e0 son c\u0153ur de m\u00e9tier industriel. Alors, que va chercher un groupe industriel, ou du moins connu essentiellement comme tel, dans le monde des \u00e9tablissements de paiement?<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Plus d\u2019un demi-milliard de CA \u00e0 moyen terme<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\">\u00c0 en croire un hebdomadaire de la place, le Groupe Tazi tenait absolument \u00e0 int\u00e9grer dans son portefeuille d\u2019activit\u00e9s les services \u00e0 valeur ajout\u00e9e. Et ce, afin de diversifier davantage son portefeuille et ses canaux de g\u00e9n\u00e9ration de chiffre d\u2019affaires. Mais pas que. Il faut dire qu\u2019aux yeux de certains financiers, Cash Plus repr\u00e9sente un actif au potentiel tr\u00e8s int\u00e9ressant. L\u2019entreprise, au regard de certaines projections, devrait r\u00e9aliser des performances jug\u00e9es pour le moins tr\u00e8s encourageantes voire m\u00eame satisfaisantes pour les d\u00e9tenteurs de son capital. En effet, avec l\u2019obtention de son agr\u00e9ment d\u2019\u00e9tablissement de paiement aupr\u00e8s de Bank Al Maghrib, Cash Plus devrait voir son activit\u00e9 \u00ab\u00a0LowIncome Banking\u00a0\u00bb faire un saut substantiel et contribuer de fa\u00e7on significative aux revenus de l\u2019op\u00e9rateur. Ce chiffre d\u2019affaires, selon les projections de la m\u00eame source, devrait s\u2019\u00e9tablir \u00e0 quelque 600 millions de dirhams en 2022 avec un apport du \u00abLowIncome Banking\u00bb estim\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de 250 millions de dirhams pour quelque 350 millions de dirhams pour ce qui concerne son activit\u00e9 classique de transfert d\u2019argent.<\/p>\n<p class=\"c4\">Il faut noter que l\u2019op\u00e9rateur compte d\u00e9j\u00e0 un r\u00e9seau en pleine croissance de plus de 1300 agences r\u00e9parties sur tout le territoire marocain et constitu\u00e9 \u00e0 80% de franchises. Cette pr\u00e9pond\u00e9rance de la franchise dans son organisation permet \u00e0 Cash Plus de percevoir des contributions int\u00e9ressantes de ses franchis\u00e9s tout en all\u00e9geant le poste des co\u00fbts fixes de l\u2019\u00e9tablissement. D\u2019ailleurs, \u00e0 fin 2017, le r\u00e9seau g\u00e9n\u00e9rait un chiffre d\u2019affaires moyen brut de 123.000 dirhams. Des donn\u00e9es qui sont appel\u00e9es \u00e0 prendre davantage d\u2019ampleur avec le d\u00e9ploiement, notamment courant 2019 de l\u2019ensemble des services li\u00e9s \u00e0 sa nouvelle dimension d\u2019\u00e9tablissement de paiement. Dans son viseur se trouve le leader du march\u00e9, Wafacash qui fait la course en t\u00eate dans le domaine de la banque pour revenus faibles. Celle-ci, adoss\u00e9e au premier groupe bancaire du pays, a r\u00e9ussi \u00e0 distancer ses challengers sur le cr\u00e9neau. Mais Cash Plus ne cache pas ses ambitions de combler, progressivement, l\u2019\u00e9cart entre \u00abla fille\u00bb d\u2019Attijari\u00a0 Wafabank et les autres acteurs. Et ses pr\u00e9visions sont encourageantes. Les Tazi ont-t-ils flair\u00e9 la bonne affaire\u00a0? Le groupe dont le chiffre d\u2019affaires flirte avec les 2 milliards de dirhams veut visiblement faire le grand saut pour passer ce cap et prendre d\u00e9finitivement la place qui lui revient dans cette strate de grands groupes.<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>En route vers un conglom\u00e9rat?<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\">Dans tous les cas, si le rachat des parts du fonds Mediterrania Capital II ainsi qu\u2019une partie de celles d\u00e9tenues par les fondateurs se confirme, le groupe Tazi aura apporter une nouvelle valeur dans son portefeuille d\u2019activit\u00e9s. Il faut rappeler qu\u2019en juin 2013 d\u00e9j\u00e0, Karim Tazi, un des dirigeants du groupe, affichait les ambitions de diversification du groupe. Immobilier et h\u00f4tellerie au Maroc, implantation en Afrique subsaharienne \u00e9taient entre autres les secteurs vis\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Sur le territoire national, les projets dans l\u2019immobilier et l\u2019h\u00f4tellerie devaient constituer les axes de la diversification. \u00abAu fil de ses retraits successifs du centre-ville vers les p\u00e9riph\u00e9ries, le groupe Tazi a lib\u00e9r\u00e9 un patrimoine foncier important au sein de la ville de Casablanca. Une importante d\u00e9marche de valorisation de ce patrimoine foncier va d\u00e9marrer. Et si les autorit\u00e9s de tutelle veulent bien s\u2019int\u00e9resser aux investisseurs nationaux, ce qui n\u2019est pas prouv\u00e9, nous sommes susceptibles d\u2019investir significativement dans le domaine du tourisme et de l\u2019h\u00f4tellerie\u00bb, d\u00e9voilait Karim Tazi \u00e0 un mensuel \u00e0 cette \u00e9poque.<\/p>\n<p class=\"c4\">Le groupe s\u2019int\u00e9ressait plus sp\u00e9cifiquement au secteur des apparts-h\u00f4tels et des clubs de vacances. Depuis lors, les choses ont \u00e9volu\u00e9 chez le groupe industriel. Le groupe a cr\u00e9\u00e9, en 2016, une filiale du nom de \u00abEdifoncia\u00bb d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l\u2019immobilier, avec comme premier projet les R\u00e9sidences Bellerive au quartier Belv\u00e9d\u00e8re \u00e0 Casablanca. Cette \u201cbusiness unit\u201c avait conclu avec le groupe Yamed Capital un partenariat pour son accompagnement. Toujours avec le groupe Yamed, les Tazi\u00a0 ont\u00a0 d\u00e9velopp\u00e9 l\u2019appart-h\u00f4tel Strelysia\u00a0\u00e0 Casablanca, op\u00e9rationnel depuis 2018; \u00a0un projet donc con\u00e7u et r\u00e9alis\u00e9 par Yamed Construction pour le compte du groupe Richbond. S. \u00c0 ce joli palmar\u00e8s, s\u2019ajoute la cr\u00e9ation de la filiale Richbond Hospitality &#038; Contract, sp\u00e9cialis\u00e9e dans les services d\u2019agencement et ameublement h\u00f4telier et para-h\u00f4telier avec. Et sur le terrain de son c\u0153ur de m\u00e9tier, la production de mousse et de literie, le groupe a depuis lors aussi avanc\u00e9 ses pions sur l\u2019\u00e9chiquier continental.<\/p>\n<p class=\"c4\">\u00abNous \u00e9tudions des possibilit\u00e9s d\u2019implantation dans certains pays de l\u2019Afrique subsaharienne. M\u00eame si le Cameroun et la C\u00f4te d\u2019Ivoire accueilleront chacun une de nos usines de production de matelas, nous h\u00e9sitons encore entre les deux pays pour la toute premi\u00e8re implantation. Nous ne sommes pas loin d\u2019une d\u00e9cision, m\u00eame si, personnellement, j\u2019ai un faible pour la C\u00f4te d\u2019Ivoire\u00bb, d\u00e9clarait Karim Tazi en 2013. \u00c0 terme, trois pays \u00e9taient concern\u00e9s par cette internationalisation vers le continent : la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le Cameroun et l\u2019Angola. Et ces pays devaient servir de base arri\u00e8re pour couvrir trois sous-r\u00e9gions africaines\u00a0: la C\u00f4te d\u2019Ivoire pour l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, le Cameroun pour l\u2019Afrique centrale et l\u2019Angola pour l\u2019Afrique australe. \u00abNous allons y implanter des activit\u00e9s facilement d\u00e9localisables, comme la literie, le linge de lit et les articles d\u2019ameublement en plastique. Certains produits comme les matelas seront adapt\u00e9s \u00e0 ces pays. Ce seront plus des matelas avec ressort qu\u2019avec de la mousse\u00bb, avait-il explicit\u00e9. L\u00e0 aussi, le groupe a avanc\u00e9 tout en r\u00e9ajustant ses positions. Richbond a effectivement ouvert une usine en C\u00f4te d\u2019Ivoire, fonctionnelle depuis mai 2018, sur un march\u00e9 o\u00f9 il est en concurrence acharn\u00e9e avec l\u2019autre marocain Dolidol et des acteurs libanais et chinois.<\/p>\n<p class=\"c4\">En outre, l\u2019industriel marocain a acquis une usine de matelas au Kenya en 2018 du nom de Silent Night Kenya qui lui servira certainement \u00e0 adresser le march\u00e9 de l\u2019Afrique de l\u2019Est. Une implantation dans un pays anglophone qui d\u00e9roge un peu \u00e0 la logique classique des entreprises marocaines de prendre ferme attache avec les pays francophones d\u2019abord avant d\u2019aborder les autres pays. D\u2019ailleurs, ces deux filiales qui constituent les t\u00eates de pont des ambitions africaines de Richbond seront log\u00e9es au sein Richbond Africa, un holding bas\u00e9 \u00e0 Casablanca Finance City dont la mission sera de \u00abporter l\u2019ensemble des filiales africaines de Richbond\u00bb. L\u2019investissement global pour ces deux filiales s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 230 millions de dirhams. \u00c0 l\u2019occasion, Karim Tazi, administrateur du groupe, d\u00e9clarait\u00a0: \u00ab notre strat\u00e9gie est bas\u00e9e sur le transfert du savoir-faire et de l\u2019expertise \u00e9prouv\u00e9e du groupe qui repr\u00e9sentera un levier de cr\u00e9ation de valeurs\u00bb. L\u2019usine de C\u00f4te d\u2019Ivoire est b\u00e2tie sur 18.000 m2 et dispose d\u2019une capacit\u00e9 de production journali\u00e8re de 2.500 matelas. Elle emploie 100 personnes.<\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Soumayya Douieb<\/strong><\/p>\n<p class=\"c6\"><span class=\"c3\"><strong>Cash Plus, une douce mont\u00e9e en puissance<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"c4\">Cr\u00e9\u00e9e en 2004 sous le nom de Ramapar, l\u2019entreprise de transfert d\u2019argent a depuis lors fait un bon bout de chemin. Elle obtient son agr\u00e9ment d\u2019exercice aupr\u00e8s de Bank Al Maghrib en 2009 et devient Cash Plus. En 2012, Cash Plus lance son r\u00e9seau de franchises avant d\u2019accueillir, deux ann\u00e9es plus tard, Mediterrania Capital Partners. En 2015, Cash Plus proc\u00e8de \u00e0 l\u2019acquisition de la soci\u00e9t\u00e9 Eurosol et \u00e0 un rebranding dans la foul\u00e9e. Une ann\u00e9e plus tard, l\u2019entreprise r\u00e9alise une augmentation de capital de 50 MDH pour soutenir son d\u00e9veloppement. Dans le m\u00eame temps, elle amende ses statuts pour devenir un \u00e9tablissement de paiement. Puis en 2018, elle obtient avec 4 autres acteurs l\u2019agr\u00e9ment de Bank Al Maghrib pour exercer l\u2019activit\u00e9 d\u2019\u00e9tablissement de paiement. \u00c0 fin 2017, son actionnariat \u00e9tait constitu\u00e9 essentiellement de la famille Amar (actionnaires historiques fondateurs) et Mediterrania Capital Partners II Money (47%).<\/p>\n<p>Auteur: rahal mehamed<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/cash-plus-le-groupe-tazi-dans-le-secteur-financier.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l\u2019immobilier et le secteur h\u00f4telier, le Groupe Tazi, connu plus pour son p\u00f4le industriel et sa marque de literie Richbond, serait sur le point de mettre un pied dans le secteur des \u00e9tablissements de paiement avec le rachat prochain et d\u00e9finitif de l\u2019op\u00e9rateur Cash Plus. 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