{"id":193598,"date":"2026-10-22T13:02:14","date_gmt":"2026-10-22T17:02:14","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ridha-bergaoui-engrais-chimiques-et-fertilite-des-sols-tunisiens\/"},"modified":"2026-10-22T13:02:14","modified_gmt":"2026-10-22T17:02:14","slug":"ridha-bergaoui-engrais-chimiques-et-fertilite-des-sols-tunisiens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ridha-bergaoui-engrais-chimiques-et-fertilite-des-sols-tunisiens\/","title":{"rendered":"Ridha Bergaoui: Engrais chimiques et fertilit\u00e9 des sols tunisiens"},"content":{"rendered":"<p><span><span><strong>Par Ridha Bergaoui &#8211;<\/strong><\/span><\/span> \u00c0 l\u2019approche de la saison des semis des grandes cultures, et \u00e0 cot\u00e9 des semences s\u00e9lectionn\u00e9es, la disponibilit\u00e9 des engrais min\u00e9raux, notamment le phosphate diammonique (DAP) et l\u2019ammonitrate, constitue une pr\u00e9occupation majeure pour nos agriculteurs.<\/p>\n<p>S\u2019agissant de produits en partie import\u00e9s, les tensions g\u00e9opolitiques et la guerre au Moyen-Orient accentuent les incertitudes sur les march\u00e9s internationaux des engrais. Leur co\u00fbt et les difficult\u00e9s d\u2019approvisionnement peuvent compromettre la fertilisation des cultures au moment opportun faisant peser des risques importants sur la rentabilit\u00e9 des cultures et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire nationale.<\/p>\n<p>Il ne suffit pas d\u2019avoir la bonne semence, la quantit\u00e9 de pluie satisfaisante, il faut aussi apporter les \u00e9l\u00e9ments min\u00e9raux n\u00e9cessaires pour que les plantes puissent se d\u00e9velopper et produire correctement.<\/p>\n<p><span><span><strong>Besoin en min\u00e9raux des plantes<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Pour assurer sa croissance et produire des rendements satisfaisants, la plante a besoin d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments min\u00e9raux qu&rsquo;elle pr\u00e9l\u00e8ve g\u00e9n\u00e9ralement dans le sol gr\u00e2ce \u00e0 son syst\u00e8me racinaire. Ces \u00e9l\u00e9ments comprennent principalement l&rsquo;azote, le phosphore et le potassium, mais aussi le calcium, le magn\u00e9sium, le soufre et divers oligo\u00e9l\u00e9ments comme le zinc, le fer, le mangan\u00e8se, le cuivre et le bore. En pratique, c\u2019est la carence en azote, phosphore et potassium qui est la plus pr\u00e9occupante, quoique l\u2019insuffisance de l\u2019un des autres min\u00e9raux peut limiter les rendements m\u00eame lorsque les apports en ces trois min\u00e9raux sont suffisants.<\/p>\n<p>L\u2019azote favorise la croissance v\u00e9g\u00e9tative et la formation des grains, le phosphore contribue au d\u00e9veloppement des racines et aux transferts d\u2019\u00e9nergie, tandis que le potassium intervient dans la r\u00e9gulation de l\u2019eau et la r\u00e9sistance des plantes aux stress.<\/p>\n<p>Lorsque des niveaux \u00e9lev\u00e9s de production sont recherch\u00e9s, les r\u00e9serves naturelles du sol ne suffisent g\u00e9n\u00e9ralement pas \u00e0 couvrir les besoins de la culture. Il devient alors n\u00e9cessaire d&rsquo;apporter des engrais min\u00e9raux en compl\u00e9ment. Les plus utilis\u00e9s sont l&rsquo;ammonitrate pour l&rsquo;azote, ainsi que le DAP (phosphate diammonique) et le Super 45 pour le phosphore. Ces fertilisants doivent \u00eatre apport\u00e9s \u00e0 temps pour pouvoir \u00eatre assimil\u00e9s par la plante et en quantit\u00e9 suffisante. Etant solubles dans l\u2019eau, tout exc\u00e8s peut entrainer la pollution des nappes souterraines. En Tunisie, la carence des sols en potassium est moins fr\u00e9quente. Pour les c\u00e9r\u00e9ales pluviales, les besoins en potassium sont souvent couverts par les r\u00e9serves naturelles de nombreux sols, mais des d\u00e9ficiences existent, notamment dans certains sols sableux et dans les cultures irrigu\u00e9es intensives.<\/p>\n<p><span><span><strong>Des engrais chimiques introduits progressivement dans l\u2019agriculture tunisienne<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>L\u2019agriculture traditionnelle tunisienne reposait essentiellement sur la fertilit\u00e9 naturelle des sols, les rotations culturales, les jach\u00e8res et, dans les exploitations d\u2019\u00e9levage, l\u2019utilisation du fumier. L\u2019agriculture \u00e9tait plut\u00f4t du type extensif et les rendements tr\u00e8s modestes.<\/p>\n<p>Les engrais chimiques, fabriqu\u00e9s industriellement, se sont introduits progressivement avec la modernisation agricole, notamment durant la p\u00e9riode du Protectorat fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Les vari\u00e9t\u00e9s c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res modernes, \u00e0 haut potentiel de rendement, d\u00e9velopp\u00e9es notamment depuis la R\u00e9volution verte, exigent g\u00e9n\u00e9ralement des apports importants d\u2019engrais. Pour exprimer pleinement leur potentiel, elles n\u00e9cessitent \u00e0 la fois un sol fertile et une fertilisation min\u00e9rale raisonn\u00e9e et adapt\u00e9e. L\u2019efficacit\u00e9 de la fertilisation min\u00e9rale d\u00e9pend \u00e9galement d\u2019autres facteurs, notamment la qualit\u00e9 des semences, la pluviom\u00e9trie, la date et la densit\u00e9 de semis ainsi que les conditions climatiques.<\/p>\n<p>De nos jours, les engrais chimiques sont devenus indispensables et sont utilis\u00e9s massivement. Les quantit\u00e9s sont importantes et varient selon les campagnes et la pluviom\u00e9trie. On estime un besoin annuel d\u2019environ 180 000 tonnes d\u2019ammonitrate et 80 000 tonnes de DAP et Superphoste 45%.\u00a0 Malgr\u00e9 l\u2019existence de ressources locales, la plus grande partie des engrais chimiques (les 2\/3 environ) est import\u00e9e. La Tunisie est ainsi fortement d\u00e9pendante, ce qui expose le pays aux fluctuations de la disponibilit\u00e9 et des prix internationaux.<\/p>\n<p>Le niveau d\u2019utilisation des engrais chimiques en Tunisie est d\u2019environ 50 kg\/ha de terre arable, ce qui est proche de celle des pays voisins mais beaucoup moins \u00e9lev\u00e9 que celui des pays europ\u00e9ens comme la France (150 kg\/ha) ou l\u2019Allemagne (138 kg\/ha). La fertilisation min\u00e9rale vient en compl\u00e9ment de la fertilit\u00e9 du sol, plus les r\u00e9serves dans le sol sont faibles et que les besoins des plantes sont \u00e9lev\u00e9s, plus il est n\u00e9cessaire d\u2019apporter des fertilisants chimiques en compl\u00e9ment. En Ukraine o\u00f9 les sols sont tr\u00e8s fertiles (les terres noires ou tchernozioms, sont particuli\u00e8rement riches en mati\u00e8re organique et min\u00e9raux) et malgr\u00e9 un moyenne du bl\u00e9 de 42 q\/ha, l\u2019utilisation des engrais chimiques reste faible (40 kg\/ha seulement).<\/p>\n<p>La richesse du sol en nutriments traduit sa richesse en mati\u00e8re organique, un des facteurs essentiels de la fertilit\u00e9. La mati\u00e8re organique apporte des min\u00e9raux mais am\u00e9liore \u00e9galement la structure du sol, son activit\u00e9 biologique et favorise la r\u00e9tention de l\u2019eau et des \u00e9l\u00e9ments nutritifs. Elle permet ainsi de limiter l&rsquo;\u00e9rosion et le recours aux engrais min\u00e9raux.<\/p>\n<p><span><span><strong>La fertilit\u00e9 des sols tunisiens \u00e0 pr\u00e9server et \u00e0 restaurer<br \/><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Les sols constituent un capital naturel essentiel \u00e0 la production agricole et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n<p>La fertilit\u00e9 d&rsquo;un sol d\u00e9pend de sa richesse en \u00e9l\u00e9ments min\u00e9raux mais \u00e9galement de ses propri\u00e9t\u00e9s physiques, notamment sa structure et sa porosit\u00e9, ainsi que son activit\u00e9 biologique. La mati\u00e8re organique permet \u00e9galement de lutter contre l\u2019\u00e9rosion, un sol mieux structur\u00e9 et couvert r\u00e9siste davantage au ruissellement et \u00e0 la d\u00e9gradation. Elle permet enfin de renforcer la r\u00e9silience climatique en contribuant \u00e0 amortir les effets des p\u00e9riodes s\u00e8ches.<\/p>\n<p>En Tunisie, une grande partie des terres agricoles est confront\u00e9e \u00e0 des contraintes importantes comme les faibles teneurs en mati\u00e8re organique, \u00e9rosion, salinisation et d\u00e9gradation de la structure, auxquelles s&rsquo;ajoutent les effets de la s\u00e9cheresse et du changement climatique.\u00a0 L&rsquo;augmentation des temp\u00e9ratures et les s\u00e9cheresses favorisent l&rsquo;\u00e9rosion des sols et la diminution de leur teneur en mati\u00e8re organique, r\u00e9duisant ainsi leur fertilit\u00e9 et leur productivit\u00e9. Dans les r\u00e9gions les plus expos\u00e9es, la d\u00e9gradation des terres s&rsquo;accentue et peut rendre certaines zones de moins en moins aptes \u00e0 l&rsquo;agriculture. \u00c0 terme, cette \u00e9volution favorise la d\u00e9sertification et constitue une menace croissante pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n<p>Alors qu\u2019on estime qu\u2019un bon sol doit avoir une teneur en mati\u00e8re organique allant de 4 \u00e0 6%, dans de nombreux sols de nos r\u00e9gions arides et semi-arides, la teneur en mati\u00e8re organique est inf\u00e9rieure \u00e0 1 %, ce qui limite leur capacit\u00e9 \u00e0 retenir l&rsquo;eau et les \u00e9l\u00e9ments nutritifs, fragilise leur structure et limite l&rsquo;efficacit\u00e9 des engrais. Ceci contribue \u00e0 la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des cultures face aux s\u00e9cheresses et aux irr\u00e9gularit\u00e9s des pr\u00e9cipitations.<\/p>\n<p>La question est particuli\u00e8rement importante pour les c\u00e9r\u00e9ales, dont les rendements d\u00e9pendent \u00e9troitement de la qualit\u00e9 du sol, de la disponibilit\u00e9 de l&rsquo;eau et d&rsquo;une alimentation min\u00e9rale \u00e9quilibr\u00e9e. Une bonne semence ne peut exprimer pleinement son potentiel si elle est implant\u00e9e dans un sol d\u00e9grad\u00e9. De m\u00eame, l&rsquo;eau et les engrais ne produisent pas tous leurs effets lorsque le sol ne poss\u00e8de pas les propri\u00e9t\u00e9s physiques, chimiques et biologiques n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p>Pr\u00e9server et restaurer la fertilit\u00e9 des sols est donc une n\u00e9cessit\u00e9 agronomique et \u00e9conomique. Cela suppose de limiter l&rsquo;\u00e9rosion, de maintenir une couverture v\u00e9g\u00e9tale lorsque les conditions le permettent, de raisonner le travail du sol, de restituer une partie des r\u00e9sidus de culture et de d\u00e9velopper l&rsquo;utilisation du fumier et du compost pour augmenter le taux de mati\u00e8res organique et la fertilit\u00e9 des sols. Ceci est valable non seulement pour l\u2019arboriculture et les cultures maraich\u00e8res mais \u00e9galement pour les grandes cultures qui d\u2019habitude ne re\u00e7oivent que des engrais chimiques.<\/p>\n<p><span><span><strong>Comment am\u00e9liorer la fertilit\u00e9 du sol?<br \/><\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;am\u00e9lioration de la fertilit\u00e9 passe \u00e0 la fois par l&rsquo;apport r\u00e9gulier de mati\u00e8res organiques et par des pratiques limitant leur d\u00e9gradation comme la lutte contre l&rsquo;\u00e9rosion, diversification des rotations, int\u00e9gration de l\u00e9gumineuses et r\u00e9duction du travail intensif du sol. Restaurer la richesse des sols en mati\u00e8re organique constitue un enjeu majeur pour accro\u00eetre durablement la production agricole et r\u00e9duire la d\u00e9pendance alimentaire du pays.<\/p>\n<p>L\u2019apport en mati\u00e8re organique peut se faire par:<\/p>\n<p><strong>\u2022 Le fumier:<\/strong> ressource traditionnelle riche en mati\u00e8re organique et en \u00e9l\u00e9ments nutritifs, il am\u00e9liore la structure du sol et sa capacit\u00e9 \u00e0 retenir l&rsquo;eau.<\/p>\n<p><strong>\u2022 Le compost:<\/strong> obtenu par d\u00e9composition contr\u00f4l\u00e9e des mati\u00e8res organiques, il stabilise l&rsquo;humus, stimule l&rsquo;activit\u00e9 biologique et valorise les d\u00e9chets organiques.<\/p>\n<p><strong>\u2022 Les effluents d&rsquo;\u00e9levage:<\/strong> fumiers, lisiers et fientes et purin de volailles constituent une source importante de nutriments lorsqu&rsquo;ils sont bien g\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>\u2022 Les engrais verts:<\/strong> souvent \u00e0 base de l\u00e9gumineuses, ils enrichissent le sol en mati\u00e8re organique et contribuent \u00e0 sa protection contre l&rsquo;\u00e9rosion.<\/p>\n<p><strong>\u2022 Les r\u00e9sidus de culture et sous-produits agricoles:<\/strong> pailles, r\u00e9sidus de taille, grignons d&rsquo;olive ou autres d\u00e9chets v\u00e9g\u00e9taux peuvent \u00eatre valoris\u00e9s au lieu d&rsquo;\u00eatre \u00e9limin\u00e9s.<\/p>\n<p>Les d\u00e9chets organiques doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des ressources strat\u00e9giques plut\u00f4t que comme des polluants.<\/p>\n<p>D\u2019autres solutions permettent de prot\u00e9ger le sol et de ralentir la perte de la mati\u00e8re organique.<\/p>\n<p><strong>\u2022<\/strong> Le paillage r\u00e9duit l&rsquo;\u00e9vaporation, prot\u00e8ge le sol et restitue progressivement de la mati\u00e8re organique.\u00a0<br \/><strong>\u2022<\/strong> La r\u00e9duction du travail du sol limite l&rsquo;\u00e9rosion et ralentit la d\u00e9composition de la mati\u00e8re organique. La r\u00e9duction du travail du sol, associ\u00e9e \u00e0 une couverture v\u00e9g\u00e9tale permanente (cas de l\u2019agriculture de conservation et le semis direct) et \u00e0 la restitution des r\u00e9sidus, contribue \u00e0 limiter l\u2019\u00e9rosion et \u00e0 pr\u00e9server le carbone organique, en particulier dans les couches superficielles.<\/p>\n<p>Aucune de ces solutions ne suffit \u00e0 elle seule, c&rsquo;est leur combinaison qui permet d&rsquo;augmenter durablement la mati\u00e8re organique des sols.<\/p>\n<p>Pour la Tunisie, o\u00f9 l\u2019eau est rare et o\u00f9 de nombreux sols sont fragiles, l\u2019objectif doit \u00eatre double. D\u2019une part apporter davantage de mati\u00e8res organiques et d\u2019autre part\u00a0 ralentir leur d\u00e9gradation. Un sol plus riche en mati\u00e8re organique retient g\u00e9n\u00e9ralement mieux l\u2019eau, fonctionne biologiquement de mani\u00e8re plus active, valorise mieux les apports d\u2019engrais min\u00e9raux et r\u00e9siste mieux aux al\u00e9as climatiques. Investir dans le sol, c\u2019est investir dans des rendements plus durables et renforcer la r\u00e9silience de notre agriculture.<\/p>\n<p>Face \u00e0 la s\u00e9cheresse, \u00e0 la d\u00e9gradation des terres et aux incertitudes qui p\u00e8sent sur l\u2019approvisionnement du pays en engrais, pr\u00e9server la fertilit\u00e9 des sols doit devenir une priorit\u00e9 durable de notre politique agricole.<\/p>\n<p><span><span><strong>Conclusion<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p>Mati\u00e8re organique du sol et engrais chimiques sont deux ressources compl\u00e9mentaires. La mati\u00e8re organique nourrit le sol, am\u00e9liore sa structure et stimule son activit\u00e9 biologique, tandis que les engrais chimiques apportent aux cultures les \u00e9l\u00e9ments min\u00e9raux n\u00e9cessaires \u00e0 leur d\u00e9veloppement et \u00e0 leur production. La mati\u00e8re organique nourrit le sol, la fertilisation min\u00e9rale nourrit la culture. La richesse du sol constitue le socle d\u2019une agriculture durable, mais elle ne dispense pas d\u2019une fertilisation min\u00e9rale adapt\u00e9e aux besoins des cultures.<\/p>\n<p>Les engrais chimiques jouent un r\u00f4le essentiel dans l\u2019obtention de rendements satisfaisants, notamment pour les c\u00e9r\u00e9ales et les cultures exigeantes. Leur utilisation doit toutefois \u00eatre raisonn\u00e9e et fond\u00e9e, autant que possible, sur des analyses de sol, les objectifs de rendement, les besoins des plantes et les \u00e9l\u00e9ments nutritifs d\u00e9j\u00e0 disponibles. Des apports insuffisants p\u00e9nalisent la production, tandis que les exc\u00e8s augmentent les co\u00fbts, gaspillent des ressources pr\u00e9cieuses et peuvent entra\u00eener des pertes d\u2019\u00e9l\u00e9ments nutritifs dans l\u2019environnement et des risques de pollution. Il s\u2019agit donc d\u2019apporter le bon engrais, \u00e0 la bonne dose et au bon moment, afin d\u2019en tirer le meilleur b\u00e9n\u00e9fice agronomique et \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Face \u00e0 la s\u00e9cheresse et \u00e0 la d\u00e9gradation des terres, la pr\u00e9servation de la fertilit\u00e9 de nos sols doit devenir une priorit\u00e9 durable de notre politique agricole. L&rsquo;objectif est de passer d&rsquo;une agriculture qui consomme la fertilit\u00e9 de ses sols \u00e0 une agriculture qui la renouvelle, et la renforce dans une perspective de productivit\u00e9 durable et d&rsquo;autosuffisance alimentaire.<\/p>\n<p>La s\u00e9curit\u00e9 de nos r\u00e9coltes et notre ambition d\u2019autosuffisance alimentaire d\u00e9pendent, entre autre, autant de la qualit\u00e9 des sols que de notre capacit\u00e9 \u00e0 les fertiliser intelligemment et durablement.<\/p>\n<p><strong>Ridha Bergaoui<\/strong><br \/>\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/leaders.com.tn\/article\/38569-ridha-bergaoui-engrais-chimiques-et-fertilite-des-sols-tunisiens\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ridha Bergaoui &#8211; \u00c0 l\u2019approche de la saison des semis des grandes cultures, et \u00e0 cot\u00e9 des semences s\u00e9lectionn\u00e9es, la disponibilit\u00e9 des engrais min\u00e9raux, notamment le phosphate diammonique (DAP) et l\u2019ammonitrate, constitue une pr\u00e9occupation majeure pour nos agriculteurs. 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