{"id":21177,"date":"2019-03-12T07:55:28","date_gmt":"2019-03-12T11:55:28","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/50-ans-du-fespaco-hommage-aux-figures-du-cinema-africain\/"},"modified":"2019-03-12T07:55:28","modified_gmt":"2019-03-12T11:55:28","slug":"50-ans-du-fespaco-hommage-aux-figures-du-cinema-africain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/50-ans-du-fespaco-hommage-aux-figures-du-cinema-africain\/","title":{"rendered":"50 ans du FESPACO : Hommage aux figures du cin\u00e9ma africain"},"content":{"rendered":"<div><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"spip_logo spip_logo_right spip_logos\" alt=\"\" style=\"float:right\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/arton1986.jpg?1552389114\" width=\"150\" height=\"90\"><\/p>\n<div class=\"rss_texte\">\n<p><strong>La c\u00e9r\u00e9monie officielle d&rsquo;ouverture de la 26e \u00e9dition du Festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou, a drain\u00e9 du public au stade municipal Issouf Joseph Konombo le 23 f\u00e9vrier dernier. C&rsquo;\u00e9tait en pr\u00e9sence du Chef de l&rsquo;Etat, de ministres, de d\u00e9put\u00e9s, de diplomates, de cin\u00e9astes et d&rsquo;hommes de culture. Ce FESPACO 2019 marque les 50 ans d&rsquo;existence du festival.<\/strong><\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1510 spip_documents spip_documents_left\" style=\"float:left;\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/clap_fespaco2.jpg?1552389071\" width=\"500\" height=\"279\" alt=\"\"><\/span>19h20mn. Le pr\u00e9sident, du Faso Roch Marc Christian Kabor\u00e9 donne le clap de lancement de la 26e \u00e9dition. Aussit\u00f4t, les lampadaires du stade s&rsquo;\u00e9teignent. Et les feux d&rsquo;artifice qui ont dur\u00e9 douze minutes environ \u00e9merveillent le public qui a tenu \u00e0 \u00eatre t\u00e9moin de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. C&rsquo;est l&rsquo;ouverture officielle du FESPACO 2019. Le Chef de l&rsquo;Etat d&rsquo;un pas alerte n&rsquo;a pas \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la presse. Dans l&rsquo;interview qui s&rsquo;en est suivie, il a exhort\u00e9 ses compatriotes \u00e0 se rendre dans les salles de cin\u00e9ma. Selon lui, la c\u00e9l\u00e9bration de ce cinquantenaire est d\u00e9j\u00e0 un succ\u00e8s. Interrog\u00e9 sur l&rsquo;absence du pr\u00e9sident rwandais, Paul Kagam\u00e9, qui s&rsquo;est fait repr\u00e9senter par son ministre de la culture, le pr\u00e9sident du Faso a rassur\u00e9 qu&rsquo;il sera l\u00e0 \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie de cl\u00f4ture pour remettre l&rsquo;Etalon d&rsquo;or de Yennenga au laur\u00e9at. Puis, il a rejoint sa place aux c\u00f4t\u00e9s de son \u00e9pouse. Vingt minutes plus tard, il prend cong\u00e9 du public sous l&rsquo;air musical du groupe ivoirien Magic Syst\u00e8me. Les cavali\u00e8res qui se sont donn\u00e9 \u00e0 c\u0153ur joie au spectacle en l&rsquo;accompagnant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du stade ont ch\u00f4m\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Honneurs et hommages<\/strong><\/p>\n<p> C&rsquo;est \u00e0 17 heures que le chef de l&rsquo;Etat a fait son entr\u00e9e au stade Issouf Joseph Konombo, avec Alimata Salamb\u00e9r\u00e9, un des membres fondateurs du FESPACO, et la toute premi\u00e8re pr\u00e9sidente du comit\u00e9 d&rsquo;organisation du premier festival du cin\u00e9ma africain de Ouagadougou, organis\u00e9 en f\u00e9vrier 1969. S&rsquo;en est suivi un bain de foule \u00e0 bord d&rsquo;un v\u00e9hicule. Toute \u00e9mue, elle a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab C&rsquo;est une chance d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re pr\u00e9sidente du premier FESPACO et de participer aujourd&rsquo;hui \u00e0 son cinquantenaire \u00bb. Le moment \u00e9tait propice pour demander une minute de silence, en m\u00e9moire aux cin\u00e9astes disparus, et leur rendre hommage. Tous ceux qui se sont succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 la tribune n&rsquo;ont pas manqu\u00e9 de rendre un hommage m\u00e9rit\u00e9 aux grandes figures du cin\u00e9ma africain. Allusion a \u00e9t\u00e9 faite entre autres \u00e0 Ousmane Semb\u00e8ne, Idrissa OUEDRAOGO, Fran\u00e7ois Bassolet, Claude Prieux. Le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango, a saisi l&rsquo;occasion pour rappeler le th\u00e8me de cette 26e \u00e9dition : \u00ab M\u00e9moire et Avenir des cin\u00e9astes africains \u00bb. Un th\u00e8me, qui selon lui, fait \u00e9cho aux propos de Joseph Ki-Zerbo lorsqu&rsquo;il \u00e9crivait : \u00ab Il n&rsquo;y a pas de collectivit\u00e9 humaine sans projet, ni m\u00e9moire \u00bb. \u00ab Cin\u00e9astes d&rsquo;Afrique, nous vous aimons \u00bb a lanc\u00e9 le pr\u00e9sident du comit\u00e9 d&rsquo;organisation, Yacouba Traor\u00e9. En marge de ce FESPACO se tient le 19e march\u00e9 international du cin\u00e9ma africain dont le lancement a \u00e9t\u00e9 fait dans la matin\u00e9e du dimanche 24 f\u00e9vrier 2019 \u00e0 la place de la Nation.<\/p>\n<p><i> <strong>Rapha\u00ebl N. ASPAVATI (aspavanou@gmail.com)<\/strong> <\/i><\/p>\n<h3 class=\"spip\"><strong>L&rsquo;histoire 50 ans apr\u00e8s<\/strong><\/h3>\n<p><strong>Le Festival Panafricain du Cin\u00e9ma et de la T\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou (FESPACO) a fait du chemin. Cinquante ans apr\u00e8s sa cr\u00e9ation en 1969, il demeure un cadre d&rsquo;\u00e9panouissement, de promotion, d&rsquo;\u00e9mulation, de distribution et de perfectionnement du cin\u00e9ma africain. A l&rsquo;occasion de la 26e \u00e9dition qui marque son cinquantenaire, l&rsquo;engouement s&rsquo;est accru.<\/strong><\/p>\n<p>50 ans d&rsquo;existence ! Cela se f\u00eate. C&rsquo;est pourquoi les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands pour c\u00e9l\u00e9brer avec faste cet anniversaire. <br class=\"autobr\"> D&rsquo;une part, 20 films africains sont en comp\u00e9tition, 450 projections cin\u00e9matographiques en 7 jours, 100 films en vente sur le March\u00e9 International du Cin\u00e9ma Africain (MICA). Un record jusque-l\u00e0 in\u00e9gal\u00e9.<br class=\"autobr\"> D&rsquo;autre part, 3000 professionnels des m\u00e9tiers du cin\u00e9ma et 2500 des m\u00e9dias ont \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9s. 15 ministres africains en charge du cin\u00e9ma et de l&rsquo;audiovisuel, 10 pr\u00e9sidents ou directeurs d&rsquo;institutions internationales et\/ou r\u00e9gionales, 20 structures nationales des cin\u00e9matographies ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement annonc\u00e9s. Mais \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e, la moisson est moins abondante. N&#8217;emp\u00eache ! FESPACO 2019 est au rendez-vous. <br class=\"autobr\"><br \/>\nSi on parle aujourd&rsquo;hui de ce festival panafricain de cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou, il a fallu qu&rsquo;une id\u00e9e germe. Celle de cr\u00e9er un festival. C&rsquo;\u00e9tait en 1968. Un an plus tard, un groupe de cin\u00e9philes dont Fran\u00e7ois Bassolet, Claude Prieux, directeur du centre culturel Franco-Volta\u00efque (CCFV) et Alimata Salamb\u00e9r\u00e9 ont cr\u00e9\u00e9 ce festival appel\u00e9 d&rsquo;abord \u00ab Semaine du cin\u00e9ma africain \u00bb. <br class=\"autobr\"><br \/>\nA cette \u00e9poque, la Haute Volta n&rsquo;avait aucun r\u00e9alisateur de films et ne disposait d&rsquo;aucune structure cin\u00e9matographique. Pourquoi avoir donc cr\u00e9\u00e9 un festival pour promouvoir le cin\u00e9ma ? Colin DUPRE, auteur du livre Le festival, une affaire d&rsquo;Etat, r\u00e9pond au micro de nos confr\u00e8res de Radio France Internationale (RFI). Il dit ceci : \u00ab Tout simplement, parce que, en 1968, au centre franco-volta\u00efque, le cin\u00e9-club dynamique du CCFV s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;il existait beaucoup de films africains, mais que les populations africaines ( y compris les Ouagalais) n&rsquo;en voyaient aucun. L&rsquo;id\u00e9e leur est venue d&rsquo;organiser une petite semaine de cin\u00e9ma africain dont l&rsquo;unique objectif \u00e9tait de montrer des films africains aux populations africaines, en particulier au Burkina Faso. Ce que les archives du FESPACO ne d\u00e9mentent pas. Bien au contraire ! Il est \u00e9crit : \u00ab Les initiateurs (Ndlr : de la semaine de cin\u00e9ma africain) souhaitaient donc que, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de ce festival, les populations puissent enfin voir les films de leur propre continent \u00bb<br class=\"autobr\"><br \/>\nCette opportunit\u00e9 leur a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e, pour la toute premi\u00e8re fois, au mois de f\u00e9vrier 1969, \u00e0 travers le premier festival du cin\u00e9ma africain de Ouagadougou. Six pays y \u00e9taient associ\u00e9s : le S\u00e9n\u00e9gal, la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, le Niger, le Cameroun mais \u00e9galement la France et les Pays-Bas. Alimata Salamb\u00e9r\u00e9, journaliste de profession, (elle \u00e9tait la deuxi\u00e8me femme \u00e0 pr\u00e9senter le journal parl\u00e9 \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision nationale du Burkina Faso apr\u00e8s Odette Sanogo) en a \u00e9t\u00e9 la pr\u00e9sidente du comit\u00e9 d&rsquo;organisation. Il s&rsquo;en est suivie la deuxi\u00e8me, la troisi\u00e8me, la quatri\u00e8me puis la cinqui\u00e8me, et depuis le samedi 23 f\u00e9vrier 2019, la 26e \u00e9dition.<br class=\"autobr\"><br \/>\nIl a fallu attendre 1972 pour que le FESPACO soit institutionnalis\u00e9 et devenir une biennale \u00e0 la sixi\u00e8me \u00e9dition en 1979<\/p>\n<p><strong>Ousmane SEMBENE et le FESPACO<\/strong><\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 ce qui se dit, Ousmane Semb\u00e8ne ne fait pas partie des p\u00e8res fondateurs du festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou. En 1969, il a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;invit\u00e9 de la premi\u00e8re \u00e9dition de ce festival. Mais ce qu&rsquo;on ne peut pas lui d\u00e9nier, c&rsquo;est qu&rsquo;il a jou\u00e9 un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans l&rsquo;envol du FESPACO. Il a travaill\u00e9 \u00e0 d\u00e9coloniser les \u00e9crans et \u00e0 encourager les films africains qui pr\u00e9sentent une bonne image de l&rsquo;Afrique. Il en a d&rsquo;ailleurs fait son cheval de bataille au point de participer \u00e0 toutes les \u00e9ditions jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 2007. Il s&rsquo;est refus\u00e9 \u00e0 comp\u00e9tir en expliquant qu&rsquo;il faut laisser la chance \u00e0 d&rsquo;autres cin\u00e9astes du continent d&rsquo;\u00e9merger. L&rsquo;histoire lui reconna\u00eet sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 ainsi que cette phrase inscrite en lettres d&rsquo;or dans les annales du FESPACO. Il d\u00e9clarait en effet : \u00ab Nous avons port\u00e9 pendant longtemps le Fespaco ; c&rsquo;est maintenant le tour du festival de nous porter \u00bb. Il ne savait pas si bien dire. En 2007, il mourut. Et c&rsquo;est \u00e0 cette m\u00eame ann\u00e9e que le Prix Sp\u00e9cial Ousmane Semb\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 au FESPACO pour le film qui d\u00e9crit le mieux une image positive de l&rsquo;Afrique. Le prix s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 5 000 000 francs cfa. Deux ans apr\u00e8s, en 2009, l&rsquo;avenue N\u00b0 15. 862 longue de 2300 m\u00e8tres dans le quartier hupp\u00e9 de Ouaga 2000 a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 \u2018&rsquo; avenue Ousmane Semb\u00e8ne\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><i> <strong>Rapha\u00ebl N. ASPAVATI<\/strong> <\/i><\/p>\n<h3 class=\"spip\"><strong>Idrissa OUEDRAOGO, premier Etalon d&rsquo;or de Yennenga du Burkina<\/strong><\/h3>\n<p>En 1991, tout le Burkina Faso avait retenu son souffle. Puis, ce fut l&rsquo;extase. Idrissa OUEDRAOGO, le \u00ab Maestro \u00bb venait de gagner le plus prestigieux des prix du festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou. Alors qu&rsquo;il a promis \u00e0 nouveau honorer son pays par ce m\u00eame prix \u00e0 l&rsquo;\u00e9dition 2019, il fut arrach\u00e9 \u00e0 l&rsquo;affection de ses compatriotes un an plus t\u00f4t. Hommage lui est rendu \u00e0 travers diverses manifestations allant de l&rsquo;organisation de colloques aux spectacles. La salle de cin\u00e9ma Canal Olympia porte d\u00e9sormais son nom. Il est auteur d&rsquo;une vingtaine de productions cin\u00e9matographiques.<\/p>\n<p><i> <strong>R.N.A. <\/strong> <\/i><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><a href=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/spip.php?article1986\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><br \/>\nAuteur: LEVENEMENT<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La c\u00e9r\u00e9monie officielle d&rsquo;ouverture de la 26e \u00e9dition du Festival panafricain du cin\u00e9ma et de la t\u00e9l\u00e9vision de Ouagadougou, a drain\u00e9 du public au stade municipal Issouf Joseph Konombo le 23 f\u00e9vrier dernier. 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