{"id":21183,"date":"2019-03-12T07:55:52","date_gmt":"2019-03-12T11:55:52","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/reforme-de-lunion-africaine-un-pari-gagne-par-kagame\/"},"modified":"2019-03-12T07:55:52","modified_gmt":"2019-03-12T11:55:52","slug":"reforme-de-lunion-africaine-un-pari-gagne-par-kagame","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/reforme-de-lunion-africaine-un-pari-gagne-par-kagame\/","title":{"rendered":"<div>R\u00e9forme de l&rsquo;Union Africaine : Un pari gagn\u00e9 par Kagam\u00e9<\/div>"},"content":{"rendered":"<div><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"spip_logo spip_logo_right spip_logos\" alt=\"\" style=\"float:right\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/arton1985.jpg?1552388879\" width=\"150\" height=\"101\"><\/p>\n<div class=\"rss_texte\">\n<p><strong>Apr\u00e8s de bons et loyaux services, Paul Kagam\u00e9 c\u00e8de le fauteuil de l&rsquo;UA au pr\u00e9sident \u00e9gyptien, Abdel Fattah al-Sissi. M\u00eame si on n&rsquo;aime pas le li\u00e8vre, on doit admettre qu&rsquo;il court vite. En deux ans, en effet, le visionnaire pr\u00e9sident rwandais a r\u00e9ussi le m\u00eame tour de force qu&rsquo;il a jou\u00e9 dans le redressement spectaculaire de son pays dans la r\u00e9formation de l&rsquo;UA. C&rsquo;est un train remis sur de bons rails qu&rsquo;il laisse \u00e0 son successeur \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;UA. C&rsquo;est \u00e0 ce dernier et aux suivants d&rsquo;en faire bon usage.<\/strong><\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1508 spip_documents spip_documents_left\" style=\"float:left;\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/paul_kagame_.jpg?1552388844\" width=\"500\" height=\"334\" alt=\"\"><\/span>Kagam\u00e9 apparaissait, du reste, comme le seul \u00e0 m\u00eame de r\u00e9former l&rsquo;organisation, par le syst\u00e8me politique efficace qu&rsquo;il a su mettre en place apr\u00e8s le g\u00e9nocide de 1994 qui a d\u00e9truit compl\u00e8tement son pays, et aujourd&rsquo;hui cr\u00e9dit\u00e9 d&rsquo;un bilan \u00e9conomique et social spectaculaire. Au point que le Rwanda est, maintenant, r\u00e9guli\u00e8rement f\u00e9licit\u00e9 par la Banque mondiale pour ses remarquables succ\u00e8s en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement. Le pays affiche, en effet, une moyenne de croissance de 6 \u00e0 8%. Quant au revenu annuel par t\u00eate d&rsquo;habitant, il a \u00e9t\u00e9 remont\u00e9 de 150 \u00e0 700 dollars, et le taux de mortalit\u00e9 infantile a chut\u00e9 de deux tiers. L&rsquo;assurance maladie couvre aujourd&rsquo;hui 91% de la population et, sous l&rsquo;impulsion de Kagam\u00e9, des investissements massifs ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s, notamment dans l&rsquo;agriculture et le tourisme. Autre indicateur de bonne gouvernance : le Rwanda conna\u00eet un taux minimal de corruption qui le place 4e des pays africains dans le classement de Transparency International.<br class=\"autobr\"><br \/>\nEn d\u00e9pit de tout cela, les uns et les autres rechignaient \u00e0 lui confier les r\u00eanes de l&rsquo;UA (pour de mauvaises raisons d&rsquo;ailleurs) quand la question s&rsquo;est pos\u00e9e. Ces d\u00e9tracteurs voyaient en lui un despote qui \u00ab a gagn\u00e9 les \u00e9lections avec des taux sovi\u00e9tiques de jamais moins de 90% \u00bb, mais sans jamais se demander ce qu&rsquo;eux-m\u00eames ont apport\u00e9 de bon \u00e0 leurs pays. Toutefois, par sa r\u00e9putation de modernisateur de son pays, les chefs d&rsquo;Etat ont accept\u00e9 &#8211; c&rsquo;\u00e9tait au sommet de Kigali en juillet 2016 &#8211; de lui assigner la t\u00e2che de pr\u00e9parer un rapport sur la n\u00e9cessit\u00e9 de changer de fond en comble les modalit\u00e9s de fonctionnement de l&rsquo;UA.<\/p>\n<p><strong>La patte du visionnaire<\/strong><\/p>\n<p>Pour ce faire, Kagam\u00e9 commen\u00e7a d&rsquo;abord par s&rsquo;entourer d&rsquo;une \u00e9quipe de techniciens. En tout, 9 des plus brillants technocrates de la Banque Africaine de D\u00e9veloppement (BAD), des Nations Unies et du cabinet McKinsey. Le rapport propos\u00e9 par cette \u00e9quipe, en un temps record, est, pour le moins, \u00ab r\u00e9volutionnaire et a convaincu les chefs d&rsquo;Etat qui l&rsquo;ont alors nomm\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;UA pour mener lui-m\u00eame le projet \u00e0 bon port \u00bb. Le rapport Kagam\u00e9 rappelle, d&rsquo;entr\u00e9e, que l&rsquo;UA n&rsquo;a pas les moyens de ses ambitions. En effet, son budget op\u00e9rationnel de 800 millions de dollars est financ\u00e9 \u00e0 80% par des bailleurs de fonds occidentaux, d&rsquo;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de faire des \u00e9conomies.<br class=\"autobr\"><br \/>\nPragmatiques, Kagam\u00e9 et ses collaborateurs d\u00e9cident de resserrer l&rsquo;action de l&rsquo;UA sur trois domaines : la paix et la s\u00e9curit\u00e9, l&rsquo;int\u00e9gration continentale, la diplomatie ; avec principalement deux directions de r\u00e9formes concentr\u00e9es sur le financement et le fonctionnement de l&rsquo;UA. Ainsi, ils recommandent de pr\u00e9lever une taxe de 0,2% sur les importations extra-africaines des Etats pour constituer un fonds pour le financement de la paix et de la s\u00e9curit\u00e9. Ce qui r\u00e9duirait la d\u00e9pendance l&rsquo;UA vis-\u00e0-vis des bailleurs de fonds \u00e9trangers. Dans le m\u00eame temps, ils lancent une r\u00e9flexion pour revoir les bar\u00e8mes des cotisations des Etats de sorte que le total des contributions des cinq plus grands pays du continent ne soit pas sup\u00e9rieur \u00e0 40% du total du budget de l&rsquo;organisation. L&rsquo;objectif est de contenir l&rsquo;influence des grands, en \u00e9quilibrant les rapports ente grands et petits pays au sein de l&rsquo;UA.<br class=\"autobr\"><br \/>\nEn l&rsquo;espace de deux ans, sur les principales propositions, Kagam\u00e9 et son \u00e9quipe ont abouti \u00e0 des r\u00e9sultats plus que satisfaisants. Ainsi, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des 55 Etats membres ont d\u00e9j\u00e0 accept\u00e9 de payer la taxe de 0,2% sur leurs importations extra-africaines. Ce qui est, ind\u00e9niablement, un succ\u00e8s. Les discussions se poursuivent encore sur les autres th\u00e8mes. Comme celui, par exemple, des bar\u00e8mes des Etats, sur lesquels les discussions se poursuivent encore avec l&rsquo;autre moiti\u00e9 des Etats. Ceux-ci ne veulent pas entendre parler de la taxe et pr\u00e9f\u00e8rent plut\u00f4t payer des quotes-parts selon d&rsquo;autres modalit\u00e9s \u00e0 d\u00e9finir. De m\u00eame, les discussions se poursuivent sur la proposition d&rsquo;imposer des p\u00e9nalit\u00e9s aux pays qui ne r\u00e8glent pas leurs cotisations dans les d\u00e9lais. Comme l&rsquo;a d\u00e9clar\u00e9 une chercheuse sud-africaine (\u00ab fine connaisseuse des institutions africaines \u00bb), Liesl Louw-Vaudran, \u00ab force est de reconna\u00eetre que Paul Kagam\u00e9 a relev\u00e9 avec d\u00e9termination le d\u00e9fi des r\u00e9formes qui devenaient urgentes si on voulait que l&rsquo;UA demeure ind\u00e9pendante et \u00e9cout\u00e9e. Il a su impulser un nouveau dynamisme \u00e0 cette institution qui en avait vraiment besoin. \u00bb Pour la chercheuse, Kagam\u00e9 s&rsquo;est acquitt\u00e9 de ses responsabilit\u00e9s \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;organisation panafricaine tout \u00e0 fait honorablement. Et, pour bon nombre d&rsquo;observateurs, il incarne l&rsquo;esprit de r\u00e9forme qui souffle aujourd&rsquo;hui sur l&rsquo;UA.<br class=\"autobr\"><br \/>\nL&rsquo;\u00e9quipe Kagam\u00e9 a aussi trouv\u00e9 un compromis sur la r\u00e9duction du nombre de commissaires qui passe de 8 \u00e0 6, par fusion du d\u00e9partement paix et s\u00e9curit\u00e9 avec celui des affaires politiques et celui du commerce et industrie avec les affaires \u00e9conomiques. Ce qui est le bon sens m\u00eame pour une organisation qui n&rsquo;a pas beaucoup de moyens.<\/p>\n<p><strong>Kagam\u00e9 a trac\u00e9 la voie \u00e0 suivre<\/strong><\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1509 spip_documents spip_documents_left\" style=\"float:left;\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/al_sisi.jpg?1552388844\" width=\"500\" height=\"334\" alt=\"\"><\/span>Certes, les chefs d&rsquo;Etat sont contre la proposition de charger le pr\u00e9sident de la commission de l&rsquo;UA, de nommer le vice-pr\u00e9sident et les autres commissaires. Ils y voient une perte de leurs pr\u00e9rogatives face \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cutif panafricain. Ils pr\u00e9f\u00e8rent donc confiner toujours ce dernier dans le r\u00f4le immuable de secr\u00e9tariat de haut niveau qui n&rsquo;a pas vocation d&rsquo;initier des id\u00e9es. Or, chacun sait, les chefs d&rsquo;Etats n&rsquo;ont pas d&rsquo;id\u00e9es, encore moins de vision pour l&rsquo;UA. Dans ces conditions, l&rsquo;organisation ne peut aller de l&rsquo;avant. Pourtant, l&rsquo;avenir de l&rsquo;UA passe forc\u00e9ment par un ex\u00e9cutif dot\u00e9 de plus de pouvoir. M\u00eame s&rsquo;il faut pour cela \u00e9corner un peu les egos surdimensionn\u00e9s des chefs d&rsquo;Etat, parce que les Africains attendent de l&rsquo;UA qu&rsquo;elle sorte du conformisme douillet de la danse des chefs d&rsquo;Etat pour r\u00e9soudre enfin les vrais probl\u00e8mes du continent.<br class=\"autobr\"><br \/>\nC&rsquo;est cette voie qu&rsquo;a pris le tandem Kagam\u00e9-Mahamat (pr\u00e9sident en exercice de l&rsquo;UA-pr\u00e9sident de la commission de l&rsquo;UA) dans cette affaire de la RDC. Rompant avec la tradition de r\u00e9serve (celle-ci n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;un adjuvant trompeur pour mieux traficoter contre les int\u00e9r\u00eats r\u00e9els de l&rsquo;Afrique et de ses Etats), l&rsquo;UA a contest\u00e9, par voie de presse, l&rsquo;\u00e9lection de F\u00e9lix Tshisekedi et demand\u00e9 m\u00eame le recomptage des voix. M\u00eame si les partisans de l&rsquo;immobilisme dans l&rsquo;organisation, notamment au sein de la Communaut\u00e9 de D\u00e9veloppement de l&rsquo;Afrique Australe (SADC), lui ont coup\u00e9 l&rsquo;herbe sous les pieds. De sorte que le message envoy\u00e9 \u00e0 l&rsquo;UA par Martin Fayulu, &#8211; le candidat malheureux et sans doute le vainqueur r\u00e9el de ce scrutin -, demandant de cr\u00e9er un comit\u00e9 sp\u00e9cial pour la v\u00e9rification de la v\u00e9rit\u00e9 des urnes en RDC, est rest\u00e9 lettre morte. Ceux qui reprochent \u00e0 Kagam\u00e9 d&rsquo;avoir gagn\u00e9 les \u00e9lections avec des \u00ab taux sovi\u00e9tiques de 90% \u00bb sont les m\u00eames qui demandent que la communaut\u00e9 internationale respecte la souverainet\u00e9 du Congo, et d&rsquo;ent\u00e9riner un scrutin de convenance et de connivence, au m\u00e9pris de celui sorti des urnes. Quel cr\u00e9dit doit-on accorder \u00e0 la volont\u00e9 r\u00e9elle de ses bons samaritains d&rsquo;\u0153uvrer pour le bien de l&rsquo;Afrique. T\u00f4t ou tard pourtant, l&rsquo;in\u00e9vitable et n\u00e9cessaire devoir d&rsquo;ing\u00e9rence devrait s&rsquo;inscrire, irr\u00e9versiblement, dans la charte de l&rsquo;UA ; tant ce qui se passe parfois dans certains de nos Etats est proprement scandaleux.<br class=\"autobr\"><br \/>\nIl nous revient d&rsquo;ailleurs que les Etats-Unis, dans un communiqu\u00e9 diffus\u00e9 ce vendredi 22 f\u00e9vrier, ont frapp\u00e9 de sanction cinq responsables de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle en RDC qu&rsquo;ils accusent de corruption, d&rsquo;enrichissement personnel et de saper le processus d\u00e9mocratique. Sont de ceux-l\u00e0 : Corneille Nanga, pr\u00e9sident de la CENI, Norbert Basengezi, son vice-pr\u00e9sident, et l&rsquo;un de ses conseillers, ainsi que Aubin Minaku, pr\u00e9sident de l&rsquo;Assembl\u00e9e Nationale, et enfin Beno\u00eet Lwamba Bindu, pr\u00e9sident de la Cour constitutionnelle, qui a valid\u00e9 sans sourciller les r\u00e9sultats du scrutin congolais de la honte. Tous les 5 cit\u00e9s, ainsi que leurs familles, sont d\u00e9sormais interdits d&rsquo;entr\u00e9e sur le territoire des Etats-Unis parce qu&rsquo;ils \u00ab se sont enrichis personnellement par la corruption ou en supervisant des violences contre des personnes exer\u00e7ant leur libert\u00e9 d&rsquo;expression et leur droit de se rassembler pacifiquement \u00bb. Dans ce communiqu\u00e9, le d\u00e9partement d&rsquo;Etat a dit d&rsquo;abord ses inqui\u00e9tudes l\u00e9gitimes sur la conduite et la transparence du processus \u00e9lectoral en RDC.<br class=\"autobr\"><br \/>\nL&rsquo;\u00e9chec, dans cette affaire de la RDC, n&rsquo;est donc pas celui de Kagam\u00e9 ou encore du tandem Kagam\u00e9-Mahamat, comme certains le claironnent. Ceux-ci ont fait ce qu&rsquo;ils fallait dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des Congolais et de l&rsquo;Afrique. S&rsquo;il y a lieu de parler \u00e9chec, c&rsquo;est plut\u00f4t l&rsquo;Afrique qui a encore tr\u00e9buch\u00e9 dans sa marche vers le progr\u00e8s, et sous les coups de ses mauvais fils. Les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s au 32e sommet \u00e0 Addis-Abeba ne s&rsquo;y sont d&rsquo;ailleurs pas tromp\u00e9s. Eux dont les sujets de conversations n&rsquo;avaient rien \u00e0 voir avec quelque \u00e9chec du tandem Kagam\u00e9-Mahamat. Les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s s&rsquo;inqui\u00e9taient plut\u00f4t de la poursuite ou non des r\u00e9formes Kagam\u00e9, avec l&rsquo;entr\u00e9e en sc\u00e8ne d&rsquo;un nouveau pr\u00e9sident, l&rsquo;Egyptien Abdel Fattah Al-Sissi. Dans les couloirs de l&rsquo;UA, ne bruissaient surtout que des rumeurs d&rsquo;une possible entr\u00e9e en vigueur de la zone de libre-\u00e9change continental, ZLEC. Projet propos\u00e9 par Kagam\u00e9 et adopt\u00e9 du reste, contre toute attente, par les chefs d&rsquo;Etat \u00e0 Kigali, le 21 mars 2018.<br class=\"autobr\"><br \/>\nLe projet ZLEC \u00ab ouvre la voie \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;un march\u00e9 unique de plus de 1,2 milliards d&rsquo;habitants \u00bb, comme s&rsquo;est enthousiasm\u00e9 le Zambien Albert M. Muchanga, commissaire pour le Commerce et l&rsquo;industrie \u00e0 l&rsquo;UA. Cinquante-deux Etats ont d\u00e9j\u00e0 sign\u00e9 le projet ZLEC. Seuls trois Etats (Nig\u00e9ria, B\u00e9nin et Erythr\u00e9e) ne l&rsquo;ont pas encore sign\u00e9. Dix-neuf parlements nationaux l&rsquo;ont d\u00e9j\u00e0 ratifi\u00e9. Il ne manque plus que trois autres ratifications pour son lancement. Pour bon nombre d&rsquo;observateurs de l&rsquo;Afrique et de son \u00e9volution, note RFI, \u00ab c&rsquo;est le lancement de cette initiative visionnaire qui d\u00e9finira le mieux pour la post\u00e9rit\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e de la pr\u00e9sidence Kagam\u00e9 \u00e0 l&rsquo;UA. Pour notre part, nous soup\u00e7onnons les p\u00e8res panafricanistes, fondateurs de la Charte de l&rsquo;UA en 1963 \u00e0 Addis-Abeba, Kwam\u00e9 N&rsquo;Krumah, Gamal Abdel Nasser, Jomo Kenyatta, \u2026 se retourner dans leurs tombes, \u00e0 la nouvelle de l&rsquo;ouverture de ce march\u00e9 unique africain, et se disant : \u00ab Oui ! Bon sang ! Mais c&rsquo;en a mis du temps ! \u00bb.<\/p>\n<p><strong>ALS<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><a href=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/spip.php?article1985\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><br \/>\nAuteur: LEVENEMENT<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s de bons et loyaux services, Paul Kagam\u00e9 c\u00e8de le fauteuil de l&rsquo;UA au pr\u00e9sident \u00e9gyptien, Abdel Fattah al-Sissi. M\u00eame si on n&rsquo;aime pas le li\u00e8vre, on doit admettre qu&rsquo;il court vite. En deux ans, en effet, le visionnaire pr\u00e9sident rwandais a r\u00e9ussi le m\u00eame tour de force qu&rsquo;il a jou\u00e9 dans le redressement spectaculaire [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1814,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-21183","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21183","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1814"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21183"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21183\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21183"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21183"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21183"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}