{"id":21417,"date":"2019-03-12T14:40:58","date_gmt":"2019-03-12T18:40:58","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-du-putsch-manque-on-etait-dans-la-gueule-du-loup-dixit-jean-baptiste-ouedraogo\/"},"modified":"2019-03-12T14:40:58","modified_gmt":"2019-03-12T18:40:58","slug":"proces-du-putsch-manque-on-etait-dans-la-gueule-du-loup-dixit-jean-baptiste-ouedraogo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-du-putsch-manque-on-etait-dans-la-gueule-du-loup-dixit-jean-baptiste-ouedraogo\/","title":{"rendered":"PROCES DU PUTSCH MANQUE :  \u00ab On \u00e9tait dans la gueule du loup \u00bb, dixit Jean Baptiste Ou\u00e9draogo"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"post_layout_5_img\" src=\"http:\/\/lepays.bf\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/01-4-2.jpg\" alt=\"PROCES DU PUTSCH MANQUE : \u00ab On \u00e9tait dans la gueule du loup \u00bb, dixit Jean Baptiste Ou\u00e9draogo\"\/><\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Le proc\u00e8s du putsch manqu\u00e9 de septembre 2016 se poursuit tant bien que mal au tribunal militaire d\u00e9localis\u00e9 \u00e0 Ouaga 2\u00a0000. Apr\u00e8s le passage des \u00e9l\u00e9ments de la CRAD et de Monseigneur Paul Ou\u00e9draogo, c\u2019\u00e9tait au tour de l\u2019ancien pr\u00e9sident Jean Baptiste Ou\u00e9draogo de t\u00e9moigner. Il a fait sa d\u00e9position le 11 mars 2019.<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>L\u2019ancien pr\u00e9sident Jean Baptiste Ou\u00e9draogo, celui qui pense \u00ab\u00a0\u00eatre un t\u00e9moin privil\u00e9gi\u00e9 \u00e0 plus d\u2019un titre\u00a0\u00bb, a \u00e9t\u00e9 l\u2019une des personnes ressources associ\u00e9es \u00e0 la CRAD pour un d\u00e9nouement de ce qu\u2019on pensait \u00eatre une \u00ab\u00a0\u00e9ni\u00e8me crise du RSP\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0une prise d\u2019otages qui s\u2019est av\u00e9r\u00e9e \u00eatre un putsch manqu\u00e9\u00a0\u00bb. A la barre le 11 mars 2019, il affirme que s\u2019il avait su d\u00e8s le d\u00e9but que c\u2019\u00e9tait un coup d\u2019Etat, il aurait ramass\u00e9 ses cliques et ses claques et il serait rentr\u00e9 chez lui. Mais c\u2019est \u00e0 3h30, le 17 matin, qu\u2019il s\u2019est rendu compte de cela, en voyant le projet de proclamation du CND. Ce, apr\u00e8s avoir entam\u00e9 des n\u00e9gociations avec les \u00e9l\u00e9ments du RSP. N\u00e9gociations auxquelles il a particip\u00e9 \u00e0 la demande du Chef d\u2019Etat-major g\u00e9n\u00e9ral des Arm\u00e9es, Pingrenooma Zagr\u00e9. \u00ab\u00a0J\u2019ai essay\u00e9 de me d\u00e9rober mais par patriotisme, j\u2019ai dit oui\u00a0\u00bb, confie le t\u00e9moin. C\u2019est ainsi qu\u2019avec Monseigneur Paul Ou\u00e9draogo et des membres de la CRAD, ils se sont retrouv\u00e9s \u00e0 minuit pass\u00e9, au camp Naaba Koom II pour tenir une r\u00e9union avec les \u00e9l\u00e9ments du RSP. \u00ab\u00a0Les sous-officiers et les hommes du rang ont \u00e9t\u00e9 bavards, tr\u00e8s prolixes. Leurs revendications \u00e9taient d\u2019ordre corporatiste. Ils nous ont menac\u00e9 lorsque nous insistions et persistions pour leur faire entendre raison\u00a0\u00bb, explique Jean Baptiste Ou\u00e9draogo. Comme pour montrer \u00e0 quel point la situation \u00e9tait d\u00e9licate dans la nuit du 16 au 17 septembre au camp Naaba Koom II, Jean Baptiste Ou\u00e9draogo se l\u00e2che\u00a0: \u00ab\u00a0Nous \u00e9tions \u00e0 la merci du RSP. Nous \u00e9tions dans la gueule du loup. Il a fallu du courage pour aller les affronter sur leur base. Le rapport de force \u00e9tait de leur c\u00f4t\u00e9\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s ces tractations, la d\u00e9l\u00e9gation est revenue au Minist\u00e8re de la d\u00e9fense et des anciens combattants (MDNAC) pour une r\u00e9union avec le g\u00e9n\u00e9ral Gilbert Diend\u00e9r\u00e9. Mais quelle ne fut pas la d\u00e9ception du \u00ab\u00a0t\u00e9moin privil\u00e9gi\u00e9\u00a0\u00bb quand, \u00e0 3h30mn du matin, il se rend compte qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un coup d\u2019Etat quand il prend connaissance d\u2019un projet de d\u00e9claration. \u00ab\u00a0Quand j\u2019ai pris la d\u00e9claration, je l\u2019ai lue et j\u2019ai dit que \u00e7a ressemble \u00e0 un coup d\u2019Etat. Je sais ce que sait qu\u2019un coup d\u2019Etat. J\u2019en ai souffert. Et ce n\u2019est pas moi qui vais soutenir un coup d\u2019Etat. J\u2019ai alors demand\u00e9 qu\u2019on nous raccompagne, Monseigneur Paul Ou\u00e9draogo et moi, \u00e0 nos domiciles\u00a0\u00bb. Le parquet veut en savoir plus sur la nuit du 16 au 17 septembre. Il veut savoir si le colonel-major Boureima Ki\u00e9r\u00e9 a parl\u00e9 pendant la r\u00e9union. Jean Baptiste Ou\u00e9draogo note que \u00ab\u00a0le colonel major Ki\u00e9r\u00e9 \u00e9tait le bras droit du g\u00e9n\u00e9ral. C\u2019est lui qui faisait les courses. Sinon, il est rest\u00e9 muet comme une carpe\u00a0\u00bb. Mais l\u2019int\u00e9ress\u00e9, appel\u00e9 \u00e0 la barre par le pr\u00e9sident du tribunal, trouve qu\u2019il \u00ab\u00a0\u00e9tait simplement le subordonn\u00e9 du g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9 qui lui donnait des instructions qu\u2019il ne pouvait refuser d\u2019ex\u00e9cuter\u00a0\u00bb. Sinon, fait-il remarquer, il est all\u00e9 \u00e0 la r\u00e9union en tant que membre de la CRAD. Et c\u2019est m\u00eame lui qu\u2019on a envoy\u00e9 vers le g\u00e9n\u00e9ral, pour lui dire de remettre le pouvoir.<\/em><\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Seul celui qui se sent responsable de ces actes peut en assumer la responsabilit\u00e9 et lib\u00e9rer un bon nombre de consciences\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Le parquet continue son investigation. Il informe le t\u00e9moin que le g\u00e9n\u00e9ral Di\u00e9nd\u00e9r\u00e9, au cours de son interrogatoire \u00e0 la barre, a d\u00e9clar\u00e9 que l\u2019ancien pr\u00e9sident Jean Baptiste Ou\u00e9draogo a eu \u00e0 amender le projet de proclamation du CND en mentionnant le couvre-feu et la gestion des affaires courantes par les secr\u00e9taires g\u00e9n\u00e9raux. Toute chose qui a surpris le \u00ab\u00a0t\u00e9moin privil\u00e9gi\u00e9\u00a0\u00bb. A l\u2019entendre, \u00ab\u00a0ce sont des d\u00e9tails\u00a0\u00bb. Et la d\u00e9claration de coup d\u2019Etat ne s\u2019occupe pas de cela. Il reconnait avoir pris connaissance de la d\u00e9claration et avoir dit de changer la date parce qu\u2019\u00e0 3h du matin, on n\u2019\u00e9tait plus au 16 septembre mais au 17. \u00ab\u00a0Si c\u2019est cela l\u2019amendement, je l\u2019ai fait\u00a0\u00bb. Cependant, insiste-il, \u00ab\u00a0je n\u2019ai jamais parl\u00e9 de couvre-feu encore moins de secr\u00e9taires g\u00e9n\u00e9raux des minist\u00e8res. Cela devait \u00eatre dans l\u2019esprit du g\u00e9n\u00e9ral o\u00f9 s\u2019entrechoquait beaucoup d\u2019autres choses\u00a0\u00bb. Et quand le parquet dit que le g\u00e9n\u00e9ral a laiss\u00e9 entendre que la hi\u00e9rarchie pouvait l\u2019arr\u00eater s\u2019il n\u2019\u00e9tait pas d\u2019accord avec le coup d\u2019Etat, Jean Baptiste Ou\u00e9draogo s\u2019exclame\u00a0: \u00ab\u00a0\u00e7a, c\u2019est du cin\u00e9ma. C\u2019est nous qui aurions pu \u00eatre massacr\u00e9s et d\u2019aucuns auraient dit qu\u2019on l\u2019aura cherch\u00e9\u00a0\u00bb. Suite \u00e0 ces propos, l\u2019ancien chef d\u2019Etat avance qu\u2019il y a une sorte d\u2019omerta au RSP. Et n\u2019e\u00fbt \u00e9t\u00e9 cette omerta, ceux qui ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019arrestation des autorit\u00e9s de la Transition pourraient donner le nom du donneur d\u2019ordre d\u2019autant plus que l\u2019annonce officieuse de l\u2019arrestation des autorit\u00e9s de la Transition a \u00e9t\u00e9 faite au CEMGA et au secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du MDENAC. Un autre fait que l\u2019ancien pr\u00e9sident a not\u00e9, c\u2019est l\u2019absence totale du chef de corps du RSP qui devait \u00eatre l\u2019\u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 dans le processus, mais il se trouve que l\u2019annonce officielle a \u00e9t\u00e9 faite par le g\u00e9n\u00e9ral Diend\u00e9r\u00e9. En tout \u00e9tat de cause, Jean Baptiste Ou\u00e9draogo affirme que \u00ab\u00a0seul celui qui se sent responsable de ces actes peut en assumer la responsabilit\u00e9 et lib\u00e9rer un bon nombre de consciences. Tenez-en compte. Il y en a qui ont \u00e9t\u00e9 contraints de faire ce qu\u2019ils ont fait\u00a0\u00bb. Et quand le parquet annonce que c\u2019est \u00a0Jean Baptiste Ou\u00e9draogo et Monseigneur Paul Ou\u00e9draogo qui ont dit au g\u00e9n\u00e9ral de prendre ses responsabilit\u00e9s face \u00e0 la vacance du pouvoir, le t\u00e9moin r\u00e9v\u00e8le qu\u2019il \u00ab\u00a0n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 question de dire au g\u00e9n\u00e9ral de prendre ses responsabilit\u00e9s\u00a0\u00bb. Sur un ton de regret, Jean Baptiste Ou\u00e9draogo soutient que si le RSP s\u2019\u00e9tait soumis au commandement, il n\u2019y aurait pas eu de tentative de bombardement du camp Naaba Koom II.\u00a0<\/em> <em>Par ailleurs, en d\u00e9but d\u2019audience, Jean Baptiste Ou\u00e9draogo a fait une d\u00e9claration liminaire qu\u2019il a intitul\u00e9e \u00ab\u00a0cri du c\u0153ur\u00a0\u00bb. Dans ladite d\u00e9claration, il est question de coh\u00e9sion nationale pour le d\u00e9veloppement du pays et la lutte contre le terrorisme. Le pardon et la r\u00e9conciliation nationale aussi en font partie. Mais Me Prosper Farama \u00ab\u00a0\u00e9met un b\u00e9mol par rapport \u00e0 la vision de Jean Baptiste Ou\u00e9draogo\u00a0\u00bb. En effet, pour lui, il n\u2019y a pas d\u2019absolution possible sans reconnaissance de la faute. Sinon, il serait vain de parler de pardon et de r\u00e9conciliation nationale. \u00ab\u00a0Depuis un an, personne n\u2019a eu le courage de reconna\u00eetre qu\u2019il a donn\u00e9 l\u2019ordre de faire un coup d\u2019Etat. Nous avons un coup d\u2019Etat orphelin de p\u00e8re et de m\u00e8re\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-il. Il ajoute que \u00a0toutes les nations qui se b\u00e2tissent, se fondent sur la justice et la r\u00e9conciliation nationale. Pour Me Farama, il est clair que ceux qui sont en faute, doivent \u00eatre sanctionn\u00e9s.<\/em><br \/>L\u2019audience se poursuit ce mardi, avec la d\u00e9position de Jean Baptiste Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p><strong>Fran\u00e7oise DEMBELE<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le dialogue entre Jean Baptiste Ou\u00e9draogo et Me Prosper Farama<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>A l\u2019entame de sa d\u00e9position, dans la matin\u00e9e, Jean Baptiste Ou\u00e9draogo a tenu \u00e0 faire une d\u00e9claration liminaire qu\u2019il a intitul\u00e9e \u00ab\u00a0cri du c\u0153ur\u00a0\u00bb. Dans l\u2019apr\u00e8s-midi, Me Prosper Farama, \u00e0 travers un questionnaire, a demand\u00e9 \u00e0 l\u2019ancien pr\u00e9sident de pr\u00e9ciser \u00ab\u00a0son cri du c\u0153ur\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p><strong>Me Prosper Farama\u00a0: La d\u00e9claration liminaire a un contenu politique. Est-ce que vous ne craignez pas d\u2019\u00eatre utilis\u00e9\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Jean Baptiste Ou\u00e9draogo\u00a0: J\u2019ai fait cette d\u00e9claration liminaire pour montrer l\u2019importance historique de ce proc\u00e8s. Cela m\u2019appelle \u00e0 d\u00e9velopper un certain nombre de probl\u00e8mes partant du terrorisme pour revenir au proc\u00e8s. J\u2019ai voulu appel\u00e9 notre patrie \u00e0 se concentrer sur l\u2019essentiel, le d\u00e9veloppement du pays qui se fait par le concours des uns et des autres. Et pour que chacun contribue, il faut qu\u2019il y ait la paix, la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Je lance un appel \u00e0 chacun pour que nous puissions taire nos diff\u00e9rences et aller vers la coh\u00e9sion nationale. C\u2019est mon cri du c\u0153ur. Je ne m\u2019affilie pas \u00e0 une quelconque chapelle politique. Je veux \u00eatre ce que je suis. Et je veux me hisser au-dessus de toutes ces querelles qui donnent l\u2019impression que nous continuons \u00e0 parler plus des d\u00e9tails au lieu de parler de l\u2019essentiel, la sauvegarde du territoire, la lutte contre le terrorisme.<\/em><\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Me Prosper Farama\u00a0: \u00ab\u00a0Nous ne pouvons pas tout changer, notre Nation a besoin de tous ceux qui se sont d\u00e9tourn\u00e9s du droit chemin\u00a0\u00bb. Est-ce que cela s\u2019applique \u00e0 ceux qui sont ici ou \u00e0 tous ceux qui se sont d\u00e9tourn\u00e9s du droit chemin\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Jean Baptiste Ou\u00e9draogo\u00a0: Je ne dis pas d\u2019absoudre tous ceux qui se sont d\u00e9tourn\u00e9s du droit chemin mais j\u2019ai dit \u00ab\u00a0avec des actions sp\u00e9cifiques pour ceux et celles qui se sont d\u00e9tourn\u00e9s du droit chemin\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p><strong>Me Prosper Farama\u00a0: Par rapport \u00e0 \u00ab\u00a0 la cl\u00e9mence exceptionnelle\u00a0\u00bb que vous demandez, de quoi s\u2019agit-il\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Jean Baptiste Ou\u00e9draogo\u00a0: Ce n\u2019est pas un d\u00e9ni de justice. J\u2019ai aussi parl\u00e9 de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 contraints \u00e0 poser certains actes. Tenez compte du fait que des acteurs ont \u00e9t\u00e9 plus ou moins z\u00e9l\u00e9s, plus ou moins acquis. Il y en a qui savaient ce qu\u2019ils faisaient et d\u2019autres non.<\/em><\/p>\n<p><strong>Me Prosper Farama\u00a0: Peut-on absoudre quand on ne reconna\u00eet pas la faute\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Jean Baptiste Ou\u00e9draogo\u00a0: L\u2019absolution ne survient qu\u2019apr\u00e8s avoir d\u00e9clar\u00e9 ses fautes. Dans cette histoire, il faut tenir compte de l\u2019omerta qui existe dans le RSP. S\u2019il n\u2019y avait pas cette omerta, le nom du donneur d\u2019ordre serait dit. Mais il faut avoir le courage d\u2019aller contre cette omerta. Par extraordinaire celui qui sait qu\u2019il est responsable, que la personne se d\u00e9clare parce que le devoir militaire l\u2019exige. Cela soulagerait beaucoup de personnes. J\u2019en appelle \u00e0 l\u2019honneur et au devoir du chef, de celui qui a donn\u00e9 l\u2019ordre.<\/em><\/p>\n<p><strong>Propos recueillis par FD<\/strong><\/p>\n<p><strong>* Le cabinet fant\u00f4me de la Transition<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>L\u2019ancien Chef d\u2019Etat, Jean Baptiste Ou\u00e9draogo, s\u2019est vu oblig\u00e9 de dire certaines choses qui se sont pass\u00e9es sous la Transition. Confidence\u00a0:<\/em> <em>\u00ab\u00a0Sous la Transition il y avait des \u00e9l\u00e9ments mod\u00e9rateurs et des \u00e9l\u00e9ments perturbateurs. L\u2019un des \u00e9l\u00e9ments perturbateurs est le cabinet militaire de la Transition. Un cabinet fant\u00f4me qui existait \u00e0 l\u2019insu et au m\u00e9pris du Commandement militaire. Il d\u00e9pendait du Premier minist\u00e8re. C\u2019est ce cabinet qui pilotait tout et c\u2019est pour cela, il y a eu t\u00e9l\u00e9portage entre le RSP et le Premier ministre Zida. Ce sont ces choses qui sont \u00e0 l\u2019origine de toutes ces crises qui nous ont conduits l\u00e0 o\u00f9 nous sommes aujourd\u2019hui\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>* Quid de l\u2019accord compl\u00e9mentaire de la Charte de la Transition\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><em>Selon, Jean Baptiste Ou\u00e9draogo, c\u2019est un accord secret, sign\u00e9 le 16 novembre 2014 par les partis affili\u00e9s au CFOP, dont le pr\u00e9ambule sous-tend la pr\u00e9sence des militaires dans le gouvernement. La charte n\u2019a jamais pr\u00e9vu de pr\u00e9sence de militaires au gouvernement. L\u2019accord n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 annex\u00e9 \u00e0 la Charte. Pendant la Transition, des dessous, il y en avait, des agendas cach\u00e9s, il y en avait, des ambitions politiques il y en avait \u00e0 profusion. Mais rien de tout cela ne peut justifier un coup d\u2019Etat.<\/em><\/p>\n<p><strong>Rassembl\u00e9s par FD<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: Le Pays<br \/>\n<a href=\"http:\/\/lepays.bf\/proces-du-putsch-manque-on-etait-dans-la-gueule-du-loup-dixit-jean-baptiste-ouedraogo\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le proc\u00e8s du putsch manqu\u00e9 de septembre 2016 se poursuit tant bien que mal au tribunal militaire d\u00e9localis\u00e9 \u00e0 Ouaga 2\u00a0000. Apr\u00e8s le passage des \u00e9l\u00e9ments de la CRAD et de Monseigneur Paul Ou\u00e9draogo, c\u2019\u00e9tait au tour de l\u2019ancien pr\u00e9sident Jean Baptiste Ou\u00e9draogo de t\u00e9moigner. Il a fait sa d\u00e9position le 11 mars 2019. 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