{"id":22032,"date":"2019-03-15T06:00:00","date_gmt":"2019-03-15T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/fes-artisanat-les-points-noirs-qui-freinent-le-secteur\/"},"modified":"2019-03-15T06:00:00","modified_gmt":"2019-03-15T10:00:00","slug":"fes-artisanat-les-points-noirs-qui-freinent-le-secteur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/fes-artisanat-les-points-noirs-qui-freinent-le-secteur\/","title":{"rendered":"F\u00e8s-Artisanat: Les points noirs qui freinent le secteur"},"content":{"rendered":"<div readability=\"34\">\n<p>Informel et produits chinois point\u00e9s du doigt<\/p>\n<p>Prise en charge m\u00e9dicale figure parmi les dol\u00e9ances<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"124.174890049\">\n<p class=\"rtejustify\">Manque d\u2019animation, morosit\u00e9 \u00e9conomique, absence de prise en charge m\u00e9dicale\u2026 l&rsquo;activit\u00e9 artisanale \u00e0 F\u00e8s est min\u00e9e de probl\u00e8mes qui l&#8217;emp\u00eachent de lib\u00e9rer son plein potentiel. C\u2019est ce que rapportent plusieurs artisans de la m\u00e9dina. Ces derniers remettent sur le tapis les vieux probl\u00e8mes qui se posent encore. Pour eux, \u00able secteur est litt\u00e9ralement agress\u00e9 par l\u2019informel et les produits chinois de mauvaise qualit\u00e9\u00bb. A noter que les babouches et th\u00e9i\u00e8res import\u00e9es de Chine sont certes vendues \u00e0 des prix d\u00e9risoires, mais pr\u00e9sentent une grosse menace pour les consommateurs. \u00abPour y rem\u00e9dier, il faut interdire l\u2019importation de ces produits, sensibiliser les artisans et promouvoir \u201cle made in Maroc\u201d\u00bb, proposent les professionnels. D\u00e9cryptage.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Les dinandiers tirent la sonnette d\u2019alarme<\/strong><\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/fes_artisanat_1_073.jpg\" width=\"255\" height=\"283\" alt=\"fes_artisanat_1_073.jpg\" title=\"fes_artisanat_1_073.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Il est 11 heures ce samedi 2 mars 2019. La place \u00abSeffarine\u00bb se r\u00e9veille avec sa cacophonie habituelle. Ce jour-l\u00e0, la m\u00e9dina accueillait les 170 journalistes, blogueurs et influenceurs, invit\u00e9s par le CRT de F\u00e8s \u00e0 une op\u00e9ration de s\u00e9duction. Au milieu de la place, Hamid se pr\u00eate au jeu des clich\u00e9s. Pour avoir pos\u00e9 pour des guides internationaux, ce ma\u00e2lem-dinandier\u00a0 sourit tout en martelant le m\u00e9tal. Pourtant, derri\u00e8re son sourire se cache une immense tristesse. \u00abJ\u2019ai vu des coll\u00e8gues mourir de maladies, et d\u2019autres mendier pour survivre\u00bb, confie-t-il \u00e0 L\u2019Economiste. Et c\u2019est pour rem\u00e9dier \u00e0 ces ph\u00e9nom\u00e8nes que Mohamed Sajid, ministre du Tourisme et d\u2019Artisanat, a fait adopter le projet de loi relatif aux m\u00e9tiers de l\u2019artisanat lors du Conseil de gouvernement de jeudi dernier (cf. <a href=\"http:\/\/www.leconomiste.com\">www.leconomiste.com<\/a>). Comme Hamid, d\u2019autres dinandiers expriment parfois des dol\u00e9ances rudimentaires. \u00abNous avons une fontaine dont l\u2019eau a cess\u00e9 de couler. Nous voulons seulement de l\u2019eau \u00e0 boire\u00bb, disent-ils. A ce titre, le projet de valorisation de la m\u00e9dina pr\u00e9voit la r\u00e9habilitation des fontaines (notamment celle de la place Seffarine) et latrines\u00bb, indique Sa\u00efd Zniber, wali de la r\u00e9gion.<br \/>\u00a0<br \/><strong>\u25a0 Foundouks: Un gros potentiel pas encore exploit\u00e9<\/strong><br \/>La r\u00e9gion de F\u00e8s-Mekn\u00e8s dispose de tous les atouts pour se positionner en tant que locomotive de l\u2019artisanat national et premier pourvoyeur d\u2019emplois. En effet, l\u2019artisanat g\u00e9n\u00e8re des revenus pour plus de 105.100 artisans au niveau de la r\u00e9gion. Et rien qu\u2019\u00e0 F\u00e8s, ce secteur fait vivre directement ou indirectement plus de 260.000 personnes, soit 27% des habitants de la m\u00e9dina. A noter que le chiffre d\u2019affaires de cette activit\u00e9 s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 plus de 4 milliards de DH, soit 47% des exportations marocaines du secteur. En effet, ce secteur joue un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant de stabilit\u00e9, d\u2019\u00e9panouissement et de prosp\u00e9rit\u00e9 des habitants de la cit\u00e9 idrisside. Ce n\u2019est pas d\u2019ailleurs fortuit qu\u2019un gros budget a \u00e9t\u00e9 d\u00e9di\u00e9 aux op\u00e9rations de r\u00e9habilitation des tanneries, souks et foundouks de la m\u00e9dina, en vue d\u2019une renaissance des savoirs ancestraux. En revanche, le taux d\u2019occupation des foundouks, apr\u00e8s leur restauration, reste trop faible. Ainsi, rares sont les artisans qui s\u2019y sont install\u00e9s. Il en est de m\u00eame pour les caf\u00e9s et restaurants propos\u00e9s en location, dont le \u00abloyer est qualifi\u00e9 de trop cher\u00bb. En ce sens, l\u2019Ader devrait r\u00e9viser ses tarifs, ou bien int\u00e9resser les laur\u00e9ats des centres de formation par une offre d\u2019accompagnement et locaux de commercialisation dans l\u2019air du temps. Tout ceci n\u2019aurait pas d\u2019impact s\u2019il n\u2019est pas accompagn\u00e9 d\u2019une vaste op\u00e9ration de sensibilisation autour des programmes de valorisation de la m\u00e9dina, ses parkings, et ses sites historiques. C\u2019est ce que demandent en outre les commer\u00e7ants de kissariat El Kifah o\u00f9 seuls 220 commerces (sur 560) ont repris leurs activit\u00e9s \u00e0 l\u2019issue de la r\u00e9habilitation du site. \u00abNous n\u2019avons pas de fontaines ni de toilettes\u2026 et les travaux d\u2019am\u00e9nagement des parkings risquent d\u2019impacter \u00e0 nouveau notre commerce\u00bb, s\u2019insurge l\u2019un d\u2019entre eux.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Lutter contre l\u2019informel\u2026 aussi<\/strong><br \/>L\u2019artisanat constitue la source de revenu pour pr\u00e8s de 33% de la population de la ville de F\u00e8s. Toutefois, l\u2019existence d\u2019un circuit informel mine le secteur, tout comme la pr\u00e9dominance de l\u2019emploi \u00e0 temps partiel, surtout dans le milieu rural. En fait, l\u2019artisanat souffre d\u2019un manque de ressources financi\u00e8res d\u00fb \u00e0 la faible implication du secteur bancaire. De m\u00eame, les unit\u00e9s artisanales sont de petite taille, pas suffisamment structur\u00e9es et utilisent des outils de production sommaires. \u00c0 cela s\u2019ajoutent l\u2019absence d\u2019une d\u00e9finition juridique claire du statut de l\u2019artisan et une couverture sociale non adapt\u00e9e. En outre, la commercialisation, en particulier \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, \u00e9tant limit\u00e9e puisqu\u2019elle ne repr\u00e9sente que 2% du chiffre d\u2019affaires du secteur. A ce titre, les foires et salons, organis\u00e9s par la Chambre d\u2019artisanat, connaissent un v\u00e9ritable engouement. \u00abLe chiffre d\u2019affaires enregistr\u00e9 lors du salon du bois tenu \u00e0 Mekn\u00e8s s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 plus de 11 millions de DH\u00bb, note Bouteyine. \u00abAvec l\u2019appui des autorit\u00e9s, nous comptons organiser des salons th\u00e9matiques d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l\u2019artisanat du zellige, porcelaine, maroquinerie\u2026 pour soutenir les diff\u00e9rents m\u00e9tiers\u00bb, conclut-il.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Ressortir le potentiel et booster la commercialisation en priorit\u00e9<\/strong><\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/abdelmalek_bouteyine_073.jpg\" width=\"283\" height=\"221\" alt=\"abdelmalek_bouteyine_073.jpg\" title=\"abdelmalek_bouteyine_073.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Le premier salon national des m\u00e9taux a tir\u00e9 sa r\u00e9v\u00e9rence le week-end dernier \u00e0 F\u00e8s. Parmi les 120 exposants de cette vitrine initi\u00e9e par la Chambre r\u00e9gionale d\u2019artisanat, des dinandiers qui ont su s\u2019adapter et faire de leur m\u00e9tier un v\u00e9ritable succ\u00e8s. Dix jours durant, la manifestation a attir\u00e9 pr\u00e8s de 100.000 visiteurs. Que du bonheur pour les exposants repr\u00e9sentant diff\u00e9rentes r\u00e9gions du Royaume, qui ont promu leur savoir-faire artisanal et vendu leurs \u0153uvres aux amoureux du \u00abmade in Maroc\u00bb. \u00abC&rsquo;est une grande satisfaction\u00bb pour Abdelmalek Bouteyine, pr\u00e9sident de la Chambre d&rsquo;artisanat. Notons que l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement a d\u00e9battu du savoir ancestral des artisans marocains et l&rsquo;avenir d&rsquo;une fili\u00e8re qui compte 28.500 professionnels \u00e0 travers le Maroc. \u00abLa qualit\u00e9, le marketing et la commercialisation des produits d&rsquo;artisanat restent les principaux d\u00e9fis du secteur\u00bb, explique Bouteyine.<\/p>\n<blockquote readability=\"18\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c2\">Espace d\u2019exposition \u00e0 Lalla Yeddouna<\/span><\/strong><\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/lalla-yeddouna-fes-artisanat-073.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"lalla-yeddouna-fes-artisanat-073.jpg\" title=\"lalla-yeddouna-fes-artisanat-073.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">La r\u00e9gion F\u00e8s-Mekn\u00e8s compte 38.045 entreprises et coop\u00e9ratives d\u2019artisanat, et pas moins de 376 organisations professionnelles. Et pour consolider les acquis du secteur, 22 projets d\u2019une valeur de 443 millions de DH ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vus entre 2018 et 2020. Ces projets visent le renforcement des capacit\u00e9s de production des mono-artisans et le soutien \u00e0 la commercialisation, l\u2019am\u00e9lioration du tissu productif des entreprises d\u2019artisanat, ainsi que la formation et la qualification des artisans. En attendant, un montant de 10,6 millions de dollars a \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9 au volet promotionnel. Ce projet propose des circuits touristiques mixtes et des circuits d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l\u2019artisanat int\u00e9grant les nouveaux espaces, notamment les fondouks, ainsi que la place de Lalla Yeddouna. Celle-ci devrait abriter un espace d\u2019exposition pour les meilleures productions artisanales.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1042159-fes-artisanat-les-points-noirs-qui-freinent-le-secteur\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Informel et produits chinois point\u00e9s du doigt Prise en charge m\u00e9dicale figure parmi les dol\u00e9ances Manque d\u2019animation, morosit\u00e9 \u00e9conomique, absence de prise en charge m\u00e9dicale\u2026 l&rsquo;activit\u00e9 artisanale \u00e0 F\u00e8s est min\u00e9e de probl\u00e8mes qui l&#8217;emp\u00eachent de lib\u00e9rer son plein potentiel. C\u2019est ce que rapportent plusieurs artisans de la m\u00e9dina. 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