{"id":23292,"date":"2019-03-21T16:20:47","date_gmt":"2019-03-21T20:20:47","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/methodes-contraceptives-dans-lintimite-des-personnes-handicapees\/"},"modified":"2019-03-21T16:20:47","modified_gmt":"2019-03-21T20:20:47","slug":"methodes-contraceptives-dans-lintimite-des-personnes-handicapees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/methodes-contraceptives-dans-lintimite-des-personnes-handicapees\/","title":{"rendered":"M\u00e9thodes contraceptives: dans l\u2019intimit\u00e9 des personnes handicap\u00e9es"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/1-47.jpg?fit=738%2C580&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"547\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/1-47.jpg?resize=696%2C547&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/1-47.jpg?w=738&#038;ssl=1 738w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/1-47.jpg?resize=300%2C236&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/1-47.jpg?resize=696%2C547&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/1-47.jpg?resize=534%2C420&#038;ssl=1 534w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"1\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_30_5c9405ab6a78c_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4463\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/FESPACO-TOUR-2019-Bannie%CC%80re-728x90-1.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Tr\u00e8s peu d\u2019\u00e9tudes existent sur les Personnes handicap\u00e9es (PH), du point de vue de leur sant\u00e9 sexuelle. Pourtant, elles arrivent tout de m\u00eame \u00e0 planifier leurs naissances, en adoptant une m\u00e9thode contraceptive permanente o\u00f9 \u00e0 longue dur\u00e9e d\u2019action.<\/p>\n<p>Charifatou Ou\u00e9draogo, \u00e2g\u00e9e de 27 ans, est une femme handicap\u00e9e sourde-muette, de m\u00eame que son mari, Souleymane Ou\u00e9draogo. Mari\u00e9 depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es, le couple vit bien sa sexualit\u00e9. M\u00e8re de deux enfants (une fille de 7 ans et un gar\u00e7onnet de 8 mois \u00e0 notre passage), Charifatou, vendeuse de g\u00e2teaux de niveau CM2, se d\u00e9brouille avec son petit commerce. Nous l\u2019avons rencontr\u00e9e apr\u00e8s trois rendez-vous manqu\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention de sa belle-m\u00e8re. \u00ab L\u2019entretien ne sera pas facile, parce que c\u2019est \u00e0 travers des gestes que nous communiquons. Mais, elle peut \u00e9crire. Au cas o\u00f9 \u00e7a ne marche pas, je peux vous servir d\u2019interpr\u00e8te\u00bb, avertit notre facilitatrice.<br \/>Lundi 7 janvier 2019, il est 11h 35 mn.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-5900 size-medium\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/3-4.jpg?resize=300%2C246&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"246\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/3-4.jpg?resize=300%2C246&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/3-4.jpg?resize=696%2C572&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/3-4.jpg?resize=511%2C420&#038;ssl=1 511w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/3-4.jpg?w=738&#038;ssl=1 738w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\"\/>Le couple Sawadogo ne trouve aucun inconv\u00e9nient \u00e0 pratiquer la contraception.<\/p>\n<p>Charifatou est \u00e0 la cuisine. A notre arriv\u00e9e, elle fait signe \u00e0 son mari de nous tenir compagnie, le temps qu\u2019elle finisse. 20 minutes apr\u00e8s, elle nous rejoint. R\u00e9ticente au d\u00e9but, la pr\u00e9sence de son conjoint la rassure. A travers l\u2019entretien par \u00ab sms \u00bb de plus de trois heures, la jeune dame confie qu\u2019elle a connu son homme en 2006 et utilisait les pilules pour \u00e9viter de tomber enceinte, avant son mariage. \u00ab J\u2019avais des difficult\u00e9s avec les comprim\u00e9s, car j\u2019oubliais de les avaler. D\u00e8s que j\u2019ai eu mon premier enfant, j\u2019ai opt\u00e9 pour les implants. J\u2019avais peur qu\u2019ils ne me conviennent pas, mais par la gr\u00e2ce de Dieu, je n\u2019ai ressenti aucun mal. Je compte continuer avec cette m\u00e9thode, car je r\u00eave d\u2019avoir sept enfants\u00bb, nous dit-elle dans son message \u00e9crit, avec un brin de sourire. Mais l\u2019\u00e9poux \u00ab barbu \u00bb s\u2019oppose au nombre d\u2019enfants d\u00e9sir\u00e9 par sa femme. Lui, il en veut trois. Il estime qu\u2019il ne faut pas mettre beaucoup d\u2019enfants au monde, si on ne peut pas leur garantir un avenir meilleur.<\/p>\n<p>Si Mme Ou\u00e9draogo tient \u00e0 faire ses sept gosses, Justine Kabr\u00e9, coiffeuse, handicap\u00e9e motrice et m\u00e8re d\u2019une fille de 15 ans, d\u00e9sire un deuxi\u00e8me enfant. Mais hors foyer, elle jure ne plus s\u2019aventurer, de peur de vivre la m\u00eame m\u00e9saventure avec son premier coup de c\u0153ur. Justine raconte que si elle est tomb\u00e9e enceinte, ce n\u2019est pas parce qu\u2019elle ignorait l\u2019existence des m\u00e9thodes contraceptives ou qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 na\u00efve. \u00ab J\u2019ai un cycle r\u00e9gulier de 28 jours et j\u2019ai opt\u00e9 pour la m\u00e9thode naturelle qui me convient. C\u2019est d\u2019ailleurs par consentement avec mon compagnon, que j\u2019ai con\u00e7u cet enfant, qui malheureusement a refus\u00e9 la paternit\u00e9\u00bb, raconte-t-elle, avec amertume. En mati\u00e8re de planification familiale (PF), il n\u2019y a pas de m\u00e9thodes sp\u00e9cifiques pour les personnes handicap\u00e9es (PH) comme le pr\u00e9cise la sage-femme, Micheline Zoundi, de l\u2019Association burkinab\u00e8 pour le bien-\u00eatre familial (ABBEF). Et la responsable de la SMI\/Maternit\u00e9 du Centre de sant\u00e9 et de promotion sociale (CSPS) de la Trame d\u2019accueil du secteur n\u00b028, Claude B\u00e9atrice Sawadogo, de noter que les m\u00e9thodes sont laiss\u00e9es au libre choix, et celles pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es par les PH, \u00e0 l\u2019entendre, sont surtout les injectables.<\/p>\n<p>\u00ab Certaines femmes aussi ne jurent que par les m\u00e9thodes \u00e0 longue dur\u00e9e d\u2018action et les pilules. Cependant, les malades mentales, n\u2019ont pas de choix, nous leur imposons des m\u00e9thodes \u00bb, dit-elle.<br \/>Sakirina Sawadogo, handicap\u00e9e visuelle, qui attend son cinqui\u00e8me enfant, avance que c\u2019est avec l\u2019accord de son mari, \u00e9galement dans la m\u00eame situation, qu\u2019elle a commenc\u00e9 \u00e0 utiliser les injectables apr\u00e8s son deuxi\u00e8me accouchement. Une m\u00e9thode qui, selon elle, est efficace et discr\u00e8te, bien qu\u2019au d\u00e9but, elle sentait quelques malaises. Mme Sawadogo dit jouir maintenant d\u2019une parfaite sant\u00e9 et elle est pr\u00eate \u00e0 faire autant d\u2019enfants qu\u2019elle voudra.<\/p>\n<p><strong>Des pr\u00e9jug\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-5899 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/2-8.jpg?resize=300%2C242&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"242\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/2-8.jpg?resize=300%2C242&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/2-8.jpg?resize=696%2C562&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/2-8.jpg?resize=520%2C420&#038;ssl=1 520w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/2-8.jpg?w=738&#038;ssl=1 738w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\"\/>La vendeuse de g\u00e2teau sourde-muette, Charifatou Ou\u00e9draogo : \u00ab Je n\u2019ai aucune difficult\u00e9 avec les implants et mon d\u00e9sir est d\u2019avoir sept enfants \u00bb.<\/p>\n<p>Dans certains CSPS de Ouagadougou, l\u2019engouement autour des m\u00e9thodes contraceptives est infime. L\u2019inaccessibilit\u00e9, les pesanteurs socioculturelles et les effets secondaires de ces produits sont les principales raisons qui justifient cette r\u00e9ticence. Idrissa Sawadogo et Sibidou Sawadogo forment un couple handicap\u00e9 moteur, mari\u00e9 le 11 novembre 2018. Le mari ne trouve aucun inconv\u00e9nient \u00e0 ce que son \u00e9pouse utilise les m\u00e9thodes contraceptives, mais il pr\u00e9vient : \u00ab Je suis d\u2019accord pour toutes les m\u00e9thodes, sauf les injectables et les pilules, car certains hommes se plaignent que ces deux produits font grossir les femmes, les rendent st\u00e9riles et peuvent aussi provoquer le cancer du col du l\u2019ut\u00e9rus\u00bb. Son \u00e9pouse a donc opt\u00e9 pour les pilules. Elle explique qu\u2019elle a vu ses premi\u00e8res menstrues \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 17 ans. Quatre mois apr\u00e8s, elle a senti des douleurs au bas-ventre et elle n\u2019a plus vu ses \u00e9coulements menstruels. Paniqu\u00e9e, dame Sibidou se rend dans un CSPS pour mieux comprendre. \u00ab Sans me demander de faire un test de grossesse, les sages-femmes ont confirm\u00e9 que j\u2019\u00e9tais enceinte, alors que je n\u2019avais jamais eu de rapports sexuels \u00e0 cet \u00e2ge. J\u2019\u00e9tais d\u00e9courag\u00e9e et je ne suis plus retourn\u00e9e dans ce centre\u00bb, se rappelle-t-elle.<\/p>\n<p>Elle se confie alors \u00e0 une de ses voisines qui lui donne de petits comprim\u00e9s \u00e0 avaler dont elle ignorait la provenance. Il s\u2019agissait des pilules, qui, de l\u2019avis de Mme Sawadogo, l\u2019ont aid\u00e9e \u00e0 r\u00e9gulariser son cycle menstruel. Si bien qu\u2019elle n\u2019a plus eu un retard de r\u00e8gles, \u00e0 l\u2019entendre.<\/p>\n<p>Certaines personnes pensent que les m\u00e9thodes contraceptives servent de couverture \u00e0 la femme pour tromper son conjoint. D\u2019autres par contre, s\u2019appuient sur les pesanteurs socioculturelles et les interdisent \u00e0 leurs \u00e9pouses. Pauline Kinda, handicap\u00e9e motrice, est \u00e0 son quatri\u00e8me enfant, qui a trois mois. L\u2019a\u00een\u00e9 n\u2019a que quatre ans et demi.<br \/>Depuis son premier accouchement, elle a eu cette envie de planifier ses naissances, mais son \u00e9poux, menuisier de profession est cat\u00e9gorique : \u00ab Pas de planning familial dans ma maison. L\u2019enfant est un don de Dieu et c\u2019est lui qui le nourrit \u00bb. Pour les agents de sant\u00e9, tous ces pr\u00e9jug\u00e9s autour de la PF ne sont pas fond\u00e9s. La sage-femme du CSPS de Bissighin \u00e0 l\u2019arrondissement n\u00b08 de Ouagadougou, Delphine Yoda, l\u00e8ve le doute. Elle souligne que les produits contraceptifs, tout comme les autres, peuvent avoir des effets secondaires sur l\u2019organisme et il faut un certain temps pour que le corps s\u2019habitue. \u00ab Ces effets sont passagers et aucune m\u00e9thode contraceptive au Burkina Faso n\u2019a jamais rendu une femme st\u00e9rile, seule la vasectomie (st\u00e9rilisation masculine) et la ligature des trompes peuvent emp\u00eacher un couple de concevoir\u00bb, rassure-t-elle.<\/p>\n<p><strong>Sensibiliser pour une vie \u00e9panouie<\/strong><\/p>\n<p>La tr\u00e9sori\u00e8re du comit\u00e9 national des femmes aveugles, de l\u2019Association burkinab\u00e8 pour la promotion des personnes aveugles et malvoyantes (ABPAM), Hortense Ima, et la pr\u00e9sidente, Marie Claude Forogo, ont initi\u00e9 en 2018, des causeries-d\u00e9bats avec leurs anciens \u00e9l\u00e8ves, orient\u00e9s dans des \u00e9tablissements secondaires.<br \/>Les rencontres ont lieu tous les jeudis soirs dans l\u2019enceinte de l\u2019association. L\u2019hygi\u00e8ne corporelle, l\u2019\u00e9ducation sexuelle, l\u2019excision, les Maladies sexuellement transmissibles (MST), sont entre autres sujets abord\u00e9s. Car, pour Mme Ima, beaucoup de filles ne savent pas comment s\u2019y prendre sur la propret\u00e9, surtout quand elles voient leurs premi\u00e8res menstrues.<\/p>\n<p>Yacouba Ilboudo, 15 ans, Elise Ou\u00e9draogo 18 ans et Yvette Zongo 19 ans, respectivement en classe de 6e, 4e et 3e, sont tous des \u00e9l\u00e8ves handicap\u00e9s malvoyants. Ils affirment avoir des notions sur les m\u00e9thodes contraceptives, mais leur utilisation ne les pr\u00e9occupe pas pour le moment. De l\u2019avis de Yacouba Ilboudo, il n\u2019est pas concevable qu\u2019un \u00e9l\u00e8ve du secondaire, ait des rapports sexuels ou s\u2019int\u00e9resse aux contraceptifs hors mariage. Alexis Zongo, lui, \u00e9l\u00e8ve handicap\u00e9 aveugle en 3e, a d\u00e9j\u00e0 \u00ab go\u00fbt\u00e9 \u00bb au fruit d\u00e9fendu. Ag\u00e9 de 20 ans, il confie avoir eu des rapports sexuels prot\u00e9g\u00e9s, avec sa petite amie. L\u2019\u00e9l\u00e8ve Yvette Zongo pense plut\u00f4t que les filles, qui ne peuvent pas s\u2019abstenir jusqu\u2019au mariage, doivent utiliser ces m\u00e9thodes. \u00ab Mon r\u00eave est d\u2019avoir un bon boulot apr\u00e8s mes \u00e9tudes. Si \u00e0 19 ans je n\u2019ai pas encore eu de rapports sexuels, c\u2019est parce que je sais me ma\u00eetriser et je n\u2019ai pas besoin d\u2019une quelconque m\u00e9thode.<\/p>\n<p>Aucun homme ne me touchera avant le mariage \u00bb, clame-t-elle. Mme Zoundi de l\u2019ABBEF fait savoir qu\u2019\u00e0 l\u2019association, des couples sont re\u00e7us pour des conseils. Des jeunes \u00e9galement, souligne-t-elle, viennent pour des examens, afin d\u2019obtenir un certificat pr\u00e9nuptial. Au CSPS de la Trame d\u2019accueil, la sage-femme Sawadogo indique que des sensibilisations sont faites au profit de toutes les femmes et que les PH sont re\u00e7ues sans exception et sans discrimination, pour la simple raison qu\u2019elles ont les m\u00eames droits, en mati\u00e8re de soins m\u00e9dicaux.<\/p>\n<p><strong>Acc\u00e9der aux soins, un casse- t\u00eate<\/strong><\/p>\n<p>La pr\u00e9sidente du comit\u00e9, Mme Forogo, souligne que de nouveaux couples handicap\u00e9s visuels plaident, pour que le comit\u00e9 initie des sensibilisations au planning familial. Une proposition qu\u2019elle appr\u00e9cie, mais elle \u00e9voque le manque de moyens financiers pour la prise en charge de l\u2019agent de sant\u00e9 \u00ab animateur \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019accessibilit\u00e9 des services de sant\u00e9 signifie que les barri\u00e8res qui emp\u00eachent les PH d\u2019utiliser ces services ou de recevoir des soins de qualit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 lev\u00e9es. Ce qui n\u2019est pas toujours \u00e9vident, car la majorit\u00e9 des femmes handicap\u00e9es continuent d\u2019\u00eatre victimes de marginalisation. \u00abQuoi qu\u2019on dise, les agents de sant\u00e9 sont insensibles aux dol\u00e9ances des PH et ne leur pr\u00eatent pas souvent attention \u00bb, d\u00e9plore la pr\u00e9sidente de l\u2019ABPAM. La sourde-muette Charifatou Ou\u00e9draogo, se souvient qu\u2019une fois, elle a attendu pendant des heures avant d\u2019\u00eatre consult\u00e9e malgr\u00e9 son handicap. Face \u00e0 une telle situation, la plupart des PH lorsqu\u2019elles sont malades, pr\u00e9f\u00e8rent pratiquer l\u2019autom\u00e9dication.<\/p>\n<p>D\u2019autres prennent m\u00eame connaissance des m\u00e9thodes contraceptives, aupr\u00e8s des parents ou amis. Le pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration burkinab\u00e8 des associations pour la promotion des personnes handicap\u00e9es (FEBAH), Issa Palenfo, rappelle que lors du forum national tenu en 2018, le pr\u00e9sident du Faso, Roch Marc Christian Kabor\u00e9, a promis que tous les textes et lois au profit des PH seront appliqu\u00e9s. Il mentionne que le projet VIH Handicap a sensibilis\u00e9 500 agents sur cette question d\u2019acc\u00e8s et que la FEBAH travaille \u00e9galement avec le minist\u00e8re de la Sant\u00e9, pour la collecte de donn\u00e9es sur le taux de fr\u00e9quentation des PH dans les CSPS.<\/p>\n<p>\u00ab La f\u00e9d\u00e9ration envisage ouvrir des services de sant\u00e9 dans les centres des PH, ne serait-ce que dans certaines r\u00e9gions du Burkina Faso et voir comment affecter des agents de sant\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9s, afin d\u2019amoindrir les difficult\u00e9s \u00bb, clarifie-t-il. En dehors de ces difficult\u00e9s, s\u2019ajoutent les installations sanitaires, telles les tables de consultation et d\u2019accouchement, qui ne sont pas toujours adapt\u00e9es. \u00ab Pour les m\u00e9thodes \u00e0 longue dur\u00e9e qui sont g\u00e9n\u00e9ralement les implants et les DIU, il faut que la table d\u2019examen soit ad\u00e9quate o\u00f9 \u00e0 p\u00e9dale et c\u2019est ce qui n\u2019est pas le cas dans nos CSPS. Il nous arrive parfois de prendre des dispositions particuli\u00e8res pour satisfaire les PH \u00bb, d\u00e9plore la sage-femme, Mme Sawadogo. Elle poursuit qu\u2019il n\u2019y a pas non plus de rampes d\u2019acc\u00e8s au niveau de la salle de planification familiale.<\/p>\n<p>Au regard de tous ces facteurs contraignants, le secr\u00e9taire permanent du Conseil national multisectoriel pour la protection et la promotion des droits des personnes handicap\u00e9es (COMUD\/handicap), Boukary Savadogo explique que le Burkina Faso ne peut tendre vers l\u2019inclusion, si les acteurs de terrain n\u2019ont pas un minimum de ressources mat\u00e9rielles et financi\u00e8res pour agir. \u00ab Il faut que nous travaillions \u00e0 faire progresser les mentalit\u00e9s, faire comprendre que le handicap n\u2019est pas une maladie et que les PH peuvent apporter leurs contributions au d\u00e9veloppement du Burkina Faso \u00bb, a-t-il soutenu lors d\u2019un atelier de formation.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Afs\u00e9tou SAWADOGO<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_31_5c9405ab6a94b_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DD. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/03\/21\/methodes-contraceptives-dans-lintimite-des-personnes-handicapees\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tr\u00e8s peu d\u2019\u00e9tudes existent sur les Personnes handicap\u00e9es (PH), du point de vue de leur sant\u00e9 sexuelle. Pourtant, elles arrivent tout de m\u00eame \u00e0 planifier leurs naissances, en adoptant une m\u00e9thode contraceptive permanente o\u00f9 \u00e0 longue dur\u00e9e d\u2019action. Charifatou Ou\u00e9draogo, \u00e2g\u00e9e de 27 ans, est une femme handicap\u00e9e sourde-muette, de m\u00eame que son mari, Souleymane [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1816,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-23292","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23292","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1816"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23292"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23292\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23292"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23292"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23292"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}