{"id":23827,"date":"2019-03-24T13:50:06","date_gmt":"2019-03-24T17:50:06","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/au-mozambique-meurtri-par-le-cyclone-leau-etait-pleine-de-serpents\/"},"modified":"2019-03-24T13:50:06","modified_gmt":"2019-03-24T17:50:06","slug":"au-mozambique-meurtri-par-le-cyclone-leau-etait-pleine-de-serpents","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/au-mozambique-meurtri-par-le-cyclone-leau-etait-pleine-de-serpents\/","title":{"rendered":"Au Mozambique meurtri par le cyclone, \u00ab\u00a0l\u2019eau \u00e9tait pleine de serpents\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<div readability=\"32\">\n<p>Publi\u00e9 le 24.03.2019 \u00e0 18h50 par AFP<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"156\">\n<p>Emmitoufl\u00e9s dans des tissus, des survivants du cyclone au Mozambique dorment au beau milieu d\u2019une rue de Buzi, ville encore partiellement inond\u00e9e. D\u2019autres ont \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9s et racontent l\u2019angoisse. \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait effrayant, on courait dans tous les sens, l\u2019eau \u00e9tait pleine de serpents\u00a0\u00bb, se rappelle Otelea Jose.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On est rest\u00e9 cinq jours sur un toit. Il y avait tellement de monde qu\u2019on a d\u00fb dormir assis\u00a0\u00bb, poursuit cette m\u00e8re de cinq enfants, \u00e0 peine d\u00e9barqu\u00e9e dans la ville portuaire de Beira (centre), \u00e0 une trentaine de kilom\u00e8tres \u00e0 vol d\u2019oiseau de Buzi.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pendant trois jours, on n\u2019a pas eu de nourriture. Apr\u00e8s, on a eu des biscuits, mais ce n\u2019est pas vraiment de la nourriture.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Otelea Jose a toutefois surv\u00e9cu. Elle cherche maintenant son mari, \u00e0 Beira au moment du cyclone, pour lui annoncer la formidable nouvelle.<\/p>\n<p>Le cyclone Idai, qui a frapp\u00e9 le Mozambique dans la nuit du 14 au 15 mars avant de balayer le Zimbabwe, provoquant inondations monstres et \u00e9boulements de terrain, a fait plus de 700 morts.<\/p>\n<p>Et le bilan devrait encore grimper, ont pr\u00e9venu les secours d\u00e9pass\u00e9s par l\u2019ampleur de la catastrophe.<\/p>\n<p>Joao Zacaria reste hant\u00e9 par les journ\u00e9es pass\u00e9es encercl\u00e9 par les eaux \u00e0 Buzi, l\u2019une des villes les plus d\u00e9vast\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je suis mont\u00e9 sur un arbre. J\u2019y suis rest\u00e9 quelques heures et puis je suis all\u00e9 sur le toit d\u2019une usine\u00a0\u00bb, se rappelle-t-il.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a tellement de morts qu\u2019on ne peut pas les compter\u00a0\u00bb, pr\u00e9vient-il. \u00ab\u00a0Un homme poss\u00e9dait 40 vaches et il les a toutes perdues. 40 ! Vous imaginez.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Avec une centaine d\u2019autres sinistr\u00e9s \u00e9vacu\u00e9s, Joao Zacaria vient d\u2019arriver \u00e0 Beira \u00e0 bord d\u2019un bateau affr\u00e9t\u00e9 par Cornelder, l\u2019entreprise qui g\u00e8re le port.<\/p>\n<p>Il compte faire le plein de nourriture avant de retourner \u00e0 Buzi et retrouver sa famille rest\u00e9e sur le toit de l\u2019usine de sucre de canne.<\/p>\n<p>Dans la ville, d\u2019autres sinistr\u00e9s dorment toujours sur un container, sur les gradins d\u2019un stade de basket-ball ou sur une sc\u00e8ne en plein air, a constat\u00e9 un photographe de l\u2019AFP.<\/p>\n<p><ins data-revive-zoneid=\"9\" data-revive-id=\"10111e19d28d19d031742ee3b0b33eb0\"\/> <\/p>\n<p>\u2013 Du \u2018Jamais vu\u2019 \u2013<\/p>\n<p>Sur un toit en t\u00f4le, Manduana Manaque, 70 ans, essaie, tant bien que mal, de se prot\u00e9ger de la pluie avec une b\u00e2che verte. A c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, quelques maigres biens qu\u2019elle a pu sauver: une chaise et un petit meuble en bois d\u00e9tremp\u00e9s, des gamelles et un appareil hifi.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n\u2019ai jamais vu un truc pareil. M\u00eame les anciens n\u2019ont pas v\u00e9cu quelque chose de cette ampleur. En 2000, il y a eu des inondations, mais l\u2019eau arrivait jusqu\u2019aux \u00e9paules (\u2026). L\u00e0, l\u2019eau a tout recouvert\u00a0\u00bb, explique Joao Zacaria, \u00e9puis\u00e9.<\/p>\n<p>En 2000, des inondations sans pr\u00e9c\u00e9dent depuis un demi-si\u00e8cle au Mozambique avaient fait 800 morts.<\/p>\n<p>A Buzi, comme dans le reste du pays, la d\u00e9crue a d\u00e9sormais commenc\u00e9, r\u00e9v\u00e9lant l\u2019\u00e9tendue des d\u00e9g\u00e2ts.<\/p>\n<p>Rosa Tomas, son fils d\u2019un an sur les hanches, inspecte sa maison dont le toit n\u2019a pas r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la force des vents.<\/p>\n<p>Le sol est boueux. La porte a disparu. Les murs anciennement blancs sont marron sur une hauteur de deux m\u00e8tres, t\u00e9moignant de la violence des inondations.<\/p>\n<p>Un adolescent fait s\u00e9cher le bien le plus pr\u00e9cieux qu\u2019il a pu sauver des eaux, des photos de famille.<\/p>\n<p>Des femmes lavent dans l\u2019eau boueuse des v\u00eatements avant de les \u00e9tendre sur des fils \u00e9lectriques et des branches de bananiers qui ont rompu.<\/p>\n<p>Une autre, l\u2019eau \u00e0 mi-genoux, tente de soulever une t\u00f4le pour reconstruire sa maison.<\/p>\n<p>Manuel Machacawa Maezane, 76 ans, a, lui, pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 fuir. A l\u2019arriv\u00e9e du bateau de p\u00eache sur une plage de Beira, il ressemble \u00e0 un enfant. Il \u00e9clate en sanglots en tombant dans les bras de son fils retrouv\u00e9, qui lui tend un spray de Ventoline. Il peut enfin respirer.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: AFP<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.journalducameroun.com\/fr\/au-mozambique-meurtri-par-le-cyclone-leau-etait-pleine-de-serpents\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Publi\u00e9 le 24.03.2019 \u00e0 18h50 par AFP Emmitoufl\u00e9s dans des tissus, des survivants du cyclone au Mozambique dorment au beau milieu d\u2019une rue de Buzi, ville encore partiellement inond\u00e9e. 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