{"id":25979,"date":"2019-04-04T17:25:29","date_gmt":"2019-04-04T21:25:29","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/35e-anniversaire-de-sidwaya-souvenirs-et-espoirs-de-pionniers\/"},"modified":"2019-04-04T17:25:29","modified_gmt":"2019-04-04T21:25:29","slug":"35e-anniversaire-de-sidwaya-souvenirs-et-espoirs-de-pionniers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/35e-anniversaire-de-sidwaya-souvenirs-et-espoirs-de-pionniers\/","title":{"rendered":"35e anniversaire de Sidwaya: Souvenirs et espoirs de pionniers"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/luctiao.jpg?fit=787%2C590&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"522\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/luctiao.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/luctiao.jpg?w=787&#038;ssl=1 787w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/luctiao.jpg?resize=300%2C225&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/luctiao.jpg?resize=768%2C576&#038;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/luctiao.jpg?resize=80%2C60&#038;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/luctiao.jpg?resize=265%2C198&#038;ssl=1 265w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/luctiao.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/luctiao.jpg?resize=560%2C420&#038;ssl=1 560w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"luctiao\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_30_5ca67ab995f54_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4463\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/FESPACO-TOUR-2019-Bannie%CC%80re-728x90-1.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p><strong>5 avril 1984 \u2013 5 avril 2019. Le quotidien Sidwaya souffle ses 35 bougies. A l\u2019occasion de cet anniversaire, le \u00abJournal de tous les Burkinab\u00e8\u00bb est all\u00e9 \u00e0 la rencontre de quelques pionniers qui ont marqu\u00e9 de leurs empreintes l\u2019entreprise publique de presse.<\/strong><\/p>\n<p>Le \u00abJournal de tous les Burkinab\u00e8\u00bb a 35 ans. Il a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 sous l\u2019\u00e9gide du pr\u00e9sident Thomas Sankara, le 5 avril 1984.\u00a0\u00abNous avons re\u00e7u une mission du pr\u00e9sident du Conseil national de la r\u00e9volution de cr\u00e9er un journal. Il aimait beaucoup la presse et nous avons travaill\u00e9 ensemble. Lorsque nous avons veill\u00e9 pour sortir le premier num\u00e9ro le 5 avril, c\u2019\u00e9tait extraordinaire\u00bb, se souvient le premier directeur des r\u00e9dactions, Luc Adolphe Tiao. Plein d\u2019\u00e9motions, il ajoute\u00a0: \u00abc\u2019est comme une femme qui venait d\u2019accoucher. C\u2019\u00e9tait \u00e0 la fois une tr\u00e8s grande joie parce qu\u2019il y avait des journalistes de tr\u00e8s bon niveau. Certains ont, tout de suite, qualifi\u00e9 Sidwaya de journal de propagande\u00bb. Certes, il faisait de la propagande r\u00e9volutionnaire, dit-il, mais il y avait des articles de tr\u00e8s belle facture. Travailler \u00e0 Sidwaya \u00e9tait une fiert\u00e9 en ce sens que le journal avait aussi beaucoup de libert\u00e9 contrairement \u00e0 ce qu\u2019on pouvait penser, ajoute celui qui deviendra en 2011 Premier ministre du Burkina. \u00abSi je revois le contenu des articles de Sidwaya de l\u2019\u00e9poque, par rapport \u00e0 certains journaux gouvernementaux de la C\u00f4te d\u2019Ivoire, du Mali, du Togo, il n\u2019y avait pas de comparaison du point de vue du ton et de la libert\u00e9\u00bb, confie l\u2019ex-pr\u00e9sident du Conseil sup\u00e9rieur de la communication (CSC) de 2001 \u00e0 2008. Plus de trois d\u00e9cennies apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, ce journal s\u2019est impos\u00e9 dans l\u2019univers m\u00e9diatique burkinab\u00e8. Le quotidien d\u2019Etat a grandi, se r\u00e9jouissent les pionniers.<\/p>\n<p>Michel Ou\u00e9draogo, d\u00e9put\u00e9 et ancien directeur g\u00e9n\u00e9ral des Editions Sidwaya ne cache pas sa joie d\u2019avoir apport\u00e9 sa touche au rayonnement du journal. \u00abMerci au seigneur qui m\u2019a donn\u00e9 l\u2019opportunit\u00e9 de diriger le quotidien d\u2019Etat Sidwaya. Belle entreprise, belle \u0153uvre, j\u2019ai essay\u00e9 d\u2019apporter ce que je pouvais pour donner une vision au journal de tous les Burkinab\u00e8\u00bb, affirme-t-il fi\u00e8rement. Il explique que partout en Afrique, les quotidiens d\u2019Etat ont mauvaise presse, car certaines opinions croient que ce sont les gouvernants qui dictent la ligne \u00e9ditoriale et le traitement de l\u2019information. \u00abLe quotidien Sidwaya est un produit de la R\u00e9volution qui avait une vision centraliste. A partir de 1987, mieux en 1990, il y a eu des \u00e9volutions et le retour \u00e0 la d\u00e9mocratie. Dans le contexte d\u00e9mocratique, certains ont voulu appliquer les principes r\u00e9volutionnaires qui se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s contradictoires\u00bb, relate-t-il. A son arriv\u00e9e \u00e0 la t\u00eate des Editions Sidwaya, son objectif \u00e9tait d\u2019assurer une libert\u00e9 dans le traitement de l\u2019information.<br \/>\u00abCela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 une chose ais\u00e9e\u00bb, se souvient M. Ou\u00e9draogo. Car, il fallait accepter les remontrances, mais aussi donner un souffle nouveau \u00e0 Sidwaya. \u00abDes devanciers comme David Barry, Luc Adolphe Tiao, nous ont inculqu\u00e9 cette vision professionnelle de la libert\u00e9 d\u2019information\u00bb, lance-t-il. Les beaux souvenirs, Michel Ou\u00e9draogo en garde de son passage \u00e0 Sidwaya. Les plus m\u00e9morables, apr\u00e8s la \u00ablib\u00e9ration\u00bb de la ligne \u00e9ditoriale du journal, c\u2019est d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 le premier quotidien d\u2019informations de la sous-r\u00e9gion \u00e0 para\u00eetre en couleurs. \u00abL\u2019arriv\u00e9e de la couleur a laiss\u00e9 une empreinte sur l\u2019ensemble des quotidiens et journaux burkinab\u00e8. Aujourd\u2019hui, para\u00eetre en couleurs est un jeu d\u2019enfants. Mais \u00e0 l\u2019\u00e9poque, c\u2019\u00e9tait un grand d\u00e9fi. Cela a \u00e9t\u00e9 une grande satisfaction\u00bb, se rappelle-t-il.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 un d\u00e9gagement\u00bb<\/p>\n<p>Ancien journaliste de Sidwaya, l\u2019ex-pr\u00e9sidente du Conseil sup\u00e9rieur de la communication (CSC), B\u00e9atrice Damiba, garde \u00e9galement des souvenirs ind\u00e9l\u00e9biles du journal qu\u2019elle a vu na\u00eetre. Le rythme effr\u00e9n\u00e9 de travail, la disponibilit\u00e9 de tous, la confraternit\u00e9, l\u2019ont beaucoup marqu\u00e9e. \u00abNous \u00e9tions comme une famille\u00bb, t\u00e9moigne B\u00e9atrice Damiba. Des \u00abfrayeurs\u00bb, elle en a eues. A cause de sa libert\u00e9 d\u2019opinion, elle a falli \u00eatre \u00abd\u00e9gag\u00e9e\u00bb par les autorit\u00e9s politiques. \u00abJ\u2019ai \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 un d\u00e9gagement \u00e0 cause de mes \u00e9crits qui sortaient de la ligne prescrite par le ministre Adama Tour\u00e9, sous la R\u00e9volution.<\/p>\n<p>Mon licenciement n\u2019a pas abouti parce que le pr\u00e9sident Sankara appr\u00e9ciait bien ma libert\u00e9 de ton, de critique et de propositions. Il n\u2019a donc pas accept\u00e9 que je sois sanctionn\u00e9e\u00bb, lance-t-elle. Le Burkina Faso a travers\u00e9 des \u00e9poques ayant parfois remis en cause la libert\u00e9 de presse, soutient Michel Ou\u00e9draogo. \u00abLe progr\u00e8s d\u2019un journal, c\u2019est la libert\u00e9 de presse, d\u2019\u00e9criture\u2026\u00a0Sidwaya a progress\u00e9 dans cette dynamique\u00bb, insiste-t-il. \u00abCe qui est fondamental dans un journal, c\u2019est de sentir \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur que les journalistes \u00e9crivent avec libert\u00e9, qu\u2019ils sont s\u00fbrs de leurs opinions, ont v\u00e9rifi\u00e9 leurs informations. C\u2019est ce que j\u2019appelle le progr\u00e8s pour un journal. Que le quotidien continue dans ce progr\u00e8s\u00bb, soutient l\u2019actuel d\u00e9put\u00e9 du Congr\u00e8s pour la d\u00e9mocratie et le progr\u00e8s.<\/p>\n<p>\u00abUne r\u00e9f\u00e9rence pour l\u2019histoire\u00bb<\/p>\n<p>Pour avoir dirig\u00e9 le CSC, B\u00e9atrice Damiba a une appr\u00e9ciation positive de Sidwaya parce qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s souvent sanctionn\u00e9 par l\u2019organe de r\u00e9gulation. Fort de ce constat, elle souhaite que le professionnalisme, le respect des r\u00e8gles de l\u2019\u00e9thique, de la d\u00e9ontologique soient davantage renforc\u00e9s\u2026Toutefois, elle conseille aux journalistes d\u2019avoir un certain courage de leurs opinions, de critiquer, de faire des propositions, m\u00eame les plus os\u00e9es. \u00abQue Sidwaya soit une r\u00e9f\u00e9rence pour l\u2019histoire du pays. Il faut \u00eatre tr\u00e8s m\u00e9ticuleux pour ne pas faire des erreurs.<\/p>\n<p>Que Sidwaya grandisse toujours en sagesse et en professionnalisme\u00bb, a formul\u00e9 la journaliste \u00e0 la retraite. Michel Ou\u00e9draogo souhaite que la jeune g\u00e9n\u00e9ration prenne son destin en main. Pour lui, c\u2019est dommage que certains m\u00e9dias d\u2019Etat soient en train de perdre leur identit\u00e9 et cr\u00e9dibilit\u00e9. \u00abJe sens de plus en plus qu\u2019il y a un laisser-aller politique vis-\u00e0-vis des m\u00e9dias d\u2019Etat. Sont privil\u00e9gi\u00e9s aujourd\u2019hui, certains m\u00e9dias priv\u00e9s en terme d\u2019exclusivit\u00e9 surtout gouvernementale et cela pose un probl\u00e8me. Cela met en cause non pas le professionnalisme des journalistes, mais l\u2019existence de ces m\u00e9dias\u00bb, souligne-t-il. Quelle fiert\u00e9 avez-vous lorsqu\u2019un message \u00e9manant du gouvernement est donn\u00e9 par les m\u00e9dias priv\u00e9s, s\u2019interroge-t-il\u00a0? \u00abSur la question essentielle du terrorisme, ce sont les m\u00e9dias priv\u00e9s qui donnent l\u2019exclusivit\u00e9. Il faut que les autorit\u00e9s politiques se ressaisissent. Parce que les m\u00e9dias publics appartiennent aux Burkinab\u00e8\u00bb, alerte M. Ou\u00e9draogo. Toutefois, il souhaite que le m\u00e9dia public travaille beaucoup pour son autonomie financi\u00e8re et \u0153uvre pour que le journal soit une r\u00e9f\u00e9rence pour les annonceurs publicitaires tout en s\u2019ouvrant \u00e0<br \/>l\u2019international.<\/p>\n<p>Abdel Aziz NABALOUM<br \/>emirathe@yahoo.fr<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_31_5ca67ab996309_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/04\/04\/35e-anniversaire-de-sidwaya-souvenirs-et-espoirs-de-pionniers\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>5 avril 1984 \u2013 5 avril 2019. Le quotidien Sidwaya souffle ses 35 bougies. 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