{"id":26397,"date":"2019-04-07T05:32:11","date_gmt":"2019-04-07T09:32:11","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/surcharge-thematique-et-clivage-esthetique\/"},"modified":"2019-04-07T05:32:11","modified_gmt":"2019-04-07T09:32:11","slug":"surcharge-thematique-et-clivage-esthetique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/surcharge-thematique-et-clivage-esthetique\/","title":{"rendered":"Surcharge th\u00e9matique et clivage esth\u00e9tique"},"content":{"rendered":"<p class=\"c3\"><span class=\"c2\"><em>\u00abUn film nul, je ne vois pas o\u00f9 est le probl\u00e8me\u00bb<\/em><\/span><\/p>\n<p class=\"c3\"><strong><u>Gilles Deleuze<\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"c6\"><span class=\"c5\">L<span class=\"c4\">e festival national du film a-t-il eu lieu? Les filiations mythologiques (Hercule\u2026) de la ville(Tanger),\u00a0\u00a0qui l\u2019abrite autorisent de s\u2019interroger, \u00e0 l\u2019instar de la guerre de Troie, d\u2019une mani\u00e8re rh\u00e9torique s\u2019entend, \u00e0 son \u00e9gard. Non pas sur la dimension factuelle de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, le festival a bien eu lieu et a tenu l\u2019ensemble de ses engagements, notamment sur le plan organisationnel, mais sur sa dimension m\u00e9diatique et symbolique. Contrairement \u00e0 une tradition qui lui est concomitante depuis sa cr\u00e9ation, cette \u00e9dition du festival n\u2019a suscit\u00e9 que peu de d\u00e9bat et nulle pol\u00e9mique n\u2019a suivi, par exemple, la proclamation de son palmar\u00e8s. Palmar\u00e8s qui a plus qu\u2019\u00e9tonn\u00e9 lors de la soir\u00e9e de cl\u00f4ture. Lieu de circulation de discours, celui des films, le festival est\u00a0\u00a0aussi, en principe, lieu de production de discours sur le discours.<\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"c6\">Rendez-vous essentiel du cin\u00e9ma marocain, il est l\u2019occasion de tirer un premier bilan, professionnel, chiffr\u00e9. Celui-ci est d\u00e9sormais pris en charge par le centre du cin\u00e9ma. Le festival\u00a0\u00a0offre \u00e9galement l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019un autre bilan, cette fois en termes de r\u00e9ception publique et critique. Quel bilan esth\u00e9tique et artistique de l\u2019\u00e9dition 2019\u00a0? Telle est LA question.<\/p>\n<p class=\"c6\">Car un cin\u00e9ma n\u2019existe pas uniquement par ses statistiques, il existe fondamentalement par le discours d\u2019escorte qui l\u2019accompagne. La critique pens\u00e9e et construite. Je cite Jean-Louis Comolli\u00a0: la fonction critique est ce qui conf\u00e8re \u00e0 l\u2019\u0153uvre son statut, sa place sociale. Si la critique manque (peu importe d\u2019ailleurs, qu\u2019elle soit positive ou n\u00e9gative), l\u2019\u0153uvre manque \u00e0 sa place. Dans ce sens, je peux dire que le FNF donne lieu \u00e0 la possibilit\u00e9 d\u2019une radiographie de l\u2019\u00e9tat de la critique\u00a0; force est de relever que le constat n\u2019est gu\u00e8re r\u00e9jouissant\u00a0; on assiste \u00e0 une baisse de r\u00e9gime de la fonction critique, \u00e0 une prolif\u00e9ration galopante des formes de m\u00e9disance. Un \u00e9tat de choses qui ne me surprend pas\u00a0; il est une facette du repli global de la pens\u00e9e, du plan d\u2019abrutissement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 amplifi\u00e9 par les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p class=\"c6\">Cependant, le paysage n\u2019est pas compl\u00e8tement d\u00e9sertique. C\u2019est ainsi que des observations qui n\u2019ont pas manqu\u00e9 de pertinence\u00a0\u00a0ont choisi d\u2019interroger la formule m\u00eame du festival qui semble donner des signes d\u2019essoufflement. Ces observateurs n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 d\u00e9fendre le mod\u00e8le d\u2019une Nuit du cin\u00e9ma marocain, comme cela se fait avec les C\u00e9sars et autres Oscars\u2026 avec des nominations au pr\u00e9alable et un vote d\u2019un coll\u00e8ge \u00e9lectoral puis\u00e9 dans les diff\u00e9rents m\u00e9tiers de la profession. Une piste \u00e0 creuser. Je pr\u00e9cise pour ma part que la formule du festival national est en effet originale\u00a0; in\u00e9dite et rarissime \u00e0 travers le monde; certains pays s\u2019y mettent graduellement (La Tunisie, le S\u00e9n\u00e9gal\u2026). Si la formule peut-\u00eatre revue, revisit\u00e9e, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un contenant dont le contenu d\u00e9pend principalement de ce que la profession veut y mettre. De son engagement, de son enthousiasme pour maintenir l\u2019esprit et la lettre du festival, \u00e0 savoir la f\u00eate annuelle du cin\u00e9ma marocain.<\/p>\n<p class=\"c6\">L\u2019un des premiers changements qui ont marqu\u00e9 la structure du festival est l\u2019instauration du principe de la s\u00e9lection pr\u00e9alable. Choix impos\u00e9\u00a0\u00a0par l\u2019augmentation croissante de la production ce qui a pes\u00e9 sur l\u2019agenda du festival et de sa dur\u00e9e qui ne sont pas extensibles \u00e0 l\u2019infini. La formule adopt\u00e9e consiste \u00e0 s\u00e9lectionner 15 longs m\u00e9trages\u00a0\u00a0et autant de courts.<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Mont\u00e9e en puissance des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations<\/strong><\/p>\n<p class=\"c6\">La liste des films de longs m\u00e9trages de cette \u00e9dition 2019 fournit d\u2019embl\u00e9e un ensemble d\u2019indications sur l\u2019\u00e9volution du cin\u00e9ma marocain. D\u2019abord en termes g\u00e9n\u00e9rationnels. Nous avons la confirmation d\u2019une tendance qui remonte \u00e0 quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, d\u00e9sormais le rapport de forces g\u00e9n\u00e9rationnel bascule au b\u00e9n\u00e9fice des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations. Sur les 15 cin\u00e9astes en comp\u00e9tition cinq appartiennent \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration des pionniers (Ferhati, Chra\u00efbi, Zoughi, Majid Lahcen,\u00a0\u00a0Kamal Kamal). Les\u00a0\u00a0dix\u00a0\u00a0autres appartiennent \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration post 2010. Je rappelle \u00e0 ce propos que le dernier cin\u00e9aste de la g\u00e9n\u00e9ration des pionniers \u00e0 avoir remport\u00e9 le Grand prix remonte \u00e0 2007!<\/p>\n<p class=\"c6\">La liste nous apprend \u00e9galement qu\u2019il y a trois cin\u00e9astes femmes en comp\u00e9tition (Meryem Benbarek Selma Bergach, Hind Bensari).\u00a0\u00a0Deux \u00ab\u00a0documentaires\u00a0\u00bb \u00e9taient \u00e9galement en lice\u00a0: Lancer de poids de Hind Bensari (une production de la t\u00e9l\u00e9vision) et La vie c\u00f4toyant la mort de Majid Lahcen produit dans le cadre du programme de la promotion de la culture hassanie.<\/p>\n<p class=\"c6\">Si l\u2019on change d\u2019angle de classification, on peut avancer une hypoth\u00e8se sur les genres dominants (au sein du cin\u00e9ma, il n\u2019y a pas de genre pur)\u00a0\u00a0ce qui nous permet de faire une s\u00e9rie de propositions. Des films ont abord\u00e9 une th\u00e9matique inscrite dans l\u2019histoire\u00a0: Les 3M de Saad Chra\u00efbi\u00a0; Coups de destin de Mohamed Lyounssi\u00a0; Nadira de Kamal Kamal\u00a0; Une vie c\u00f4toyant la mort de Majid Lahcen. Le drame social avec Sofia de Meryem Benbarek\u00a0; Urgence ordinaire de Mohcine Besri\u00a0; Les saisons de la soif de Hamid Zoughi\u00a0; Indigo de Selma Bergach.\u00a0\u00a0Le drame intime, Ultime r\u00e9volte de Jilali Ferhati. La com\u00e9die sociale avec Hala Madrid, Visca Bar\u00e7a de Abdelilah Jaouhari\u00a0; Une ann\u00e9e chez les Fran\u00e7ais de Fettah Arom. Road movie avec Jamal Afina de Yassine Marco Morocco. Fantastique- horreur avec Achoura de Tala Sellami.<\/p>\n<p class=\"c6\">Crois\u00e9s avec les courts m\u00e9trages (la grande d\u00e9ception de cette \u00e9dition), que nous donne tout cela en termes de cin\u00e9ma, d\u2019inventivit\u00e9 et de cr\u00e9ation artistique\u00a0? A quelques rares exceptions, l\u2019ensemble des films pr\u00e9sent\u00e9s se r\u00e9duisent \u00e0 des prouesses techniques (des effets sp\u00e9ciaux d\u2019Achoura aux\u00a0\u00a0images esth\u00e9tisantes d\u2019Indigo). Nous avons vu \u00e0 Tanger des\u00a0<strong><u>produits<\/u><\/strong>\u00a0parfois bien finis alors que nous nous attendions \u00e0 des\u00a0<strong><u>\u0153uvres,<\/u><\/strong>\u00a0m\u00eame avec des maladresses mais sinc\u00e8res et profondes. Nous sommes entr\u00e9s sans crier gare dans l\u2019\u00e8re des films fabriqu\u00e9s selon des protocoles d\u2019\u00e9criture format\u00e9e d\u2019avance (un directeur de photo\u00a0; un amplificateur de son et inscrit dans un r\u00e9seau institutionnel de financement).<\/p>\n<p class=\"c6\">Quelques observations qui s\u2019inscrivent dans la continuit\u00e9 de cette r\u00e9flexion g\u00e9n\u00e9rale pour relever ce qui constitue de mon point de vue quelques lacunes. Un certain nombre de films : (Sofia; Les 3M; Lancer du poids\u00a0; Ultime r\u00e9volte\u2026)\u00a0\u00a0restent prisonniers de leur sc\u00e9nario. Tout leur enjeu revient \u00e0 l\u2019illustration d\u2019une id\u00e9e. Le sc\u00e9nario finit par peser comme une chape de plomb sur la dramaturgie et emp\u00eache la mise en sc\u00e8ne de voler de ses propres ailes pour offrir un univers filmique au-del\u00e0 de l\u2019id\u00e9e. Le rapport entre le film et le sc\u00e9nario serait de l\u2019ordre de la c\u00e9l\u00e8bre d\u00e9finition de la culture\u00a0:\u00a0\u00abc\u2019est ce qui reste quand on a tout oubli\u00e9\u00bb (citation d\u2019Edouard Herriot). Le cin\u00e9ma c\u2019est ce qui reste (ce qui devrait rester) quand le sc\u00e9nario est oubli\u00e9.<\/p>\n<p class=\"c6\">D\u2019autres films ont tendance \u00e0 forcer le trait notamment ceux ayant abord\u00e9 des th\u00e9matiques sociales fortes (ce que j\u2019ai appel\u00e9 le cin\u00e9ma de l\u2019exotisme social, n\u00e9o-orientaliste\u00a0: Urgence ordinaire\u00a0; Sofia\u2026). Ils sont port\u00e9s par le souci non pas\u00a0\u00a0d\u2019un mouvement qui se tisse dans un va et vient avec le r\u00e9el mais le souci de tisser les ficelles d\u2019une histoire bien carr\u00e9e. Le spectateur est assign\u00e9 \u00e0 r\u00e9sidence\u00a0; la singularit\u00e9 de chaque regard est neutralis\u00e9e au service d\u2019un pathos collectif. Or la grande \u00e9motion \u00e9mane souvent d\u2019une repr\u00e9sentation sobre (Bresson), purg\u00e9e de tout sentimentalisme (Rossellini). Ce n\u2019est pas l\u2019action qui nous \u00e9meut, encore moins l\u2019\u00e9v\u00e9nement en soi mais le sens que nous sommes amen\u00e9s d\u2019en d\u00e9gager. La mise en sc\u00e8ne refl\u00e8te le monde en m\u00eame temps elle exprime ce que le cin\u00e9aste veut en dire. Ce rapport au monde, au r\u00e9el est marqu\u00e9 par un certain d\u00e9senchantement\u00a0; la cr\u00e9ativit\u00e9 donne des signes d\u2019\u00e9puisement. Un constat relev\u00e9 par le philosophe Cornelius Castoriadis que je cite\u00a0:\u00a0<em>\u00abla cr\u00e9ation contemporaine s\u2019effectue dans un rapport n\u00e9gatif \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, elle n\u2019est plus au clair sur son identit\u00e9, sur ce qu\u2019elle est et sur ce qu\u2019elle veut \u00eatre<\/em>\u00bb. Cela me semble pertinent\u00a0\u00a0pour une lecture de notre production symbolique r\u00e9cente.<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Palmar\u00e8s\u00a0: un compromis d\u00e9licat du jury en faveur du documentaire<\/strong><\/p>\n<p class=\"c6\">Comment le jury s\u2019en est tir\u00e9\u00a0? Un palmar\u00e8s n\u2019est pas une v\u00e9rit\u00e9 scientifique. Il est la r\u00e9sultante de plusieurs facteurs y compris les param\u00e8tres environnementaux. Il est le fruit d\u2019un \u00e9change qui est lui-m\u00eame marqu\u00e9 par un rapport de forces au sein du jury. Le palmar\u00e8s 2019 n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 la tradition. On le commente dans le respect des membres qui le composent. A premi\u00e8re vue, il\u00a0\u00a0refl\u00e8te certainement un compromis d\u00e9licat. Un compromis qui a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 au\u00a0\u00a0\u00abdocumentaire\u00bb, Lancer du poids, en fait un long reportage qui s\u2019est vu ainsi propulser Grand prix. Contre toute attente. A c\u00f4t\u00e9 un film obtient\u00a0\u00a0en m\u00eame temps\u00a0\u00a0le prix du jury, le prix de la r\u00e9alisation et les deux prix interpr\u00e9tation\u00a0; en toute logique\u00a0\u00a0la somme de ces prix \u00e9quivaut au Grand prix. C\u2019est l\u00e0 certainement o\u00f9 est\u00a0\u00a0entr\u00e9 en jeu le compromis\u00a0; des concessions ont \u00e9t\u00e9 faites entre les uns et les autres au d\u00e9triment de certains autres films ignor\u00e9s du palmar\u00e8s (Urgence ordinaire, Les coups du destin\u2026). La pr\u00e9sidente, la sc\u00e9nariste et r\u00e9alisatrice Farida Benlyazid n\u2019a pas cherch\u00e9, apparemment \u00e0 imposer \u00absa touche\u00bb\u00a0; et pourtant, il y avait des films,\u00a0\u00a0en principe, proches de son univers\u00a0: la f\u00e9minit\u00e9 assum\u00e9e de Indigo de Selma Bergach\u00a0; femmes entre elles dans Les saisons de la soif de Hamid Zoughi ou encore le rapport \u00e0 l\u2019autre dans un contexte tragique,\u00a0\u00a0en l\u2019occurrence l\u2019Espagne avec le destin de deux femmes Maria et Touda dans Les coups du destin de Mohamed Lyounssi.<\/p>\n<p class=\"c6\">La riche r\u00e9colte obtenue par La gu\u00e9risseuse de Zindaine n\u2019a pas manqu\u00e9\u00a0\u00a0d\u2019interpeller. Qu\u2019est-ce qui a s\u00e9duit le jury pour lui attribuer autant de r\u00e9compenses\u00a0? Yousri Nasrallah, le cin\u00e9aste issu de l\u2019\u00e9cole de Youssef Chahine a \u00e9t\u00e9 certainement enthousiasm\u00e9 par une certaine atmosph\u00e8re \u00ab\u00a0\u00e0 l\u2019\u00e9gyptienne\u00a0\u00bb (personnages, lieux, places, d\u00e9cors\u2026) qui rappellent un certain cin\u00e9ma \u00e9gyptien des ann\u00e9es\u00a0\u00a0du noir et blanc; celui des adaptations de Barakat et de Salah Abou Seif. Alors m\u00eame que le film s\u2019ouvre sous le signe de la cin\u00e9philie contemporaine\u00a0: il y a du Wim Wenders dans les plans incipit. Le film s\u2019ouvre sur des lignes verticales et horizontales qui marquent la fracture d\u2019un territoire (d\u2019autres lignes de r\u00e9cit\/de vie s\u2019entrelacent dans le film).\u00a0\u00a0L\u2019horizontalit\u00e9 renvoyant \u00e0 la modernit\u00e9 illustr\u00e9e par le train et les voies ferr\u00e9es. Cette pr\u00e9dominance de la ligne droite est remise en question par un raccord sur un minaret introduisant la verticalit\u00e9. La mosqu\u00e9e appara\u00eet comme un motif r\u00e9current et structurant du drame. Cela renvoie moins \u00e0 la dimension religieuse, signifi\u00e9e par ailleurs (le groupe des croyants crois\u00e9s par le jeune gar\u00e7on par exemple) mais plut\u00f4t \u00e0 la permanence d\u2019une culture\u00a0; la culture traditionnelle qui va constituer l\u2019ultime recours des gens face \u00e0 la violence\/agression de la modernit\u00e9. Les premi\u00e8res images de La Gu\u00e9risseuse signifient une soci\u00e9t\u00e9 fractur\u00e9e qui puise dans son patrimoine g\u00e9n\u00e9tique culturel les ressources pour se pr\u00e9munir\u00a0: c\u2019est une gu\u00e9risseuse qui prend en charge de soigner la jambe fractur\u00e9e par le train. Cette critique de la modernit\u00e9 est doubl\u00e9e d\u2019une mise \u00e0 nu des paradoxes des modernistes. La gu\u00e9risseuse descend d\u2019une voiture ultra chic qui signifie que l\u2019usage des pratiques traditionnelles traversent l\u2019ensemble du champ social (encore une fois horizontalit\u00e9 et verticalit\u00e9\u00a0: l\u2019arriv\u00e9e de ce luxe est une autre agression \u00e0 l\u2019\u00e9gard du quartier pauvre).\u00a0\u00a0Un clivage anthropologique qui peut aider \u00e0 comprendre les clivages esth\u00e9tiques qui traversent le champ de la production cin\u00e9matographique.<\/p>\n<p>Auteur: rahal mehamed<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/surcharge-thematique-et-clivage-esthetique.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abUn film nul, je ne vois pas o\u00f9 est le probl\u00e8me\u00bb Gilles Deleuze Le festival national du film a-t-il eu lieu? 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