{"id":26938,"date":"2019-04-09T16:29:24","date_gmt":"2019-04-09T20:29:24","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/nouvelle-vision-urbaine-a-batons-rompus-avec-le-ministre-de-lhabitat-et-de-lurbanisme\/"},"modified":"2019-04-09T16:29:24","modified_gmt":"2019-04-09T20:29:24","slug":"nouvelle-vision-urbaine-a-batons-rompus-avec-le-ministre-de-lhabitat-et-de-lurbanisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/nouvelle-vision-urbaine-a-batons-rompus-avec-le-ministre-de-lhabitat-et-de-lurbanisme\/","title":{"rendered":"Nouvelle vision urbaine : A b\u00e2tons rompus avec le ministre de l&rsquo;Habitat et de l&rsquo;Urbanisme"},"content":{"rendered":"<div><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"spip_logo spip_logo_right spip_logos\" alt=\"\" style=\"float:right\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/arton1991.jpg?1554374857\" width=\"150\" height=\"92\"><\/p>\n<div class=\"rss_texte\">\n<p><strong>Habitat et urbanisme, quelle vision d&rsquo;avenir ? Voil\u00e0 une r\u00e9flexion incontournable malgr\u00e9 et nous dirions surtout \u00e0 cause des questions cruciales que pose aujourd&rsquo;hui la vie urbaine. La question cruciale du logement, la n\u00e9cessaire transformation du cadre de vie, la congestion pr\u00e9occupante des d\u00e9placements, ce sont l\u00e0 quelques d\u00e9fis qui interpellent les politiques publiques \u00e0 un moment o\u00f9 la tendance mondiale est \u00e0 l&rsquo;urbanisation. Selon un rapport de l&rsquo;ONU, 66% de la population mondiale, soit environ 6 milliards d&rsquo;\u00eatres humains vivront dans des zones urbaines d&rsquo;ici 2050. En 2015, nous \u00e9tions \u00e0 54% de la population mondiale. Face \u00e0 un tel rythme effr\u00e9n\u00e9, il est urgent de trouver des solutions pertinentes r\u00e9solument ouvertes sur l&rsquo;avenir. L&rsquo;Ev\u00e9nement a rencontr\u00e9 le mardi 5 mars dernier, dans ses nouvelles installations, Maurice Dieudonn\u00e9 Bonan\u00e9, ministre de l&rsquo;Habitat et de l&rsquo;Urbanisme. Pendant plus de deux heures d&rsquo;horloge, nous avons \u00e9chang\u00e9 avec lui sur la politique de son d\u00e9partement mais aussi et surtout sur le bilan de son \u00e9quipe depuis 2016, ann\u00e9e de son installation \u00e0 la t\u00eate de son minist\u00e8re. Les questions d&rsquo;occupation des sols, l&rsquo;am\u00e9nagement des espaces urbains, les lotissements, les logements sociaux, les promoteurs immobiliers priv\u00e9s, le r\u00f4le des acteurs locaux, leur maitrise des outils de planification dans le domaine de l&rsquo;am\u00e9nagement de l&rsquo;espace urbain mais aussi sur les questions fonci\u00e8res en g\u00e9n\u00e9ral dans les communes rurales ont constitu\u00e9 la substance de nos \u00e9changes. Nous avons aussi parl\u00e9 du profil de la ville du futur telle qu&rsquo;il l&rsquo;imagine. Il en est ressorti un portrait-robot. Un mix de facteurs dont l&rsquo;inventivit\u00e9 est le maitre-mot. Lisez plut\u00f4t !<\/strong><\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1514 spip_documents spip_documents_left\" style=\"float:left;\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/bonanet_2.jpg?1554374544\" width=\"500\" height=\"369\" alt=\"\"><\/span><strong>Quelle est la politique de votre d\u00e9partement qui est en m\u00eame temps celle du gouvernement, en mati\u00e8re d&rsquo;habitat et d&rsquo;urbanisme ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nLe minist\u00e8re en charge de l&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;habitat, conform\u00e9ment \u00e0 ses missions, assure la mise en \u0153uvre et le suivi de la politique du gouvernement en mati\u00e8re d&rsquo;urbanisme, d&rsquo;habitat et de construction. En mati\u00e8re d&rsquo;urbanisme, il s&rsquo;agit essentiellement de l&rsquo;\u00e9laboration et la mise en \u0153uvre de la politique nationale d&rsquo;am\u00e9nagement urbain, des outils de planification que sont les sch\u00e9mas directeurs d&rsquo;am\u00e9nagement et d&rsquo;urbanisme (SDAU) et les plans d&rsquo;occupation des sols (POS). Il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;appuyer les collectivit\u00e9s territoriales dans la gestion de l&rsquo;espace urbain et enfin, du contr\u00f4le de l&rsquo;application de la r\u00e8glementation en mati\u00e8re d&rsquo;urbanisme. En mati\u00e8re d&rsquo;habitat, il s&rsquo;agit essentiellement de la mise en \u0153uvre de la politique d&rsquo;acc\u00e8s au logement, la construction de logements, la viabilisation des zones d&rsquo;habitation urbaine, de l&rsquo;\u00e9laboration et du contr\u00f4le de la r\u00e8glementation sur la promotion immobili\u00e8re. En mati\u00e8re d&rsquo;architecture et de construction, le minist\u00e8re est charg\u00e9 de suivre la maitrise d&rsquo;ouvrage des b\u00e2timents \u00e9difi\u00e9s par l&rsquo;Etat et les collectivit\u00e9s locales, ainsi que du contr\u00f4le de l&rsquo;ensemble des constructions et des am\u00e9nagements au niveau national. Le minist\u00e8re, de mani\u00e8re globale, encadre \u00e9galement les collectivit\u00e9s locales dans ces diff\u00e9rents secteurs. Toutes ces missions sont mises en \u0153uvre dans le cadre du programme pr\u00e9sidentiel et du Plan national de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social (PNDES).<\/p>\n<p><strong>Vous \u00eates \u00e0 la t\u00eate de ce d\u00e9partement depuis 2016. Quel est votre bilan ?<\/strong> <br class=\"autobr\"><br \/>\nEn mati\u00e8re d&rsquo;outils de planification urbaine que sont les sch\u00e9mas directeurs d&rsquo;am\u00e9nagement et d&rsquo;urbanisme, le Burkina n&rsquo;avait r\u00e9alis\u00e9 que 14 sch\u00e9mas \u00e0 la date de janvier 2016. D\u00e8s que nous sommes arriv\u00e9s, nous avons lanc\u00e9 la r\u00e9alisation de 13 sch\u00e9mas qui vont bient\u00f4t \u00eatre adopt\u00e9s en conseil des ministres conform\u00e9ment au code de l&rsquo;urbanisme. Nous comptons avant d&rsquo;ici \u00e0 2020, couvrir les 45 chefs-lieux de provinces. Pour 2018, compte-tenu des r\u00e9gulations, nous n&rsquo;avons pas pu en faire d&rsquo;autres, mais pour 2019 il est pr\u00e9vu entre 6 et 10 sch\u00e9mas en fonction des dotations budg\u00e9taires d\u00e9finitives. Il y a \u00e9galement le sch\u00e9ma directeur d&rsquo;am\u00e9nagement du \u00ab Grand Ouaga \u00bb (SDAGO). Qui concerne la ville de Ouaga et les 6 communes rurales voisines : Koubri, Komsilga, Tanghin-dassouri, etc. Nous avons, au niveau de ce sch\u00e9ma, d\u00e9pass\u00e9 le stade de l&rsquo;adoption par la commission nationale d&rsquo;am\u00e9nagement du territoire. Il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;introduire en conseil de ministres parce que tout ce qui est outil de planification, les sch\u00e9mas directeurs essentiellement, est adopt\u00e9 au niveau national et les plans de lotissement au niveau communal. Toujours dans le m\u00eame cadre, il restait encore pr\u00e8s de 88 chefs-lieux de communes rurales n&rsquo;ayant jamais connu un premier lotissement. En 2016 nous avons lanc\u00e9 la r\u00e9alisation de 55 lotissements au niveau des communes rurales qui n&rsquo;avaient jamais connues de lotissements. Il nous reste une trentaine de communes que nous comptons prendre en compte en 2019. Donc ce volet de programme sera enti\u00e8rement ex\u00e9cut\u00e9. Il faut souligner sur cette question que pour diverses raisons li\u00e9es \u00e0 des tensions sociales, les autorisations de lotissement avaient \u00e9t\u00e9 suspendues depuis 2013. Mais le gouvernement pouvait, pour des raisons particuli\u00e8res, prendre des mesures exceptionnelles pour r\u00e9aliser un certain nombre de lotissements et les lotissements dans les 88 chefs-lieux de communes rurales n&rsquo;ayant pas connu leurs premiers lotissements s&rsquo;inscrivent dans ce cadre-l\u00e0. Cela a \u00e9t\u00e9 fait et nous sommes en train de nous atteler \u00e0 les achever. Pour ce qui est du programme de logement, nous avons lanc\u00e9 le Programme National de Construction de Logements appel\u00e9 commun\u00e9ment projet 40 000 logements. A ce jour, du point de vue ex\u00e9cution nous sommes \u00e0 plus de 4000. Mais il y a beaucoup de contraintes li\u00e9es \u00e0 la mise en \u0153uvre de ce programme. Il y a la mobilisation du foncier qui nous a pris \u00e9norm\u00e9ment de temps. Vous \u00eates t\u00e9moins de tous les mouvements qu&rsquo;il y a autour du foncier, li\u00e9s \u00e0 la l\u00e9gislation et la r\u00e9glementation en la mati\u00e8re. Donc la mobilisation du foncier dans les chefs-lieux de communes urbaines et rurales nous a caus\u00e9 \u00e9norm\u00e9ment de difficult\u00e9s. Toutefois, les autorisations d&rsquo;am\u00e9nagement ont \u00e9t\u00e9 sign\u00e9es et donc la r\u00e9alisation des logements va se poursuivre. R\u00e9cemment, nous avons lanc\u00e9 300 logements \u00e0 Banfora. Sur le nombre de logements pr\u00e9vus dans les r\u00e9gions, nous avons 300 dans les chefs-lieux de r\u00e9gions, 50 dans les chefs-lieux de provinces et dans les chefs-lieux de communes, entre 10, 20, 30 en fonction de la demande. Vous avez \u00e9galement les cit\u00e9s du 11 d\u00e9cembre \u00e0 Gaoua, Manga et bient\u00f4t Tenkodogo. A Ouagadougou \u00e9galement 1260 logements qui ont \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 la disposition des diff\u00e9rents demandeurs. Il faut dire que la principale difficult\u00e9 que nous rencontrons dans le cadre de l&rsquo;ex\u00e9cution de ce programme 40 000 logements, c&rsquo;est le niveau faible de revenus des souscripteurs et les conditions au niveau des institutions bancaires. Concernant le logement et dans la sous-r\u00e9gion en g\u00e9n\u00e9ral, il faut des cr\u00e9dits de longue dur\u00e9e pour une quinzaine voire une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es. Nous sommes en discussion avec le syst\u00e8me bancaire pour trouver des solutions. Pour le moment, ils sont \u00e0 7, 8 ans, ce qui fait que les remboursements deviennent difficiles \u00e0 supporter pour les acqu\u00e9reurs.<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1515 spip_documents spip_documents_center\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/bonanet_4.jpg?1554374544\" width=\"500\" height=\"376\" alt=\"\"><\/span><strong>Vous avez dit que de 1960 \u00e0 2016 il y a eu 14 sch\u00e9mas directeurs qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s. En un rien de temps vous avez pu r\u00e9aliser 13. Qu&rsquo;est ce qui peut expliquer ce d\u00e9calage ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nC&rsquo;est que le principe d&rsquo;outils de planification urbaine que sont les sch\u00e9mas directeurs n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 que dans le cadre du code de l&rsquo;urbanisme en 2006. Avant 2006, ce n&rsquo;\u00e9tait pas des outils obligatoires dans le cadre des am\u00e9nagements au niveau national. C&rsquo;est ce qui explique que beaucoup de villes n&rsquo;aient pas eu cette chance d&rsquo;avoir des sch\u00e9mas directeurs. Il y avait des villes comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso qui avaient des sch\u00e9mas directeurs mais, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, dans les autres villes, c&rsquo;\u00e9tait simplement des plans de lotissements. Alors que le sch\u00e9ma directeur permet de faire des projections sur un temps plus long et de pouvoir utiliser beaucoup plus judicieusement l&rsquo;espace urbain.<\/p>\n<p><strong>En 2016 vous avez h\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;un dossier br\u00fblant sur le foncier urbain. Quel est l&rsquo;\u00e9tat des lieux de ce dossier ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nEffectivement quand nous sommes arriv\u00e9s en 2016, il y avait le dossier br\u00fblant de l&rsquo;apurement du passif sur le foncier urbain durant la p\u00e9riode 1995 \u00e0 2015. L&rsquo;Assembl\u00e9e nationale a mis en place une commission d&rsquo;enqu\u00eate qui a d\u00e9pos\u00e9 son rapport aupr\u00e8s du gouvernement. Le gouvernement, apr\u00e8s \u00e9tude de ce rapport, a d\u00e9cid\u00e9 de la mise en place d&rsquo;une commission interminist\u00e9rielle pour apurer effectivement le passif dans les 49 communes qui avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9pingl\u00e9es. La mission de cette commission interminist\u00e9rielle est d\u00e9clin\u00e9e en deux grands aspects. D&rsquo;abord le travail de bureau, ensuite le travail de terrain. Cette commission devait investiguer sur les d\u00e9rives de 20 ans de gestion du foncier. Au d\u00e9part, le gouvernement s&rsquo;\u00e9tait donn\u00e9 6 mois, mais au vu de la profondeur des probl\u00e8mes pos\u00e9s, la commission a d\u00e9bord\u00e9 sur les d\u00e9lais et a pu d\u00e9poser un rapport qui faisait le point des d\u00e9rives que l&rsquo;Assembl\u00e9e avait constat\u00e9es, et des plaintes des populations concern\u00e9es qui n&rsquo;avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9solues. La deuxi\u00e8me phase qui se d\u00e9roule actuellement permettra de trancher les diff\u00e9rents cas de difficult\u00e9s qu&rsquo;il y a eu sur le terrain et favoriser ainsi l&rsquo;apurement du passif sur le foncier dans ces centres urbains. Nous avons, pour des raisons \u00e9conomiques et sociales au niveau du gouvernement, d\u00e9cid\u00e9 de lever la mesure de suspension de lotissements pour ne pas p\u00e9naliser les autres communes. Nous l&rsquo;avons, par contre, maintenue \u00e0 Ouagadougou et Bobo parce que pr\u00e8s de 75% des probl\u00e8mes enregistr\u00e9s dans le cadre des travaux de cette commission d&rsquo;enqu\u00eate parlementaire concernent ces deux grandes villes. Nous avons donc d\u00e9cid\u00e9 de continuer le travail de la commission, de l&rsquo;approfondir de mani\u00e8re \u00e0 r\u00e9gler d\u00e9finitivement toutes ces difficult\u00e9s avant de pouvoir lever la mesure \u00e0 Ouagadougou et Bobo. Des commissions, compos\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9 civile, de l&rsquo;administration, des collectivit\u00e9s locales ont \u00e9t\u00e9 mises en place dans les deux communes. Elles ont pr\u00eat\u00e9 serment devant les tribunaux et se sont mises au travail pour que nous puissions \u00eatre dans les d\u00e9lais. Les travaux des commissions ont connu un certain nombre de difficult\u00e9s, notamment les questions de r\u00e9tribution des commissaires et certaines questions mat\u00e9rielles. Toutes ces questions ont trouv\u00e9 des solutions au moment o\u00f9 je vous parle. Les commissions sont maintenant dans les conditions de travail pour l&rsquo;aboutissement dans les d\u00e9lais pr\u00e9vus.<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1516 spip_documents spip_documents_left\" style=\"float:left;\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/bonanet_5.jpg?1554374544\" width=\"500\" height=\"459\" alt=\"\"><\/span><strong>Mais au m\u00eame moment on constate que les soci\u00e9t\u00e9s immobili\u00e8res sont en train de s&rsquo;accaparer les terres. Quelle est la lecture que vous en faites ?<\/strong> <br class=\"autobr\"><br \/>\nJ&rsquo;appellerais \u00e7a la mobilisation des terres. Parce que depuis l&rsquo;adoption de la loi sur la r\u00e9organisation agraire et fonci\u00e8re (RAF) de 2012, le foncier a trois types de propri\u00e9taires : l&rsquo;Etat, les collectivit\u00e9s locales, et les particuliers (il vous souviendra que sous la r\u00e9volution toutes les terres appartenaient \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat). La RAF de 2012 avait pour but d&rsquo;encourager la promotion de l&rsquo;agriculture, et elle a permis de donner la possibilit\u00e9 aux agriculteurs de pouvoir acc\u00e9der \u00e0 des documents juridiques afin de contracter des pr\u00eats dans les institutions bancaires. En fait ce sont tous ces aspects qui ont donn\u00e9 une certaine ouverture. Quand vous faites le point de ce que vous appel\u00e9 accaparement, c&rsquo;est dans les communes rurales. Et qu&rsquo;est ce qui s&rsquo;y passe ? Les transactions sont pr\u00e9vues sur le plan l\u00e9gal mais ces terres ne sont pas destin\u00e9es \u00e0 un am\u00e9nagement urbain. Ces terres sont destin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;agriculture, \u00e0 l&rsquo;\u00e9levage et aux activit\u00e9s rurales. C&rsquo;est apr\u00e8s avoir fait les transactions qu&rsquo;il y a toutes les difficult\u00e9s dont vous parlez. Nous nous attelons actuellement \u00e0 mettre de l&rsquo;ordre dans ce domaine parce que l&rsquo;avantage du Burkina, c&rsquo;est que nous avons, dans la sous-r\u00e9gion, un dispositif juridique et r\u00e9glementaire assez solide. C&rsquo;est en fait la mise en \u0153uvre, le respect des dispositions qui pose probl\u00e8me. Je prends un exemple. Vous avez un sch\u00e9ma directeur d&rsquo;am\u00e9nagement et d&rsquo;urbanisme d&rsquo;une ville qui pr\u00e9voit la vocation des diff\u00e9rentes terres : habitation, commerce, etc., mais souvent ces \u00e9l\u00e9ments ne sont pas respect\u00e9s par les acteurs. Vous voyez ? Ce que je peux ajouter, est qu&rsquo;apr\u00e8s la premi\u00e8re phase d&rsquo;acquisition du foncier, il y a une autre phase qui consiste \u00e0 s&rsquo;approcher des services techniques de l&rsquo;urbanisme, du minist\u00e8re de l&rsquo;\u00e9conomie et des finances. C&rsquo;est au niveau de cette phase que nous comptons r\u00e9gler les insuffisances que vous constatez dans les questions d&rsquo;accaparement, si je peux reprendre le terme \u00ab accaparement des terres \u00bb.<\/p>\n<p><strong>La commission d&rsquo;enqu\u00eate avait relev\u00e9 \u00e9galement d&rsquo;autres irr\u00e9gularit\u00e9s telle que la sp\u00e9culation sur le prix des terrains. Et par rapport \u00e0 cette question, la recommandation \u00e9tait d&rsquo;homologation des prix pratiqu\u00e9s par les promoteurs immobiliers. La commission interminist\u00e9rielle travaille sur cette question pr\u00e9cise ? O\u00f9 en est-elle ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nPour ce qui est des prix des terrains, la r\u00e9glementation pr\u00e9voit 500f le m\u00e8tre carr\u00e9 je crois en ville et de 300f dans les communes rurales et autres agglom\u00e9rations, il faut dire que le d\u00e9ficit de logement a favoris\u00e9 une \u00e9volution exponentielle du co\u00fbt du foncier en milieu urbain. Nous sommes en discussion au niveau du gouvernement pour encadrer les prix du foncier au niveau de nos centres urbains, des grandes villes, des villes moyennes etc. Mais c&rsquo;est le minist\u00e8re en charge de l&rsquo;\u00e9conomie et des finances qui est charg\u00e9 de ces questions au niveau national. Le minist\u00e8re en charge de l&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;habitat s&rsquo;occupe essentiellement des questions d&rsquo;am\u00e9nagement.<\/p>\n<p><strong>Vous dites que vous vous attelez \u00e0 r\u00e9gler le probl\u00e8me de l&rsquo;accaparement des terres. Il y a quand m\u00eame un d\u00e9cret qui d\u00e9finit clairement les conditions de changement de destination de terre. Y a-t-il des difficult\u00e9s qui emp\u00eachent de mettre en application ce d\u00e9cret ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nJe disais tant\u00f4t que sur le plan des textes sur le foncier, nous sommes un des pays les mieux outill\u00e9s au niveau de la sous-r\u00e9gion. L&rsquo;accaparement des terres, c&rsquo;est un processus. Je prends un exemple. Un promoteur Y va voir un propri\u00e9taire coutumier, ils font des transactions, je dirai \u00e0 la limite souterraines, entre acteurs qui ne sont pas n\u00e9cessairement port\u00e9es en temps r\u00e9el \u00e0 la connaissance de l&rsquo;administration. Ce n&rsquo;est que quand le promoteur veut mettre en \u0153uvre un projet qu&rsquo;il approche l&rsquo;administration. En ce moment, les textes qui existent nous permettent de recadrer les choses. Maintenant ce qu&rsquo;il va falloir faire au niveau de l&rsquo;ensemble de ces communes, c&rsquo;est de voir comment \u00e9viter qu&rsquo;il y ait m\u00eame ces d\u00e9buts d&rsquo;achats \u00e0 des buts sp\u00e9culatifs et de gestion. Mais comme vous le savez, dans le cadre de la d\u00e9centralisation, les communes ont un minimum d&rsquo;autonomie en mati\u00e8re de gestion fonci\u00e8re. Comment mettre un dispositif de mani\u00e8re \u00e0 encadrer cela et \u00e9viter que ces cas ne puissent arriver ?<\/p>\n<p><strong>Il y a un d\u00e9but de travail qui a \u00e9t\u00e9 fait \u00e0 ce niveau je voudrais citer l&rsquo;exemple, enfin l&rsquo;organisation justement sur le terrain, notamment \u00e0 travers la d\u00e9livrance d&rsquo;attestations de possession fonci\u00e8re. J&rsquo;ai en vue l&rsquo;exemple de Padema. J&rsquo;ai \u00e9galement en vue cette exp\u00e9rience pilote qui s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e au niveau de la Sissili appuy\u00e9e par les Am\u00e9ricains. C&rsquo;est quand m\u00eame un d\u00e9but d&rsquo;organisation de la palabre au niveau des collectivit\u00e9s locales Est ce qu&rsquo;au niveau du gouvernement vous avez capitalis\u00e9 cela et o\u00f9 est ce que nous en sommes aujourd&rsquo;hui ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nQuand on parle du foncier il y a diverses palettes : le foncier urbain, le foncier pastoral, le foncier agricole etc. Je crois qu&rsquo;\u00e0 la faveur de l&rsquo;ensemble des textes qui ont \u00e9t\u00e9 pris pour organiser ces secteurs et des exp\u00e9riences pilotes comme celles de Padema et de Zorgho, le gouvernement organisera bient\u00f4t une rencontre pour un \u00e9change et voir quelles sont les insuffisances. Comment le foncier agricole et le foncier urbain peuvent se g\u00e9rer sans qu&rsquo;il n&rsquo;y ait trop d&rsquo;interf\u00e9rences ? Et comment assurer la s\u00e9curit\u00e9 fonci\u00e8re de l&rsquo;ensemble des acteurs ? Il y a \u00e9galement l&rsquo;attestation de possession fonci\u00e8re. C&rsquo;est une avanc\u00e9e. Attestation de possession fonci\u00e8re, permis urbain d&rsquo;habiter, autorisation d&rsquo;exploiter, etc. comment toute cette panoplie de possibilit\u00e9s juridiques et r\u00e8glementaires, au regard de l&rsquo;exp\u00e9rience qu&rsquo;on a v\u00e9cu, peut permettre une meilleure gestion du foncier ? Aujourd&rsquo;hui vous avez dans des zones comme Sapouy des propri\u00e9taires de centaine d&rsquo;hectares. Est-ce que c&rsquo;est opportun ? Est ce qu&rsquo;on peut continuer \u00e0 donner de telles autorisations, m\u00eame si les int\u00e9ress\u00e9s ont les moyens ? C&rsquo;est autant de questions auxquelles il va falloir trouver rapidement une solution pour \u00e9viter que le foncier ne devienne un sujet de tension.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;impression est que finalement, le vrai probl\u00e8me c&rsquo;est le fait accompli. Les sp\u00e9culateurs immobiliers, les propri\u00e9taires terriens, etc., font les op\u00e9rations et c&rsquo;est apr\u00e8s que l&rsquo;administration est inform\u00e9e. Est-ce que ce n&rsquo;est pas l\u00e0 qu&rsquo;il faudrait mettre le verrou ? C&rsquo;est-\u00e0-dire obliger tout acheteur, tout vendeur \u00e0 faire la transaction devant l&rsquo;administration qui peut accepter ou refuser ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nLe vrai probl\u00e8me c&rsquo;est le r\u00f4le des acteurs. Il faut que tous les acteurs jouent franchement leurs r\u00f4les (administration centrale, collectivit\u00e9s locales, populations etc). Regardez par exemple la police fonci\u00e8re. Au niveau de chaque commune, elle est du ressort du conseil municipal. Mais les acteurs ne jouent pas leurs r\u00f4les. Peut-\u00eatre des insuffisances de formation. Si chaque acteur joue son r\u00f4le de mani\u00e8re \u00e0 ce que toutes ces op\u00e9rations ne puissent pas prosp\u00e9rer, je pense qu&rsquo;on pourra arriver \u00e0 des r\u00e9sultats. Il y a un travail de sensibilisation, d&rsquo;information et de formation mais aussi de responsabilisation au niveau de chaque acteur. Il y a beaucoup de d\u00e9cisions o\u00f9 le conseil municipal a donn\u00e9 son autorisation pour des op\u00e9rations fonci\u00e8res qui n&rsquo;ont pas prosp\u00e9r\u00e9 parce que non conformes aux textes. <br class=\"autobr\"><br \/>\nMaintenant il y a des personnes ind\u00e9licates qui vont par exemple placer des bornes, et tromper la vigilance des paisibles populations. Ces situations, ce sont les conseillers municipaux qui doivent pouvoir les d\u00e9noncer de mani\u00e8re \u00e0 ce que l&rsquo;administration prenne des sanctions.<\/p>\n<p> <strong>On a un promoteur priv\u00e9 qui a pris l&rsquo;initiative de construire une ville, la cit\u00e9 de Yennega. Les travaux de construction ont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 mais au regard des dispositions l\u00e9gales, il est du ressort de l&rsquo;\u00c9tat seul de cr\u00e9er une ville. Quel est votre commentaire ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nComme vous l&rsquo;avez dit il n y a que l&rsquo;\u00c9tat qui peut cr\u00e9er une ville. Donc ce n&rsquo;est pas une ville c&rsquo;est une cit\u00e9, un nouveau p\u00f4le urbain, avec un certain nombre de commodit\u00e9s. Une ville suppose un certain nombre de dispositions m\u00eame, sur le plan administratif. C&rsquo;est un projet dont nous avons h\u00e9rit\u00e9 mais nous l&rsquo;avons recentr\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 ce que la mise en \u0153uvre des aspects, li\u00e9s au pouvoir r\u00e9galien de l&rsquo;\u00c9tat, puissent \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Etant donn\u00e9 que c&rsquo;est l&rsquo;\u00c9tat seul qui peut cr\u00e9er une ville, quelle est la vision politique en mati\u00e8re de cr\u00e9ation de villes ? On est m\u00eame tent\u00e9 de vous demander les caract\u00e9ristiques de la ville du futur.<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nLa ville du futur, c&rsquo;est une ville planifi\u00e9e, bien am\u00e9nag\u00e9e avec des \u00e9quipements socio-\u00e9conomiques ( \u00e9coles, des centres de sant\u00e9, un march\u00e9\u2026) et dont les questions urbaines sont r\u00e9solues. Une ville o\u00f9 la planification n&rsquo;est pas respect\u00e9e, o\u00f9 les rues sont des rues marchandes, les espaces verts et r\u00e9serves publics sont d\u00e9vi\u00e9s de leurs destinations de d\u00e9part est une ville non fonctionnelle. D&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;importance pour les acteurs d&rsquo;une ville de respecter les outils de planification<\/p>\n<p><strong>Est-ce que vous avez en projet la cr\u00e9ation de villes dans ce sens ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nDans le cadre du sch\u00e9ma directeur d&rsquo;am\u00e9nagement du \u201cGrand Ouaga\u201d, il est pr\u00e9vu des p\u00f4les secondaires urbains qui permettront de d\u00e9sengorger le centre de OUAGADOUGOU et de restructurer les quartiers anciens. Des pays comme le Royaume du Maroc ont mis en \u0153uvre des exp\u00e9riences \u00e9difiantes dont nous pouvons nous inspirer<\/p>\n<p><strong>Vous avez \u00e9voqu\u00e9 le cas du Rwanda, c&rsquo;est vrai que l&rsquo;\u00c9tat ce n&rsquo;est pas forc\u00e9ment par la contrainte. Il faut effectivement la concertation. Mais est-ce que ne faudrait pas un peu de contrainte ? Parce-que au Rwanda, les gens ne se sont pas dit brusquement qu&rsquo;il faut \u00eatre citoyens et accepter un certain nombre de choses. Votre future ville les Burkinab\u00e8 vont l&rsquo;accepter difficilement. \u00c7a fait 20 ans que le projet Zaca existe mais on attend toujours, rien n&rsquo;est fait.<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nJe veux dire \u00e0 propos de ZACA et OUAGA 2000 que nous avons pris des mesures fortes tendant \u00e0 engager juridiquement le processus de retrait des parcelles non mises en valeur notamment plus de 180 parcelles \u00e0 ZACA et pr\u00e8s de 400 parcelles \u00e0 Ouaga 2000. Ces am\u00e9nagements sp\u00e9ciaux ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s pour des objectifs pr\u00e9cis que nous tenons \u00e0 atteindre. <br class=\"autobr\"><br \/>\nNous sommes en train d&rsquo;aller dans le sens que vous venez d&rsquo;\u00e9voquer. A Tenkodogo, pour ceux qui connaissent, il y a eu des difficult\u00e9s par rapport \u00e0 un site du 11 d\u00e9cembre, le conseil municipal s&rsquo;est assum\u00e9 et nous avons obtenu des r\u00e9sultats qui permettent le d\u00e9marrage des travaux. Donc nous \u00e9voluons progressivement vers la prise de responsabilit\u00e9 dans chaque situation. A Bobo-Dioulasso \u00e9galement vous avez vu qu&rsquo;on a commenc\u00e9 \u00e0 lib\u00e9rer certaines zones d&rsquo;habitats spontan\u00e9s. Dans le cadre des travaux de la commission d&rsquo;enqu\u00eate parlementaire sur le foncier, nous comptons lib\u00e9rer des espaces verts et autres r\u00e9serves administratives avec toutes les cons\u00e9quences qui vont en d\u00e9couler.<\/p>\n<p><strong>Dans le domaine des lotissements, on remarque que certains \u00e9lus locaux ne ma\u00eetrisent pas vraiment les diff\u00e9rents sch\u00e9mas directeurs en ce qui concerne les am\u00e9nagements. Pourtant c&rsquo;est quand m\u00eame un \u00e9l\u00e9ment important pour pouvoir r\u00e9ussir les lotissements. Qu&rsquo;est-ce qui est pr\u00e9vu pour combler ce vide ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nD\u00e8s que nous sommes arriv\u00e9s nous avons organis\u00e9 des rencontres au niveau r\u00e9gional pour essayer de renforcer les capacit\u00e9s des \u00e9lus locaux sur les dispositions en mati\u00e8re d&rsquo;am\u00e9nagement, d&rsquo;autorisation pour les constructions et autres ouvrages \u00e0 r\u00e9aliser dans les diff\u00e9rentes localit\u00e9s. Mais c&rsquo;est un travail qu&rsquo;il faut approfondir parce-que nous n&rsquo;avons pas pu toucher l&rsquo;ensemble des \u00e9lus. Il faut essayer de r\u00e9organiser \u00e7a en r\u00e9duisant l&rsquo;aire g\u00e9ographique de mani\u00e8re \u00e0 ce qu&rsquo;il y ait un v\u00e9ritable renforcement de capacit\u00e9s des \u00e9lus locaux. Nous avons des directions r\u00e9gionales dans les 13 r\u00e9gions du pays qui assurent l&rsquo;encadrement des collectivit\u00e9s locales en mati\u00e8re d&rsquo;am\u00e9nagement, d&rsquo;urbanisme et de construction. Et de temps en temps, au niveau des r\u00e9gions, il y a des rencontres qui sont organis\u00e9es par les autorit\u00e9s d\u00e9concentr\u00e9es. Le probl\u00e8me est que nos collectivit\u00e9s locales sont d\u00e9munies en mati\u00e8re de service d&rsquo;am\u00e9nagement et de services fonciers. Elles manquent \u00e9galement de personnels qualifi\u00e9s dans ce domaine. Donc il nous faut des efforts plus importants dans le cadre de la formation des responsables locaux.<\/p>\n<p><strong>Vous avez parl\u00e9 du projet 40 000 logements et surtout de son avancement. Qui construit ces logements ? Est-ce l&rsquo;\u00c9tat ou les promoteurs immobiliers priv\u00e9s ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nLes 40 000 logements sont mis en \u0153uvre dans le cadre d&rsquo;un partenariat public priv\u00e9. Vous avez donc les promoteurs immobiliers priv\u00e9s, et vous avez le promoteur immobilier public qui est le CGCI, (le Centre de gestion des cit\u00e9s). Donc, il y a des logements qui sont enti\u00e8rement mis en \u0153uvre par les promoteurs priv\u00e9s, des logements qui sont mis en \u0153uvre par le CGCI, il y a aussi des situations o\u00f9 ce sont des logements qui sont mis en \u0153uvre par l&rsquo;Etat et les promoteurs priv\u00e9s. Je prends par exemple le cas des cit\u00e9s du 11 d\u00e9cembre. Nous faisons appel \u00e0 des promoteurs priv\u00e9s qui viennent dans le cadre d&rsquo;une convention \u00e9tablie, pour la r\u00e9alisation de ces logements. Mais un promoteur priv\u00e9 peut \u00e9galement offrir des logements en suivant les caract\u00e9ristiques. Dans chaque programme immobilier d&rsquo;envergure, nous exigeons au moins 30% de logements sociaux, qui ont un certain nombre de caract\u00e9ristiques.<\/p>\n<p><strong>En dehors des cit\u00e9s du 11 d\u00e9cembre, sur le site de Bassinko, on voit des soci\u00e9t\u00e9s immobili\u00e8res priv\u00e9es. Quelle est la relation que l&rsquo;Etat a avec ces soci\u00e9t\u00e9s ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nPour ce qui est du site de Bassinko, le m\u00e9canisme est simple. C&rsquo;est l&rsquo;Etat qui a proc\u00e9d\u00e9 aux am\u00e9nagements, lotissements, viabilisation, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;eau, la voirie, l&rsquo;\u00e9lectrification, les caniveaux, les canalisations. Il signe une convention avec un promoteur sur un nombre d\u00e9termin\u00e9 de logements (200, 500). En suivant cette convention, c&rsquo;est le promoteur qui recherche le financement, qui construit les logements, qui est pay\u00e9 selon la convention pour un certain d\u00e9lai, et l&rsquo;Etat se charge maintenant de commercialiser ces logements. Dans la convention, tout ce qui est logement social, est commercialis\u00e9 par l&rsquo;\u00c9tat. Les logements d&rsquo;autres standings peuvent \u00eatre commercialis\u00e9s dans certaines conditions, par des promoteurs. En dehors de cela, le promoteur priv\u00e9 peut rechercher son foncier, construire ses logements, et les commercialiser. Mais en respectant les quotas de 30% de logements sociaux. Les co\u00fbts de revient sont souvent difficiles \u00e0 supporter, donc l&rsquo;Etat intervient pour les questions de viabilisation et autres. Parce que si on doit r\u00e9percuter tous les co\u00fbts d&rsquo;am\u00e9nagement sur le prix des logements, vous ne pourrez pas faire du social. Si vous prenez une zone comme la Sonatur Ouaga 2000, le co\u00fbt du m\u00e8tre-carr\u00e9 est largement sup\u00e9rieur au prix de logement et de la parcelle que nous livrons \u00e0 la population \u00e0 bas revenus.<\/p>\n<p><strong>Qu&rsquo;en est-il du FOLOS ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nLe FOLOS (Fond du logement social), estim\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de 1,5 milliards chaque ann\u00e9e, est un montant qui \u00e9tait mis par l&rsquo;Etat \u00e0 la disposition de l&rsquo;ancienne banque de l&rsquo;habitat du Burkina Faso pour att\u00e9nuer le co\u00fbt du pr\u00eat. Puisqu&rsquo;au niveau des banques, nous \u00e9tions autour de 9 \u00e0 12% d&rsquo;int\u00e9r\u00eat par an. La mission du FOLOS c&rsquo;\u00e9tait de ramener ce taux \u00e0 5,5%. Une forme de compensation, afin de rendre le cr\u00e9dit supportable par les bas revenus. Le FOLOS a disparu depuis 2015-2016. Il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9 parce qu&rsquo;il y a eu des difficult\u00e9s dans sa mise en \u0153uvre. La Banque de l&rsquo;habitat l&rsquo;a utilis\u00e9 pour donner des pr\u00eats, alors que ce n&rsquo;\u00e9tait pas pour donner des pr\u00eats. \u00c7a servait \u00e0 att\u00e9nuer le taux du cr\u00e9dit, il y a eu une d\u00e9viation de la mission du FOLOS. Compte-tenu de l&rsquo;exp\u00e9rience de la gestion du FOLOS, l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale a demand\u00e9 \u00e0 ce qu&rsquo;on suspende et qu&rsquo;on revoit un peu toutes ces questions. C&rsquo;est avant notre arriv\u00e9e que le constat a \u00e9t\u00e9 fait. Heureusement que progressivement certaines banques ont r\u00e9duit le taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Il y&rsquo;en a qui sont pass\u00e9es \u00e0 6 %. Avant toutes les banques \u00e9taient autour de 9 \u00e0 10. Il n&rsquo;y a plus de difficult\u00e9s. Un autre probl\u00e8me qu&rsquo;il y avait c&rsquo;est que le FOLOS \u00e9tait g\u00e9r\u00e9 seulement par la banque de l&rsquo;Habitat. Les clients qui avaient des comptes dans d&rsquo;autres banques, pour avoir le logement, \u00e9taient oblig\u00e9s de migrer et cela a pos\u00e9 m\u00eame un probl\u00e8me d&rsquo;\u00e9quit\u00e9 entre les banques. Donc on a estim\u00e9 que pour toutes ces raisons, il fallait revoir la philosophie du FOLOS.<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1518 spip_documents spip_documents_left\" style=\"float:left;\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/bonanet_det.jpg?1554374544\" width=\"500\" height=\"375\" alt=\"\"><\/span><strong>Comment r\u00e9agissez-vous lorsque vous \u00eates en partenariat avec une soci\u00e9t\u00e9 immobili\u00e8re priv\u00e9e, qui prend une part du march\u00e9 et qui n&rsquo;arrive pas \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cuter ? <\/strong> <br class=\"autobr\"><br \/>\nOn r\u00e9silie. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autres solutions. Il y a eu des cas o\u00f9 on a r\u00e9sili\u00e9. Dans la cit\u00e9 de Bassinko par exemple. Vous avez un d\u00e9lai pour r\u00e9aliser et au bout du d\u00e9lai, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu une brique sur une des parcelles, on r\u00e9silie le contrat parce qu&rsquo;il y a des dispositions qui permettent de le faire. On les r\u00e9attribue \u00e0 d&rsquo;autres promoteurs qui ont des capacit\u00e9s. L&rsquo;un des principaux probl\u00e8mes des promoteurs que les gens ignorent, c&rsquo;est que ce sont eux-m\u00eames qui mobilisent leurs finances et qui viennent construire sous le contr\u00f4le de l&rsquo;administration. C&rsquo;est pour \u00e7a aussi que dans le co\u00fbt du logement, il y a un volet destin\u00e9 au contr\u00f4le, qui n&rsquo;existait pas avant, et qui nous assure que les logements soient construits dans les r\u00e8gles de l&rsquo;art.<\/p>\n<p><strong>On a constat\u00e9 la pr\u00e9sence des Turcs sur le site Bassinko. Qu&rsquo;est ce qui justifie leur pr\u00e9sence ? Est-ce parce que les soci\u00e9t\u00e9s immobili\u00e8res nationales n&rsquo;arrivent pas \u00e0 honorer leurs engagements ou bien quel type de contrat lie l&rsquo;Etat \u00e0 ces Turcs ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nA Bassinko, nous n&rsquo;avons pas trait\u00e9 avec une soci\u00e9t\u00e9 turque. Les promoteurs immobiliers priv\u00e9s Burkinab\u00e8 peuvent, dans le cadre de leurs relations, avoir des partenaires turcs. Mais nous sommes pr\u00e9sentement en train de discuter des conventions avec des promoteurs turcs pour d&rsquo;autres zones. L&rsquo;avantage c&rsquo;est le partage d&rsquo;exp\u00e9rience en mati\u00e8re de technologies. Les promoteurs \u00e9trangers sont des soci\u00e9t\u00e9s qui peuvent vous construire 200, 300 ou 400 maisons, en un mois, avec des technologies nouvelles. C&rsquo;est \u00e7a l&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Un autre avantage, c&rsquo;est de pouvoir construire des logements collectifs, ce qu&rsquo;on appelle commun\u00e9ment les HLM. Nous sommes en train de nous orienter s\u00e9rieusement dans la densification du tissu urbain \u00e0 travers la construction de logements collectifs et amener les Burkinab\u00e8 \u00e0 int\u00e9grer dans leurs habitudes quotidiennes la vie en appartement et la copropri\u00e9t\u00e9. Mais il y aura un travail de sensibilisation, d&rsquo;information, pour que ces habitudes puissent s&rsquo;int\u00e9grer dans notre quotidien.<\/p>\n<p><strong>Quelles sont les conditions pour devenir copropri\u00e9taire ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nCe sera les m\u00eames conditions quand les b\u00e2timents seront \u00e9difi\u00e9s. Au moins, nous avons une loi sur la propri\u00e9t\u00e9, c&rsquo;est \u00e0 la mise en \u0153uvre de cette loi qu&rsquo;il faut s&rsquo;atteler. Il y a des b\u00e2timents qui seront construits, R+3, R+4, R+5. \u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur vous avez des parties communes et des obligations communes. Chacun pourra payer son appartement par payement directe ou par payement \u00e9chelonn\u00e9 en fonction de ses revenus, et pourra b\u00e9n\u00e9ficier de son titre de propri\u00e9t\u00e9 en fonction des dispositions r\u00e9glementaires sur la surface qui le concerne. Par exemple, vous \u00eates au troisi\u00e8me, votre titre de propri\u00e9t\u00e9 porte sur le troisi\u00e8me niveau. Vous avez des parties communes que vous pouvez utiliser : les escaliers, les ascenseurs, les caves, les parkings, etc. A c\u00f4t\u00e9 du minist\u00e8re, vers l&rsquo;a\u00e9roport, il y a un espace o\u00f9 il est pr\u00e9vu quelques appartements. \u00c0 Bassinko aussi.<\/p>\n<p><strong>On dit g\u00e9n\u00e9ralement que gouverner c&rsquo;est pr\u00e9voir. Avec le projet de 40 000 logements, Bassinko semble \u00eatre le plus grand p\u00f4le d&rsquo;attraction \u00e0 Ouagadougou. Mais la voie qui y m\u00e8ne, juste apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9changeur, est assez \u00e9troite. Est*ce que vous ne pouvez pas anticiper en \u00e9largissant cette voie ? <\/strong> <br class=\"autobr\"><br \/>\nBassinko est un nouveau p\u00f4le urbain qui aura plus de 100 000 habitants, avec la construction du plus grand h\u00f4pital dans les alentours. Le projet d&rsquo;\u00e9largissement, de doublement, de la voie apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9changeur, des voies d&rsquo;acc\u00e8s, est en cours de planification. Parce qu&rsquo;avec toute cette \u00ab mar\u00e9e humaine \u00bb qui va aller du p\u00f4le urbain et revenir, il y aura n\u00e9cessairement l&#8217;embouteillage d\u00e8s le d\u00e9part. Pour la principale voie d&rsquo;acc\u00e8s au site, on a pr\u00e9vu de faire deux fois deux voies, \u00e9ventuellement, m\u00eame si \u00e7a va \u00eatre progressivement comme on le fait dans certains pays.<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1517 spip_documents spip_documents_left\" style=\"float:left;\"><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/IMG\/jpg\/bonanet_7.jpg?1554374544\" width=\"500\" height=\"317\" alt=\"\"><\/span><strong>Le Burkina Faso est un pays qui a des ressources financi\u00e8res tr\u00e8s limit\u00e9es, mais on a l&rsquo;impression que les cit\u00e9s du 11 d\u00e9cembres sont un g\u00e2chis dans la mesure o\u00f9 elles sont tr\u00e8s peu occup\u00e9es. Qu&rsquo;est-ce que vous en dites ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nEffectivement, d\u00e8s que nous sommes arriv\u00e9s, nous avons fait le m\u00eame constat. Vous allez \u00e0 Koudougou, Kaya, toutes les grandes villes o\u00f9 il y a eu la comm\u00e9moration du 11 d\u00e9cembre, il y a des villas hyper luxueuses, construites dans des zones hyper am\u00e9nag\u00e9es, avec tout le confort, mais inoccup\u00e9es. C&rsquo;est pour cela que nous avons d\u00e9cid\u00e9 de faire une rupture et la premi\u00e8re exp\u00e9rience de cette rupture, c&rsquo;\u00e9tait avec Gaoua. Nous sommes descendus des cit\u00e9s hyper luxueuses \u00e0 des logements accessibles aux plus faibles revenus. A Gaoua, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, nous avons pu descendre jusqu&rsquo;\u00e0 3,5 millions \u00e0 cause de la disponibilit\u00e9, sur place, des mat\u00e9riaux locaux, la pierre taill\u00e9e notamment. \u00c7ela participe de la promotion des mat\u00e9riaux locaux et de la r\u00e9partition de la richesse au plan local. Donc nous nous orientons plus vers la construction de logements \u00e0 prix abordables qui seront imm\u00e9diatement occup\u00e9s apr\u00e8s les festivit\u00e9s. Dans toutes ces localit\u00e9s, la demande de logement est importante, mais il faut qu&rsquo;ils soient \u00e0 des co\u00fbts abordables. A Gaoua, nous avons fait pr\u00e8s de 475, autour de 500 logements, dont les 2\/3 sont des logements sociaux, entre 3,5 et 7 millions. Je pense que si on continue dans cette lanc\u00e9e, on va \u00e9quiper progressivement l&rsquo;ensemble des villes. Dans le cadre du programme, il y a un quota qui est pr\u00e9vu pour chaque localit\u00e9, en fonction de son importance. Les chefs-lieux de r\u00e9gions, de provinces, et de communes rurales, parce que tous ces enseignants et agents de sant\u00e9 qu&rsquo;on envoie dans ces zones ont g\u00e9n\u00e9ralement des probl\u00e8mes de logement.<\/p>\n<p><strong>Dans deux ou trois ans, nous serons \u00e0 la fin de la rotation, pour ce qui concerne la comm\u00e9moration du 11 d\u00e9cembre dans les r\u00e9gions. Pour le reste, comment est-ce que vous voyez \u00e7a ?<\/strong><br class=\"autobr\"><br \/>\nLe Secr\u00e9tariat Permanent du 11 d\u00e9cembre r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 la question en relation avec les minist\u00e8res concern\u00e9s et des propositions seront faites en temps opportun.<\/p>\n<p><strong>D&rsquo;aucun ont critiqu\u00e9 l&rsquo;approche actuelle, parce que dans l&rsquo;organisation au niveau des r\u00e9gions, les provinces ne sont pas assez int\u00e9gr\u00e9es. <br class=\"autobr\"><br \/>\nC&rsquo;est une critique juste que nous avons relev\u00e9e et \u00e0 laquelle nous avons rem\u00e9di\u00e9 pour ce qui est du 11 d\u00e9cembre \u00e0 Manga.<\/strong><br class=\"autobr\"> On a construit des logements \u00e0 Po puis \u00e0 Kombissiri. On a r\u00e9fectionn\u00e9 des pr\u00e9fectures de la r\u00e9gion, on a construit quelques CSPS (4 ou 5). Il y a eu \u00e9galement des terrains de sport qui ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9s, des routes ont \u00e9t\u00e9 bitum\u00e9es (5 km \u00e0 Kombissiri, 5 km \u00e0 Po). C&rsquo;est le m\u00eame sch\u00e9ma qui sera fait \u00e0 Tenkodogo avec l&rsquo;avantage que le Centre-est une r\u00e9gion qui a un potentiel \u00e9conomique important. Koup\u00e9la, Ouargaye, et les communes rurales \u00e9mergentes de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p><i> <strong>La R\u00e9daction<\/strong> <\/i><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><a href=\"http:\/\/www.evenement-bf.net:443\/spip.php?article1991\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><br \/>\nAuteur: LEVENEMENT<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Habitat et urbanisme, quelle vision d&rsquo;avenir ? Voil\u00e0 une r\u00e9flexion incontournable malgr\u00e9 et nous dirions surtout \u00e0 cause des questions cruciales que pose aujourd&rsquo;hui la vie urbaine. 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