{"id":27548,"date":"2019-04-12T11:56:55","date_gmt":"2019-04-12T15:56:55","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/operations-exterieures-ce-que-pensent-les-banques-du-nouveau-regime-de-change\/"},"modified":"2019-04-12T11:56:55","modified_gmt":"2019-04-12T15:56:55","slug":"operations-exterieures-ce-que-pensent-les-banques-du-nouveau-regime-de-change","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/operations-exterieures-ce-que-pensent-les-banques-du-nouveau-regime-de-change\/","title":{"rendered":"Op\u00e9rations ext\u00e9rieures: ce que pensent les banques du nouveau r\u00e9gime de change"},"content":{"rendered":"<p class=\"c2\">Les acteurs du secteur bancaire se sont r\u00e9unis la semaine derni\u00e8re avec plusieurs dirigeants d\u2019entreprises notamment d\u2019importations, pour discuter des d\u00e9fis et des cons\u00e9quences li\u00e9es \u00e0 la nouvelle r\u00e8glementation de change en zone CEMAC. L\u2019actualit\u00e9 camerounaise est en effet domin\u00e9e par des critiques quant \u00e0 la lenteur du traitement des dossiers d\u2019op\u00e9rations ext\u00e9rieures par les banques commerciales. Prenant la parole en cette occasion, <strong>Alphonse Nanfack<\/strong>, pr\u00e9sident de l\u2019<strong>Association des<\/strong> <strong>Professionnels des Etablissements de Cr\u00e9dit au Cameroun<\/strong> et administrateur directeur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019<strong>Afriland First Bank<\/strong>, a pr\u00e9cis\u00e9 les responsabilit\u00e9s des uns et des autres. Il a justement expliqu\u00e9 que la rencontre avait pour but de mettre toutes les parties prenantes au m\u00eame niveau de compr\u00e9hension de la situation actuelle. De son point de vue, la mise en \u0153uvre de ces d\u00e9cisions \u00ab\u00a0<em>a n\u00e9cessit\u00e9 au niveau des Banques, des<\/em> <em>r\u00e9ajustements en interne pour s\u2019accommoder aux nouvelles exigences de<\/em> <em>la banque centrale. Le corollaire de ces actions a \u00e9t\u00e9 l\u2019imbroglio ambiant<\/em> <em>qui a caract\u00e9ris\u00e9 la relation clients-banques.<\/em>\u00bb Plusieurs op\u00e9rateurs \u00e9conomiques ont en effet rapport\u00e9 de nombreuses situations dans lesquelles, leurs activit\u00e9s d\u2019importation sont d\u00e9sormais plomb\u00e9es par la lourdeur des proc\u00e9dures de paiement de leurs factures. Une approche de l\u2019APECCAM envers la BEAC a permis la mise en place d\u2019un m\u00e9canisme de traitement plus rapide des op\u00e9rations ext\u00e9rieures.<\/p>\n<blockquote readability=\"10\">\n<p>les r\u00e9serves internationales brutes de la BEAC avaient \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9es par 18 sur la p\u00e9riode 2001 \u00e0 2013, selon des indicateurs fournis par des experts du FMI. Elles \u00e9taient pass\u00e9es de 1,1 milliard $ \u00e0 18,2 milliards de dollars en 2013.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"c2\">La situation des r\u00e9serves de change en zone CEMAC continue d\u2019\u00eatre un d\u00e9fi, malgr\u00e9 un engagement politique exprim\u00e9 par les gouvernements des pays membres de la sous-r\u00e9gion. Deux pays notamment la Guin\u00e9e Equatoriale et le Congo Brazzaville, tardent encore \u00e0 trouver un accord avec le FMI comme l\u2019ont fait le Cameroun, le Tchad et le Gabon. Selon des donn\u00e9es fournies par la banque centrale \u00e0 la suite de la rencontre de son comit\u00e9 de politique mon\u00e9taire du 21 mars dernier, il est pr\u00e9vu que s\u2019am\u00e9liore le taux de couverture de la monnaie au terme de l\u2019ann\u00e9e 2019. Mais il sera au mieux de <strong>65,9%.<\/strong> Cela signifie que l\u2019offre de devises disponibles sera toujours inf\u00e9rieure \u00e0 la demande et que les d\u00e9fis vont persister.<\/p>\n<blockquote readability=\"8\">\n<p><span class=\"c3\">Selon un r\u00e9cent chiffre donn\u00e9 par son ministre du Commerce, le leader de la zone CEMAC a<\/span> <span class=\"c3\">import\u00e9 pour pr\u00e8s de 9634 milliards de FCFA en trois ans, rien que pour<\/span><br \/><span class=\"c3\">des produits alimentaires.<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"c2\">La BEAC pousse pour rapatrier au mieux les recettes en devises et reconstituer un taux de couverture de la monnaie qui soit plus confortable. Or, les principales sources de revenus de la sous-r\u00e9gion sont les ventes des ressources du sous-sol, sur lesquels les pays membres ne sont pas compl\u00e8tement transparents, malgr\u00e9 quelques efforts dans ce sens. Les gouvernements, de leur c\u00f4t\u00e9, ont essay\u00e9 de travailler \u00e0 la diversification de leurs \u00e9conomies. L\u2019objectif premier de ces strat\u00e9gies est de r\u00e9duire les importations et d\u2019accro\u00eetre les recettes en devises en vendant des produits mieux valoris\u00e9s que les ressources naturelles brutes. <strong>Le bon \u00e9l\u00e8ve \u00ab\u00a0Cameroun\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 l\u2019une des causes du probl\u00e8me.<\/strong> Le discours officiel au Cameroun tend \u00e0 le pr\u00e9senter comme une victime de cette baisse des r\u00e9serves de change en zone CEMAC, mais surtout comme un des plus r\u00e9silients dans un contexte sous r\u00e9gional morose. Mais les chiffres et les donn\u00e9es racontent une histoire un tout petit peu diff\u00e9rent. Certes, La chute des prix du p\u00e9trole a eu l\u2019effet d\u2019un important choc structurel pour la CEMAC et donc le Cameroun. Les prix du p\u00e9trole ont en effet plong\u00e9 de <strong>52 %<\/strong> entre juin 2014 et d\u00e9cembre 2016. Compte tenu de la baisse marqu\u00e9e des revenus en devises \u00e9trang\u00e8res suite \u00e0 la chute des prix du p\u00e9trole, les r\u00e9serves officielles sont tomb\u00e9es \u00e0 <strong>4,2<\/strong> <strong>milliards<\/strong> de dollars fin 2016, soit <strong>1,9 mois<\/strong> de couverture d\u2019importations futures. Mais en r\u00e9alit\u00e9, cette p\u00e9riode peut \u00eatre d\u00e9crite comme celle des d\u00e9fis car durant la phase de propension, les gouvernements de la sous- r\u00e9gion n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s pr\u00e9sents sur l\u2019optimisation de leurs r\u00e9serves de change. En effet, les r\u00e9serves internationales brutes de la BEAC avaient \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9es par 18 sur la p\u00e9riode 2001 \u00e0 2013, selon des indicateurs fournis par des experts du FMI. Elles \u00e9taient pass\u00e9es de <strong>1,1 milliard $<\/strong> \u00e0 <strong>18,2 milliards<\/strong> de dollars en 2013<span class=\"c4\">.<\/span> Cette \u00e9volution refl\u00e9tait la pouss\u00e9e des exportations de p\u00e9trole de la CEMAC, en provenance principalement du <strong>Congo<\/strong> et de la <strong>Guin\u00e9e \u00e9quatoriale<\/strong>, dont les parts dans le total des r\u00e9serves internationales de la BEAC ont respectivement atteint <strong>27,4 %<\/strong> et <strong>23,9 %<\/strong> entre 2001 et la fin 2013. Il faut dire que les contributions apport\u00e9es par le Cameroun avaient chut\u00e9 \u00e0 <strong>11%.<\/strong><\/p>\n<blockquote readability=\"11\">\n<p>Des responsables du secteur des banques, ont confi\u00e9, qu\u2019un accord a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 avec la BEAC pour faciliter au mieux le m\u00e9canisme de traitement des demandes de paiement ext\u00e9rieur, mais l\u2019appropriation par l\u2019ensemble des acteurs, prend encore du temps.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"c2\">Hors avec son march\u00e9 qui a atteint plus de <strong>25 millions d\u2019habitants<\/strong> sur la base des projections de progression du bureau de recensement, le pays est aussi celui qui consommait le plus, malheureusement des produits import\u00e9s, qui ont plomb\u00e9 sa balance n\u00e9gative avec l\u2019ext\u00e9rieure. Selon un r\u00e9cent chiffre donn\u00e9 par son ministre du Commerce, le leader de la zone CEMAC a import\u00e9 pour pr\u00e8s de <strong>9634 milliards de FCFA<\/strong> en trois ans, rien que pour des produits alimentaires. Une \u00e9conomie de consommation et un secteur productif tr\u00e8s peu pr\u00e9sent dans la cha\u00eene de valeur ajout\u00e9e mondiale, ont fini de mettre le pays \u00e0 mal. <strong>Une reprise constat\u00e9e, mais qui reste peu solide<\/strong> Les choses semblent s\u2019\u00eatre remises dans le bon sens pour le Cameroun, mais ses op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, notamment les importateurs, doivent d\u00e9sormais faire avec un environnement difficile. Le taux de couverture ext\u00e9rieur de la monnaie utilis\u00e9 dans le pays, s\u2019est am\u00e9lior\u00e9 \u00e0 <strong>67,5%<\/strong>, mais cela reste faible pour satisfaire la demande des biens courants, les besoins d\u2019investissement et le remboursement de la dette existante. Aussi la plus part des projets structurants dont le but et les objectifs \u00e9taient de doper le cadre \u00e9conomique ne peuvent jouer parfaitement leur r\u00f4le. Une partie d\u2019entre eux est inachev\u00e9e et les autres n\u2019\u00e9taient pas tourn\u00e9s dans une logique de comp\u00e9titivit\u00e9 sur le march\u00e9 ext\u00e9rieur. Or selon des r\u00e9centes donn\u00e9es sur la position ext\u00e9rieure du pays, de nombreuses productions consomm\u00e9es localement proviennent de l\u2019ext\u00e9rieur. Le gouvernement tente d\u2019inverser la tendance, mais les marges de man\u0153uvre sont faibles et les d\u00e9lais un peu courts, selon les experts. Des responsables du secteur des banques, ont confi\u00e9, qu\u2019un accord a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 avec la BEAC pour faciliter au mieux le m\u00e9canisme de traitement des demandes de paiement ext\u00e9rieur, mais l\u2019appropriation par l\u2019ensemble des acteurs, prend encore du temps. En attendant, les co\u00fbts et les d\u00e9lais finalement des importations, sont devenus des facteurs constants de la consommation dans les m\u00e9nages camerounais, et que d\u2019ici l\u00e0, les acteurs trouvent une solution, un crash n\u2019est pas tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 selon des analystes comme Dieudonn\u00e9 Essomba, qui \u00e0 plusieurs reprises, avait attir\u00e9 l\u2019attention des entit\u00e9s publiques et priv\u00e9es, sur ce potentiel blocage. Fin 2016, les r\u00e9serves de la BEAC n\u2019atteignaient pas l\u2019objectif recommand\u00e9 de cinq mois d\u2019importations. Suite \u00e0 d\u2019importantes r\u00e9formes \u00e9conomiques destin\u00e9es \u00e0 reconstituer le niveau de r\u00e9serves internationales et gr\u00e2ce au soutien financier du FMI, la chute r\u00e9cente de la baisse des r\u00e9serves internationales devrait s\u2019arr\u00eater. Cependant, les derni\u00e8res projections ne pr\u00e9voient pas de retour \u00e0 l\u2019objectif de cinq mois \u00e0 moyen terme et donc la bagarre entre banques et importateurs continuera de gonfler, surtout que m\u00eame avec un \u00e9ventuel rapatriement des actifs en devises d\u00e9tenus \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, les r\u00e9serves continueraient d\u2019\u00eatre en dessous de cet objectif de confort.<\/p>\n<div class=\"about-author about-author-box container-wrapper\">\n<div class=\"author-avatar\">\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/\" alt=\"\"\/><\/p>\n<\/div>\n<p><h4>La R\u00e9daction EcoMatin<\/h4>\n<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"awac-wrapper awac widget blog_subscription-2\">\n<h4 class=\"widget-title\">Abonnez-vous \u00e0 notre lettre d&rsquo;information<\/h4>\n<\/div>\n<p>Auteur: EcoMatin<br \/>\n<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/operations-exterieures-ce-que-pensent-les-banques-du-nouveau-regime-de-change\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les acteurs du secteur bancaire se sont r\u00e9unis la semaine derni\u00e8re avec plusieurs dirigeants d\u2019entreprises notamment d\u2019importations, pour discuter des d\u00e9fis et des cons\u00e9quences li\u00e9es \u00e0 la nouvelle r\u00e8glementation de change en zone CEMAC. 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