{"id":28241,"date":"2019-04-15T18:00:23","date_gmt":"2019-04-15T22:00:23","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/attaques-terroristes-au-sahel-le-difficile-quotidien-des-deplaces\/"},"modified":"2019-04-15T18:00:23","modified_gmt":"2019-04-15T22:00:23","slug":"attaques-terroristes-au-sahel-le-difficile-quotidien-des-deplaces","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/attaques-terroristes-au-sahel-le-difficile-quotidien-des-deplaces\/","title":{"rendered":"Attaques terroristes au Sahel : Le difficile quotidien des d\u00e9plac\u00e9s"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Deplaces.jpg?fit=600%2C450&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"450\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Deplaces.jpg?resize=600%2C450&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Deplaces.jpg?w=600&#038;ssl=1 600w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Deplaces.jpg?resize=300%2C225&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Deplaces.jpg?resize=80%2C60&#038;ssl=1 80w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Deplaces.jpg?resize=265%2C198&#038;ssl=1 265w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Deplaces.jpg?resize=560%2C420&#038;ssl=1 560w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" alt=\"\" title=\"Deplaces\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_30_5cb64ca694deb_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4463\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/FESPACO-TOUR-2019-Bannie%CC%80re-728x90-1.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p><strong>Depuis 2015 la r\u00e9gion du Sahel burkinab\u00e8, frontali\u00e8re du Mali et du Niger, subit des attaques terroristes qui obligent les habitants \u00e0 fuir pour se mettre \u00e0 l\u2019abri \u00e0 Djibo dans le Soum ou \u00e0 Gorom-Gorom dans l\u2019Oudalan. S\u2019ils arrivent ainsi \u00e0 sauver leur vie, les nombreux d\u00e9plac\u00e9s internes sont tout de m\u00eame confront\u00e9s \u00e0 des difficult\u00e9s d\u2019ordre existentiel au quotidien.<\/strong><\/p>\n<p>Lundi 11 mars 2019, le jour s\u2019est lev\u00e9 depuis plusieurs heures, dans la famille Koundaba au secteur n\u00b0 5 de Djibo. Il est 11 heures. A l\u2019entr\u00e9e de la concession, l\u2019on est accueilli par le b\u00ealement des moutons et des ch\u00e8vres. Une centaine de personnes y vivent. Elles dorment dans une maison construite en banco, lou\u00e9e \u00e0 20 000 F CFA par mois.<\/p>\n<p>Deux arbres ombrageux permettent aux femmes et aux enfants de se mettre \u00e0 l\u2019abri du soleil ardent du mois de mars. Des femmes s\u2019activent pour pr\u00e9parer le repas de midi. A cet effet, cinq marmites sont install\u00e9es sur des foyers. Tel est le quotidien de la famille Koundaba, arriv\u00e9e sur les lieux depuis fin octobre 2018 de B\u00e9l\u00e9h\u00e9d\u00e9 dans la commune de Toungomayel \u00e0 18 km de Djibo, chef-lieu de la province du Soum. Cette famille dit avoir fui les menaces, les exactions et les repr\u00e9sailles des groupes terroristes.<\/p>\n<p>A l\u2019instar de la famille Koundaba, des milliers de Personnes d\u00e9plac\u00e9es internes (PDI) ont abandonn\u00e9 b\u00e9tail, vivres, activit\u00e9s, fruits de plusieurs ann\u00e9es de dur labeur pour se sauver. Avant leur fuite, les PDI ont eu des fortunes diverses. Certaines ont subi des pr\u00e9judices du fait des attaques terroristes. C\u2019est le cas de ce d\u00e9plac\u00e9 interne du village de Gassenay situ\u00e9 entre Arbinda et D\u00e9ou qui a requis l\u2019anonymat. \u00abD\u2019abord, mes dix vaches ont \u00e9t\u00e9 emport\u00e9es et ma moto a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9e. Deux de mes proches ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s\u00bb, pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n<blockquote readability=\"5\">\n<p>\u00abJ\u2019ai \u00e9t\u00e9 menac\u00e9 et ligot\u00e9\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Il a ajout\u00e9 que des individus arm\u00e9s ont vid\u00e9 des boutiques enti\u00e8res. \u00abPersonnellement, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 menac\u00e9 et ligot\u00e9 avec d\u2019autres hommes du village. Les individus arm\u00e9s nous ont fait comprendre qu\u2019ils font ce qu\u2019ils veulent. Ils disent qu\u2019ils ne veulent pas de l\u2019administration, de l\u2019\u00e9cole, des conseillers municipaux, des maires, des imams, des t\u00e9l\u00e9phones portables,\u2026\u00bb, relate l\u2019infortun\u00e9. Apr\u00e8s leur d\u00e9part, informe-t-il, ce sont les femmes qui sont venues les lib\u00e9rer.<\/p>\n<p>Notre interlocuteur nous fait savoir que les assaillants sont revenus un autre jour et ont tir\u00e9 en l\u2019air avec diff\u00e9rents types d\u2019armes avant de donner un ultimatum de 72 heures aux habitants pour quitter le village. \u00abD\u00e8s le lendemain, le village a commenc\u00e9 \u00e0 se vider. Il n\u2019y a plus une \u00e2me qui vit l\u00e0-bas\u00bb, renseigne le rescap\u00e9. Quant \u00e0 la veuve Diallo Fanta (nom d\u2019emprunt), r\u00e9sidente de B\u00e9l\u00e9h\u00e9d\u00e9, une localit\u00e9 de la province du Soum, elle dit avoir \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin oculaire de l\u2019assassinat de son mari. Venus nuitamment, raconte-elle, les terroristes ont pourchass\u00e9 son \u00e9poux jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la concession avant de tirer sur lui.<\/p>\n<p>Autre localit\u00e9, autre t\u00e9moignage. \u00abEn une seule nuit, il y a eu quatre assassinats \u00e0 Massifigui dans la commune de Tin-Akoff dans l\u2019Oudalan. Hormis cela, des individus arm\u00e9s motoris\u00e9s passent derri\u00e8re ma concession de jour comme de nuit pour aller commettre leur sale besogne\u00bb, raconte le vieux Moussa Kon\u00e9 (nom d\u2019emprunt). Couturier de formation \u00e0 Gorom-Gorom, Kalilou Douna et sa famille de six personnes ont accueilli son p\u00e8re, son oncle et bien d\u2019autres proches avec toutes leurs familles. \u00abVu l\u2019insuffisance de logements, les gens sont vraiment coinc\u00e9s \u00bb, confie-t-il. A Djibo, Abdoul-Karim Zour\u00e9, \u00e9lectricien en b\u00e2timent, s\u2019est transform\u00e9 en blanchisseur par manque d\u2019activit\u00e9s. Il a accueilli 16 membres de la famille Koundaba au nom de l\u2019amiti\u00e9 n\u00e9e entre sa grande s\u0153ur et celle-ci.<\/p>\n<p>Les familles d\u2019accueil visit\u00e9es vivent les m\u00eames difficult\u00e9s, notamment l\u2019augmentation des charges alimentaires. Bien que certains partenaires prennent en charge ces familles d\u2019accueil, elles peinent \u00e0 vivre d\u00e9cemment. Pour preuve, M. Douna affirme qu\u2019au d\u00e9but, la mairie a distribu\u00e9 15 kg de riz et 50 kg de ma\u00efs par chef de m\u00e9nage pour faciliter la prise en charge des PDI. \u00abMalgr\u00e9 tout, je me d\u00e9brouille avec ce que je gagne, mais je suis oblig\u00e9 de m\u2019endetter pour assurer la pitance quotidienne de tout ce beau monde. Nous nous contentons d\u2019un repas par jour parce que les ressources financi\u00e8res manquent pour acheter les vivres\u00bb, explique Kalilou Douna.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Insuffisance de vivres<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Concernant les PDI de Djibo et de Gorom-Gorom, les pr\u00e9occupations sont les m\u00eames. Elles se r\u00e9sument \u00e0 l\u2019exigu\u00eft\u00e9 des logements, l\u2019insuffisance des vivres et des non vivres, entre autres. En clair, leur vie actuelle est nettement diff\u00e9rente de celle men\u00e9e auparavant. Certes, les services de l\u2019action humanitaire du Soum et de l\u2019Oudalan, avec le concours de certains partenaires tels que le PAM et Oxfam, appuient les PDI en vivres et non vivres mais les besoins sont \u00e9normes et les rangs des d\u00e9plac\u00e9s ne font que grossir.<\/p>\n<p>Le guide communautaire, Alou Koundaba, demande \u00e0 l\u2019Etat de se pencher s\u00e9rieusement sur le probl\u00e8me des PDI parce qu\u2019il estime qu\u2019elles vivent dans des conditions tr\u00e8s difficiles. \u00abPlusieurs m\u00e9nages vivent dans une seule maison. Il y a beaucoup d\u2019enfants, c\u2019est serr\u00e9 et l\u2019hygi\u00e8ne n\u2019y est pas. Certains d\u00e9plac\u00e9s ont lou\u00e9 des maisons sans toilettes. Certes, il y a eu du soutien mais nous demandons \u00e0 l\u2019Etat de faire plus\u00bb, sollicite le conseiller municipal de B\u00e9l\u00e9h\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s le Directeur Provincial en charge de l\u2019action humanitaire de l\u2019Oudalan, les besoins pour la prise en charge des PDI de Gorom-Gorom \u00e0 la date du 28 f\u00e9vrier 2019 ont \u00e9t\u00e9 estim\u00e9s \u00e0 plus de 44 tonnes pour le ma\u00efs uniquement. M. Natama a, en outre, d\u00e9plor\u00e9 le fait que cette c\u00e9r\u00e9ale ne fasse pas partie des habitudes alimentaires des PDI. \u00abLe manque de moyens sur tous les plans au niveau du CODESUR entrave sa mission \u00e0 telle enseigne que les sorties de terrain sont compliqu\u00e9es\u00bb, insiste-t-il.<\/p>\n<p>Sur le plan \u00e9ducatif, il affirme que certains enseignants du secondaire se plaignent des effectifs pl\u00e9thoriques dans les classes. M\u00e8re de six enfants, Fanta Diallo qui cultivait et faisait le commerce de beignets \u00e0 B\u00e9l\u00e9h\u00e9d\u00e9, dit \u00eatre confront\u00e9e \u00e0 plusieurs difficult\u00e9s. \u00abA Djibo, la vie est tr\u00e8s dure, parce qu\u2019il faut d\u00e9bourser de l\u2019argent pour avoir ce que tu veux alors que je suis veuve et inactive\u00bb, dit-elle, d\u00e9pit\u00e9e. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 pr\u00e8s de deux mois avec toute sa famille de neuf membres, l\u2019\u00e9leveur Yacouba Douna esp\u00e8re que la paix et la qui\u00e9tude reviendront \u00e0 Gassenay afin qu\u2019il puisse y retourner pour reprendre ses activit\u00e9s. Pour lui, le retour est primordial car, il est maintenant d\u00e9s\u0153uvr\u00e9 et devenu une charge pour son fils qui peine \u00e0 joindre les deux bouts.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s plus de 30 ans pass\u00e9s \u00e0 Massifigui, Moussa Kon\u00e9 souhaite avec sa famille de 12 membres retourner au Mali, pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 Bamako parce que dans la commune de Douentza dans la r\u00e9gion de Mopti, il y a \u00e9galement des groupes arm\u00e9s qui troublent la qui\u00e9tude des populations. \u00abS\u2019il y a la paix, je retournerai \u00e0 P\u00e9t\u00e9goli dans la commune de Baraboul\u00e9 car j\u2019y ai de la terre \u00e0 cultiver et une concession\u00bb, avise Salam Tao, conseiller municipal du m\u00eame village.<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi, il propose d\u2019abord une franche collaboration des populations avec les Forces de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9 (FDS). Ensuite, il pr\u00e9conise la mise en place d\u2019une s\u00e9curit\u00e9 de proximit\u00e9 surtout dans la bande frontali\u00e8re. Pour Sadou Koundaba, une autre PDI, le gouvernement doit prendre ses responsabilit\u00e9s en installant l\u2019arm\u00e9e sur place en permanence pour que \u00abnous puissions y retourner\u00bb. Le guide communautaire des PDI de B\u00e9l\u00e9h\u00e9d\u00e9 \u00e0 Djibo, Alou Koundaba, en plus de la s\u00e9curit\u00e9, plaide pour une vraie coh\u00e9sion sociale.<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e8s de 45\u00a0000 PDI enregistr\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>Selon le directeur provincial par int\u00e9rim de la Femme, de la Solidarit\u00e9 nationale, de la Famille et de l\u2019Action humanitaire du Soum, Ali Diallo, une op\u00e9ration de profilage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e du 20 d\u00e9cembre 2018 au 15 janvier 2019 avec le Haut-commissariat des Nations unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (UNHCR). Cette op\u00e9ration a permis d\u2019enregistrer 44\u00a0682 PDI issues de 6 227 m\u00e9nages. 49% sont des hommes, 51 % des femmes avec 30% de leurs enfants en \u00e2ge d\u2019\u00eatre scolaris\u00e9s.<\/p>\n<p>Ce recensement a concern\u00e9 six communes sur les neuf que compte le Soum. Celles de Koutougou, Diguel et Nassoumbou n\u2019ont pas pu faire l\u2019objet d\u2019enregistrement des PDI du fait de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9. Dans la province du Soum, expique M. Diallo, trois sites abritent les PDI, notamment \u00e0 Djibo, Arbinda et Kelbo. \u00abA Djibo, tous les m\u00e9nages d\u00e9plac\u00e9s se retrouvent prioritairement dans des familles d\u2019accueil. Cependant, certains d\u00e9plac\u00e9s internes sont concentr\u00e9s dans les quartiers p\u00e9riph\u00e9riques et dans les zones non loties.<\/p>\n<p>A Arbinda et Kelbo, ils sont \u00e9galement dans des familles d\u2019accueil ou dans les camps\u00bb, ajoute-t-il. Pour ce qui concerne la province de l\u2019Oudalan, le pr\u00e9sident du Conseil d\u00e9partemental de secours d\u2019urgence et de r\u00e9habilitation (CODESUR), Anatole P. Kabor\u00e9, par ailleurs pr\u00e9fet de Gorom-Gorom, renseigne que la ville a accueilli \u00e0 la date du 28 f\u00e9vrier 2019, 222 m\u00e9nages compos\u00e9s de 294 hommes et 377 femmes ainsi que de 1 053 enfants dont 370 de moins de cinq ans.<\/p>\n<p>Il ressort que 180 \u00e9l\u00e8ves sont inscrits au primaire et au secondaire avec l\u2019appui de l\u2019UNICEF et d\u2019autres services techniques. Au-del\u00e0 de la localit\u00e9 de Gorom-Gorom, certaines PDI ont \u00e9galement trouv\u00e9 refuge dans les villages de Gosseye, Essakane et Tasmakatt. \u00ab\u00a0Gorom-Gorom regroupe le plus gros lot de d\u00e9plac\u00e9s dans des familles d\u2019accueil. En revanche, il y a des familles isol\u00e9es qui sont log\u00e9es dans des abris de fortune.<\/p>\n<p>Ceux qui ont des ressources financi\u00e8res sont en location\u00a0\u00bb, indique le directeur provincial en charge de la solidarit\u00e9 nationale et de l\u2019action humanitaire de l\u2019Oudalan, Talardia Natama. Selon lui, il existe des PDI \u00e0 D\u00e9ou estim\u00e9es, \u00e0 la date du 31 janvier 2019, \u00e0 3\u00a0314 personnes (421 m\u00e9nages) dont 465 hommes, 617 femmes et 2\u00a0432 enfants install\u00e9s dans les \u00e9coles primaires \u00ab\u00a0A\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0B\u00a0\u00bb ainsi qu\u2019au lyc\u00e9e de la ville.<\/p>\n<p><strong>Souaibou NOMBRE<\/strong><br \/><em>Snombre29@yahoo.fr<\/em><\/p>\n<p><strong>Appel \u00e0 la coordination des actions<\/strong><\/p>\n<p>Le directeur provincial par int\u00e9rim de la Femme, de la Solidarit\u00e9 nationale, de la Famille et de l\u2019Action humanitaire du Soum, Ali Diallo, appelle \u00e0 la coordination des actions afin d\u2019apporter des r\u00e9ponses appropri\u00e9es aux besoins des DPI. Autrement dit, pr\u00e9vient-il, des d\u00e9plac\u00e9s ne pourront pas b\u00e9n\u00e9ficier du soutien \u00a0du gouvernement et des partenaires. \u00ab\u00a0<em>Certaines PDI b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019appui de plusieurs partenaires. Pourtant, d\u2019autres sont \u00e0 proximit\u00e9, mais n\u2019ont rien re\u00e7u\u00a0<\/em>\u00bb, exprime-t-il. Si cela avait \u00e9t\u00e9 coordonn\u00e9, soutient M. Diallo, on aurait pu \u00e9viter ces doublons. Au regard de toutes ces difficult\u00e9s, tout partenaire qui souhaite intervenir en faveur des PDI doit prendre attache au pr\u00e9alable avec le minist\u00e8re de la Femme, de la Solidarit\u00e9 nationale, de la Famille et de l\u2019Action humanitaire avant d\u2019aller sur le terrain.<\/p>\n<p><strong>S.N.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0Le r\u00f4le du guide communautaire<\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00f4le du guide communautaire des PDI consiste \u00e0 aider les services de l\u2019action humanitaire \u00e0 identifier et enregistrer les d\u00e9plac\u00e9s. Ainsi, \u00e0 Djibo, chaque communaut\u00e9 de PDI a un guide qui contribue \u00e0 d\u00e9masquer les faux d\u00e9plac\u00e9s qui veulent profiter des vivres distribu\u00e9s gratuitement. <em>\u00abLorsqu\u2019il y a un recensement ou une identification, nous avons une prise en charge pour le carburant. Lors du profilage, l\u2019UNHCR\u00a0 nous a donn\u00e9 une prise en charge de 7\u00a0500 FCFA par jour\u00bb<\/em>, avance le guide communautaire de B\u00e9l\u00e9h\u00e9d\u00e9. Selon Ali Diallo, certains guides communautaires qui ne sont pas de bonne foi ont \u00e9t\u00e9 complices des PDI en faisant croire que ces personnes sont des d\u00e9plac\u00e9s, alors qu\u2019elles ne le sont pas, en vue de b\u00e9n\u00e9ficier des vivres. Il en est de m\u00eame \u00e0 Gorom-Gorom o\u00f9 des nomades et des personnes vuln\u00e9rables fich\u00e9es se font passer pour des PDI.<\/p>\n<p><strong>SN<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_31_5cb64ca69501e_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DB. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/04\/15\/attaques-terroristes-au-sahel-le-difficile-quotidien-des-deplaces\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 2015 la r\u00e9gion du Sahel burkinab\u00e8, frontali\u00e8re du Mali et du Niger, subit des attaques terroristes qui obligent les habitants \u00e0 fuir pour se mettre \u00e0 l\u2019abri \u00e0 Djibo dans le Soum ou \u00e0 Gorom-Gorom dans l\u2019Oudalan. 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