{"id":29300,"date":"2019-04-22T06:00:00","date_gmt":"2019-04-22T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-ville-zero-dechet-aux-philippines\/"},"modified":"2019-04-22T06:00:00","modified_gmt":"2019-04-22T10:00:00","slug":"la-ville-zero-dechet-aux-philippines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-ville-zero-dechet-aux-philippines\/","title":{"rendered":"La ville z\u00e9ro d\u00e9chet aux Philippines"},"content":{"rendered":"<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"33.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/ville_zero_dechet_0.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"ville_zero_dechet.jpg\" title=\"ville_zero_dechet.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"12\">\n<p class=\"rtejustify\">Les habitants de San Fernando, Pampanga, participent \u00e0 la mise en \u0153uvre du programme de gestion des d\u00e9chets solides de la ville. Les responsables gouvernementaux et les fonctionnaires soulignent l\u2019importance de la participation des riverains au succ\u00e8s du programme <em>(Ph. Mother Earth Foundation Philippines)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Depuis quelques ann\u00e9es, des nouvelles technologies et initiatives tentent de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019une des pires contributions que l\u2019humanit\u00e9 fait \u00e0 la plan\u00e8te: les d\u00e9chets. Mais pour la ville de San Fernando, au nord de Manille aux Philippines, s\u2019attaquer \u00e0 ce probl\u00e8me d\u00e9passe les derni\u00e8res innovations du march\u00e9.<br \/>Entre 2012 et 2018, la ville a augment\u00e9 le pourcentage d\u2019ordures d\u00e9tourn\u00e9es des sites d\u2019enfouissement de 12% \u00e0 80%, une prouesse dont peu d\u2019autres collectivit\u00e9s locales peuvent se vanter. Plut\u00f4t que de finir dans des d\u00e9charges ou, pire, dans des cours d\u2019eau, la majorit\u00e9 des d\u00e9chets collect\u00e9s dans la ville sont soit transform\u00e9s en compost soit vendus pour \u00eatre recycl\u00e9s.<br \/>Mais devenir une ville quasiment z\u00e9ro-d\u00e9chets a \u00e9t\u00e9 un long parcours. \u00abNous ne luttons pas seulement contre les d\u00e9chets. Nous combattons aussi les mentalit\u00e9s et la culture\u00bb, affirme Regina Rodriguez, responsable du bureau de l\u2019Environnement et des Ressources naturelles de la ville.<br \/>En 2018, un rapport de la Banque mondiale a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u2019en 2016 pr\u00e8s de deux milliards de tonnes de d\u00e9chets ont \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9es dans le monde, un chiffre qui pourrait atteindre les 3,4 milliards de tonnes d\u2019ici 2050, affectant principalement les pays en d\u00e9veloppement.<br \/>\u00abDans les pays \u00e0 faible revenu, plus de 90% des d\u00e9chets terminent souvent dans des d\u00e9charges non r\u00e9glement\u00e9es ou br\u00fbl\u00e9s en plein air. Ces pratiques ont de graves cons\u00e9quences sur la sant\u00e9, la s\u00e9curit\u00e9 et l\u2019environnement\u00bb, pointe le rapport. Les Philippines, l\u2019un des principaux contributeurs \u00e0 la pollution plastique des oc\u00e9ans, ont produit plus de 14 millions de tonnes de d\u00e9chets en 2016. Seulement 28% ont \u00e9t\u00e9 recycl\u00e9s.<br \/>Pr\u00e8s de deux d\u00e9cennies apr\u00e8s son adoption, la mise en application de la loi sur la gestion \u00e9conomique des d\u00e9chets solides, qui pr\u00e9voyait la cr\u00e9ation d\u2019installations de r\u00e9cup\u00e9ration des mati\u00e8res (MRF, pour ses sigles en anglais) dans tous les villages du pays, reste encore tr\u00e8s faible.Les MRF devaient recevoir des d\u00e9chets pour les trier, les dissocier, les composter et les recycler, et transf\u00e9rer les r\u00e9sidus en r\u00e9sultants dans une installation de stockage de longue dur\u00e9e, d\u2019\u00e9limination ou dans une d\u00e9charge sanitaire.<br \/>Mais certains fonctionnaires soutiennent que la loi n\u2019est pas \u00e9conomiquement viable, notamment pour les municipalit\u00e9s \u00e0 faible revenu. Froilan Grate, pr\u00e9sident de l\u2019ONG Mother Earth Foundation (MEF), affirme le contraire. \u00abCe qu\u2019il faut, c\u2019est du soutien de tous les secteurs\u00bb, souligne-t-il, insistant sur l\u2019importance de la volont\u00e9 politique et de l\u2019engagement des responsables locaux.<br \/>En 2012, le gouvernement local de San Fernando a fait appel \u00e0 la MEF pour mettre en place une strat\u00e9gie z\u00e9ro-d\u00e9chet dans la ville. Ce fut un long et \u00e9puisant effort. Les d\u00e9chets jet\u00e9s sans c\u00e9r\u00e9monie dans les rues de la ville \u00e9taient un spectacle courant, se souvient Regina Rodriguez, ajoutant qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque beaucoup pensaient que le probl\u00e8me \u00e9tait impossible \u00e0 r\u00e9soudre.<br \/>Six ans plus tard, la ville de San Fernando est pr\u00e9sent\u00e9e comme l\u2019une des villes mod\u00e8les en mati\u00e8re de gestion des d\u00e9chets dans le monde. Froilan Grate attribue ce succ\u00e8s \u00e0 la combinaison de trois facteurs: le soutien des autorit\u00e9s locales, la mise en \u0153uvre stricte des politiques en vigueur et la solide campagne d\u2019\u00e9ducation men\u00e9e aupr\u00e8s des foyers.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\" readability=\"32\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/redac.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/ville_zero_dechet_2.jpg\" width=\"454\" height=\"363\" alt=\"ville_zero_dechet_2.jpg\" title=\"ville_zero_dechet_2.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"9\">\n<p class=\"rtejustify\">Les quartiers participent \u00e9galement aux initiatives en \u00e9tablissant leurs propres MRF ou en s\u00e9parant les produits recyclables qui peuvent ensuite \u00eatre vendus <em>(Ph. Mother Earth Foundation Philippines)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abIl y a quelques aspects cl\u00e9s\u00bb, note-t-il, \u00abd\u2019abord, il y a la volont\u00e9 politique. Tous, du maire aux repr\u00e9sentants locaux, doivent vouloir y participer. Il est \u00e9galement essentiel d\u2019impliquer les habitants. Dans d\u2019autres administrations locales, la collecte des ordures est tr\u00e8s centralis\u00e9e. Il faut permettre \u00e0 tous les citoyens de contribuer \u00e0 l\u2019effort\u00bb. Sans oublier le financement n\u00e9cessaire \u00e0 la mise en \u0153uvre des programmes, une exigence l\u00e9gale qui est largement n\u00e9glig\u00e9e dans le reste du pays.<br \/>Si les programmes peuvent sembler co\u00fbteux au premier abord, Froilan Grate souligne les \u00e9conomies r\u00e9alis\u00e9es sur le long terme pour ceux qui mettent en place les projets. \u00abL\u2019investissement initial de San Fernando \u00e9tait d\u2019environ deux millions de pesos philippins (environ 38.000 dollars). Aujourd\u2019hui, les \u00e9conomies r\u00e9sultant du r\u00e9acheminement des mati\u00e8res r\u00e9siduelles des d\u00e9charges atteignent environ 50 millions de pesos par an\u00bb, pr\u00e9cise-t-il.<br \/>Au fil du temps, ajoute Regina Rodriguez, les quartiers et les \u00e9coles locales ont \u00e9tabli leurs propres MRF. La ville compte maintenant plus de 100 installations de traitement des d\u00e9chets dans ses 35 villages, bien au-del\u00e0 du minimum requis par la loi (un par village).<br \/>Ren\u00e9 Lasca, pr\u00e9sident d\u2019une association locale de propri\u00e9taires, estime que la d\u00e9cision du quartier d\u2019avoir son propre MRF contribue aux efforts de la ville concernant la gestion des d\u00e9chets, tout en leur permettant de commercialiser des mati\u00e8res recyclables et du compost, ainsi que de renforcer la coh\u00e9sion entre les voisins. Au-del\u00e0 des actions politiques principales, dont une interdiction totale du plastique et du polystyr\u00e8ne, la ville a \u00e9galement instaur\u00e9 des programmes \u00e0 court terme pour que l\u2019initiative reste au c\u0153ur des pr\u00e9occupations des citoyens, telles que des nettoyages collectifs.<br \/>\u00abAucune politique ne peut r\u00e9ussir si les citoyens ne s\u2019y conforment pas\u00bb, pointe Regina Rodriguez, soulignant que l\u2019un des principaux d\u00e9fis au d\u00e9but \u00e9tait de s\u2019assurer que les r\u00e9sidents trient leurs d\u00e9chets. Ils y sont parvenus gr\u00e2ce \u00e0 des campagnes d\u2019information appelant les citoyens \u00e0 respecter la loi.<br \/>\u00abC\u2019est fatigant, mais on ne peut pas renoncer parce que c\u2019est indispensable. On ne change pas seulement leur routine quotidienne, on change les mentalit\u00e9s, les perceptions et parfois m\u00eame les traditions\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle. D\u00e9sormais, tous les foyers appliquent des proc\u00e9dures de tri s\u00e9lectif, r\u00e9partissant leurs d\u00e9chets en trois cat\u00e9gories: biod\u00e9gradables, recyclables et r\u00e9siduels. Certains ont m\u00eame leurs propres fosses de compostage.<br \/>En se promenant dans San Fernando, il est difficile d\u2019imaginer que, jadis, des d\u00e9chets jonchaient ses rues. D\u2019autres collectivit\u00e9s locales \u00e0 travers le pays ont commenc\u00e9 \u00e0 suivre son exemple, en collaborant avec des groupes tels que la MEF pour am\u00e9liorer leur gestion des d\u00e9chets. \u00abC\u2019est un probl\u00e8me difficile \u00e0 r\u00e9soudre\u00bb, conclut Froilan Grate, \u00abmais le cas de San Fernando montre que des actions peuvent \u00eatre prises, au niveau local, afin de le r\u00e9soudre\u00bb.<\/p>\n<p class=\"rteright\"><strong><em>Par Jan Victor R. Mateo<\/em><\/strong><\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-right\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/redac.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/the_star_ijd.jpg\" width=\"130\" height=\"63\" alt=\"the_star_ijd.jpg\" title=\"the_star_ijd.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1044017-la-ville-zero-dechet-aux-philippines\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les habitants de San Fernando, Pampanga, participent \u00e0 la mise en \u0153uvre du programme de gestion des d\u00e9chets solides de la ville. 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