{"id":29734,"date":"2019-04-23T09:48:21","date_gmt":"2019-04-23T13:48:21","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/banque-un-vent-de-changement-sur-le-marche\/"},"modified":"2019-04-23T09:48:21","modified_gmt":"2019-04-23T13:48:21","slug":"banque-un-vent-de-changement-sur-le-marche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/banque-un-vent-de-changement-sur-le-marche\/","title":{"rendered":"Banque: un vent de changement sur le march\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>La publication des r\u00e9sultats globaux du secteur bancaire camerounais, sera un \u00e9v\u00e9nement \u00e0 suivre. Malgr\u00e9 un contexte de crise socio\u00e9conomique au Cameroun en 2017, le secteur bancaire avait r\u00e9ussi l\u2019exploit de multiplier par <strong>2,6<\/strong> son niveau de b\u00e9n\u00e9fice net, qui est pass\u00e9 de <strong>19,5 milliards de FCFA<\/strong> en 2016, pour atteindre les <strong>71,5 milliards de FCFA<\/strong> \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 2017. La question est aujourd\u2019hui celle de savoir si ce niveau de progression de r\u00e9sultat net sera toujours possible\u00a0en 2018? D\u00e9j\u00e0, il faut dire que la progression du b\u00e9n\u00e9fice net de <strong>266%<\/strong> en 2017 a surtout \u00e9t\u00e9 le fait d\u2019une situation exceptionnellement n\u00e9gative en 2016, qui ne s\u2019est pas r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de la m\u00eame mani\u00e8re en 2017. En plus de cela, on a not\u00e9 comme une hausse des taux donn\u00e9s sur le cr\u00e9dit octroy\u00e9 aux clients.<\/p>\n<blockquote readability=\"10\">\n<p>le taux de bancarisation au sens large de la population active est pass\u00e9 de <strong>11,0 %<\/strong> en 2005 \u00e0 <strong>42,9 %<\/strong> en 2017, soit une progression de <strong>2,5 points<\/strong> en moyenne par an<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><span class=\"c2\"><strong>Un taux de bancarisation en forte hausse<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Bien que restant encore faible, le taux de bancarisation de la population camerounaise au sens strict a connu une \u00e9volution croissante de 2005 \u00e0 2017. En 2005, le taux de bancarisation au sens strict de la population active \u00e9tait de <strong>7,7 %<\/strong> tandis que celui de la population adulte \u00e9tait de <strong>6,0 %.<\/strong> En treize ans, ces taux ont presque tripl\u00e9, atteignant ainsi respectivement <strong>21,9 % et 17,1 %<\/strong> en 2017. La densit\u00e9 du r\u00e9seau bancaire est \u00e9galement pass\u00e9e du simple au double au cours de la m\u00eame p\u00e9riode (de <strong>0,6 agence<\/strong> <strong>pour 100 000 habitants<\/strong> en 2005 \u00e0 <strong>1,2 agence pour 100 000 habitants<\/strong> en 2017). Au sens large, ces indicateurs ont \u00e9volu\u00e9 \u00e9galement de fa\u00e7on croissante au cours des treize derni\u00e8res ann\u00e9es. Traduisant la r\u00e9alit\u00e9 du syst\u00e8me financier camerounais o\u00f9 les \u00e9tablissements de microfinance occupent une place importante, les taux de bancarisation au sens large affichent des valeurs nettement plus importantes que celles des taux de bancarisation au sens strict. En effet, le taux de bancarisation au sens large de la population active est pass\u00e9 de <strong>11,0 %<\/strong> en 2005 \u00e0 <strong>42,9 %<\/strong> en 2017, soit une progression de <strong>2,5 points<\/strong> en moyenne par an. Le taux de bancarisation au sens large de la population adulte est quant \u00e0 lui pass\u00e9 de <strong>8,6 %<\/strong> en 2005 \u00e0 <strong>33,5 %<\/strong> en 2017, soit un rythme de croissance annuelle moyenne de <strong>1,9 point<\/strong>. La densit\u00e9 du r\u00e9seau bancaire au sens large pour sa part a connu une croissance significative de 2005 \u00e0 2013, passant de <strong>1,5 agence<\/strong> \u00e0 <strong>4,4 agences<\/strong> pour <strong>100 000 habitants<\/strong>, avant de d\u00e9cro\u00eetre en 2014. La baisse de cet indicateur en 2014 s\u2019explique essentiellement par la mise en \u0153uvre des mesures d\u2019assainissement du secteur de la microfinance prises par les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes, ayant eu pour effet de ramener le nombre d\u2019\u00e9tablissements de Microfinance agr\u00e9\u00e9s en activit\u00e9 au Cameroun de <strong>495<\/strong> en 2010 \u00e0 <strong>408 \u00e9tablissements<\/strong> en 2014. En 2017, le dynamisme du secteur a permis de retrouver la densit\u00e9 observ\u00e9e en 2013, soit <strong>4,4 agences<\/strong> pour <strong>100 000 habitants<\/strong>.<\/p>\n<blockquote readability=\"8\">\n<p>Le TEG moyen des cr\u00e9dits accord\u00e9s aux Grandes Entreprises est pass\u00e9 de <strong>5,51 % \u00e0 5,60 %<\/strong> entre 2016 et 2017<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><span class=\"c2\"><strong>Une am\u00e9lioration des taux sur les cr\u00e9dits<\/strong><\/span><\/p>\n<p>En moyenne, le co\u00fbt du cr\u00e9dit accord\u00e9 par les banques a l\u00e9g\u00e8rement baiss\u00e9 entre 2016 et 2017 pour les PME et les personnes morales autres que les PME et grandes entreprises. En revanche, il a augment\u00e9 pour les particuliers, grandes entreprises, administrations publiques et collectivit\u00e9s territoriales d\u00e9centralis\u00e9es, qui sont de gros consommateurs du produit des banques. En effet, le TEG moyen des cr\u00e9dits accord\u00e9s aux particuliers est pass\u00e9 de <strong>13,65 %<\/strong> en 2016 \u00e0 <strong>13,88 %<\/strong> en 2017. \u00c9tonnamment, cette hausse aura \u00e9t\u00e9 le fait de l\u2019augmentation des taux sur le cr\u00e9dit \u00e0 la consommation. En revanche, le co\u00fbt des cr\u00e9dits \u00e0 long terme accord\u00e9s \u00e0 cette cat\u00e9gorie de client\u00e8le a connu une r\u00e9duction significative en passant de <strong>11,78 %<\/strong> en 2016 \u00e0 <strong>7,71 %<\/strong> en 2017 soit, une baisse de <strong>4,07 points<\/strong>. Cette forte baisse est due \u00e0 la r\u00e9duction successive des TEG moyens de la <strong>BICEC<\/strong> et <strong>d\u2019Afriland First Bank<\/strong> au premier et au second semestres 2017, seules banques ayant accord\u00e9 ce type de cr\u00e9dit au cours de l\u2019ann\u00e9e 2017. Le TEG moyen des cr\u00e9dits accord\u00e9s aux PME a quant \u00e0 lui baiss\u00e9. Cette baisse du co\u00fbt du financement bancaire des PME s\u2019explique principalement par la baisse des co\u00fbts des diff\u00e9rents cr\u00e9dits accord\u00e9s aux PME \u00e0 l\u2019exception des cr\u00e9dits \u00e0 long terme dont les TEG moyens sont pass\u00e9s de <strong>6,23 %<\/strong> en 2016 \u00e0 <strong>6,60%<\/strong> en 2017. Le TEG moyen des cr\u00e9dits accord\u00e9s aux Grandes Entreprises est pass\u00e9 de <strong>5,51 % \u00e0 5,60 %<\/strong> entre 2016 et 2017, soit une hausse de <strong>0,09 point<\/strong>. Cette hausse r\u00e9sulte notamment de la hausse du co\u00fbt des d\u00e9couverts de <strong>0,45 point<\/strong>, qui est pass\u00e9 de <strong>6,17 % \u00e0 6,62 %.<\/strong> En revanche, les co\u00fbts des autres types de cr\u00e9dits ont baiss\u00e9, selon la courbe des taux effectifs globaux publi\u00e9e par le <strong>Conseil National de Cr\u00e9dit<\/strong>. Bien qu\u2019encore modeste, l\u2019ann\u00e9e 2017 avait \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par une petite remont\u00e9e du Taux, d\u2019un point de vue global. Mais des donn\u00e9es de 2018 semblent sugg\u00e9rer que la tendance baissi\u00e8re a repris le dessus.<\/p>\n<blockquote readability=\"14\">\n<p>le Mobile Money a continu\u00e9 de conna\u00eetre un d\u00e9veloppement remarquable, tant en termes d\u2019ouvertures de comptes que du volume et de la valeur des transactions. En effet, selon les donn\u00e9es collect\u00e9es aupr\u00e8s de <strong>MTN et ORANGE<\/strong>, le nombre de comptes actifs a plus que doubl\u00e9 <strong>(+ 139,8 %)<\/strong>, tandis que le nombre de comptes Mobile Money cr\u00e9\u00e9s a augment\u00e9 de <strong>66,7 %.<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><span class=\"c2\"><strong>Des r\u00e9sultats de 2018 qui seront marqu\u00e9s par les taux effectifs.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Le Cameroun est le pays qui est entr\u00e9 en 2018 avec le plus de banques solides sur le plan des fonds propres. Selon la <strong>BEAC<\/strong>, la liquidit\u00e9 bancaire a continu\u00e9 de se consolider dans la <strong>CEMAC<\/strong> \u00e0 la suite de l\u2019augmentation des d\u00e9p\u00f4ts bancaires. Cette \u00e9volution est refl\u00e9t\u00e9e \u00e0 travers l\u2019\u00e9volution des r\u00e9serves des banques et de la couverture des cr\u00e9dits par les d\u00e9p\u00f4ts. L\u2019analyse par pays montre que ce ratio a connu un accroissement au Cameroun (de <strong>116,8 % \u00e0 122,6 %).<\/strong> Aussi, le coefficient des r\u00e9serves, qui permet de de voir que les d\u00e9p\u00f4ts des clients sont assez bien couverts. Un autre aspect qui va soutenir le revenu des banques, c\u2019est la digitalisation. En 2017, le Mobile Money a continu\u00e9 de conna\u00eetre un d\u00e9veloppement remarquable, tant en termes d\u2019ouvertures de comptes que du volume et de la valeur des transactions. En effet, selon les donn\u00e9es collect\u00e9es aupr\u00e8s de <strong>MTN et ORANGE<\/strong>, le nombre de comptes actifs a plus que doubl\u00e9 <strong>(+ 139,8 %)<\/strong>, tandis que le nombre de comptes Mobile Money cr\u00e9\u00e9s a augment\u00e9 de <strong>66,7 %.<\/strong> Le taux d\u2019activit\u00e9 des comptes s\u2019est \u00e9galement am\u00e9lior\u00e9 de fa\u00e7on significative entre 2016 et 2017, passant ainsi de <strong>54,4 % \u00e0 79,2 %<\/strong>, contre <strong>37,8 %<\/strong> en 2015. La valeur des transactions par t\u00e9l\u00e9phonie mobile a presque tripl\u00e9 entre 2016 et 2017, passant de <strong>870 milliards \u00e0 2 577,8 milliards<\/strong>, tandis que le nombre de transactions a suivi la m\u00eame tendance au cours de la m\u00eame p\u00e9riode <strong>(+266,7 %).<\/strong> S\u2019agissant des infrastructures, le nombre de points de vente Mobile Money agr\u00e9\u00e9s est \u00e9galement en augmentation r\u00e9guli\u00e8re, atteignant <strong>25 443, 36 044 et 78 720<\/strong> en 2015, 2016 et 2017 respectivement. En 2017, <strong>36 363 points<\/strong> de vente agr\u00e9\u00e9s sur les <strong>78 720<\/strong> \u00e9taient fonctionnels, soit un taux d\u2019activit\u00e9 de <strong>46,2 %<\/strong> contre <strong>29 %<\/strong> en 2016.<\/p>\n<div class=\"about-author about-author-box container-wrapper\">\n<div class=\"author-avatar\">\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/\" alt=\"\"\/><\/p>\n<\/div>\n<p><h4>La R\u00e9daction EcoMatin<\/h4>\n<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"awac-wrapper awac widget blog_subscription-2\">\n<h4 class=\"widget-title\">Abonnez-vous \u00e0 notre lettre d&rsquo;information<\/h4>\n<\/div>\n<p>Auteur: EcoMatin<br \/>\n<a href=\"https:\/\/ecomatin.net\/banque-un-vent-de-changement-sur-le-marche\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La publication des r\u00e9sultats globaux du secteur bancaire camerounais, sera un \u00e9v\u00e9nement \u00e0 suivre. 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