{"id":32163,"date":"2019-05-04T10:10:50","date_gmt":"2019-05-04T14:10:50","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/abattoir-a-kaya-la-boucherie-une-specialite-du-sanmatenga\/"},"modified":"2019-05-04T10:10:50","modified_gmt":"2019-05-04T14:10:50","slug":"abattoir-a-kaya-la-boucherie-une-specialite-du-sanmatenga","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/abattoir-a-kaya-la-boucherie-une-specialite-du-sanmatenga\/","title":{"rendered":"Abattoir \u00e0 Kaya\u00a0La boucherie, une sp\u00e9cialit\u00e9 du Sanmatenga"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/1kaya.jpg?fit=900%2C736&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"569\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/1kaya.jpg?resize=696%2C569&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/1kaya.jpg?w=900&#038;ssl=1 900w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/1kaya.jpg?resize=300%2C245&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/1kaya.jpg?resize=768%2C628&#038;ssl=1 768w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/1kaya.jpg?resize=696%2C569&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/1kaya.jpg?resize=514%2C420&#038;ssl=1 514w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"1kaya\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_30_5cce07a322fbb_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4463\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/FESPACO-TOUR-2019-Bannie%CC%80re-728x90-1.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p><strong>P\u00f4le \u00e9mergent du Burkina, la cit\u00e9 du cuir et des peaux est r\u00e9put\u00e9e pour ses brochettes au \u201ckourakoura\u201c dont les bouchers d\u00e9tiennent le secret. Pour s\u2019impr\u00e9gner des conditions de travail de l\u2019association des bouchers du Sanmatenga, Sidwaya a fait incursion dans ce secteur informel.<\/strong><\/p>\n<p>La consommation de la viande fait partie des habitudes alimentaires des populations de la \u00ab\u00a0<em>cit\u00e9 du cuir et des peaux<\/em>\u00a0\u00bb, en ce sens que la boucherie est l\u2019une des activit\u00e9s principales des Kayalais. En moyenne, 110 b\u00e9tails dont 40 bovins sont abattus chaque jour \u00e0 l\u2019abattoir de Kaya, selon le pr\u00e9sident del\u2019Association des bouchers du Sanmatenga (ABS), Oumarou Ou\u00e9draogo. Les prix des animaux varient en fonction de l\u2019esp\u00e8ce. \u00ab<em>Actuellement, les animaux co\u00fbtent tr\u00e8s cher. Le prix d\u2019un b\u0153uf se situe entre 100 \u00e0 350 mille francs CFA. Il est difficile de faire des b\u00e9n\u00e9ficies. A celas\u2019ajoute la lenteur du march\u00e9. Car, ce sont les populations seulement qui sont nos clients. Nous n\u2019avons pas de commande de l\u2019Etat ou d\u2019autres partenaires. Sinon, avant, on pouvait tuer par jour 130 b\u00eates<\/em> \u00bb, indique Oumarou Ou\u00e9draogo. La viande est transport\u00e9e dans des conditions qui ne respectent pas les consignes d\u2019hygi\u00e8ne et d\u2019assainissement. \u00ab<em>Nous utilisons des tricycles et des engins \u00e0 deux roues pour transporter nos viandes de l\u2019abattoir au march\u00e9 \u00e0 un prix forfaitaire de 200 francs CFA pour les petits ruminants<\/em>\u00bb, d\u00e9plore M. Ou\u00e9draogo. En cas de m\u00e9vente, la viande est conserv\u00e9e dans les r\u00e9frig\u00e9rateurs afin d\u2019\u00e9viter sa d\u00e9composition. \u00ab<em>La conservation est l\u2019une de nos difficult\u00e9s surtout avec les coupures intempestives. Nous les conservons dans les frigos des patrons en contrepartie d\u2019une somme forfaitaire<\/em>\u00bb, souligne Oumarou Ou\u00e9draogo. Selon lui, la viande est examin\u00e9e chaque matin, par les v\u00e9t\u00e9rinaires, en collaboration avec des agents de sant\u00e9 avant d\u2019autoriser sa vente sur le march\u00e9. Le prix de la viande sur le march\u00e9 varie entre 500 et 2500 francs CFA. Une cliente vient de prendre quelques morceaux de viande \u00e0 200 francs. Mais, elle la trouve tr\u00e8s cher. \u00ab<em>Dans les ann\u00e9es 1999, cette quantit\u00e9 \u00e9tait \u00e0 100 francs et m\u00eame sans os<\/em>\u00bb, clame-t-elle. N\u00e9anmoins, elle comprend que le prix des animaux a \u00e9volu\u00e9.<\/p>\n<h3><strong>Un nouvel abattoir pour changer la donne<\/strong><\/h3>\n<p>Par contre, une autre cliente appr\u00e9cie la prestation des bouchers. <em>\u00abJ\u2019ai achet\u00e9 ma viande \u00e0 mille francs et je trouve que c\u2019est bien parce qu\u2019elle est de bonne qualit\u00e9<\/em>\u00bb, se r\u00e9jouit-elle. Un abattoir frigorifique de Kaya, situ\u00e9 \u00e0 l\u2019Est de la ville sur l\u2019axe Kaya-Boulsa, est en cours de construction et le pr\u00e9sident de l\u2019ABS estime qu\u2019il permettra d\u2019am\u00e9liorer leurs conditions de travail, en termes d\u2019hygi\u00e8ne et de conservation. Toutefois, il d\u00e9plore le fait que l\u2019ABS n\u2019est pas impliqu\u00e9e dans le suivi-\u00e9valuation. \u00ab<em>Nous avons assist\u00e9 \u00e0 la pose de la premi\u00e8re pierre du joyau. Mais, nous n\u2019avons jamais \u00e9t\u00e9 convi\u00e9s aux diff\u00e9rentes sorties de terrain. Et, nous ne savons pas non plus les conditions d\u2019exploitation<\/em>\u00bb, fait savoir le pr\u00e9sident de l\u2019ABS. De ce fait, il les exhorte \u00e0 une frange collaboration afin de s\u2019impr\u00e9gner des difficult\u00e9s des bouchers du Sanmatenga. Parlant des difficult\u00e9s, Oumarou Ou\u00e9draogo liste, entre autres, le manque de formation, de commande de l\u2019Etat et de micro-cr\u00e9dits. Sur l\u2019abattoir de Kaya, la mairie per\u00e7oit par jour 200 FCFA de taxes sur chaque t\u00eate pour les petits ruminants et 500 FCFA pour les bovins. <em>\u00abCes taxes sont acceptables mais notre souci est la dotation en \u00e9quipement<\/em>\u00bb, souhaite-t-il. Oumarou Ou\u00e9draogo a mis l\u2019occasion \u00e0 profit pour adresser des dol\u00e9ances aux autorit\u00e9s administratives et communales. Il s\u2019agit, notamment, du suivi de l\u2019activit\u00e9 de la boucherie, de l\u2019acc\u00e8s aux commandes de l\u2019Etat dans les garnisons, centres de sant\u00e9 et lors des festivit\u00e9s organis\u00e9es par l\u2019Etat et du renforcement des capacit\u00e9s op\u00e9rationnelles. L\u2019ABS a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1999 et compte actuellement 105 membres. Elle a pour objectif la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats des bouchers du Sanmatenga. \u00ab <em>Notre activit\u00e9 d\u00e9passe les fronti\u00e8res du Burkina Faso. Malheureusement, nous avons toujours des difficult\u00e9s pour s\u2019\u00e9panouir. C\u2019est pourquoi, nous nous sommes organis\u00e9s<\/em> \u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Emil SEGDA<\/strong><\/p>\n<p class=\"c1\">Segda9emil@gmail.com<\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_31_5cce07a323215_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BS. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/05\/04\/abattoir-a-kaya-la-boucherie-une-specialite-du-sanmatenga\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>P\u00f4le \u00e9mergent du Burkina, la cit\u00e9 du cuir et des peaux est r\u00e9put\u00e9e pour ses brochettes au \u201ckourakoura\u201c dont les bouchers d\u00e9tiennent le secret. Pour s\u2019impr\u00e9gner des conditions de travail de l\u2019association des bouchers du Sanmatenga, Sidwaya a fait incursion dans ce secteur informel. 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