{"id":32263,"date":"2019-05-05T07:42:47","date_gmt":"2019-05-05T11:42:47","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/absolut-hob-de-rachid-khaless-corps-entre-eros-et-thanatos\/"},"modified":"2019-05-05T07:42:47","modified_gmt":"2019-05-05T11:42:47","slug":"absolut-hob-de-rachid-khaless-corps-entre-eros-et-thanatos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/absolut-hob-de-rachid-khaless-corps-entre-eros-et-thanatos\/","title":{"rendered":"\u00abAbsolut Hob\u00bb de Rachid Khaless: Corps entre Eros et Thanatos"},"content":{"rendered":"<p class=\"c2\"><strong>Par Berrezzouk Mohammed,<\/strong> <em>critique litt\u00e9raire<\/em><\/p>\n<p class=\"c5\"><strong><span class=\"c3\">A<\/span> <span class=\"c4\">lire \u00abAbsolut hob\u00bb, le lecteur aura, d\u2019entr\u00e9e de jeu, affaire au corps. Un corps au pluriel, \u00e0 la fois f\u00e9minin et masculin, jeune et vieux, jouissif et endolori, vigoureux et froid, g\u00e9n\u00e9reux et avare.<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">A l\u2019or\u00e9e du r\u00e9cit, une mise en garde, on ne peut plus provocante, est lanc\u00e9e ex abrupto\u00a0: \u00ab\u00a0Qui n\u2019a jamais poss\u00e9d\u00e9 corps de femme, qu\u2019il jette ce livre et qu\u2019il s\u2019en lave les mains\u00bb. Ne peut lire donc ce roman que le lecteur qui a d\u00e9j\u00e0 pris possession d\u2019un corps de femme, qui en jouit \u00e0 souhait et qui en conna\u00eet parfaitement les arcanes. Cette phrase pr\u00e9liminaire, que d\u2019aucuns pourraient prendre pour signe de perversit\u00e9 chez le h\u00e9ros-narrateur, en dit long sur la condition sine qua non qui pr\u00e9side \u00e0 la lecture de ce roman, si bien que toute lectrice, quelle qu\u2019elle soit, reste explicitement non concern\u00e9e par lui. Le h\u00e9ros-narrateur, s\u2019adressant a priori \u00e0 un lecteur qui se doit de lui ressembler, qui a la m\u00eame exp\u00e9rience amoureuse que lui, qui a go\u00fbt\u00e9, comme lui, aux d\u00e9lices sensuelles, affirme sur un ton p\u00e9remptoire : \u00ab\u00a0je dois plut\u00f4t \u00e9voquer ceux parmi vous dont l\u2019\u00e2me est, comme la mienne, passionn\u00e9e, fervente\u00bb.<\/p>\n<p class=\"c5\">Dans cette optique, le premier chapitre est \u00e0 consid\u00e9rer comme une longue page \u00e0 la fois inaugurale et votive o\u00f9 le h\u00e9ros-narrateur instaure une sorte de pacte que son pr\u00e9tendu lecteur-jouisseur est contraint d\u2019observer. Jouir d\u2019abord du corps f\u00e9minin et lire ensuite ce corpus romanesque, tel serait le gage exig\u00e9 par \u00ab<strong>Absolut hob\u00bb<\/strong>. Son principe fondateur consiste alors \u00e0 faire de la jouissance la ran\u00e7on de la lecture. De l\u2019une \u00e0 l\u2019autre, on passe d\u2019un objet de d\u00e9sir (la femme) \u00e0 un espace de d\u00e9sir (le r\u00e9cit) qu\u2019on investit et o\u00f9 on s\u2019installe le temps de la lecture. Cette dialectique semble \u00eatre justifi\u00e9e par l\u2019histoire du roman. Celui-ci raconte l\u2019amour extraordinaire entre le h\u00e9ros-narrateur et son \u00abaim\u00e9e\u00bb Lilas, d\u00e9crit leur hob exemplaire qui est \u00e0 la fois \u00ab[leur] salut et [leur] renaissance\u00bb, met en sc\u00e8ne leurs \u00e9treintes \u00e9rotiques toujours recommenc\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"c5\">Toutefois, l\u00e0 o\u00f9 la vie existe et bat son plein, la mort se d\u00e9clare ostensiblement, car parall\u00e8lement \u00e0 cette idylle amoureuse, le roman relate le destin d\u2019un autre corps\u00a0: un corps sans vie, un cadavre vieilli qui a fait son entr\u00e9e insolite dans un foyer o\u00f9 cette passion d\u00e9brid\u00e9e soude \u00e0 l\u2019exc\u00e8s les deux jeunes corps vivants et les loge au septi\u00e8me ciel de l\u2019extase luxueuse. \u00abJe me souviens avec acuit\u00e9 de cette nuit d\u2019amour avec Lilas sous la tutelle de ce cadavre familier\u00bb, s\u2019avoue le h\u00e9ros-narrateur avec amertume. \u00ab<strong>Absolut hob\u00bb<\/strong> est \u00e0 lire comme un drame \u00e0 trois o\u00f9 les deux amoureux acceptent volontiers de garder cach\u00e9 chez eux le corps d\u2019Ijja, la belle-m\u00e8re morte depuis quelques jours. Mais pourquoi donc\u00a0? Parce que son corps ne ressemble pas aux autres corps, parce qu\u2019il est tatou\u00e9 et parce que, du reste, le couple s\u2019ent\u00eate \u00e0 en d\u00e9chiffrer les signes secrets, en d\u00e9voiler les messages cod\u00e9s, en d\u00e9celer les arcanes \u00e9nigmatiques.<\/p>\n<p class=\"c5\">Le corps de la vieille femme est toujours l\u00e0, pr\u00e9sent et immobile, qui parle par symboles et dessins aux corps vivants, qui s\u2019adresse \u00e0 eux dans un langage \u00e9sot\u00e9rique dont seule une herm\u00e9neutique in\u00e9dite puisse livrer les cl\u00e9s interpr\u00e9tatives. Un corps flasque et froid, toujours \u00e9tendu et \u00abo\u00f9 quelque chose de l\u2019inertie g\u00e9om\u00e9trique des cadavres s\u2019insinue\u00bb comme dit l\u2019\u00e9crivain portugais Antonio Lobo Antunes.<\/p>\n<p class=\"c5\">Aussi, aux yeux du h\u00e9ros-narrateur, ce corps tatou\u00e9 se transforme-t-il en \u00e9pitom\u00e9 crypt\u00e9, se change-t-il en st\u00e8le cryptographique, se transmue-t-il en palimpseste ind\u00e9chiffrable, devient-il un corpus herm\u00e9tique qu\u2019il veut lire \u00e0 tout prix, comprendre le plus vite possible et expliquer amoureusement \u00e0 sa bien-aim\u00e9e\u00a0: \u00abCe corps sans vie \u00e9tait bel et bien un livre de chair. Un livre ouvert, truff\u00e9 de signes \u00e9vidents\u00a0; sa lecture \u00e9tait n\u00e9anmoins ardue, peut-\u00eatre impossible\u00bb, se dit-il. Le corps de la d\u00e9funte, au-del\u00e0 du n\u00e9ant, continue d\u2019\u00e9mettre des signes, se fait signe, se signale. Il devient un corps-signes. La gageure que le h\u00e9ros-narrateur doit relever est de taille\u00a0: \u00e9lucider ses messages charg\u00e9s de myst\u00e8res. Qu\u2019il le veuille ou non, il est pris entre le marteau du temps qui presse et pr\u00e9cipite la d\u00e9composition du corps et l\u2019enclume du tatouage qui risque de s\u2019effacer et dissimuler son secret ad aeternam. De cette course contre la montre, contre le destin, contre la d\u00e9cr\u00e9pitude, d\u00e9pendent largement le bonheur du couple amoureux, le salut de sa vie commune, la p\u00e9rennit\u00e9 de son hob. Si les deux \u00e9poux \u00e9chouent \u00e0 lire le tatouage, leur m\u00e9nage s\u2019effritera\u00a0: \u00abJe sais que notre bonheur tenait \u00e0 un fil, qu\u2019il \u00e9tait menac\u00e9 \u00e0 force de nous voir fuir un malheur qui, t\u00f4t ou tard, pr\u00e9cipitera notre d\u00e9sunion.\u00bb Il revient \u00e0 eux d\u2019en d\u00e9voiler le secret pour continuer de vivre ensemble, sinon tout s\u2019effondra\u00a0: \u00ab\u00a0Nous voulions d\u00e9chiffrer son \u00e9nigme pour lib\u00e9rer en nous la vie, son otage.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"c5\">En vue de percer \u00e0 jour les sens sous-jacents des symboles poin\u00e7onn\u00e9s \u00e0 m\u00eame le corps ratatin\u00e9 de sa belle-m\u00e8re, le h\u00e9ros-narrateur se voit contraint de lire des livres s\u2019int\u00e9ressant au tatouage, voyager au fin fond du d\u00e9sert, consulter le fqih Si Amar, s\u2019initier \u00e0 l\u2019art de la momification. Qui plus est, l\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019il porte r\u00e9solument \u00e0 ce corps stigmatis\u00e9 trouve l\u2019enti\u00e8re explication dans sa vocation de peintre qui se pla\u00eet \u00e0 mettre sur la toile des corps \u00e9tiques, des corps fluets, des corps effiloch\u00e9s, \u00ab\u00a0des corps disloqu\u00e9s qui devaient \u00eatre la r\u00e9plique exacte d\u2019une vie d\u00e9sabus\u00e9e\u00a0\u00bb. Il en ressort que le h\u00e9ros-narrateur prend le corps, que ce soit le sien ou celui des autres, pour \u00able m\u00e9diateur entre l\u2019intimit\u00e9 du moi et l\u2019ext\u00e9riorit\u00e9 du monde\u00bb (Paul Ric\u0153ur), l\u2019espace o\u00f9 s\u2019\u00e9crit l\u2019histoire et le tissu o\u00f9 se lit l\u2019\u00eatre de l\u2019homme.<\/p>\n<p class=\"c5\">De fil en aiguille, le h\u00e9ros-narrateur \u00e9gr\u00e8ne ici et l\u00e0 quelques interpr\u00e9tations des signes g\u00e9om\u00e9triques grav\u00e9s sur le corps d\u2019Ijja. Celle-ci, selon lui, se fait tatouer pour exalter sa beaut\u00e9 sublime, s\u2019attirer la concupiscence des hommes et la haine des femmes, se d\u00e9clarer libre et \u00e9mancip\u00e9e, exprimer son amour pour Dieu, conjurer un mauvais sort l\u2019emp\u00eachant d\u2019\u00eatre une m\u00e8re, pr\u00e9munir sa fille Lilas du mal. Ces ex\u00e9g\u00e8ses semblent conf\u00e9rer au rite du tatouage une signification in\u00e9dite qui s\u2019inscrit en porte \u00e0 faux avec la Tradition islamique. Celle-ci y voit un geste blasph\u00e9matoire et le voue syst\u00e9matiquement aux g\u00e9monies. Au contraire, chez la belle-m\u00e8re, il acquiert une dimension esth\u00e9tique en ceci qu\u2019il est un motif de beaut\u00e9\u00a0: \u00abIjja pense n\u2019\u00eatre coupable d\u2019aucun sacril\u00e8ge.\u00a0\u00bb Elle en fait usage et le situe au-del\u00e0 du conflit perp\u00e9tuel entre deux ordres oppos\u00e9s\u00a0: le profane et le sacr\u00e9, l\u2019humain et le divin, le d\u00e9sordre et l\u2019ordre, l\u2019impur et le pur. En se tatouant, Ijja n\u2019a point id\u00e9e de profaner son corps cr\u00e9\u00e9 par Dieu ou pervertir son essence. Les lectures heuristiques du h\u00e9ros-narrateur sont une tentative en vue de mettre c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te l\u2019\u00eatre et le n\u00e9ant, le commencement et la fin, la lumi\u00e8re et la t\u00e9n\u00e8bre, la pr\u00e9sence et l\u2019absence, l\u2019amour et le d\u00e9samour. Son dessein est de ne pas laisser la mort s\u2019emparer de lui et de Lilas, envahir leur \u00eatre, leurs \u00e2mes et leur vie.<\/p>\n<p class=\"c5\">Lui et elle se refusent \u00e0 en faire un \u00e9l\u00e9ment destructeur ou une force d\u00e9vastatrice. Ils veulent, a contrario, dompter cette pr\u00e9sence mortuaire, la transformer plut\u00f4t en aliment ign\u00e9 qui nourrit davantage leur amour\u00a0: \u00ab\u00a0Quand la mort s\u2019est invit\u00e9e dans notre couple, nous n\u2019y avons vu que du feu.\u00a0\u00bb Associer la mort au feu, c\u2019est en faire un \u00e9l\u00e9ment positif qui suscite le bien-\u00eatre du couple, consolide sa communion et renforce sa fusion r\u00e9ciproque. Plus la mort est pr\u00e9sente au sein de la maison conjugale, plus l\u2019amour se consolide. Eros et Thanatos se font \u00e9cho, se recoupent, sont mis en relation. Les deux instincts restent au fond les deux facettes de la m\u00eame r\u00e9alit\u00e9. De ce point de vue, le cadavre de la vieille femme cesse d\u2019\u00eatre une entrave \u00e0 la vie \u00e9rotique du couple amoureux. Il favorise plut\u00f4t son \u00e9panouissement qui prendra davantage sens dans l\u2019\u00e9treinte \u00e9rotique o\u00f9 le feu et la chaleur sont explicitement \u00e9voqu\u00e9s\u00a0: \u00abJ\u2019ai eu envie d\u2019accorder nos corps \u00e0 cet \u00e9lan du feu\u00bb, \u00abelle \u00e9carta les jambes et m\u2019offrit son intimit\u00e9 chaude\u00bb, \u00abta bouche fut le foyer de tous les feux\u00bb, \u00abnous exigeons toujours davantage de nos corps, \u00e0 la fois la foudre et l\u2019orage\u00bb. Comme on peut s\u2019en rendre compte, chaque fois que le h\u00e9ros-narrateur raconte ou d\u00e9crit ses amours avec Lilas, il a recours au champ lexical du feu. Il faut rappeler que, dans une perspective psychanalytique, le d\u00e9sir sexuel a \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9 par Bachelard comme une autre image du feu. Il\u00a0 le dit clairement dans son ouvrage consacr\u00e9 \u00e0 cette substance\u00a0:\u00a0\u00abL\u2019amour n\u2019est qu\u2019un feu \u00e0 transmettre. Le feu n\u2019est qu\u2019un amour \u00e0 surprendre\u00bb. L\u2019amour dont parle Bachelard est \u00e0 la fois un sentiment et un acte de deux corps qui partagent la m\u00eame chaleur, le m\u00eame feu, la m\u00eame flamme, le m\u00eame mouvement calorifique. Quand le h\u00e9ros-narrateur et Lilas s\u2019\u00e9treignent et se serrent mutuellement, ils expriment par l\u00e0 leur besoin incessant de chaleur intime et partag\u00e9e. Ainsi, ils se laissent choy\u00e9s par \u00able feu sexualis\u00e9\u00bb selon l\u2019expression imag\u00e9e de Bachelard.<\/p>\n<p class=\"c5\">Ce feu \u00e9rotique, \u00e0 l\u2019instar du feu obituaire, est \u00e9galement positif, en ce sens qu\u2019il suscite le bien-\u00eatre du couple, l\u2019initie \u00e0 une sorte de communion et de fusion. C\u2019est un feu doux, balsamique et l\u00e9nifiant. Il p\u00e9n\u00e8tre dans le corps de chacun des deux personnages, s\u2019y insinue par les pores et s\u2019y propage pied \u00e0 pied de telle sorte que, dans une sc\u00e8ne \u00e0 la limite de l\u2019obsc\u00e9nit\u00e9, ils ont os\u00e9 faire l\u2019amour au m\u00eame lit o\u00f9 g\u00eet le corps tatou\u00e9e d\u2019Ijja\u00a0: \u00ab\u00a0Au moment de jouir, lisons-nous, nous jet\u00e2mes un regard trouble au corps nu, \u00e9tendu sur le lit comme une offrande auguste (\u2026), nous nous inclin\u00e2mes devant ce corps inerte comme pour c\u00e9l\u00e9brer d\u2019anciens cultes\u00bb.<\/p>\n<p class=\"c5\">La fronti\u00e8re est enfin franchie, enfreinte et le lit devient un espace \u00e0 la fois nuptial et fun\u00e8bre, \u00e9rotique et mortuaire. C\u2019est-\u00e0-dire un territoire \u00e9quivoque o\u00f9 l\u2019\u00e9treinte amoureuse et la dormance \u00e9ternelle sont l\u2019expression d\u2019une chor\u00e9graphie ex\u00e9cut\u00e9e par les trois corps, au-del\u00e0 des lignes de partage entre la vie et la mort.<\/p>\n<p>Auteur: rahal mehamed<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/absolut-hob-de-rachid-khaless-corps-entre-eros-et-thanatos.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Berrezzouk Mohammed, critique litt\u00e9raire A lire \u00abAbsolut hob\u00bb, le lecteur aura, d\u2019entr\u00e9e de jeu, affaire au corps. Un corps au pluriel, \u00e0 la fois f\u00e9minin et masculin, jeune et vieux, jouissif et endolori, vigoureux et froid, g\u00e9n\u00e9reux et avare. 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