{"id":32594,"date":"2019-05-06T08:58:00","date_gmt":"2019-05-06T12:58:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/abdelkader-maalej-l-information-entre-hier-et-aujourdhui\/"},"modified":"2019-05-06T08:58:00","modified_gmt":"2019-05-06T12:58:00","slug":"abdelkader-maalej-l-information-entre-hier-et-aujourdhui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/abdelkader-maalej-l-information-entre-hier-et-aujourdhui\/","title":{"rendered":"Abdelkader Maalej: L \u2019information entre hier et aujourd\u2019hui"},"content":{"rendered":"<p>Il \u00e9tait dans mon intention , comme je l\u2019ai promis dans un pr\u00e9c\u00e9dent article intitul\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/26913-abdelkader-maalej-quid-de-la-revolution\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">quid de la r\u00e9volution<\/a> et publi\u00e9 sur les colonnes de cette revue, de consacrer un autre article \u00e0 l\u2019av\u00e8nement de la deuxi\u00e8me r\u00e9publique tunisienne (d\u2019aucuns disent que c\u2019est la troisi\u00e8me) , mais depuis lors, des d\u00e9veloppements se sont produits et notamment le bond en avant (de 97 \u00e0 72 sur 161), de la Tunisie qui a gagn\u00e9 25 places dans le classement de Reporters sans\u00a0 fronti\u00e8res\u00a0 concernant les\u00a0 libert\u00e9s de la\u00a0 presse, classement pourtant remis en cause par le syndicat des journalistes tunisiens qui \u00e9voque \u00abla politique d\u2019atermoiements \u00bb encore suivie selon ses dires par le gouvernement tunisien. C\u2019est surtout\u00a0 cette auto flagellation qui m\u2019a pouss\u00e9 \u00e0 reporter mon projet initial \u00e0 une autre date ult\u00e9rieure et consacrer le pr\u00e9sent propos au tr\u00e8s important chapitre de l\u2019information et particuli\u00e8rement la libert\u00e9 de la presse en Tunisie. Au demeurant, ayant pass\u00e9 toute ma carri\u00e8re administrative au minist\u00e8re de l\u2019information, je me suis toujours int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 ce secteur primordial dans la vie des peuples et dont j\u2019ai \u00e9t\u00e9 un t\u00e9moin oculaire pendant une longue p\u00e9riode. Pour preuve, si besoin est, j\u2019ai publi\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pas moins de 7 livres sur l\u2019histoire de la presse et du journalisme en Tunisie et notamment \u00e0 Sfax\u2019(dont un publi\u00e9 \u00e0 Paris par Edilivre sous le titre \u2018L\u2019information au f\u00e9minin\u2019 et ce en sus des dizaines d\u2019articles publi\u00e9s par des journaux et revues tunisiens dont Assabah, La Gazette du sud, la Revue de la communication publi\u00e9e\u00a0 par l\u2019IPSI, Tunian highligts\u00a0 et Tunisian digest etc.<\/p>\n<h2>L\u2019information \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Bourguiba<\/h2>\n<p>Dans ce papier, je me propose particuli\u00e8rement d\u2019\u00e9tablir une comparaison aussi pr\u00e9cise que possible, entre les trois \u00e8res de notre histoire moderne, \u00e0 savoir l\u2019\u00e9poque de Bourguiba, celle\u00a0 de Ben Ali et celle de l\u2019apr\u00e8s-r\u00e9volution.<\/p>\n<p>Bourguiba \u00e9tait certes un personnage\u00a0 exceptionnel dans l\u2019histoire moderne de la Tunisie. C\u2019est lui qui a jet\u00e9 les bases de l\u2019Etat tunisien, qui a r\u00e9pandu l\u2019enseignement devenu gratuit et obligatoire pour tous, qui a r\u00e9form\u00e9 et modernis\u00e9 le secteur de la sant\u00e9 (planning familial entre autres) qui a lib\u00e9r\u00e9 la femme en promulguant le CSP unique\u00a0 loi en son genre dans le monde arabo-musulman et premi\u00e8re loi \u00e0 \u00eatre promulgu\u00e9e en Tunisie au lendemain de l\u2019ind\u00e9pendance obtenue en 1956 et j\u2019en passe.<\/p>\n<p>Mais en d\u00e9pit de tous ces exploits Bourguiba\u00a0 \u00e9tait un despote qualifi\u00e9 \u00e0 tort ou \u00e0 raison de despote \u00e9clair\u00e9. Pour lui, la fin justifiait\u00a0 les moyens. Se fixant comme premier objectif la r\u00e9alisation du d\u00e9veloppement \u00e9conomique et fort de son charisme, il accaparait entre ses mains\u00a0 tous les pouvoirs\u00a0 car selon lui\u00a0 les Tunisiens n\u2019\u00e9taient pas encore m\u00fbrs pour pouvoir jouir ad\u00e9quatement de la d\u00e9mocratie et d\u2019en faire un bon usage. Par voie de cons\u00e9quence Il n\u2019acceptait aucun partage du pouvoir, ni aucune opposition \u00e0 ses d\u00e9cisions. Ce faisant, Bourguiba avait une mainmise totale sur le secteur de l\u2019information. Tout reproche \u00e0 lui adress\u00e9 \u00e9tait inadmissible et parfois m\u00eame ch\u00e2tiable. Il \u00e9tait aussi un lecteur assidu des journaux et un auditeur ponctuel de la radio nationale. A chaque fois qu\u2019il lisait\u00a0 quelque chose qu\u2019il n\u2019aimait pas ou\u00a0 entendait ce qui ne lui plaisait pas, il n\u2019h\u00e9sitait pas\u00a0 \u00e0 prendre le t\u00e9l\u00e9phone pour tancer l\u2019auteur de l\u2019acte incrimin\u00e9. Il ne cessait jamais de dire \u00e0 tous ceux qui voulaient l\u2019entendre, que la radio t\u00e9l\u00e9vision tunisienne et les journaux Al Amal et l\u2019Action lui appartenaient personnellement et que par cons\u00e9quent on ne pouvait y prof\u00e9rer aucun reproche ni\u00a0 \u00e0 lui ni\u00a0 \u00e0 sa politique.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins tout n\u2019\u00e9tait pas sombre dans ce registre. Sous Bourguiba, le secteur de l\u2019information\u00a0 avait connu deux p\u00e9riodes dor\u00e9es. Dirig\u00e9e vers l\u2019ext\u00e9rieur, la premi\u00e8re avait co\u00efncid\u00e9 avec le passage de feu Mustapha\u00a0 Masmoudi au secr\u00e9tariat d\u2019Etat \u00e0 l\u2019information\u00a0 (1974- 1978)\u00a0 A cette \u00e9poque\u00a0 la Tunisie\u00a0 fut appel\u00e9e \u00e0 jouer un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans le secteur de l\u2019information dans le cadre du mouvement des pays non align\u00e9s. Elle fut \u00e9lue Pr\u00e9sident du Conseil de coordination de l\u2019information des pays non align\u00e9s. Un tunisien B\u00e9chir Twal fut d\u00e9sign\u00e9 PDG de l\u2019agence de presse Tanyoug. La Tunisie \u00e9tait devenue une v\u00e9ritable ruche de travail\u00a0 en pleine activit\u00e9.\u00a0 Les\u00a0 conf\u00e9rences et les colloques internationaux consacr\u00e9s au secteur de\u00a0 l\u2019information se succ\u00e9daient sans rel\u00e2che. Des invit\u00e9s\u00a0 \u00e9trangers\u00a0 affluaient de partout vers la Tunisie pour participer ou assister \u00e0 ces conf\u00e9rences. Les hauts fonctionnaires du Secr\u00e9tariat d\u2019Etat \u00e0 l\u2019information,\u00a0 devaient \u00eatre de la partie et \u00e9taient appel\u00e9s \u00e0 apporter leurs contributions afin d\u2019assurer la bonne organisation et le succ\u00e8s des conf\u00e9rences tenues en Tunisie pendant toute la dur\u00e9e du\u00a0 mandat.<\/p>\n<p>Outre ces activit\u00e9s dirig\u00e9es vers l\u2019ext\u00e9rieur,\u00a0 Mustapha Masmoudi fit promulguer\u00a0 en 1975 le premier code de la presse de la Tunisie ind\u00e9pendante. En 1973 fut aussi fond\u00e9 Le Conseil sup\u00e9rieur de l\u2019information qui avait pu tenir cinq cessions consacr\u00e9es chacune \u00e0 un th\u00e8me pr\u00e9cis\u00a0 ayant trait \u00e0 l\u2019information. A l\u2019issue de chaque cession les participants adoptaient une motion\u00a0 comportant les recommandations adress\u00e9es aux autorit\u00e9s comp\u00e9tentes du pays. Plus tard ce conseil fut aboli et remplac\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Ben Ali par un autre conseil fantoche, le Conseil sup\u00e9rieur de la communication dont les membres \u00e9taient tous d\u00e9sign\u00e9s par le chef de l\u2019Etat.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me \u00e9poque dor\u00e9e du secteur de l\u2019information co\u00efncida avec la d\u00e9signation de M Tahar Belkhodja \u00e0 la t\u00eate du Minist\u00e8re de l\u2019information au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 du vingti\u00e8me si\u00e8cle. Cet homme fort et soutenu par la premi\u00e8re dame de Tunisie, Wassila Bourguiba put faire\u00a0 quelque peu sortir le secteur de l\u2019information de son inertie. Malgr\u00e9 l\u2019opposition du Premier ministre Mohamed Mzali, Tahar Belkhodja\u00a0 avait r\u00e9ussi \u00e0 introduire la diffusion en Tunisie des programmes de la deuxi\u00e8me chaine de t\u00e9l\u00e9vision fran\u00e7aise, Antenne 2, baptis\u00e9e plus tard France 2. Sous Tahar Belkhodja la chaine de t\u00e9l\u00e9vision tunisienne entama la diffusion de certains programmes auxquels il \u00e9tait permis aux opposants de participer. Enfin une quarantaine de revues et de journaux ind\u00e9pendants furent fond\u00e9s tels que Le Maghreb Al Anwar Achourouq et j\u2019en passe.<\/p>\n<h2>L\u2019information \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Ben Ali<\/h2>\n<p>Sous le r\u00e8gne\u00a0 Ben Ali tout allait changer en mati\u00e8re de libert\u00e9s publiques et de droits de l\u2019homme. Ex g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;arm\u00e9e, l\u2019instigateur\u00a0 du 7 novembre 1987 \u00e9tait\u00a0 un homme outranci\u00e8rement\u00a0 strict et rigoureux qui ne tol\u00e9rait\u00a0 ni dialogue ni participation. Il donnait des ordres et les soldats devaient ob\u00e9ir sans discussion aucune. Personne n\u2019avait le droit de lever la main pour donner un avis ou pr\u00e9senter une proposition hormis bien s\u00fbr quelques conseillers acquis \u00e0 sa cause. La libert\u00e9 d\u2019expression \u00e9tait jugul\u00e9e et les journaux ne pouvaient pas sortir du rang. Les journalistes et les chroniqueurs devaient illico presto appliquer les instructions\u00a0 du palais sans mot dire. Celui qui osait agir autrement \u00e9tait automatiquement sanctionn\u00e9. Un mien ami, ex r\u00e9dacteur en chef d\u2019un important journal fut limog\u00e9 de son poste parce qu\u2019il refusait de publier tous les jours et en haut de la premi\u00e8re page la photo du maitre de Carthage m\u00eame s\u2019il n\u2019avait effectu\u00e9 la veille aucune activit\u00e9 digne d\u2019\u00eatre rapport\u00e9e ou\u00a0 rendue publique. Outre cela tous les opposants \u00e9taient non seulement tenus au respect mais carr\u00e9ment\u00a0 mat\u00e9s et la r\u00e9pression battait son plein. Les islamistes \u00e9taient r\u00e9prim\u00e9s sans piti\u00e9. Bref c\u2019\u00e9tait un r\u00e9gime policier par excellence. N\u00e9anmoins dans l\u2019espoir de s\u2019attirer la complaisance de l\u2019opinion internationale et le soutien de certains pays occidentaux Ben Ali\u00a0 avait\u00a0 autoris\u00e9 l\u2019existence de trois ou quatre partis d\u2019opposition, genre de marionnettes\u00a0 et leur octroyait m\u00eame une subvention annuelle substantielle pour\u00a0 les tenir co\u00efts. Pour mieux meubler la vitrine il permettait \u00e0 ces partis\u00a0\u00a0 d\u2019opposition\u00a0 d\u2019avoir leurs propres\u00a0 journaux suppos\u00e9s d\u2019opposition tels que Array, Almawkef et Attariq Aljadid. Mais ces journaux \u00e9taient aussi oblig\u00e9s d\u2019appliquer les instructions du palais, et s\u2019ils ne le faisaient pas ils encouraient le risque de la saisie ou m\u00eame la suspension.<\/p>\n<p>Cette \u00e9treinte fut\u00a0 boucl\u00e9e par une pratique bigrement machiav\u00e9lique. Un groupe de journalistes thurif\u00e9raires\u00a0\u00a0\u00a0 \u00e9tait charg\u00e9 de confectionner des articles de presse pan\u00e9gyriques destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre \u00abvendus\u00bb \u00e0 prix fort \u00e0 certains journaux et revues arabes et africains. Un ex pseudo journaliste \u00e0 la RTT(niveau troisi\u00e8me ann\u00e9e de l\u2019enseignement secondaire)\u00a0 se faisait voir\u00a0 au moins 2 fois par mois\u00a0 \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Tunis Carthage en direction de l\u2019une des capitales du Moyen Orient ou de l\u2019Afrique\u00a0 tenant une valise pleine de dollars destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre offerts \u00e0 tous ceux qui acceptaient de publier l\u2019un des articles en sa possession. Pour confirmer l\u2019authenticit\u00e9 de cette information je peux dire que\u00a0 j\u2019ai \u00e9t\u00e9 moi-m\u00eame sollicit\u00e9 de participer \u00e0 ce genre d\u2019activit\u00e9 et que\u00a0 j\u2019avais naturellement d\u00e9clin\u00e9 l\u2019offre, pr\u00e9textant\u00a0 que je n\u2019\u00e9tais pas un journaliste professionnel. Outre ces journalistes d\u2019autres personnes avaient leur part de l\u2019obole en publiant des livres faisant l\u2019\u00e9loge de Ben Ali; je citerais simplement le cas d\u2019un ex ministre encore en vie et un feu cin\u00e9aste se voulant aussi \u00eatre un historien qui avaient eu leur ran\u00e7on en publiant chacun un livre \u00e9logieux sur Ben Ali.<\/p>\n<p>Les laudateurs n\u2019\u00e9taient pas uniquement tunisiens. Certaines plumes moyen-orientales obtenaient \u00e9galement une part du g\u00e2teau en participant par leurs publications \u00e0 l\u2019\u00e9loge de Ben Ali, Je me limite \u00e0 citer les deux cas les plus flagrants, celui de la syrienne Hamida Na\u2019na\u2019 qui fut gracieusement r\u00e9compens\u00e9e pour son livre sur Ben Ali, et le libanais Nabil Barad\u00ef qui fut autoris\u00e9 \u00e0 fonder en Tunisie la revue Ala\u2019hd (qui signifie \u00e8re ou engagement). Tous les minist\u00e8res \u00e9taient tenus de s\u2019abonner \u00e0 la revue (50 exemplaires) et une voiture du minist\u00e8re \u00e9tait utilis\u00e9e pour assurer la distribution de la revue.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<h2>La libert\u00e9 d\u2019expression et d\u2019organisation au lendemain du 14 janvier\u00a0 2011<\/h2>\n<p>Au lendemain de la chute de Ben Ali et l\u2019av\u00e8nement de ce qu\u2019on a appel\u00e9 \u00e0 tort ou \u00e0 raison la deuxi\u00e8me r\u00e9publique les choses vont compl\u00e8tement changer. Tout le monde s\u2019accorde \u00e0 dire que le seul acquis jusqu\u2019ici obtenu par les Tunisiens\u00a0 n\u2019est autre que\u00a0 la libert\u00e9 d\u2019expression et d\u2019organisation de partis politiques ou d\u2019associations. Avons-nous su profiter utilement de cette aubaine? Au plan de l\u2019information on pourrait r\u00e9pondre oui. Mais la libert\u00e9 de la presse a \u00e9t\u00e9 grosso modo bigrement\u00a0 exploit\u00e9e par les moyens d\u2019information, ce qui a\u00a0 malheureusement abouti \u00e0 certains abus. M\u00eame\u00a0 la HAICA, l\u2019institution constitutionnelle\u00a0 audio visuelle fond\u00e9e aux fins de faire, respecter la loi, n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 exercer ses comp\u00e9tences convenablement, notamment en ce qui concerne la chaine de t\u00e9l\u00e9vision\u00a0 Nessma. La HAICA\u00a0 a d\u00f9 recourir \u00e0 la force publique pour obliger Nessma \u00e0 fermer ses portes ce qui n\u2019a pas manqu\u00e9 de provoquer un toll\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral contre cette d\u00e9cision. Par contre elle n\u2019a pas pu appliquer la m\u00eame\u00a0 loi \u00e0 l\u2019encontre d\u2019une autre chaine qui se trouve dans une m\u00eame condition en l\u2019occurrence la chaine Zitouna Interrog\u00e9 sur cette position de deux poids deux mesure, le\u00a0 pr\u00e9sident de la HAICA a fait savoir que\u00a0 son organisation n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 capable d\u2019appliquer la loi contre la chaine Zitouna\u00a0 car celle ci est\u00a0 soutenue, dit il honteusement, par un parti politique au pouvoir, en l\u2019occurrence Ennahdha. Les cas d\u2019abus sont multiples et il serait fastidieux de les \u00e9num\u00e9rer tous. N\u00e9anmoins on ne peut pas omettre\u00a0 de signaler que molto incidents se sont produits et des dizaines de journalistes tunisiens furent agress\u00e9s, tabass\u00e9s\u00a0 et parfois gri\u00e8vement bless\u00e9s lors de l\u2019accomplissement de leur besogne Est ce le prix de la libert\u00e9. Peut \u00eatre.<\/p>\n<p>On ne saurait\u00a0 maintenant clore ce chapitre sans \u00e9voquer\u00a0 la libert\u00e9 de fonder des partis politiques et des associations civiles. La pl\u00e9thore de telles instituions ne peut \u00eatre que n\u00e9faste. Le nombre des partis a atteint 218 et le nombre\u00a0 des associations a d\u00e9pass\u00e9 les 20 milles. Pour ce qui est des partis la d\u00e9chirure est manifeste. Et les descensions n\u2019\u00e9pargnent\u00a0 pratiquement aucun d\u2019eux et en premier lieu Nida Tounes qui avait pourtant remport\u00e9, haut la main,\u00a0 les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles et l\u00e9gislatives de 2014. Quant aux associations des dizaines sinon\u00a0 des centaines se sont av\u00e9r\u00e9es en rapport \u00e9troit ave le terrorisme tout en percevant d\u2019\u00e9normes sommes d\u2019argent dispens\u00e9es par certains pays \u00e9trangers qui se fixent pour objectif la d\u00e9stabilisation du pays concern\u00e9 pour y fonder un Etat islamique soumis \u00e0 leur volont\u00e9. Des dizaines d\u2019associations furent d\u00e9j\u00e0 dissoutes mais le mal persiste toujours puisqu\u2019un grand nombre parmi elles sont soutenues par des partis politiques puissants. La fameuse affaire de l&rsquo;\u00e9cole fallacieusement dite coranique est un\u00a0 exemple manifeste de cette d\u00e9bandade.<\/p>\n<p>Pour conclure sur une note optimiste, je continue de nourrir l\u2019espoir d\u2019un avenir meilleur.<\/p>\n<p class=\"c2\"><strong>Abdelkader Maalej<\/strong><br \/><em>Ecrivain et ancien communicateur<\/em><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/27055-abdelkader-maalej-l-information-entre-hier-et-aujourd-hui\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il \u00e9tait dans mon intention , comme je l\u2019ai promis dans un pr\u00e9c\u00e9dent article intitul\u00e9 quid de la r\u00e9volution et publi\u00e9 sur les colonnes de cette revue, de consacrer un autre article \u00e0 l\u2019av\u00e8nement de la deuxi\u00e8me r\u00e9publique tunisienne (d\u2019aucuns disent que c\u2019est la troisi\u00e8me) , mais depuis lors, des d\u00e9veloppements se sont produits et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1772,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,55],"tags":[],"class_list":["post-32594","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-tunisie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32594","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1772"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32594"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32594\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32594"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32594"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32594"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}