{"id":33561,"date":"2019-05-10T13:33:58","date_gmt":"2019-05-10T17:33:58","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/transport-de-viande-a-ouagadougou-un-attentat-a-lhygiene-alimentaire\/"},"modified":"2019-05-10T13:33:58","modified_gmt":"2019-05-10T17:33:58","slug":"transport-de-viande-a-ouagadougou-un-attentat-a-lhygiene-alimentaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/transport-de-viande-a-ouagadougou-un-attentat-a-lhygiene-alimentaire\/","title":{"rendered":"Transport de viande \u00e0 Ouagadougou: Un attentat \u00e0 l\u2019hygi\u00e8ne alimentaire"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Une.jpg?fit=900%2C960&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"742\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Une.jpg?resize=696%2C742&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Une.jpg?w=900&#038;ssl=1 900w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Une.jpg?resize=281%2C300&#038;ssl=1 281w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Une.jpg?resize=768%2C819&#038;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Une.jpg?resize=696%2C742&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Une.jpg?resize=394%2C420&#038;ssl=1 394w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"Une\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_30_5cd5f0aabdabc_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4463\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/FESPACO-TOUR-2019-Bannie%CC%80re-728x90-1.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p><strong>Dans la capitale burkinab\u00e8, le transport de carcasses de viande sur des motocyclettes et sans protection est devenu monnaie courante. Ces pratiques qui foulent aux pieds les r\u00e8gles \u00e9l\u00e9mentaires d\u2019hygi\u00e8ne mettent, cependant, en danger la vie du consommateur, et ce, en d\u00e9pit de l\u2019existence d\u2019un abattoir frigorifique et des efforts de la police municipale.<\/strong><\/p>\n<p>La viande est un aliment tr\u00e8s pris\u00e9 par les Burkinab\u00e8, et les Ouagalais en particulier. Malheureusement, les conditions d\u2019hygi\u00e8ne et de transport (mobylettes, tricycles, voitures non frigorifi\u00e9es, etc.) qui pr\u00e9c\u00e8dent sa commercialisation sont parfois r\u00e9pugnantes. Boucher au march\u00e9 de Arb-yaar, Sa\u00efdou Sawadogo,\u00a0 avoue, sourire aux l\u00e8vres, qu\u2019il trimballe quotidiennement sa viande sur sa mobylette. En ce d\u00e9but de matin\u00e9e du samedi 16 mars 2019, il enfourche sa moto, pour rejoindre son lieu de travail, les jambes pos\u00e9es sur la viande pour la maintenir en \u00e9quilibre. Les bras solidement accroch\u00e9s au guidon, il slalome entre les voitures et les motocyclettes. \u00ab<em>Regardez, mes pieds n\u2019atteignent plus les freins, je sais que je suis expos\u00e9 aux accidents de la route. Mais je n\u2019ai pas le choix, si je veux assurer ma pitance quotidienne<\/em>\u00bb, explique-t-il. En direction du centre-ville, aux environs du quartier Larl\u00e9, un autre transporteur de viande s\u2019attire le courroux des usagers de la route. Apr\u00e8s moult acrobaties, il parvient \u00e0 immobiliser de justesse sa moto au niveau des feux tricolores. La viande fourr\u00e9e entre la selle et le guidon, il se faufile entre les v\u00e9hicules, r\u00e9ussit \u00e0 se frayer un passage et dispara\u00eet dans la circulation. \u00ab<em>Ils sont \u00e0 l\u2019origine de nombreux accidents de la route et sont r\u00e9guli\u00e8rement traqu\u00e9s par les policiers<\/em>\u00bb, affirme Halidou Kabor\u00e9, boucher de son \u00e9tat. Le transport de la viande \u00e0 l\u2019aide de moyens inadapt\u00e9s n\u2019est pas observable uniquement dans les abattoirs de fortune.\u00a0 Le ph\u00e9nom\u00e8ne est \u00e9galement perceptible \u00e0 l\u2019abattoir frigorifique de Ouagadougou o\u00f9 la viande est manipul\u00e9e sans aucune mesure appropri\u00e9e. Les aides-bouchers (agents charg\u00e9s de ramasser la viande dans les chambres froides pour les placer sur les crochets et tables du boucher) et les mandataires (les agents charg\u00e9s de d\u00e9crocher les carcasses pour les charger dans les v\u00e9hicules) portent all\u00e8grement la viande qui sur la t\u00eate, qui sur le dos ou les \u00e9paules. \u00ab<em>La viande doit \u00eatre transport\u00e9e dans des chariots ou des paniers pour sortir de la chambre froide et non sur la t\u00eate ou le dos<\/em>\u00a0\u00bb, rappelle Mamoudou Ou\u00e9draogo, le directeur de la soci\u00e9t\u00e9 de gestion de l\u2019abattoir frigorifique de Ouagadougou (SOGEAO). Selon les textes qui r\u00e9gissent la profession de boucher, \u00a0les aides-bouchers doivent, par exemple, porter une blouse et un chapeau rose et des bottes. En outre, ces v\u00eatements doivent \u00eatre r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9sinfect\u00e9s. \u00a0Les mandataires sont soumis aux m\u00eames r\u00e8gles, mais doivent porter une blouse et un chapeau bleus et des bottes. L\u2019application des textes en vigueur connait cependant des difficult\u00e9s. La manipulation et le transport de la viande \u00e0 Ouagadougou ne suivent aucune r\u00e8gle. Pire, ces mauvais comportements ont lieu au nez et \u00e0 la barbe des responsables de l\u2019abattoir et des autorit\u00e9s municipales. <em>\u00ab\u00a0Heureusement que c\u2019est un aliment qui se consomme apr\u00e8s cuisson\u00a0<\/em>\u00bb, estime Dramane Traor\u00e9, pr\u00e9sident de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB).<\/p>\n<p><strong>Un outil de production v\u00e9tuste<\/strong><\/p>\n<p>Le patron de l\u2019abattoir frigorifique de Ouagadougou, Mamoudou Ou\u00e9draogo le reconnait en ces termes: \u00ab<em>Dans un abattoir qui se respecte, la viande ne doit pas \u00eatre transport\u00e9e sur la t\u00eate ou sur les \u00e9paules\u00a0parce qu\u2019il y a des \u00e9quipements qui sont pr\u00e9vus pour cela. Malheureusement, ces textes indiquant le comportement \u00e0 adopter ne sont pas respect\u00e9s\u00bb<\/em>. A ce jour, l\u2019abattoir ne dispose que de deux vieux v\u00e9hicules commis \u00e0 cette t\u00e2che dont l\u2019un est en panne. \u00ab<em>L\u2019autre camion fait des livraisons sur commande, exclusivement pour les grandes boucheries et les alimentations<\/em>\u00bb, fait remarquer M. Kabor\u00e9. De m\u00eame, les chariots et les paniers qui servent au transport de la viande \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur sont en nombre insuffisant et de mauvaise qualit\u00e9, d\u00e9plore M. Ou\u00e9draogo. Sur ces entrefaites, un v\u00e9hicule commun\u00e9ment appel\u00e9 \u201c<em>Peugeot b\u00e2ch\u00e9e<\/em>\u201d fait son entr\u00e9e au sein de l\u2019abattoir et se gare au milieu des tables garnies de carcasses. Apr\u00e8s avoir fait le plein de viande, le conducteur d\u00e9marre en trombe et se dirige vers la sortie. \u00ab<em>Nous ne sommes pas satisfaits de la fa\u00e7on dont la viande est trait\u00e9e \u00e0 Ouaga. Mais que pouvons-nous y faire?<\/em>\u00a0\u00bb, s\u2019interroge, impuissant, Mamoudou Ou\u00e9draogo. L\u2019abattoir a \u00e9t\u00e9 r\u00e9habilit\u00e9 en 2004 \u00e0 pr\u00e8s de 3 milliards FCFA pour r\u00e9pondre aux exigences hygi\u00e9nique et sanitaire de la production de viande. 15 ans apr\u00e8s, l\u2019outil de production reste v\u00e9tuste et tourne au ralenti. L\u2019objectif affich\u00e9 au d\u00e9part est loin d\u2019\u00eatre atteint. C\u2019est du moins le sentiment du directeur g\u00e9n\u00e9ral de la SOGEAO: \u00ab\u00a0<em>On ne peut pas avoir de la viande produite dans les conditions hygi\u00e9niques et techniques requises\u00bb<\/em>. Ces pratiques, admettent nos interlocuteurs, nuisent \u00e0 la sant\u00e9 du consommateur. Les uns et les autres se rejettent cependant la balle. Chez les bouchers, les arguments pour se justifier ne manquent pas. \u00ab<em>Nous<\/em> <em>n\u2019avons pas de camions r\u00e9frig\u00e9r\u00e9s \u00e0 notre disposition<\/em>. <em>C\u2019est pourquoi, nous sommes oblig\u00e9s de transporter la viande avec nos motocyclettes<\/em>\u00bb, se d\u00e9fend le porte-parole des bouchers de l\u2019abattoir frigorifique, Halidou Kabor\u00e9. M. Ou\u00e9draogo estime, pour sa part, \u00a0que les autorit\u00e9s doivent davantage s\u00e9vir. Il soutient qu\u2019il\u00a0ne lui appartient pas de donner un coup de pied dans la fourmili\u00e8re. \u00ab<em>Ce n\u2019est pas de notre r\u00f4le de lutter contre cette pratique<\/em>\u00bb, pr\u00e9vient-il. C\u2019est aux autorit\u00e9s municipales, clame-t-il, de prendre leurs responsabilit\u00e9s. \u00ab<em>Cette mission revient \u00e0 la commune de Ouagadougou qui doit, \u00e0 travers la police municipale, assurer la discipline dans le transport de la viande<\/em>\u00bb, affirme-t-il. Le chef de service communication et relations publiques de la police municipale de Ouagadougou, Adama Pamtaaba exhorte, quant \u00e0 lui, les acteurs du domaine \u00e0 adopter de bonnes attitudes. \u00ab<em>La responsabilit\u00e9 de toute personne qui commercialise une denr\u00e9e alimentaire est suffisamment engag\u00e9e. Car elle d\u00e9tient la vie de plusieurs citoyens<\/em>\u00a0\u00bb, rel\u00e8ve-t-il.<\/p>\n<p><strong>Cr\u00e9er des abattoirs secondaires<\/strong><\/p>\n<p>M.Pamtaba assure que le probl\u00e8me a \u00e9t\u00e9 pris \u00e0 bras-le-corps par les autorit\u00e9s burkinab\u00e8 \u00e0 travers l\u2019adoption, depuis 2010, de l\u2019arr\u00eat\u00e9 conjoint (n\u00b0 2010 -101 MCPEA \/MRA\/MATD\/SECU\/MEF) des ministres en charge du Commerce, des Ressources animales, de l\u2018Administration territoriale, de la S\u00e9curit\u00e9 et de l\u2019Economie. Toutefois, la police municipale, soutient-il, \u00e0 travers la Brigade de lutte contre les abattages clandestins, traque sans rel\u00e2che, les transporteurs de viande qui violent les textes en la mati\u00e8re. A ses dires, un boucher pris en flagrant d\u00e9lit de transport de viande non couverte, peut se voir retirer sa marchandise pour contr\u00f4le. \u00ab <em>Si elle est saine, elle est offerte en don. Dans le cas contraire, elle est incin\u00e9r\u00e9e<\/em> \u00bb, d\u00e9voile-t-il. A l\u2019entendre, tout le probl\u00e8me se situe au niveau des abattoirs satellites qui ne disposent pas de camions r\u00e9frig\u00e9r\u00e9s. Il demande, pour ce faire, aux bouchers une protection plus accrue de la viande lors de son transport. \u00ab<em>\u00a0Elle doit \u00eatre mise \u00e0 l\u2019abri de tout ce qui peut porter atteinte \u00e0 sa qualit\u00e9\u00a0<\/em>\u00bb, conseille-t-il.\u00a0 Pour le porte-parole des bouchers, les premiers responsables de l\u2019abattoir d\u00e9fendent tout sauf les int\u00e9r\u00eats de ses pairs. \u00ab\u00a0<em>Le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la SOGEAO ne fait pas de plaidoyer concernant le transport de la viande, il plaide pour le mat\u00e9riel et l\u2019\u00e9quipement<\/em>\u00a0\u00bb, souligne-t-il, du haut de ses quarante ann\u00e9es d\u2019exp\u00e9rience. Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, \u00a0la police et la SOGEAO pr\u00f4nent la sensibilisation des acteurs de la fili\u00e8re viande autour des th\u00e9matiques qui ont trait \u00e0 l\u2019hygi\u00e8ne alimentaire et \u00e0 la salubrit\u00e9. A l\u2019abattoir frigorifique, des actions allant dans ce sens sont d\u00e9j\u00e0 en cours, foi de Mamoudou Ou\u00e9draogo. Ceux qui s\u2019illustrent positivement, mentionne-t-il, seront prim\u00e9s. \u00ab\u00a0<em>On va r\u00e9compenser les meilleurs abattants par des tenues recommand\u00e9es par l\u2019arr\u00eat\u00e9 relatif \u00e0 la profession de boucher<\/em>\u00a0\u00bb, atteste-t-il. En maniant la carotte et le b\u00e2ton, la police municipale s\u2019inscrit aussi dans cette logique. \u00a0Mais, elle plaide \u00e9galement pour une relecture des textes. \u00ab\u00a0<em>L\u2019arr\u00eat\u00e9 conjoint de 2010 doit \u00eatre remis sur la table. Et il y a n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9velopper des abattoirs frigorifiques secondaires<\/em>\u00a0\u00bb, souhaite-t-il. Mamoudou Ou\u00e9draogo, de son c\u00f4t\u00e9, n\u2019\u00e9pouse pas l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9ation d\u2019abattoirs secondaires. \u00a0Sa conviction est que l\u2019abattoir est un \u00e9tablissement sp\u00e9cifique dont l\u2019implantation doit ob\u00e9ir \u00e0 des conditions rigoureuses.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Les abattoirs ne peuvent pas \u00eatre multipli\u00e9s comme des boutiques de cartons ou de bonbons. Parce que les conditions d\u2019exploitation sont extr\u00eamement difficiles<\/em>\u00a0\u00bb, clame le DG de la SOGEAO. Le pr\u00e9sident de la LCB, Dramane Traor\u00e9, encourage les bouchers \u00e0 offrir des services de qualit\u00e9 \u00e0 leurs clients. C\u2019est \u00e0 ce prix, mart\u00e8le-t-il, qu\u2019ils pourront faire prosp\u00e9rer leurs affaires.<\/p>\n<p><strong>Ouamtinga Michel ILBOUDO<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"mailto:Omichel20@gmail.com\">Omichel20@gmail.com<\/a><\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_31_5cd5f0aabdc7b_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Auteur: BS. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/05\/10\/transport-de-viande-a-ouagadougou-un-attentat-a-lhygiene-alimentaire\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la capitale burkinab\u00e8, le transport de carcasses de viande sur des motocyclettes et sans protection est devenu monnaie courante. 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