{"id":35287,"date":"2019-05-19T07:00:00","date_gmt":"2019-05-19T11:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/me-boubaker-chaouch-celui-qui-avait-dit-non-le-26-janvier-1978\/"},"modified":"2019-05-19T07:00:00","modified_gmt":"2019-05-19T11:00:00","slug":"me-boubaker-chaouch-celui-qui-avait-dit-non-le-26-janvier-1978","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/me-boubaker-chaouch-celui-qui-avait-dit-non-le-26-janvier-1978\/","title":{"rendered":"Me Boubaker Chaouch : Celui qui avait dit non le 26 janvier 1978"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/boubaker.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" height=\"453\" align=\"left\"\/>Rarement une vie aura \u00e9t\u00e9 aussi remplie en rebondissements, aussi p\u00e9trie d\u2019exp\u00e9riences crois\u00e9es et de grands sourires \u00e0 la fois. Me Boubaker Chaouch, qui vient de nous quitter \u00e0 82 ans, aura \u00e9t\u00e9 parmi les premiers juristes hauts commissaires de la police nationale, au lendemain de l\u2019Ind\u00e9pendance, occupant des fonctions tr\u00e8s sensibles, un fin n\u00e9gociateur de l\u2019ombre apr\u00e8s le 26 janvier 1978 avec la direction emprisonn\u00e9e de l\u2019Ugtt et un avocat d\u00e9nouant des affaires des plus complexes. Dans son Dj\u00e9rid natal, Me Chaouch (30 janvier 1937- 14 mars 2019) a gard\u00e9 la simplicit\u00e9, l\u2019intelligence, l\u2019humour et la fine courtoisie. Tr\u00e8s positif, il prenait tout avec un large sourire, cultivant le sens de l\u2019amiti\u00e9, venant au secours de ceux qui se trouvent en difficult\u00e9, mettant tout son poids et son \u00e9pais carnet d\u2019adresses pour les en sortir. Monsieur Solution, Si Boubaker l\u2019avait toujours \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Jeune commissaire de police \u00e0 B\u00e9ja, Sousse (tout le Sahel, du temps d\u2019Amor Ch\u00e9chia) et Tunis, Boubaker Chaouch sera ensuite promu aux premiers postes: contre-espionnage, chef de la s\u00e9curit\u00e9 pr\u00e9sidentielle, et inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des services. Il sera parmi les premiers \u00e0 moderniser le travail de la police nationale, veiller \u00e0 une formation de haut niveau, encourager le d\u00e9veloppement de la police technique et scientifique, renforcer la coop\u00e9ration technique internationale et promouvoir de nouvelles g\u00e9n\u00e9rations de sp\u00e9cialistes de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure. Les patrons successifs de la S\u00fbret\u00e9 nationale et du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur, Taieb Mehiri, B\u00e9ji Ca\u00efd Essebsi, Driss Guiga et autres Taher Belkhouja savaient qu\u2019ils pouvaient compter sur son esprit moderniste et son efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour avoir refus\u00e9 de cautionner le carnage du 26 janvier 1978 faisant des dizaines de morts et des centaines de bless\u00e9s, parmi d\u2019humbles citoyens, des manifestants et des syndicalistes, et d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 diligenter une enqu\u00eate devant d\u00e9limiter les responsabilit\u00e9s et faire traduire les coupables devant la justice, il a \u00e9t\u00e9 limog\u00e9 de ses fonctions. Boubaker Chaouch n\u2019avait alors que 41 ans. Commence alors pour lui une nouvelle vie. Hommage.<\/p>\n<h2>Le go\u00fbt du bonheur<\/h2>\n<p>Il l\u2019aimait tant son cher pays. Peut-\u00eatre n\u2019aurait-il pas trouv\u00e9 les mots pour dire combien il l\u2019aimait. Sa lumi\u00e8re, ses couleurs, son soleil, sa mer, ses parfums, ses frimas des matins d\u2019hiver, ses apr\u00e8s-midi d\u2019automne \u00e0 la moiteur somnolente, et surtout ses longues soir\u00e9es d\u2019\u00e9t\u00e9 o\u00f9, sous une lune pleine, \u00e0 l\u2019\u00e9clat froid des \u00e9toiles, il retrouvait ses amis fid\u00e8les, une famille aim\u00e9e et choy\u00e9e, leurs plantureuses agapes, leurs histoires, leurs tracas, leurs rires. Une vie.<\/p>\n<p><span class=\"c2\"><strong>Tozeur 1937<\/strong><\/span>. Tozeur, sa ville natale. Tozeur, vieille citadelle hors du temps. Ses briques ocres et p\u00e2les, celles des palais de Saba, ses ruelles ombrag\u00e9es, ses palmiers, sa For\u00eat , ses fruits gorg\u00e9s de lumi\u00e8re, ses Anciens, aux visages burin\u00e9s de soleil, ses femmes, \u00f4 combien d\u00e9j\u00e0 ind\u00e9pendantes, l\u2019humour inalt\u00e9rable des gens du Sud, et puis son rire \u00e0 lui, enfant, avec sa ch\u00e8vre, avec ses jeux dans la palmeraie, ses courses \u00e0 en perdre haleine dans le d\u00e9sert immense, le sable sous ses pieds nus,\u00a0 le regard vert de sa m\u00e8re\u2026 L\u2019enfance. On ne quitte jamais vraiment le pays de son enfance.<\/p>\n<p>Parfois, une rencontre change tout. Son instituteur, Mohammed Souissi, est un humaniste. Il le pousse \u00e0 \u00e9tudier, lui insuffle la soif d\u2019apprendre, la curiosit\u00e9 des mots et des choses. Vient le concours d\u2019entr\u00e9e au coll\u00e8ge. Il est re\u00e7u au lyc\u00e9e Alaoui de Tunis, seul admis du gouvernorat. Il a 13 ans. Il quitte les siens. Un nouveau monde s\u2019ouvre alors.<\/p>\n<h2>Une jeunesse tunisienne<\/h2>\n<p>Tunis sous protectorat fran\u00e7ais. Il ressent dans sa chair l\u2019escarre du colonis\u00e9, il l\u2019a lu dans le regard sombre de ses jeunes camarades lors des premi\u00e8res manifestations lyc\u00e9ennes. Enfin, le pays s\u2019\u00e9broue et sort de sa torpeur s\u00e9culaire. Le 20 mars 1956, la Tunisie recouvre son ind\u00e9pendance. Un an plus tard, un drame survient: la mort de son p\u00e8re. Il faut affronter la douleur. Interrompre\u00a0 ses \u00e9tudes. Remiser ses r\u00eaves. Il a vingt ans. Il doit gagner sa vie. Il passe d\u2019un petit boulot \u00e0 un autre.<\/p>\n<p>Il parvient \u00e0 int\u00e9grer la police, au dernier \u00e9chelon. Il reprend parall\u00e8lement ses \u00e9tudes, s\u2019inscrit \u00e0 la facult\u00e9 de Droit, participe bri\u00e8vement au bureau politique des jeunes \u00e9tudiants du parti destourien. A son tour, il veut servir. Souverainet\u00e9, R\u00e9publique, m\u00e9rite, ces mots r\u00e9sonnent comme une promesse.<\/p>\n<p>Il se marie; elle aussi est jeune \u00e9tudiante: Maherzia. Ils fondent une famille, ont un fils, Sami; deux autres enfants suivront, Hajer et Slim. Il obtient son dipl\u00f4me de droit. Il a 30 ans. Vite, rattraper le temps perdu.<\/p>\n<h2>Au service de l\u2019Etat<\/h2>\n<p>Il regagne le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur par la grande porte: il est nomm\u00e9 commissaire de police\u00a0 \u00e0 Tunis. En 1968, il est fait chevalier de l\u2019ordre de la R\u00e9publique,\u00a0 et dans la foul\u00e9e, on lui attribue la r\u00e9gion de Sousse, lui, l\u2019homme du Sud, sans parent\u00e8le, sans famille. L\u2019atmosph\u00e8re du pays est morose\u2026 Les antagonismes \u00abclaniques\u00bb au sommet du pouvoir peuvent \u00eatre f\u00e9roces. Mais il refuse cat\u00e9goriquement toute fonction \u00abpolitiquement\u00bb sensible. Diff\u00e9rents ministres de l\u2019Int\u00e9rieur se suivent: l\u2019un des premiers d\u2019entre eux\u00a0 est M. B\u00e9ji Ca\u00efd Essebsi, qui aura le destin que l\u2019on sait.<\/p>\n<p><span class=\"c2\"><strong>En 1974,<\/strong><\/span> il est fait commandeur de l\u2019ordre de la R\u00e9publique, obtient le grade de commissaire sup\u00e9rieur. Il prend successivement la t\u00eate de diff\u00e9rents services: contre-espionnage, \u00e9cole de police,\u00a0 chef de l\u2019escorte pr\u00e9sidentielle, inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des services. Il est\u00a0 fier d\u2019expliquer \u00e0 ses coll\u00e8gues marocains qu\u2019on ne lui a pas confi\u00e9 l\u2019escorte pr\u00e9sidentielle parce qu\u2019il \u00e9tait de Monastir ou qu\u2019il \u00e9tait de la famille de Bourguiba. Pendant ce temps, \u00e0 Tunis, la guerre de succession continue, larv\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"c3\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Boubaker%20chaouach1.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" height=\"352\" align=\"middle\"\/><\/p>\n<p><span class=\"c2\"><strong>1978<\/strong><\/span>: coup de tonnerre dans le pays. Il est inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des services, \u00e0 la t\u00eate de \u00abla police des polices\u00bb. Ce 26 janvier, apr\u00e8s la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9cid\u00e9e par l\u2019Ugtt, la puissante centrale syndicale, les \u00e9v\u00e8nements s\u2019acc\u00e9l\u00e8rent. Manifestations, \u00e9meutes, la col\u00e8re \u00e9clate. Le pouvoir fait tirer. On compte de nombreux bless\u00e9s, des morts. L\u2019\u00e9tat d\u2019urgence est d\u00e9cr\u00e9t\u00e9. Lui n\u2019h\u00e9site pas. Conform\u00e9ment \u00e0 la loi, il diligente les enqu\u00eates. A chaque demande de sa hi\u00e9rarchie, il objecte le droit. Rester fid\u00e8le \u00e0 ses principes, ne pas c\u00e9der, ne pas trembler. \u00abSaint-Just !\u00bb, s\u2019esclaffera-t-il\u00a0 plus tard. Le couperet tombe: il est d\u00e9mis de ses fonctions. Mis \u00e0 la retraite d\u2019office. Il\u00a0 a 41 ans. Il ne poss\u00e8de rien. Tout est \u00e0 refaire.<\/p>\n<h2>Aux affaires sociales<\/h2>\n<p>Sa travers\u00e9e du d\u00e9sert dure deux ans\u2026 Deux longues ann\u00e9es \u00e9prouvantes, \u00e9clair\u00e9es par les mains tendues de quelques amis.<\/p>\n<p><span class=\"c2\"><strong>1980:<\/strong><\/span> les choses se remettent en branle dans le pays. Un nouveau gouvernement se forme.\u00a0 Suite aux \u00e9v\u00e9nements de 1978, et de surcro\u00eet apr\u00e8s la crise de Gafsa , il faut imp\u00e9rativement apaiser le pays. On pr\u00f4ne l\u2019ouverture, on rappelle des \u00abd\u00e9missionn\u00e9s\u00bb.<\/p>\n<p>Il accepte une fonction de conseiller au sein du cabinet du ministre des Affaires sociales, M. Mohamed Ennaceur.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re mission qu\u2019on lui confie l\u2019enthousiasme: reprendre langue avec l\u2019Ugtt, la centrale syndicale historique dirig\u00e9e par Habib Achour, alors en prison avec ses camarades du bureau ex\u00e9cutif et plusieurs dizaines de cadres. Dans la plus grande discr\u00e9tion, jour et nuit, il \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u0153uvre, aboutissant \u00e0 la lib\u00e9ration, le 1er mai 1981, de tous les hauts dirigeants de l\u2019Ugtt, puis le placement d\u2019Achour en r\u00e9sidence surveill\u00e9e avant son affranchissement total.<\/p>\n<p class=\"c3\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Boubaker%20chaouach3.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" height=\"515\" align=\"middle\"\/><\/p>\n<p>Au cours de ces ann\u00e9es-l\u00e0, il noue des amiti\u00e9s ind\u00e9fectibles: feu Tahar Azaiez, Mohamed Karboul, Slaheddine El Abed, Naceur Gharbi, Frej Souissi, Brahim Jameleddine, Taoufik Habaieb, alors jeune attach\u00e9 de presse, tant de visages, de rencontres\u2026Mais le souvenir du 26 janvier le hante. Il d\u00e9cide qu\u2019il prendra seul les r\u00eanes de sa vie. Il s\u2019inscrit au barreau de Tunis. Il a 45 ans. Une nouvelle carri\u00e8re commence.<\/p>\n<h2>Avocat au barreau de Tunis<\/h2>\n<p>Il endosse sa robe d\u2019avocat, se replonge dans ses livres de droit, ses vieilles passions famili\u00e8res.\u00a0 Mais il est de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 d\u00e9sormais. Il est avocat conseil de l\u2019ambassade d\u2019Autriche un temps, puis de l\u2019ambassade de Suisse pendant de longues ann\u00e9es. Il d\u00e9couvre un autre m\u00e9tier, se cr\u00e9e de nouvelles habitudes. Tous les matins, il prend son caf\u00e9 chez le b\u00e2tonnier, Ma\u00eetre Lazhar Karoui Echebbi, son grand ami.\u00a0 Un grand nombre de ses amis d\u2019autrefois sont encore aux affaires. Bien qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9cart des centres de d\u00e9cision, il se pla\u00eet \u00e0 jouer un r\u00f4le de \u00abpacificateur\u00bb entre hommes de diff\u00e9rentes sensibilit\u00e9s. Car il aime les gens. Il se nourrit de leur pr\u00e9sence. Il leur donne en retour son rire reconnaissable entre tous, sa chaleur.<\/p>\n<p class=\"c3\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Boubaker%20chaouach2.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" height=\"367\" align=\"middle\"\/><\/p>\n<h2>7 novembre 1987: coup d\u2019Etat<\/h2>\n<p>Loin des m\u00e9andres du pouvoir, lui suit son chemin. Le pays suit son destin. Les veill\u00e9es demeurent\u00a0 \u00e9gay\u00e9es par la pr\u00e9sence de ses amis, comme feu le grand po\u00e8te Midani Ben Salah, ou le juriste Mokhtar Ben Jemaa. Peu \u00e0 peu, il ralentit son rythme de travail et sa vie sociale se concentre sur ses amis intimes, sa famille, ses petits-enfants. \u00c0 l\u2019automne d\u2019une vie, le temps est trop pr\u00e9cieux. On distingue enfin l\u2019essentiel de l\u2019important.<\/p>\n<p><span class=\"c2\"><strong>14 janvier 2011<\/strong><\/span>. Il voit des visages familiers revenir au-devant de la sc\u00e8ne politique. Lui n\u2019\u00e9prouve plus le d\u00e9sir de livrer de nouvelles batailles. Il n\u2019en ressent ni l\u2019envie, ni la force. Peut-\u00eatre qu\u2019au cr\u00e9puscule de son existence, finit-on par comprendre la derni\u00e8re phrase de Candide de Voltaire qu\u2019il se plaisait tant \u00e0 citer : \u00abceci est bien dit, mais il faut cultiver notre jardin\u00bb. Voil\u00e0. C\u2019est le printemps. Tu rejoins dix ans et un jour plus tard ton jeune fr\u00e8re Mahmoud. Sa perte inattendue t\u2019avait cruellement affect\u00e9, il te manquait tant.\u00a0 Une vie.\u00a0 Ces quatre-vingt-deux ann\u00e9es sont pass\u00e9es comme un \u00e9clair, comme un songe.<\/p>\n<h2>Une vie. Tant de souvenirs\u2026<\/h2>\n<p>Tu as partag\u00e9 avec nous ton rire, ton soleil. Par-dessus tout, tu nous as appris l\u2019essentiel.<\/p>\n<p>Le go\u00fbt du bonheur.<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Elias et Hajer Chaouch<\/strong><\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/27131-me-boubaker-chaouch-celui-qui-avait-dit-non-le-26-janvier-1978\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rarement une vie aura \u00e9t\u00e9 aussi remplie en rebondissements, aussi p\u00e9trie d\u2019exp\u00e9riences crois\u00e9es et de grands sourires \u00e0 la fois. 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