{"id":38234,"date":"2019-06-02T07:40:00","date_gmt":"2019-06-02T11:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/aucun-signe-dembellie\/"},"modified":"2019-06-02T07:40:00","modified_gmt":"2019-06-02T11:40:00","slug":"aucun-signe-dembellie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/aucun-signe-dembellie\/","title":{"rendered":"Aucun signe d\u2019embellie"},"content":{"rendered":"<div id=\"originalText\" readability=\"87\">\n<p>Dans la derni\u00e8re note de conjoncture diffus\u00e9e hier par les Douanes, les signes d\u2019embellie en mati\u00e8re de commerce ext\u00e9rieur sont quasi absents. Le d\u00e9ficit commercial s\u2019inscrit en hausse, les exportations d\u2019hydrocarbures en baisse, alors que la facture d\u2019importation n\u2019a recul\u00e9 que de quelques millions de dollars \u00e0 l\u2019issue des quatre premiers mois de l\u2019ann\u00e9e. En chiffres, le d\u00e9ficit de la balance commerciale est pass\u00e9 de 1,83 milliard de dollars durant les quatre premiers mois de 2018 \u00e0 1,84 milliard de dollars durant les quatre premiers mois 2019, les exportations de 13,53 milliards de dollars \u00e0 13,33 milliards de dollars et les importations de 15,37 milliards de dollars \u00e0 15,17 milliards de dollars, marquant ainsi une infime baisse de 1,3%.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomie alg\u00e9rienne demeure trop sensible aux turbulences du march\u00e9 p\u00e9trolier mondial. La faible rentabilit\u00e9 du baril de Brent a p\u00e9nalis\u00e9 les exportations du pays, dont les hydrocarbures repr\u00e9sentent 93,54% du volume global des exportations. Celles-ci se sont chiffr\u00e9es \u00e0 12,47 milliards de dollars \u00e0 fin avril 2019, contre 12,55 milliards de dollars \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode de 2018, enregistrant une l\u00e9g\u00e8re baisse (-0,71%). La balance commerciale ne s\u2019est surtout pas am\u00e9lior\u00e9e faute d\u2019\u00e9conomies significatives sur la facture d\u2019importation. Malgr\u00e9 le dispositif protectionniste du gouvernement Ouyahia, mis en place d\u00e8s janvier 2018, combinant les restrictions administratives, bancaires et l\u00e9gislatives, les importations n\u2019ont baiss\u00e9 que de quelques millions de dollars.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de ma\u00eetrise des importations, c\u2019\u00e9tait plut\u00f4t le service minimum que tentaient d\u2019assurer les pr\u00e9c\u00e9dents gouvernements, alors que l\u2019actuel Ex\u00e9cutif passe du populisme \u00e0 l\u2019improvisation, se contentant de quelques coups de rabot, touchant tant\u00f4t la facture d\u2019importation des collections CKD-SKD, tant\u00f4t les approvisionnements en c\u00e9r\u00e9ales et en poudre de lait. R\u00e9sultat : une baisse d\u2019\u00e0 peine 1,3% a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e sur la facture d\u2019importation. Ce r\u00e9sultat marginal, combin\u00e9 \u00e0 une baisse des exportations d\u2019hydrocarbures, pourrait donner lieu \u00e0 un contrecoup s\u00e9v\u00e8re sur la courbe de la balance commerciale. Et plus globalement sur la balance des paiements. Le d\u00e9ficit de la balance des paiements pourrait s\u2019aggraver cette ann\u00e9e pour se situer entre 10 et 15 milliards de dollars, ce qui affectera n\u00e9gativement le solde des r\u00e9serves de changes.<\/p>\n<p>Un d\u00e9ficit de 10 \u00e0 15 milliards de dollars de la balance des paiements se traduira math\u00e9matiquement par une ponction \u00e9quivalente dans les r\u00e9serves de changes ; le solde se situant \u00e0 moins de 80 milliards de dollars \u00e0 fin juin. Le pays a perdu plus de 114 milliards de dollars sur ses r\u00e9serves de changes depuis juin 2014, date durant laquelle le march\u00e9 p\u00e9trolier a connu un de ses pires retournements de situation. Ce qu\u2019il faut retenir \u00e9galement de la note de conjoncture publi\u00e9e hier par l\u2019administration douani\u00e8re, c\u2019est que les importations depuis la zone dollar (Chine, Turquie et Arabie saoudite) ont augment\u00e9 sensiblement, alors que les achats du pays depuis la zone euro ont connu des tendances \u00e0 la baisse durant les quatre premiers mois de l\u2019ann\u00e9e.\u00a0<\/p>\n<p class=\"c10\"><strong>A. T.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"text_core\" readability=\"87\">\n<p>Dans la derni\u00e8re note de conjoncture diffus\u00e9e hier par les Douanes, les signes d\u2019embellie en mati\u00e8re de commerce ext\u00e9rieur sont quasi absents. Le d\u00e9ficit commercial s\u2019inscrit en hausse, les exportations d\u2019hydrocarbures en baisse, alors que la facture d\u2019importation n\u2019a recul\u00e9 que de quelques millions de dollars \u00e0 l\u2019issue des quatre premiers mois de l\u2019ann\u00e9e. En chiffres, le d\u00e9ficit de la balance commerciale est pass\u00e9 de 1,83 milliard de dollars durant les quatre premiers mois de 2018 \u00e0 1,84 milliard de dollars durant les quatre premiers mois 2019, les exportations de 13,53 milliards de dollars \u00e0 13,33 milliards de dollars et les importations de 15,37 milliards de dollars \u00e0 15,17 milliards de dollars, marquant ainsi une infime baisse de 1,3%.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomie alg\u00e9rienne demeure trop sensible aux turbulences du march\u00e9 p\u00e9trolier mondial. La faible rentabilit\u00e9 du baril de Brent a p\u00e9nalis\u00e9 les exportations du pays, dont les hydrocarbures repr\u00e9sentent 93,54% du volume global des exportations. Celles-ci se sont chiffr\u00e9es \u00e0 12,47 milliards de dollars \u00e0 fin avril 2019, contre 12,55 milliards de dollars \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode de 2018, enregistrant une l\u00e9g\u00e8re baisse (-0,71%). La balance commerciale ne s\u2019est surtout pas am\u00e9lior\u00e9e faute d\u2019\u00e9conomies significatives sur la facture d\u2019importation. Malgr\u00e9 le dispositif protectionniste du gouvernement Ouyahia, mis en place d\u00e8s janvier 2018, combinant les restrictions administratives, bancaires et l\u00e9gislatives, les importations n\u2019ont baiss\u00e9 que de quelques millions de dollars.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de ma\u00eetrise des importations, c\u2019\u00e9tait plut\u00f4t le service minimum que tentaient d\u2019assurer les pr\u00e9c\u00e9dents gouvernements, alors que l\u2019actuel Ex\u00e9cutif passe du populisme \u00e0 l\u2019improvisation, se contentant de quelques coups de rabot, touchant tant\u00f4t la facture d\u2019importation des collections CKD-SKD, tant\u00f4t les approvisionnements en c\u00e9r\u00e9ales et en poudre de lait. R\u00e9sultat : une baisse d\u2019\u00e0 peine 1,3% a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e sur la facture d\u2019importation. Ce r\u00e9sultat marginal, combin\u00e9 \u00e0 une baisse des exportations d\u2019hydrocarbures, pourrait donner lieu \u00e0 un contrecoup s\u00e9v\u00e8re sur la courbe de la balance commerciale. Et plus globalement sur la balance des paiements. Le d\u00e9ficit de la balance des paiements pourrait s\u2019aggraver cette ann\u00e9e pour se situer entre 10 et 15 milliards de dollars, ce qui affectera n\u00e9gativement le solde des r\u00e9serves de changes.<\/p>\n<p>Un d\u00e9ficit de 10 \u00e0 15 milliards de dollars de la balance des paiements se traduira math\u00e9matiquement par une ponction \u00e9quivalente dans les r\u00e9serves de changes ; le solde se situant \u00e0 moins de 80 milliards de dollars \u00e0 fin juin. Le pays a perdu plus de 114 milliards de dollars sur ses r\u00e9serves de changes depuis juin 2014, date durant laquelle le march\u00e9 p\u00e9trolier a connu un de ses pires retournements de situation. Ce qu\u2019il faut retenir \u00e9galement de la note de conjoncture publi\u00e9e hier par l\u2019administration douani\u00e8re, c\u2019est que les importations depuis la zone dollar (Chine, Turquie et Arabie saoudite) ont augment\u00e9 sensiblement, alors que les achats du pays depuis la zone euro ont connu des tendances \u00e0 la baisse durant les quatre premiers mois de l\u2019ann\u00e9e.\u00a0<\/p>\n<p class=\"c10\"><strong>A. T.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.liberte-algerie.com\/actualite\/aucun-signe-dembellie-317068\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la derni\u00e8re note de conjoncture diffus\u00e9e hier par les Douanes, les signes d\u2019embellie en mati\u00e8re de commerce ext\u00e9rieur sont quasi absents. 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