{"id":38728,"date":"2019-06-04T16:17:44","date_gmt":"2019-06-04T20:17:44","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/diaspora-ces-burkinabe-qui-se-font-une-place-en-chine\/"},"modified":"2019-06-04T16:17:44","modified_gmt":"2019-06-04T20:17:44","slug":"diaspora-ces-burkinabe-qui-se-font-une-place-en-chine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/diaspora-ces-burkinabe-qui-se-font-une-place-en-chine\/","title":{"rendered":"Diaspora : ces Burkinab\u00e8 qui se font une place en Chine"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/1-5.jpg?fit=738%2C553&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"522\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/1-5.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/1-5.jpg?w=738&#038;ssl=1 738w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/1-5.jpg?resize=300%2C225&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/1-5.jpg?resize=80%2C60&#038;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/1-5.jpg?resize=265%2C198&#038;ssl=1 265w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/1-5.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/1-5.jpg?resize=561%2C420&#038;ssl=1 561w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"1\"\/><\/a><\/div>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_top td_uid_30_5cf6e6337227e_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4463\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/FESPACO-TOUR-2019-Bannie%CC%80re-728x90-1.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p><strong>Contrairement \u00e0 certains concitoyens qui ont choisi l\u2019Europe, des Burkinab\u00e8 ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 aller en Chine pour tenter l\u2019aventure. Dans ce pays peupl\u00e9 de plus d\u2019un milliard d\u2019habitants, ils essaient de se faire une place au soleil.<\/strong><\/p>\n<p>Yiwu est une ville-district de la province du Zheijiang en Chine. Situ\u00e9e \u00e0 deux heures de vol, au Sud de P\u00e9kin, la capitale chinoise, elle abrite le plus grand march\u00e9 au monde. D\u2019ailleurs, elle porte le slogan \u00e9vocateur, \u00abUn oc\u00e9an de marchandises, un paradis pour les consommateurs\u00bb. Chaque jour, ce sont pr\u00e8s de 3\u00a0000 containers qui quittent le port sec de Yiwu pour plusieurs destinations. La ville est le centre d\u2019attraction de commer\u00e7ants venus des quatre coins du monde. Plus de 30\u00a0000 \u00e9trangers de nationalit\u00e9s diverses y sont install\u00e9es et exercent pour la plupart dans le commerce et la restauration. Depuis quelques ann\u00e9es, une vingtaine de Burkinab\u00e8 y ont d\u00e9pos\u00e9 aussi leurs valises et tentent de tirer leur \u00e9pingle du jeu dans l\u2019activit\u00e9 commerciale. Moussa Sawadogo fait partie de cette minorit\u00e9 visible dans cette ville cosmopolite.<\/p>\n<p>Il y est arriv\u00e9 en 2005. Employ\u00e9 dans une succursale d\u2019une entreprise d\u2019un Malien bas\u00e9 dans la ville de Guangzhou au d\u00e9but, il est aujourd\u2019hui \u00e0 la t\u00eate de sa propre soci\u00e9t\u00e9 de commerce et de logistique, cr\u00e9\u00e9e en 2009. Lorsqu\u2019il nous re\u00e7oit, ce jeudi 2 mai 2019, dans les locaux de son nouvel appartement acquis r\u00e9cemment \u00e0 co\u00fbt de plusieurs centaines de millions F CFA, ses deux portables sonnent incessamment. Les appels viennent de la Chine et d\u2019un peu partout en Afrique. L\u2019entretien est quelquefois interrompu sur notre insistance pour qu\u2019il r\u00e9ponde \u00e0 certains appels. A l\u2019\u00e9vocation de son itin\u00e9raire, l\u2019on se rend compte que sa vie a \u00e9t\u00e9 un parcours du combattant. L\u2019homme, tant sollicit\u00e9, est arriv\u00e9 comme un simple aventurier. Il voit le jour en 1978, \u00e0 Vato, dans la province du Bam. D\u00e8s sa tendre enfance, il rejoint son oncle maternel \u00e0 Bobo-Dioulasso o\u00f9 il commence son cursus scolaire. Faute de moyens financiers, son parcours scolaire s\u2019arr\u00eate en 1993 en classe de CM2.<\/p>\n<p>Un triste souvenir, qui entra\u00eene un tr\u00e9molo dans sa voix. En 1996, le c\u0153ur vaillant, il emprunte le chemin de la C\u00f4te d\u2019Ivoire. Yamoussoukro, la capitale politique, est sa premi\u00e8re destination. Sur place, il exerce comme mercier aupr\u00e8s d\u2019un couturier qui l\u2019admire pour son s\u00e9rieux au travail. Trois ans apr\u00e8s, il rejoint Abidjan, la capitale \u00e9conomique. Il y travaille comme conducteur de taxi compteur. Entre temps, il envisage d\u2019\u00e9migrer aux Etats-Unis d\u2019Am\u00e9rique. Le r\u00eave est de courte dur\u00e9e puisqu\u2019il n\u2019obtient pas le visa pour le pays de l\u2019Oncle Sam. Le jeune ambitieux, Moussa Sawadogo, n\u2019en d\u00e9mord pas. Il d\u00e9cide de tenter l\u2019aventure au pays de Confucius. Le visa obtenu \u00e0 Abidjan, il embarque pour Guangzhou, une ville industrielle chinoise pris\u00e9e par les commer\u00e7ants africains.<\/p>\n<p><strong>D\u2019Abidjan \u00e0 Guangzhou<\/strong><\/p>\n<p>Les poches vides, il passe ses premi\u00e8res nuits \u00e0 la belle \u00e9toile \u00e0 Guangzhou o\u00f9 vivent aujourd\u2019hui une centaine de Burkinab\u00e8. Lorsque des amis maliens lui proposent de l\u2019h\u00e9berger, il pousse un ouf de soulagement. Mais cet \u00e9pisode \u00abdor\u00e9\u00bb est de courte dur\u00e9e. \u00abParmi mes h\u00f4tes, certains fumaient de la drogue, je me suis senti en danger\u00bb, raconte-t-il. Face \u00e0 cette situation inconfortable, il pr\u00e9f\u00e8re regagner la rue pour affronter les nuits froides de Guangzhou. C\u2019est dans cette errance, qu\u2019il frappe \u00e0 la porte de celui qu\u2019il consid\u00e8re comme son \u00abbienfaiteur\u00bb, Soungalo Traor\u00e9. Un homme d\u2019affaires malien qui avait un commerce dans la ville. A l\u2019\u00e9vocation de son souvenir, il a une pens\u00e9e pieuse pour lui puisque ce dernier est d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Lorsque M. Sawadogo le sollicite un travail, le Malien lui demande juste sa nationalit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00abJe n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 aussi fier de mon pays que ce jour-l\u00e0. Quand je lui ai r\u00e9pondu que j\u2019\u00e9tais Burkinab\u00e8, M. Traor\u00e9 m\u2019a simplement dit de venir commencer le travail le lendemain. Le Burkina Faso a \u00e9t\u00e9 le dipl\u00f4me exig\u00e9 pour mon embauche\u00bb, confie M. Sawadogo. Un travail qui consistait \u00e0 r\u00e9ceptionner les marchandises et \u00e0 les r\u00e9partir en fonction des commandes. Son dynamisme et son s\u00e9rieux aidant, il apprend le chinois sur le tas et gagne la confiance de son patron en un laps de temps. Celui-ci d\u00e9cide de l\u2019envoyer \u00e0 Yiwu la m\u00eame ann\u00e9e (2005) pour pr\u00eater main forte \u00e0 un autre employ\u00e9 qui s\u2019occupe de ses affaires.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quatre ann\u00e9es de fructueuse collaboration et une solide exp\u00e9rience acquise dans le n\u00e9goce, le jeune Burkinab\u00e8 d\u00e9cide de fonder son entreprise d\u00e9nomm\u00e9e Ba\u00efwa Trading International Company en 2009. \u00abBa\u00efwa\u00bb en chinois signifie \u00abaies confiance en toi\u00bb. Pour l\u2019homme d\u2019affaires, mari\u00e9 et p\u00e8re de trois enfants, l\u2019on ne peut r\u00e9ussir sans un minimum de confiance en soi. Les activit\u00e9s principales de la soci\u00e9t\u00e9 se r\u00e9sument \u00e0 la logistique, \u00e0 aider les commer\u00e7ants burkinab\u00e8 et d\u2019ailleurs \u00e0 trouver des marchandises de bonne qualit\u00e9, \u00e0 charger leurs containers et \u00e0 vendre les produits de sa marque.\u00a0\u00abNous accompagnons \u00e9galement les commer\u00e7ants dans la facilitation de leurs affaires avec les Chinois\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. Au fil du temps, la soci\u00e9t\u00e9 gagne en r\u00e9putation.<\/p>\n<p><strong>Une client\u00e8le vari\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>En 2011, \u00e0 la faveur de la venue massive de commer\u00e7ants burkinab\u00e8 dans la ville o\u00f9 a vu le jour le premier traducteur du manifeste du Parti communiste en Chinois, Chen Wangdao, le carnet d\u2019adresses de M. Sawadogo s\u2019\u00e9toffe. Par mois, il re\u00e7oit entre 100 et 150 commer\u00e7ants de son pays. En plus de ses compatriotes, il a une client\u00e8le dans d\u2019autres pays comme le Mali, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, la Guin\u00e9e, la France et le Pakistan. Gr\u00e2ce \u00e0 son flair aiguis\u00e9 pour les affaires, le jeune Sawadogo cr\u00e9\u00e9 une marque d\u00e9nomm\u00e9e Ba\u00efwa qui se d\u00e9cline en des produits vari\u00e9s tels que les plaques et accessoires solaires, les batteries, les ventilateurs et les postes t\u00e9l\u00e9viseurs \u00e9cran LED. En 2018, ce sont plusieurs centaines de milliers de postes t\u00e9l\u00e9viseurs de sa marque qu\u2019il \u00e9coule en Afrique. Ce qui lui rapporte des recettes de plusieurs centaines de millions F CFA. M\u00eame si l\u2019aventure chinoise est une success-story pour lui, M. Sawadogo reste profond\u00e9ment attach\u00e9 \u00e0 son pays dans lequel il se rend chaque trimestre. Il investit \u00e9galement dans le domaine immobilier \u00e0 Ouagadougou.<\/p>\n<p>\u00abMa r\u00e9ussite en Chine n\u2019a de sens que si j\u2019investis aussi dans mon pays natal. Je garde des liens solides l\u00e0-bas\u00bb, pr\u00e9cise Moussa Sawadogo. En dix ans d\u2019existence, Ba\u00efwa Trading International Company a embauch\u00e9 plusieurs nationalit\u00e9s (Burkinab\u00e8, Maliens et S\u00e9n\u00e9galais). Aujourd\u2019hui, le point focal des Burkinab\u00e8 de Yiwu emploie dix personnes dans sa soci\u00e9t\u00e9, toutes de nationalit\u00e9 chinoise. Il vient de lib\u00e9rer son dernier concitoyen qui travaillait avec lui. Ce dernier est aujourd\u2019hui install\u00e9 \u00e0 son propre compte.<\/p>\n<p><strong>Un exemple qui fait des \u00e9mules<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019exemple de Moussa Sawadogo fait quelques \u00e9mules parmi ses concitoyens. Il vient en aide r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 la plupart des compatriotes qui frappent \u00e0 sa porte. \u00abJe pense que c\u2019est un devoir pour moi qui suis arriv\u00e9 ici en 2005 de tendre la perche \u00e0 mes fr\u00e8res qui tentent l\u2019aventure en terre chinoise. C\u2019est \u00e9tant solidaire avec eux que nous pouvons v\u00e9ritablement \u00eatre forts et conqu\u00e9rants\u00bb, argue pos\u00e9ment le patron de Ba\u00efwa Trading International Company.<\/p>\n<p>En plus de lui, 20 autres Burkinab\u00e8 sont bas\u00e9s \u00e0 Yiwu pour mener des activit\u00e9s commerciales. Seydou Ou\u00e9draogo est de ceux-l\u00e0. Natif de Kalsaka dans la province du Yatenga au Nord du Burkina Faso, il a commenc\u00e9 \u00e0 venir en Chine en 2016 pour ravitailler sa quincaillerie au grand march\u00e9 de Ouagadougou. Apr\u00e8s une ann\u00e9e de va-et-vient, M. Ou\u00e9draogo, 40 ans, mari\u00e9 et p\u00e8re de cinq enfants, est s\u00e9duit par les opportunit\u00e9s d\u2019affaires de la ville de Yiwu. Il laisse la gestion de sa quincaillerie \u00e0 son jeune fr\u00e8re et y d\u00e9pose ses valises. Petit \u00e0 petit, lui aussi se fraie un chemin dans le business. Il dispose d\u2019un endroit appel\u00e9 groupage o\u00f9 il fait le chargement des bagages en direction de son pays natal. \u00abEn plus, je vends des marchandises au march\u00e9 et j\u2019aide les commer\u00e7ants qui viennent faire leurs achats. Je les accompagne aussi dans les usines pour lancer leurs commandes\u00bb, d\u00e9taille M.<\/p>\n<p>Ou\u00e9draogo qui applaudit le r\u00e9tablissement de l\u2019axe Ouaga-P\u00e9kin. Si son r\u00eave de r\u00e9sider \u00e0 Yiwu s\u2019est r\u00e9alis\u00e9, il le doit en partie \u00e0 son compatriote Moussa Sawadogo. Ses pr\u00e9cieux conseils, soutient-il, l\u2019ont amplement aid\u00e9 \u00e0 concr\u00e9tiser son projet de faire du business dans cette localit\u00e9, une destination touristique. En attendant d\u2019obtenir la carte de r\u00e9sidence, Seydou Ou\u00e9draogo est convaincu d\u2019avoir fait un choix judicieux en \u00e9migrant en Chine.<\/p>\n<p><strong>\u00abUn pont entre la Chine et le Burkina Faso\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Abdoul Wahab Bonkoungou, lui aussi est un commer\u00e7ant arriv\u00e9 r\u00e9cemment de Ouagadougou pour se ravitailler en marchandises. Bas\u00e9 au grand march\u00e9 de la capitale burkinab\u00e8, il vend, entre autres, des ceintures, des casquettes, des v\u00e9los pour enfants et biens d\u2019autres articles. Ce sont ces marchandises qu\u2019il vient chercher r\u00e9guli\u00e8rement en Chine au moins quatre \u00e0 cinq fois dans l\u2019ann\u00e9e. Il est admiratif de ses compatriotes qui ont fait aussi l\u2019option de faire du business \u00e0 Yiwu. Sa collaboration avec Moussa Sawadogo, le patron de Ba\u00efwa Trading International Company, est vieille de cinq ans. Gr\u00e2ce \u00e0 celui qu\u2019il consid\u00e8re comme l\u2019h\u00f4te des Burkinab\u00e8 dans la ville, l\u2019obtention de marchandises se passe le plus ais\u00e9ment possible.<\/p>\n<p>\u00abM. Sawadogo est p\u00e9tri d\u2019exp\u00e9riences en mati\u00e8re de commerce. Il est un pont entre la Chine et le Burkina Faso. M\u00eame en \u00e9tant au pays, vous lancez vos commandes, il vous les fait parvenir sans difficult\u00e9s\u00bb, t\u00e9moigne-t-il avec satisfaction. Bien qu\u2019encore embryonnaire \u00e0 Yiwu, la communaut\u00e9 burkinab\u00e8 se distingue aux yeux des autorit\u00e9s locales. La mairie fait l\u2019effort de l\u2019associer \u00e0 toutes les activit\u00e9s importantes de la ville. \u00abPar exemple, quand la mairie a appris l\u2019arriv\u00e9e de la d\u00e9l\u00e9gation de l\u2019ambassade du Burkina Faso en Chine \u00e0 Yiwu, elle a mis un v\u00e9hicule \u00e0 notre disposition pour l\u2019accueil\u00bb, indique le point focal de la communaut\u00e9 burkinab\u00e8. L\u2019int\u00e9gration entre les communaut\u00e9s africaines dans la ville se renforce aussi au quotidien. En 2018, une coupe d\u2019Afrique des nations a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e entre elles.<\/p>\n<p>Le Burkina Faso qui n\u2019avait pas une \u00e9quipe compl\u00e8te a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 des largesses de son voisin malien. \u00abNotre \u00e9quipe \u00e9tait soutenue par les Chinois. Finalement, c\u2019est le Nig\u00e9ria qui est sortie victorieuse de la comp\u00e9tition\u00bb, relate M. Sawadogo.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Karim BADOLO<\/strong><br \/><strong>(Depuis P\u00e9kin en Chine)<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_31_5cf6e63372441_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1724\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/sidwaya-pub.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"90\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DD. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/06\/04\/diaspora-ces-burkinabe-qui-se-font-une-place-en-chine\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Contrairement \u00e0 certains concitoyens qui ont choisi l\u2019Europe, des Burkinab\u00e8 ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 aller en Chine pour tenter l\u2019aventure. Dans ce pays peupl\u00e9 de plus d\u2019un milliard d\u2019habitants, ils essaient de se faire une place au soleil. 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