{"id":39246,"date":"2019-06-07T07:15:00","date_gmt":"2019-06-07T11:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/30-ans-apres-lecosysteme-jaouda-bien-installe\/"},"modified":"2019-06-07T07:15:00","modified_gmt":"2019-06-07T11:15:00","slug":"30-ans-apres-lecosysteme-jaouda-bien-installe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/30-ans-apres-lecosysteme-jaouda-bien-installe\/","title":{"rendered":"<div>30 ans apr\u00e8s, l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me Jaouda bien install\u00e9<\/div>"},"content":{"rendered":"<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"33\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/jayda-abattoirs-030.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"jayda-abattoirs-030.jpg\" title=\"jayda-abattoirs-030.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"11\">\n<p class=\"rtejustify\">La marque Jayda, lanc\u00e9e en 2016, a conquis la grande distribution et la restauration de luxe avec la viande rouge de la race Holstein. La capacit\u00e9 annuelle de l\u2019abattoir totalise 20.000 bovins et 65.000 ovins <em>(Ph. GA)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">7.500 collaborateurs, 50.000 emplois indirects, 4 milliards de DH de chiffre d\u2019affaires et un investissement cumul\u00e9 avoisinant les 2 milliards de DH. Ce sont l\u00e0 les chiffres cl\u00e9s de la coop\u00e9rative agricole, plus connue sous le nom de Copag.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019ascension\u00a0 fulgurante de ce groupement, qui f\u00e9d\u00e8re aujourd\u2019hui 72 coop\u00e9ratives de petits producteurs, tient au choix strat\u00e9gique initial: l\u2019int\u00e9gration. \u00abDe l\u2019amont \u00e0 l\u2019aval des fili\u00e8res, toutes les cha\u00eenes de valeur sont investies pour cr\u00e9er le maximum de valeur ajout\u00e9e\u00bb, r\u00e9v\u00e8le son pr\u00e9sident, M\u2019Hamed Loultiti.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Copag a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e le 7 mai 1987 autour d\u2019un\u00a0 noyau r\u00e9duit de petits et moyens producteurs. Aujourd\u2019hui, cette conf\u00e9d\u00e9ration f\u00e9d\u00e8re 72 coop\u00e9ratives. Elle est deuxi\u00e8me producteur laitier et premier exportateur d\u2019agrumes: 90.000 tonnes r\u00e9alis\u00e9es en 2018.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">En 2018, l\u2019effectif recens\u00e9 d\u00e9passait les 20.000 agriculteurs dont 14.900 affili\u00e9s et 6.000 agr\u00e9g\u00e9s dans le cadre du Plan Maroc Vert dans la r\u00e9gion du Tadla-Azilal. Le tout est supervis\u00e9 par un staff d\u2019une centaine de cadres dont 40 ing\u00e9nieurs, toutes sp\u00e9cialit\u00e9s confondues. C\u2019est \u00e0 l\u2019image d\u2019une grande entreprise rompue aux normes de gestion moderne.\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Pour l\u2019histoire, Copag est n\u00e9e dans la foul\u00e9e des premi\u00e8res ann\u00e9es de\u00a0 lib\u00e9ralisation du commerce ext\u00e9rieur des fruits et l\u00e9gumes et la fin du monopole de l\u2019Office de commercialisation et d\u2019exportation (OCE). Seulement, les petits producteurs faisaient figure des laiss\u00e9s-pour-compte de la r\u00e9forme.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"31.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/jaouda-usine-030.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"jaouda-usine-030.jpg\" title=\"jaouda-usine-030.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"8\">\n<p class=\"rtejustify\">Copag valorise les \u00e9carts de triage en jus qu\u2019elle commercialise \u00e0 l\u2019\u00e9tat naturel ou m\u00e9lang\u00e9 avec les produits d\u00e9riv\u00e9s du lait <em>(Ph. GA)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">En monopolisant la logistique (conditionnement et fret maritime), les groupes exportateurs d\u2019agrumes, constitu\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque, avaient tout mis en place pour \u00e9carter le petit producteur du circuit de l\u2019export. Acc\u00e8s difficile aux stations de conditionnement, suppression des avances pour couvrir les frais de cueillette et recours aux achats sur pieds.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Ce sont, entre autres, ces abus qui avaient pouss\u00e9\u00a0 quelques petits agrumiculteurs de la r\u00e9gion du Souss \u00e0 se constituer en consortium pour disposer de leur propre station de conditionnement. L\u2019investissement s\u2019\u00e9levait \u00e0 7 millions de DH dont 2 millions en fonds propres. Mais restait \u00e0 convaincre les banques.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Au d\u00e9part, les \u00e9tablissements bancaires r\u00e9clamaient l\u2019hypoth\u00e8que du titre foncier de la station avant m\u00eame que la proc\u00e9dure d\u2019immatriculation n\u2019ait abouti. Ce qui n\u00e9cessitait un long d\u00e9lai et donc un retard pour l\u2019installation des \u00e9quipements.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Finalement, apr\u00e8s de laborieuses n\u00e9gociation avec l\u2019ex-BCM, Copag a pu obtenir un cr\u00e9dit relais sur la BNDE (ndlr: aujourd\u2019hui disparue). N\u00e9anmoins avec des hypoth\u00e8ques individuelles des associ\u00e9s. Ironie de l\u2019histoire, aujourd\u2019hui,\u00a0 \u00able groupe est courtis\u00e9 par les banques d\u00e8s lors qu\u2019elles ont vent d\u2019un projet d\u2019investissement\u00bb, confie Loultiti.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le site de Taroudant (15 hectares) regroupe toutes les installations industrielles d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la transformation du lait, la fabrication des aliments de b\u00e9tail, l\u2019abattage et la pr\u00e9paration des viandes, le conditionnement des agrumes et primeurs et la gestion administrative et financi\u00e8re. Il faut au moins trois jours pour visiter l\u2019ensemble des installations, tellement gigantesques.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">L\u2019impact sur l\u2019environnement imm\u00e9diat est \u00e9galement impressionnant. La petite localit\u00e9 A\u00eft Iazza (10 km de Taroudant) o\u00f9 se trouve le complexe pr\u00e9sente l\u2019allure d\u2019un village am\u00e9ricain o\u00f9 les 4&#215;4 circulent \u00e0 loisir et l\u2019habitat moderne y pr\u00e9domine. De l\u2019avis d\u2019un pompiste, le ch\u00f4mage n\u2019est pas pass\u00e9 par l\u00e0. \u00abUn membre d\u2019un m\u00e9nage sur deux est employ\u00e9 par Copag\u00bb, pr\u00e9cise un gar\u00e7on de caf\u00e9.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le reste s\u2019active dans l\u2019agriculture, l\u2019\u00e9levage ou le tourisme rural. La zone offre en effet des sites montagneux f\u00e9eriques, parfois couverts de neige et o\u00f9 le g\u00eete et le couvert rel\u00e8vent de la tradition locale et des produits du terroir. Un type d\u2019hospitalit\u00e9 trop pris\u00e9 par les jeunes touristes en qu\u00eate de l\u2019authentique et du naturel.<\/p>\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"33.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/jaouda-030.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"jaouda-030.jpg\" title=\"jaouda-030.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"12\">\n<p class=\"rtejustify\">Le complexe administratif regroupe l\u2019ensemble des services. Des r\u00e9unions hebdomadaires du comit\u00e9 sont tenues pour faire le point avec les responsables des diff\u00e9rentes fili\u00e8res. Le conseil d\u2019administration, \u00e9lu par l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, tient un r\u00f4le capital en ce qui concerne la prise de d\u00e9cision<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>Premier exportateur d\u2019agrumes<\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">La premi\u00e8re r\u00e9alisation fut donc la station de conditionnement d\u2019agrumes. Actuellement, les adh\u00e9rents de Copag disposent de 6.500 ha de plantations pour\u00a0 une production annuelle de 190.000 tonnes et 3 stations de conditionnement: 2 \u00e0 Taroudant et une \u00e0 Larache. A l\u2019instar du profil actuel du verger agrumicole national, les\u00a0 petits fruits repr\u00e9sentent 75% . Et la cl\u00e9mentine se taille la moiti\u00e9 de la production globale. Lors de la campagne 2017-2018, les exportations ont totalis\u00e9 90.000 tonnes. Ce niveau place l\u2019entreprise au premier rang des groupes exportateurs.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Pour l\u2019actuelle saison qui a souffert de\u00a0 mauvaises conditions climatiques (retard des pluies et vagues de froid), Copag a pu quand m\u00eame exporter 75.000 tonnes. Ses ventes \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur sont\u00a0 r\u00e9parties, pour l\u2019essentiel, entre 3 grands march\u00e9s: L\u2019UE, la Russie et l\u2019Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le reste de la production est valoris\u00e9 sous forme de jus et une partie est revendue sur le march\u00e9 int\u00e9rieur quand les prix s\u2019annoncent r\u00e9mun\u00e9rateurs. Le fait de disposer d\u2019une capacit\u00e9 de stockage sous froid permet \u00e0 la coop\u00e9rative de tirer profit des opportunit\u00e9s offertes par le march\u00e9.\u00a0 Pour ce qui est des primeurs, Copag est \u00e9galement leader. En particulier en ce qui concerne les tomates.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Avec 500 ha de superficie sous serres, le fruit repr\u00e9sente\u00a0 les 4\/5 de la production des primeurs. Selon les ann\u00e9es, le volume produit varie entre 50.000 et 60.000 tonnes dont 22.000 sont export\u00e9es. Le march\u00e9 de l\u2019UE en absorbe 60%. A c\u00f4t\u00e9 des tomates, les affili\u00e9s de la coop\u00e9rative agricole cultivent \u00e9galement les courgettes, le poivron et les piments. S\u2019ajoute \u00e9galement un millier d\u2019hectares de bananier dont la production est \u00e9coul\u00e9e sur le march\u00e9 local.<\/p>\n<blockquote readability=\"20\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c4\">Formation et embauche assur\u00e9es<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le complexe social et \u00e9ducatif de Sebt El Guerdane abrite, en plus du centre de collecte du lait et l\u2019\u00e9conomat, la Maison familiale rurale (MFR). Une institution d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la formation. Depuis sa mise en service en 2005-2006, elle compte \u00e0 son actif 400 laur\u00e9ats int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 raison de 95% dans les fili\u00e8res de Copag.<br \/>Pour le moment, 4 Maisons familiales rurales sont ouvertes aux enfants\u00a0 d\u2019agriculteurs\u00a0 et 2 sont programm\u00e9es pour 2020. Pour atteindre une dizaine l\u2019ann\u00e9e d\u2019apr\u00e8s, promet son directeur Lahbib A\u00eft Taleb, lui-m\u00eame laur\u00e9at de la MFR d\u2019El Guerdane.\u00a0 B\u00e9n\u00e9ficiant \u00e9galement du soutien de l\u2019Etat et de la coop\u00e9ration internationale, ces institutions assurent des formations dans 3 disciplines: la conduite de l\u2019\u00e9levage laitier, de l\u2019arboriculture et les techniques de l\u2019irrigation. Les effectifs se recrutent parmi les jeunes qui ont d\u00e9croch\u00e9 de l\u2019\u00e9cole publique ou veulent\u00a0 acqu\u00e9rir une sp\u00e9cialit\u00e9.<br \/>L\u2019institution dispense aussi l\u2019enseignement pr\u00e9scolaire, des cours de soutien, l\u2019apprentissage des langues et la lutte contre l\u2019analphab\u00e9tisme pour les adultes. Le tout est servi gratuitement. Et certains b\u00e9n\u00e9ficient m\u00eame du g\u00eete et du couvert.\u00a0\u00a0<\/p>\n<\/blockquote>\n<blockquote readability=\"22\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c4\">40 complexes coop\u00e9ratifs en cours de r\u00e9alisation<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">EN trois d\u00e9cennies, Copag est parvenue \u00e0 int\u00e9grer l\u2019ensemble de la cha\u00eene de valeur des quatre fili\u00e8res qu\u2019elle f\u00e9d\u00e8re: agrumes, primeurs, lait et viandes rouges. Et l\u2019une des actions qui ont permis cette int\u00e9gration tient au programme de mise \u00e0 niveau technique des 72 coop\u00e9ratives adh\u00e9rentes. Lanc\u00e9 en 2011, ce programme s\u2019articulait autour de mod\u00e8les de d\u00e9veloppement adapt\u00e9s au syst\u00e8me de production des petits faiseurs.<br \/>Le plan d\u00e9ploy\u00e9 devrait se traduire par la cr\u00e9ation de 40 complexes coop\u00e9ratifs dot\u00e9s d\u2019infrastructures \u00e9conomiques, administratives et sociales. Une vingtaine est d\u00e9j\u00e0 op\u00e9rationnelle, assurant des services pay\u00e9s\u00a0 dans leur int\u00e9gralit\u00e9 par le lait fourni par les adh\u00e9rents. Parmi les services rendus, figurent l\u2019utilisation en commun du mat\u00e9riel agricole, le ramassage et la collecte du lait, l\u2019approvisionnement\u00a0 en agrofourniture, aliments de b\u00e9tail et produits phytosanitaires. S\u2019ajoutent \u00e9galement l\u2019approvisionnement en carburant, la mise en place d\u2019\u00e9conomats (voir encadr\u00e9 ci-contre). Sans oublier la formation technique\u00a0 et la scolarit\u00e9 des enfants\u00a0 d\u2019agriculteurs ainsi que l\u2019encadrement administratif, comptable et technique des adh\u00e9rents.\u00a0<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtecenter\"><strong><u>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>Lait, le c\u0153ur du m\u00e9tier<\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">C\u0153ur du business, la fili\u00e8re laiti\u00e8re est ax\u00e9e sur 60.000 vaches laiti\u00e8res relevant de 20.000 \u00e9leveurs-producteurs, regroup\u00e9s dans 72 coop\u00e9ratives, principalement dans la r\u00e9gion du Souss-Massa. Pas moins de 1 million de litres de lait est collect\u00e9 chaque jour, soit une moyenne annuelle de\u00a0 346.000 tonnes. Ce volume est trait\u00e9 dans 3 usines d\u2019une capacit\u00e9 de 550 millions de litres par an. La capacit\u00e9 de stockage install\u00e9e totalise 12.000 tonnes dont 5.000 sous froid.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Pour ce qui est du convoyage et de la distribution, Copag dispose de 9.200 camions r\u00e9frig\u00e9r\u00e9s pour maintenir la qualit\u00e9 des produits depuis la ferme jusqu\u2019au client final. Au total, la flotte\u00a0 effectue un trajet quotidien de 82.000 km (convoyage et distribution), soit deux fois le tour de la terre (40.075 km). Son r\u00e9seau de distribution de produits laitiers compte 31 agences commerciales essaim\u00e9es \u00e0 travers le Royaume.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">A c\u00f4t\u00e9 du lait frais pasteuris\u00e9 et l\u2019UHT, la fabrication porte \u00e9galement sur les produits de croissance, les yaourts (\u00e0 boire et brass\u00e9s), les desserts, le fromage frais, les produits de sant\u00e9 et les jus de fruits. En tout, 45 produits sont fabriqu\u00e9s. Tout r\u00e9cemment, 5 nouveaux produits ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9s: Jben, Ladid, Raibi junior, Ghilal \u00e0 boire et Grec \u00e0 boire. Les 31 agences commerciales\u00a0 fournissent quotidiennement pr\u00e8s de 70.000 points de vente.<\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong><u>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><strong>Viandes, de l\u2019\u00e9table \u00e0 la table<\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">EN 2015, Copag avait int\u00e9gr\u00e9 la valorisation de la viande. A cet effet, un investissement de 250 millions de DH a \u00e9t\u00e9 inject\u00e9. Il avait cibl\u00e9 la cr\u00e9ation d\u2019un complexe regroupant 5 unit\u00e9s: un abattoir moderne, un atelier de d\u00e9coupe, une unit\u00e9 de produits \u00e9labor\u00e9s et de charcuterie, un espace de conditionnement et de stockage et une unit\u00e9 de traitement des produits r\u00e9siduels (peaux, sang\u2026). Le tout sur une superficie de 6.000 m2. L\u2019investissement a permis la cr\u00e9ation de 190 emplois. C\u2019est l\u2019aboutissement d\u2019un plan d\u2019int\u00e9gration: \u00e9levage, alimentation, abattage et production d\u2019une gamme de sp\u00e9cialit\u00e9s sous la marque \u00abJayda\u00bb. Des produits certifi\u00e9s en termes de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et tra\u00e7abilit\u00e9. Outre l\u2019agr\u00e9ment de l\u2019Onssa, la marque b\u00e9n\u00e9ficie de la certification du syst\u00e8me de management d\u00e9livr\u00e9 par Bureau Veritas et le certificat halal de l\u2019Institut marocain de normalisation.\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le cheptel destin\u00e9 \u00e0 l\u2019abattage tout comme l\u2019\u00e9levage laitier est adoss\u00e9 \u00e0 des cultures fourrag\u00e8res approvisionnant l\u2019unit\u00e9 de fabrication d\u2019aliments de b\u00e9tail. Au total, ces cultures occupent 11.500 ha dont 9.800 ha de ma\u00efs, 1.500 de luzerne et 500 ha de sorgho. Copag importe \u00e9galement des c\u00e9r\u00e9ales fourrag\u00e8res quand le march\u00e9 est favorable. \u00abL\u2019objectif est de faire tourner l\u2019usine \u00e0 plein r\u00e9gime\u00a0 et, partant, se pr\u00e9munir contre les al\u00e9as de la conjoncture climatique\u00bb, est-il expliqu\u00e9.\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0<br \/>La capacit\u00e9 install\u00e9e porte sur l\u2019abattage de 20.000 t\u00eates de bovins de race \u00e0 viande (Holstein) et de\u00a0 65.000 t\u00eates d\u2019ovins.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Et l\u2019option n\u2019est pas fortuite. Elle r\u00e9pondait \u00e0 un souci de r\u00e9cup\u00e9ration de la valeur ajout\u00e9e de l\u2019activit\u00e9 de l\u2019engraissement de jeunes veaux. Un service rendu aux adh\u00e9rents.\u00a0 Il s\u2019agit d\u2019un \u00e9levage en commun des taurillons provenant des unit\u00e9s de production des adh\u00e9rents de la coop\u00e9rative. Ces animaux re\u00e7oivent des aliments compos\u00e9s de l\u2019unit\u00e9 A\u00e2laf de Copag et sont c\u00e9d\u00e9s par la suite aux adh\u00e9rents au prix co\u00fbtant. Mais ces derniers les revendaient \u00e0 des interm\u00e9diaires.\u00a0 De ce fait, la valeur ajout\u00e9e\u00a0 r\u00e9sultant de l\u2019engraissement profitait aussi aux interm\u00e9diaires.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><em>A.G.<\/em><\/p>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1045996-30-ans-apres-l-ecosysteme-jaouda-bien-installe\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La marque Jayda, lanc\u00e9e en 2016, a conquis la grande distribution et la restauration de luxe avec la viande rouge de la race Holstein. La capacit\u00e9 annuelle de l\u2019abattoir totalise 20.000 bovins et 65.000 ovins (Ph. 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