{"id":39259,"date":"2019-06-07T07:45:00","date_gmt":"2019-06-07T11:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/a-deux-ans-des-legislatives-le-whos-who-de-lechiquier-politique\/"},"modified":"2019-06-07T07:45:00","modified_gmt":"2019-06-07T11:45:00","slug":"a-deux-ans-des-legislatives-le-whos-who-de-lechiquier-politique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/a-deux-ans-des-legislatives-le-whos-who-de-lechiquier-politique\/","title":{"rendered":"A deux ans des l\u00e9gislatives: Le who\u2019s who de l\u2019\u00e9chiquier politique"},"content":{"rendered":"<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"33\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/majorite-030.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"majorite-030.jpg\" title=\"majorite-030.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"11\">\n<p class=\"rtejustify\">2021 sera une ann\u00e9e \u00e9lectorale par excellence. Le calendrier pr\u00e9voit des \u00e9lections l\u00e9gislatives, communales et r\u00e9gionales. En attendant, la comp\u00e9tition entre les pr\u00e9tendants pour le haut du podium sera rude <em>(Ph. Bziouat)<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">A un an de l\u2019entr\u00e9e dans le p\u00e9rim\u00e8tre pr\u00e9\u00e9lectoral, l\u2019\u00e9chiquier politique semble d\u00e9rout\u00e9. 2019 restera la seule ann\u00e9e o\u00f9 les \u00e9lections n\u2019imposeront pas leur rythme. Car, d\u00e8s 2020, c\u2019est l\u2019entr\u00e9e dans le couloir consacr\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9paration des lois \u00e9lectorales. Ce qui suppose des r\u00e9unions marathons des responsables politiques avec le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur. Il s\u2019agira de revoir en profondeur tout l\u2019arsenal juridique, avec la refonte d\u2019une multitude de textes, avant de les introduire dans le processus d\u2019adoption. Car 2021 sera une ann\u00e9e \u00e9lectorale par excellence. En effet, plusieurs scrutins sont programm\u00e9s au cours de cette p\u00e9riode. Le calendrier pr\u00e9voit des \u00e9lections l\u00e9gislatives, communales et r\u00e9gionales. A cela s\u2019ajoutent le vote au niveau des Chambres professionnelles (commerce et industrie, p\u00eaches maritimes, artisanat,\u2026), le renouvellement du tiers des si\u00e8ges \u00e0 la Chambre des conseillers, l\u2019\u00e9lection des repr\u00e9sentants des salari\u00e9s des secteurs priv\u00e9 et public&#8230;<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">En attendant, la comp\u00e9tition entre les pr\u00e9tendants pour le haut du podium sera rude. Dans cette course, sur les huit partis les plus repr\u00e9sent\u00e9s au Parlement, trois jouent en premi\u00e8re division. Il s\u2019agit du PJD, du RNI et de l\u2019Istiqlal. Le PAM est, pour l\u2019heure, disqualifi\u00e9 de l\u2019\u00e9chapp\u00e9e en t\u00eate en raison de ses profondes dissensions internes. Le MP n\u2019est pas au top de sa forme. Chaque acteur politique a ses particularit\u00e9s.<br \/>Revue des troupes:<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Le PJD dans une \u00abdynamique n\u00e9gative\u00bb<\/strong><br \/>Si en 2016, pour sa campagne \u00e9lectorale, le PJD n\u2019avait pas pr\u00e9sent\u00e9 le bilan de son gouvernement pour se contenter de jouer sur le concept d\u2019\u00abAttahakoum\u00bb, utilis\u00e9 par Abdelilah Benkirane, cette fois-ci, il en va autrement. Le parti bouclera 10 ans de pouvoir. Et \u00e0 ce titre, il ne peut plus se soustraire \u00e0 l\u2019obligation de rendre des comptes. M\u00eame si, concr\u00e8tement, il n\u2019a pas grand-chose \u00e0 se mettre sous la dent. Pour l\u2019instant, El Othmani insiste sur l\u2019importance de distinguer son mandat de celui de son pr\u00e9d\u00e9cesseur.<br \/>En interne, le parti est fragilis\u00e9 et le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral donne l\u2019impression de ne pas ma\u00eetriser totalement l\u2019appareil. Les sorties de Benkirane ont \u00e9t\u00e9 des preuves suppl\u00e9mentaires de l\u2019affaiblissement du patron du PJD. L\u2019exemple le plus frappant a \u00e9t\u00e9 le projet de loi-cadre relatif \u00e0 l\u2019enseignement, toujours bloqu\u00e9 au niveau de la Commission \u00e0 la Chambre des repr\u00e9sentants. Les d\u00e9put\u00e9s de ce parti ont refus\u00e9 de voter le texte, pr\u00e9sent\u00e9 par le chef du gouvernement et adopt\u00e9 par le Conseil des ministres pr\u00e9sid\u00e9 par le Roi. Pis, une session extraordinaire du Parlement a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e pour approuver ce projet. Finalement, ce point de l\u2019ordre du jour n\u2019a m\u00eame pas \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 en raison du niet des d\u00e9put\u00e9s du PJD.<br \/>Sur le plan de l\u2019\u00e9thique et de la moralisation de la vie publique, les affaires commencent \u00e0 remonter \u00e0 la surface. Celle qui a le plus touch\u00e9 l\u2019opinion publique a concern\u00e9 la retraite de Abdelilah Benkirane. Pourtant, l\u00e9galement, en tant qu\u2019ancien chef de gouvernement, il a droit \u00e0 un revenu mensuel garanti par l\u2019Etat de 48.000 DH et \u00e0 vie. D\u2019autres affaires relatives \u00e0 la gestion communale et \u00e0 l\u2019octroi de march\u00e9s dans plusieurs conseils de la ville que le parti contr\u00f4le arrivent. Pour l\u2019heure actuelle, elles sont au stade de l\u2019inspection du minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur. Autre dossier qui ne manquera pas de faire mal: alors qu\u2019officiellement, le PJD d\u00e9fend l\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances et la transparence, dans les coulisses, il fait le contraire et cela depuis 8 ans. En effet, c\u2019est le parti qui a le plus profit\u00e9 du syst\u00e8me des nominations aux emplois sup\u00e9rieurs en utilisant l\u2019appartenance politique. Cette situation est amplifi\u00e9e par les divisions internes li\u00e9es \u00e0 certaines affaires comme celle de Amina Maelainine.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Le RNI en pleine introspection<\/strong><br \/>Sur les tourn\u00e9es dans les r\u00e9gions, avec le d\u00e9placement des ministres le week-end pour rencontrer les citoyens, le pr\u00e9sident du RNI semble lever le pied. Ce recul de la sc\u00e8ne est-il la cons\u00e9quence d\u2019un choix tactique ou le signe d\u2019un essoufflement apr\u00e8s une \u00e9chapp\u00e9e en solo longtemps \u00e0 l\u2019avance? Difficile \u00e0 dire. En tout cas, sur le plan politique, Aziz Akhannouch est \u00e0 la man\u0153uvre, mais parfois cela provoque des d\u00e9g\u00e2ts collat\u00e9raux. L\u2019\u00e9pisode de l\u2019amendement relatif \u00e0 l\u2019introduction de la langue amazighe sur les billets de banque et les pi\u00e8ces de monnaie illustre la propension aux d\u00e9cisions unilat\u00e9rales.<br \/>Dans la Chambre des conseillers, le RNI a vot\u00e9 contre cet amendement du PAM au niveau de la Commission des finances et en pl\u00e9ni\u00e8re. M\u00eame ligne de conduite lors de la deuxi\u00e8me lecture au niveau de la Commission des finances o\u00f9 l\u2019amendement du projet de loi relatif au statut de Bank Al-Maghrib a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9 par les d\u00e9put\u00e9s. Mais sur instruction de Aziz Akhannouch, le groupe parlementaire de son parti a sorti un communiqu\u00e9 pour demander le retrait du projet de la pl\u00e9ni\u00e8re et son retour devant la Commission des finances pour voter cette fois-ci en faveur de l\u2019amendement. Cette volte-face s\u2019explique par des calculs \u00e9lectoralistes. Dans ce dossier, le RNI table sur un potentiel de 100.000 \u00e9lecteurs. Le jour du scrutin, combien lui suivront-ils?<br \/>En tout cas, le pr\u00e9sident n\u2019est pas tr\u00e8s visible. M\u00eame pour parler aux Marocains, il a choisi de passer par un m\u00e9dia \u00e9tranger. Qu\u2019importe, dans ses meetings, Aziz Akhannouch ne dissimule pas son objectif d\u2019arriver en premi\u00e8re position lors des \u00e9lections l\u00e9gislatives de 2021 et d\u00e9crocher ainsi la primature. Pour y arriver, il a mis les moyens: r\u00e9organisation du parti, changement des coordinateurs r\u00e9gionaux, mise en place des organisations parall\u00e8les, structuration de la r\u00e9gion 13,\u2026 Toutefois, cette volont\u00e9 de renouveler et de moderniser le parti commence \u00e0 provoquer des grincements au niveau du bureau politique. Les notables, barons du parti, ne sont pas contents d\u2019une marginalisation dont ils sont victimes au profit de nouveaux profils. Le parti arrivera-t-il \u00e0 trouver la bonne alchimie entre ses composantes jeunes et notables avant les \u00e9ch\u00e9ances \u00e9lectorales? Si la mayonnaise prend, le chemin sera moins caillouteux vers le podium. Dans le cas contraire, les choses pourront se compliquer car, en r\u00e9alit\u00e9, ce sont plus ces notables que les jeunes qui remportent des si\u00e8ges dans leurs fiefs respectifs.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Le r\u00e9veil de l\u2019Istiqlal<\/strong><br \/>Nizar Baraka semble revigor\u00e9, particuli\u00e8rement apr\u00e8s le meeting de La\u00e2youne qui avait r\u00e9uni plus de 50.000 personnes. Du jamais vu pour les dirigeants politiques. Apr\u00e8s le congr\u00e8s, petit \u00e0 petit, le parti commence \u00e0 bouger. L\u2019Istiqlal donne l\u2019impression de se r\u00e9veiller pour s\u2019inviter\u00a0 dans la comp\u00e9tition du couple PJD-RNI qui domine la sc\u00e8ne politique. D\u00e9sormais, il faudra compter avec lui. Pour cela, Nizar Baraka alterne entre les visites dans les r\u00e9gions. D\u2019ailleurs, il a \u00e9t\u00e9 le seul chef de parti \u00e0 s\u2019aventurer dans les coins recul\u00e9s de l\u2019Oriental. De ces visites, il est sorti avec un plan d\u2019action, bas\u00e9 sur une proposition pour un plan Marshal pour le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social de ce corridor frontalier. Le moteur des organisations parall\u00e8les a \u00e9galement d\u00e9marr\u00e9. Ainsi, l\u2019Alliance des \u00e9conomistes de l\u2019Istiqlal et le bras syndical du parti, l\u2019UGTM, se sont plac\u00e9s en ordre de bataille. La jeunesse istiqlalienne, apr\u00e8s des bagarres, a repris les pr\u00e9paratifs pour l\u2019organisation de son congr\u00e8s pr\u00e9vu en octobre prochain. Face au gouvernement, l\u2019Istiqlal se pr\u00e9sente comme le seul parti actif de l\u2019opposition, le PAM \u00e9tant inaudible. Ses parlementaires font des propositions concr\u00e8tes comme notamment une loi de finances rectificative l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re. Dans cette position, ils ont le beau r\u00f4le: la critique du gouvernement. En fait, l\u2019Istiqlal veut para\u00eetre comme l\u2019alternative \u00e0 la majorit\u00e9 actuelle, en faisant valoir son \u00abbilan positif\u00bb lorsqu\u2019il dirigeait l\u2019ex\u00e9cutif. Cette nouvelle posture pourrait \u00eatre consolid\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019attrait du parti notamment apr\u00e8s l\u2019adh\u00e9sion de technocrates comme Driss Benhima, dont l\u2019impact pourrait \u00eatre consid\u00e9rable vis-\u00e0-vis de certains profils qui pourraient garnir les rangs de l\u2019Istiqlal.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Le PAM disqualifi\u00e9<\/strong><br \/>Le parti est au bord de l\u2019implosion. Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral n\u2019est pas arriv\u00e9 \u00e0 r\u00e9concilier les deux courants qui s\u2019\u00e9tripent en public. C\u2019est l\u2019\u00e9lection de la pr\u00e9sidence de la commission pr\u00e9paratoire du 4e congr\u00e8s qui a fait d\u00e9border le vase. Les diff\u00e9rentes accusations qu\u2019ils se renvoient montrent l\u2019ampleur de la crise qui ronge cette jeune formation qui finira dans les tribunaux. Plusieurs observateurs pr\u00e9disent une scission, \u00e0 moins d\u2019un miracle. Aujourd\u2019hui, le bureau politique est divis\u00e9. Le raisonnement par p\u00e9tition et par complot pour disqualifier l\u2019adversaire est le plus dominant. Hakim Benchamach est accus\u00e9 de rouler pour le RNI. Ses adversaires sont \u00e0 la man\u0153uvre pour le d\u00e9gager du secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral du parti, via une motion d\u2019une session extraordinaire du conseil national. Il faudra attendre la tenue du prochain congr\u00e8s national du PAM, pr\u00e9vu dans quelques mois, pour avoir plus de visibilit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Le MP en hibernation<\/strong><br \/>L\u2019\u00e9lectrocardiogramme du Mouvement populaire (MP) est plat. Et ce, depuis la r\u00e9\u00e9lection de Mohand Laenser il y a quelques mois \u00e0 la t\u00eate de ce parti qu\u2019il dirige depuis sa cr\u00e9ation en 1986. Ce qui a donn\u00e9 un coup de blues au secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, c\u2019est de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 re\u00e7u par le Roi pour les f\u00e9licitations d\u2019usage. Pourtant, avant la tenue du congr\u00e8s, un changement soufflait sur cette formation, avec l\u2019arriv\u00e9e de Mohamed Hassad. L\u2019ancien ministre de l\u2019Int\u00e9rieur visait le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral du MP. Ce sc\u00e9nario avait contrari\u00e9 les calculs de Mohand Laenser et ses proches qui projetaient de confier les cl\u00e9s du parti \u00e0 Mohamed Ouzzine, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et actuel vice-pr\u00e9sident de la Chambre des repr\u00e9sentants. Habituellement, le parti organise des \u00e9v\u00e8nements durant le mois de Ramadan. Cette fois-ci, ce n\u2019est pas le cas.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 L\u2019USFP veut se r\u00e9concilier avec les siens<\/strong><br \/>Depuis quelque temps, ce parti n\u2019organise plus les rencontres de ses instances. Le bureau politique ne s\u2019est pas r\u00e9uni depuis plus de deux mois. Quand cela arrivait, la pr\u00e9sence des membres n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 au top. M\u00eame si l\u2019USFP est n\u00e9e d\u2019une scission de l\u2019UNFP en 1974, Driss Lachgar veut c\u00e9l\u00e9brer les 60 ans de sa formation. Cette initiative est plac\u00e9e sous le th\u00e8me de la r\u00e9conciliation avec l\u2019ensemble des ittihadis qui ont quitt\u00e9 le navire depuis son arriv\u00e9e \u00e0 la t\u00eate du parti. La semaine derni\u00e8re, le premier secr\u00e9taire de l\u2019USFP a fait un d\u00e9placement \u00e0 Fkih Bensalah pour redynamiser la vie du parti. En principe, d\u2019autres rencontres suivront. Driss Lachgar a profit\u00e9 de ce retour sur sc\u00e8ne pour \u00e9pingler Benkirane qui s\u2019\u00e9tait oppos\u00e9 \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019USFP au gouvernement et jur\u00e9 que cela n\u2019arrivera pas. Finalement, avec son successeur El Othmani, le parti a obtenu trois portefeuilles. Le groupe parlementaire du PJD a m\u00eame vot\u00e9 en faveur du renouvellement du mandat de Habib El Malki, pr\u00e9sident du conseil national de l\u2019USFP, \u00e0 la t\u00eate de la Chambre des repr\u00e9sentants.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 L\u2019UC dans une salle d\u2019attente<\/strong><br \/>Apr\u00e8s son rapprochement avec le RNI en vue d\u2019une fusion (qui n\u2019est pas encore r\u00e9alis\u00e9e), le parti de Mohamed Sajid est dans une salle d\u2019attente. Toutefois, il y a quelques mois, certains membres du bureau politique comme notamment le parlementaire Driss Radi, s\u2019\u00e9taient \u00e9lev\u00e9s contre la domination du RNI au niveau du groupe parlementaire commun. Les mauvaises langues attribuent ces sorties \u00e0 la volont\u00e9 d\u2019occuper des postes de premier plan lors du renouvellement des instances de la Chambre des repr\u00e9sentants. D\u2019ailleurs, m\u00eame du c\u00f4t\u00e9 du RNI, certaines voix s\u2019\u00e9taient \u00e9lev\u00e9es pour exprimer leur volont\u00e9 de rompre les liens avec l\u2019UC. Les patrons des deux formations ont tourn\u00e9 le dos \u00e0 ces dol\u00e9ances conjoncturelles.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>\u25a0 Le PPS, la cote en baisse<\/strong><br \/>Le parti de Nabil Benabdallah n\u2019a pas engrang\u00e9 les plus-values de son rapprochement avec le PJD. Apr\u00e8s le d\u00e9part de Benkirane, sa cote a baiss\u00e9. Depuis, son secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral accumule les revers. Apr\u00e8s son limogeage du minist\u00e8re de l\u2019Habitat avec son coll\u00e8gue et camarade de la Sant\u00e9 El Houssain Louardi, il est arriv\u00e9 \u00e0 rebondir avec sa r\u00e9\u00e9lection \u00e0 la t\u00eate du PPS. Mais le renvoi de Charafat Afailal, secr\u00e9taire d\u2019Etat du PPS, \u00e0 la demande du chef du gouvernement a fini par compromettre l\u2019alliance conjoncturelle entre ces deux partis. Aujourd\u2019hui, le PPS est \u00e0 la t\u00eate de deux minist\u00e8res, l\u2019Habitat et la Sant\u00e9, o\u00f9 il fait du surplace. Malgr\u00e9 ces d\u00e9boires, Nabil Benabdallah veut rester dans la course. Les bureaux politiques se tiennent r\u00e9guli\u00e8rement, avec des r\u00e9actions aux \u00e9v\u00e8nements qui secouent la soci\u00e9t\u00e9. Et les relations avec le PJD, sous le mandat El Othmani, sont moins solides que sous Benkirane. Pour plusieurs observateurs, la crise est latente. Elle pourrait \u00e9clater dans le contexte de la course \u00e9lectorale.<\/p>\n<blockquote readability=\"18\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c4\">Le souvenir de 2017 encore vivace&#8230;<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Dans un contexte de grande crise de confiance avec les \u00e9lecteurs, les partis sont conscients de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une pr\u00e9sence plus forte sur le terrain pour encadrer les citoyens. Surtout que des \u00e9lecteurs expriment une certaine lassitude de constater que des partis continuent de faire perdurer une mauvaise habitude qui consiste \u00e0 n\u2019ouvrir leurs si\u00e8ges et louer de nouveaux locaux qu\u2019\u00e0 la veille des \u00e9lections. Pass\u00e9 ce rendez-vous, ils baissent les rideaux en attendant d\u2019autres \u00e9ch\u00e9ances. Cette approche risque d\u2019impacter n\u00e9gativement le niveau du taux de participation qui sera le v\u00e9ritable challenge. Le souvenir de la longue p\u00e9riode de blocage pour la formation du gouvernement au d\u00e9but de 2017 est encore vivace.<br \/>De plus, obnubil\u00e9s par la course aux voix, la plupart des partis soutiennent les coordinations qui se sont form\u00e9es au cours de ces derniers, mois. L\u2019une sert \u00e0 d\u00e9fendre les enseignants contractuels avec les Aref, l\u2019autre les m\u00e9decins, les dentistes,\u2026 Les partis sont invit\u00e9s \u00e0 revoir leurs m\u00e9thodes de travail pour ne plus se limiter \u00e0 des calculs de voix mais opter pour des constructions plus solides. Un peu \u00e0 l\u2019instar de leurs contributions aux Assises nationales de la fiscalit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtejustify\"><em>Mohamed CHAOUI<\/em><\/p>\n<p>Auteur: hlafriqi<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1046000-deux-ans-des-legislatives-le-who-s-who-de-l-echiquier-politique\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2021 sera une ann\u00e9e \u00e9lectorale par excellence. Le calendrier pr\u00e9voit des \u00e9lections l\u00e9gislatives, communales et r\u00e9gionales. En attendant, la comp\u00e9tition entre les pr\u00e9tendants pour le haut du podium sera rude (Ph. Bziouat) A un an de l\u2019entr\u00e9e dans le p\u00e9rim\u00e8tre pr\u00e9\u00e9lectoral, l\u2019\u00e9chiquier politique semble d\u00e9rout\u00e9. 2019 restera la seule ann\u00e9e o\u00f9 les \u00e9lections n\u2019imposeront pas [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1763,"featured_media":39260,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[78,54],"tags":[],"class_list":["post-39259","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-economie","category-maroc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/39259","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1763"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=39259"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/39259\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=39259"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=39259"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=39259"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}