{"id":40964,"date":"2019-06-16T04:00:00","date_gmt":"2019-06-16T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-depolitisation-et-apolitisme\/"},"modified":"2019-06-16T04:00:00","modified_gmt":"2019-06-16T08:00:00","slug":"ammar-mahjoubi-depolitisation-et-apolitisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/ammar-mahjoubi-depolitisation-et-apolitisme\/","title":{"rendered":"Ammar Mahjoubi: D\u00e9politisation et apolitisme"},"content":{"rendered":"<p><span class=\"c2\">Vers la fin du si\u00e8cle dernier, nos esprits chagrins, \u00e0 la facult\u00e9 des Sciences humaines, d\u00e9ploraient l\u2019insouciance des \u00e9tudiants, leur manque d\u2019int\u00e9r\u00eat pour la chose publique, l\u2019absence de participation, d\u2019inqui\u00e9tude pour l\u2019\u00e9tat du pays, soumis \u00e0 un pouvoir dictatorial, livr\u00e9 \u00e0 une rapine mafieuse. Nous r\u00e9prouvions surtout l\u2019emprise des jeux du stade, leur omnipr\u00e9sence et leur empire dans les conversations. Satisfactions illusoires, d\u00e9politisation que stigmatisent les vers c\u00e9l\u00e8bres de Juv\u00e9nal : \u00abLe peuple romain qui, en d\u2019autres temps, distribuait magistratures, faisceaux, l\u00e9gions, s\u2019est fait plus modeste : ses v\u0153ux anxieux ne r\u00e9clament plus que deux choses, son pain et le cirque\u00bb (Juv\u00e9nal, 10, 81). Lointains \u00e9taient les temps o\u00f9 nombre d\u2019\u00e9tudiants pr\u00f4naient l\u2019engagement, lisaient L\u2019espoir, Tribune du progr\u00e8s, les journaux engag\u00e9s contre le pouvoir personnel, l\u2019autoritarisme de Bourguiba, contre les agissements des hommes de main du parti unique. Plus lointaine encore \u00e9tait l\u2019\u00e9poque de la lutte pour l\u2019ind\u00e9pendance, du temps o\u00f9 les \u00e9l\u00e8ves dans les lyc\u00e9es et coll\u00e8ges, les \u00e9tudiants \u00e0 l\u2019Institut des hautes \u00e9tudes mettaient leur pens\u00e9e et leur action au service de la r\u00e9sistance, du combat pour la fin de l\u2019humiliation coloniale.<\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Ammar-Mahjoubi(10).jpg\" alt=\"\" width=\"30%\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" align=\"left\"\/>C\u2019est \u00e0 cette question de la d\u00e9politisation et de l\u2019apolitisme que Paul Veyne consacre quelques pages dans son livre sur Le pain et le cirque. L\u2019id\u00e9e confuse de la d\u00e9politisation, dans ces vers du po\u00e8te latin, comme dans le dicton \u00abpanem et circenses\u00bb, est devenue proverbiale, assure-t-il, avec deux sens diff\u00e9rents : pain et jeux auraient \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s \u00e0 Rome, soit en \u00e9change du pouvoir livr\u00e9 \u00e0 la classe dirigeante, soit en compensation des privil\u00e8ges de cette classe poss\u00e9dante. La cit\u00e9-Etat de la R\u00e9publique romaine jadis gouvern\u00e9e, pr\u00e9tend Juv\u00e9nal, par l\u2019ensemble de ses citoyens, n\u2019est plus, d\u00e9plore-t-il, que la capitale d\u2019une monarchie. Pour la pens\u00e9e droitiste, celle du po\u00e8te, le peuple, jouissant des satisfactions mat\u00e9rielles les plus d\u00e9risoires, oublie la libert\u00e9 ; pour l\u2019opinion gauchiste, les plaisirs menus et illusoires d\u00e9tournent les masses de la lutte contre l\u2019in\u00e9galit\u00e9. Dans les deux cas, on peut penser que la classe dirigeante procure des plaisirs au peuple par un calcul machiav\u00e9lique. Veyne cite D. Riesmann : \u00abLes th\u00e9ories selon lesquelles les plaisirs populaires et les divertissements de masse sont une machination mont\u00e9e par les classes dominantes contre le peuple sont tr\u00e8s anciennes et sont r\u00e9sum\u00e9es par le dicton panem et circenses ; une explication plus fouill\u00e9e est celle de Veblen : les masses am\u00e9ricaines modernes n\u2019entretiennent les classes dominantes que pour \u00eatre tenues perp\u00e9tuellement en \u00e9tat de narcose, gr\u00e2ce \u00e0 la production industrielle des plaisirs\u00bb (Le pain et le cirque, Seuil, p.93).<\/p>\n<p>Pour l\u2019opinion de droite, assure Veyne, cette explication serait recevable si les hommes, dans leur ensemble, se passionnaient pour la politique ; pour celle de gauche, elle le serait s\u2019ils faisaient tous de l\u2019\u00e9galit\u00e9 une question de principe. Or ces deux suppositions sont \u00e9videmment fausses ; dans toutes les soci\u00e9t\u00e9s, \u00e0 des degr\u00e9s divers certes, l\u2019apathie politique est malheureusement tr\u00e8s r\u00e9pandue, et le cirque n\u2019est pas une machination gouvernementale. Il reste vrai, cependant, que le gouvernement agit souvent de telle sorte que les gouvern\u00e9s se m\u00ealent le moins possible de ce qui les concerne, d\u2019autant plus qu\u2019ils sont naturellement dispos\u00e9s \u00e0 le laisser faire ; m\u00eame si une dose de conditionnement s\u2019y ajoute, dans les Etats policiers en particulier. \u00abMais la d\u00e9politisation ch\u00e8re aux dictatures n\u2019est pas autre chose que la culture forc\u00e9e d\u2019un apolitisme naturel. Apolitisme veut dire que les gens ne s\u2019int\u00e9ressent pas seulement \u00e0 la politique, d\u2019une part, et que, de l\u2019autre, ils sont gouvernables et se laissent gouverner. Le proverbe souligne cruellement qu\u2019un des deux camps, celui des dirigeants, tire un plus grand profit que l\u2019autre de cette nature des choses\u2026 puisque les gens attachent plus d\u2019importance \u00e0 leurs plaisirs qu\u2019\u00e0 ce qui est vraiment important, le gouvernement peut gouverner \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 sa guise.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait le cas \u00e0 Rome, \u00e0 l\u2019\u00e9poque d\u2019Auguste qui inaugurait un r\u00e9gime qu\u2019on appelle le \u00abPrincipat\u00bb, pr\u00e9lude \u00e0 l\u2019instauration du pouvoir imp\u00e9rial. La fin du r\u00e9gime r\u00e9publicain, marqu\u00e9e par une longue p\u00e9riode de guerres civiles, avait provoqu\u00e9 une lassitude g\u00e9n\u00e9rale ; une monarchie autoritaire en avait profit\u00e9 pour s\u2019installer, chassant les masses de l\u2019ar\u00e8ne politique. S\u2019instaura, d\u00e8s lors, une vie quotidienne paisible et les jeux devinrent la seule passion. Le gouvernement, soucieux d\u2019entretenir sa popularit\u00e9, manifesta sa sollicitude pour le peuple en d\u00e9veloppant et en finan\u00e7ant les spectacles. On constate donc que les gouvern\u00e9s peuvent se soumettre, avec la m\u00eame docilit\u00e9, \u00e0 des r\u00e9gimes diff\u00e9rents, sans que les gouvernants aient n\u00e9cessairement recours au Cirque.<\/p>\n<p>Il arrive cependant que ce recours permette d\u2019expulser la politique. Machiavel note qu\u2019en 1466, alors qu\u2019\u00e0 Florence menace la guerre civile entre les factions, \u00abquelques-uns de ceux qui d\u00e9testaient les discordes civiles voulurent essayer d\u2019arr\u00eater cette agitation croissante, en occupant le peuple \u00e0 de nouvelles f\u00eates publiques, car c\u2019est l\u2019oisivet\u00e9 qui est m\u00e8re de s\u00e9ditions. Ils cherch\u00e8rent donc \u00e0 la faire cesser et \u00e0 d\u00e9tourner l\u2019attention des affaires publiques, en la portant ailleurs. Ils ordonn\u00e8rent deux f\u00eates des plus magnifiques qu\u2019on e\u00fbt vues \u00e0 Florence\u2026. [toutefois] la f\u00eate termin\u00e9e, les m\u00eames soucis revinrent agiter les esprits ; chacun s\u2019attacha \u00e0 son opinion avec plus d\u2019ardeur que jamais.\u00bb (Machiavel, Istorie fiorentine, cit\u00e9 par P. Veyne, Seuil, p. 96). La faiblesse de la solution propos\u00e9e est donc de supposer qu\u2019on peut par un stratag\u00e8me \u2013 celui du Cirque \u2013 d\u00e9politiser le peuple. \u00abL\u2019id\u00e9e de d\u00e9politisation va de contradiction en contradiction ; elle commence par id\u00e9aliser les gens : l\u2019autonomie politique serait inscrite dans leur essence ; puis elle les met plus bas que terre : il suffit de leur proposer le Cirque pour les d\u00e9naturer\u2026 [alors que] les soci\u00e9t\u00e9s sont \u00e0 la fois injustes et relativement stables : les d\u00e9favoris\u00e9s y mettent du leur, ne serait-ce que pour \u00e9chapper \u00e0 l\u2019angoisse de n\u2019\u00eatre soumis \u00e0 aucune autorit\u00e9.\u00bb (Le pain et le cirque, Seuil, p. 98).<\/p>\n<p>De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les doctrines politiques antiques se posaient les questions suivantes : faut-il reconna\u00eetre au peuple des droits qui lui sont dus dans la cit\u00e9 ? Ou n\u2019a-t-il que des devoirs envers elle? Peut-on lui laisser son apolitisme et lui conc\u00e9der d\u2019autres int\u00e9r\u00eats que le bien public ? Ou faut-il, au contraire, l\u2019arracher \u00e0 cet apolitisme pour le plier \u00e0 la vertu civique ? De fa\u00e7on concr\u00e8te, faut-il conc\u00e9der ses plaisirs au peuple ? A ces questions, les politiques antiques proposent trois r\u00e9ponses.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re prescrit de s\u2019en tenir \u00e0 une attitude rigoureuse. Au nom d\u2019une id\u00e9ologie patriotique et en donnant bonne conscience aux dirigeants, elle exige l\u2019exercice de l\u2019autorit\u00e9, sans faiblesse, pour astreindre le peuple \u00e0 l\u2019accomplissement de son devoir. Lui conc\u00e9der des plaisirs, c\u2019est le rendre outrecuidant et lui permettre de croire qu\u2019il a aussi des droits, alors que l\u2019obligation de ses devoirs envers la patrie doit \u00eatre sa seule pr\u00e9occupation. Cette doctrine de la rigueur et de la fermet\u00e9 envers le peuple est pr\u00f4n\u00e9e par Polybe et Ciceron, qui condamnent, avec la m\u00eame hargne, les plaisirs et le l\u00e2che \u00e9verg\u00e9tisme, qui offre au peuple banquets et spectacles. Position qui nie la r\u00e9alit\u00e9 et lui tourne le dos : en Gr\u00e8ce comme \u00e0 Rome, les f\u00eates, les c\u00e9l\u00e9brations collectives \u00e9taient des institutions imm\u00e9moriales.<\/p>\n<p>Une deuxi\u00e8me doctrine est pr\u00e9conis\u00e9e \u00e0 Rome par l\u2019oligarchie \u00e0 l\u2019\u00e9poque r\u00e9publicaine et est beaucoup plus souple. Pour faire r\u00e9gner la discipline civique, tout en \u00e9vitant le recours \u00e0 la r\u00e9pression, elle propose de tenir le peuple en main, tant que l\u2019exige le devoir du citoyen ; puis de lui conc\u00e9der des divertissements traditionnels, avec m\u00eame une participation des dirigeants aux jeux du cirque. Quant \u00e0 la troisi\u00e8me opinion, elle proc\u00e8de d\u2019une vieille politique monarchique, qui \u00e9vite d\u2019irriter le peuple et \u00e9carte ainsi toute agitation : plut\u00f4t que d\u2019imposer rigueur et fermet\u00e9 civiques mal accept\u00e9es, elle propose de rendre les populations heureuses en les laissant s\u2019adonner \u00e0 leurs plaisirs, en les entretenant dans l\u2019incurie, sans leur imposer une quelconque id\u00e9ologie ; bref en les abandonnant \u00e0 leur apolitisme naturel. En fait, assure Veyne, la vraie question qui se pose est de savoir, avant tout, quelle conception se font les dirigeants de l\u2019autorit\u00e9 ? Et de quelle mani\u00e8re profiteront-ils de l\u2019apolitisme des dirig\u00e9s ? Questions qui montrent qu\u2019une grande diff\u00e9rence s\u00e9pare l\u2019utopie rigoriste de Polybe et Ciceron, des politiques aussi bien monarchique qu\u2019oligarchique et r\u00e9publicaine.<\/p>\n<p>La bourgeoisie, grande ou petite, ou plut\u00f4t une partie d\u2019entre elle, pr\u00e9f\u00e8re les r\u00e9gimes forts, par horreur du d\u00e9sordre et aussi, ajoute Veyne, \u00abpar le sentiment secret qu\u2019elle a de sa propre incapacit\u00e9 \u00e0 commander\u00bb. Les potentats, de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, sont adeptes des r\u00e9gimes \u00e0 poigne ; et il se trouve, parmi les intellectuels, des affid\u00e9s de la \u00abgrandeur\u00bb, qui m\u00e9prisent les plaisirs d\u00e9risoires du peuple et pr\u00e9conisent m\u00eame leur suppression. L\u2019oligarchie romaine, avec son sens aigu du commandement, est beaucoup plus r\u00e9aliste : elle laisse le peuple s\u2019abandonner aux jeux du cirque, se garde bien de toute r\u00e9pression, mais tout en l\u2019obligeant fermement \u00e0 une observation stricte de la discipline civique.<\/p>\n<p>S\u2019agissant de d\u00e9politisation et d\u2019apolitisme, quittons &#8211; une fois n\u2019est pas coutume &#8211; \u00ables ch\u00e8res questions d\u2019histoire ancienne\u00bb, pour aborder le pr\u00e9sent de notre pays o\u00f9 la \u00abd\u00e9mocratie \u00e9lectorale\u00bb est devenue la norme pour statuer sur la politique suivie par l\u2019Etat ; alors que notre exp\u00e9rience, en mati\u00e8re \u00e9lectorale, un demi-si\u00e8cle durant, n\u2019a consist\u00e9 que dans l\u2019organisation p\u00e9riodique de scrutins purement formels et non concurrentiels. Participer aux \u00e9lections, aller voter n\u2019a \u00e9t\u00e9 longtemps que pour obtenir un sauf-conduit : pour \u00e9chapper \u00e0 l\u2019\u00e9tiquette d\u2019opposant notoire devenue dangereuse pour les uns, ou b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019appuis, d\u2019aides publiques pour d\u2019autres ; d\u2019autant qu\u2019afin de faciliter le contr\u00f4le des sbires, les enveloppes \u00e9taient transparentes, permettant de v\u00e9rifier la pr\u00e9sence du bulletin rouge choisi par les candidats du parti unique ou quasi unique. Et, pour suppl\u00e9ments, les fraudes flagrantes et les usurpations de votes\u2026<\/p>\n<p>Afin d\u2019assimiler les r\u00e8gles du jeu \u00e9lectoral, de diminuer l\u2019inclination \u00e0 un apolitisme naturel, apr\u00e8s le 14 janvier 2011, une conversion approfondie \u00e9tait indispensable, pour les \u00e9lites comme pour l\u2019ensemble des \u00e9lecteurs. Les dirigeants des partis, y compris ceux du parti islamiste, ont rapidement adopt\u00e9 \u00abla m\u00e9thode d\u00e9mocratique\u00bb, qui \u00absubordonne la d\u00e9volution de l\u2019exercice du pouvoir \u00e0 l\u2019issue d\u2019une lutte concurrentielle portant sur le vote du peuple\u00bb ; mais sans oublier parfois les vieilles habitudes, de drainage ou d\u2019achat des votes. Le d\u00e9senchantement \u00e9lectoral, in\u00e9vitable et observable sous tous les cieux, rev\u00eatit cependant une acuit\u00e9 particuli\u00e8re, en raison de la diff\u00e9renciation du rapport au politique, selon les groupes sociaux. Diff\u00e9renciation due, surtout, \u00e0 l\u2019int\u00e9gration tr\u00e8s partielle d\u2019une grande partie des citoyens aux normes de la citoyennet\u00e9. Apparut alors nettement une opposition entre deux conceptions de la politique, l\u2019une r\u00e9gl\u00e9e sur l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative, et l\u2019autre, populaire, obnubil\u00e9e par le quotidien, cramponn\u00e9e sur les ressources et les contraintes d\u2019une politique publique du bien-\u00eatre, apr\u00e8s un demi-si\u00e8cle de solutions autoritaires et de paternalisme d\u2019Etat.<\/p>\n<p>L\u2019insurrection de 2011, en effet, n\u2019est pas seulement l\u2019aspiration des plus jeunes, notamment, \u00e0 une r\u00e9habilitation de l\u2019Etat de droit et \u00e0 l\u2019\u00e9largissement de la sph\u00e8re de la citoyennet\u00e9 ; ainsi que l\u2019exprime nettement le slogan qu\u2019ils clamaient (pain, libert\u00e9, dignit\u00e9 nationale), elle inclut \u00e9galement la capacit\u00e9 de r\u00e9pondre aux demandes populaires de reconnaissance et de bien-\u00eatre. Comme le note Michel Camau, \u00abc\u2019est l\u00e0 un type de probl\u00e8me que rencontre tout Etat constitutionnel, compte tenu des d\u00e9calages et des ajustements entre le constitutionnalisme et le \u2018\u2019populisme\u2019\u2019 \u00bb (L\u2019exception tunisienne. Variations sur un mythe, p. 30).<\/p>\n<p class=\"c3\"><strong>A.M.<\/strong><\/p>\n<p class=\"c4\"><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/le_mensuel_abonnez_vous\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/FCK_files\/Bandeau-Leaders-1-copie(20).jpg\" alt=\"\" width=\"500\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" height=\"128\" align=\"middle\"\/><\/a><\/p>\n<p class=\"c3\">\u00a0<\/p>\n<p>Auteur:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/27286-ammar-mahjoubi-depolitisation-et-apolitisme\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vers la fin du si\u00e8cle dernier, nos esprits chagrins, \u00e0 la facult\u00e9 des Sciences humaines, d\u00e9ploraient l\u2019insouciance des \u00e9tudiants, leur manque d\u2019int\u00e9r\u00eat pour la chose publique, l\u2019absence de participation, d\u2019inqui\u00e9tude pour l\u2019\u00e9tat du pays, soumis \u00e0 un pouvoir dictatorial, livr\u00e9 \u00e0 une rapine mafieuse. 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