{"id":42393,"date":"2019-06-24T14:23:00","date_gmt":"2019-06-24T18:23:00","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/24-juin-1956-larmee-nationale-face-aux-premiers-defis\/"},"modified":"2019-06-24T14:23:00","modified_gmt":"2019-06-24T18:23:00","slug":"24-juin-1956-larmee-nationale-face-aux-premiers-defis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/24-juin-1956-larmee-nationale-face-aux-premiers-defis\/","title":{"rendered":"24 Juin 1956 : l\u2019Arm\u00e9e Nationale face aux premiers d\u00e9fis!!"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019Arm\u00e9e Nationale que le peuple tunisien et, surtout, son \u00e9lite n\u2019a, v\u00e9ritablement, d\u00e9couverte qu\u2019\u00e0 l\u2019occasion de la r\u00e9volution, d\u00e9cembre 2010- janvier 2011, et qu\u2019il a la possibilit\u00e9 de connaitre davantage, \u00e9tant donn\u00e9 son engagement contre le terrorisme, f\u00eatera, ce mois-ci, le 63\u00b0anniversaire de sa naissance.<\/p>\n<p>Sa mission principale \u00e9tant la D\u00e9fense du pays, ses missions secondaires sont multiples : elles se rapportent \u00e0 l\u2019appui aux Forces de S\u00e9curit\u00e9 Int\u00e9rieure pour le maintien de l\u2019ordre lorsque celles-ci se trouvent d\u00e9pass\u00e9es par les \u00e9v\u00e8nements, \u00e0 l\u2019intervention lors des catastrophes naturelles (inondations, incendies, sauterelles, \u00e9tourneaux, etc\u2026.) ou d\u2019accidents graves (sur voies routi\u00e8res ou ferr\u00e9es) et \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution de certaines actions de d\u00e9veloppement dans les r\u00e9gions sahariennes ou difficiles d\u2019acc\u00e8s ou n\u2019attirant pas les entreprises priv\u00e9es ( ex. : la route du chott el jeridKebili-Tozeur, le projet de RjimMaatoug, l\u2019adduction d\u2019eau potable de l\u2019\u00eele de kerkennah, la construction des villages de Bordj Bourguiba et Bordj el Khadra, etc\u2026\u2026). D\u2019autre part, fid\u00e8le, depuis l\u2019ind\u00e9pendance et gr\u00e2ce au choix et aux conceptions du Pr\u00e9sident Bourguiba, relatifs \u00e0 une politique de paix, d\u2019amiti\u00e9 et de non\u2013ing\u00e9rence dans les affaires internes des autres pays, la Tunisie a \u00e9t\u00e9, \u00e0 plusieurs reprises, sollicit\u00e9e, pour participer aux op\u00e9rations de maintien de la Paix, sous la banni\u00e8re des Casques Bleus de l\u2019Organisation des Nations Unies et \u00e0 chaque fois, elle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sente et nos hommes ont, partout o\u00f9 ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s, en Afrique ou en Asie, admirables de correction, de s\u00e9rieux et d\u2019efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>Depuis la r\u00e9volution, et avec l\u2019aggravation de la menace terroriste, l\u2019Arm\u00e9e a pratiquement quitt\u00e9 ses casernements\u00a0 et se trouve engag\u00e9e, l\u00e0 o\u00f9 il le faut, essentiellement dans les r\u00e9gions montagneuses, dans cette lutte aussi pernicieuse que nocive en vue d\u2019\u00e9radiquer cette gangr\u00e8ne. T\u00f4t ou tard, elle arrivera, avec la contribution des forces de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure et de la douane \u00e0 nettoyer le pays de cette pourriture.<\/p>\n<p>Mais avant d\u2019en arriver l\u00e0, notre Arm\u00e9e a connu des vertes et des pas m\u00fbres. En effet, que de difficult\u00e9s, que de probl\u00e8mes, que d\u2019insuffisances, que d\u2019ennuis ont rencontr\u00e9s nos anciens, ceux qui ont eu, sans assistance, le sublime honneur de cr\u00e9er, en partant de z\u00e9ro ou presque, une Arm\u00e9e avec toutes ses composantes et qui sont fort nombreuses !!!!\u00a0<\/p>\n<p>En effet, le 20 Mars 1956, la France reconnait solennellement l\u2019ind\u00e9pendance de la Tunisie et l\u2019abrogation des protocoles du protectorat de 1881 et 1883. Le texte stipulait que la Tunisie a acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance dans le cadre de l\u2019interd\u00e9pendance avec la France, ce dernier terme, a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9 \u00e0 la d\u00e9claration, avec l\u2019accord du leader Bourguiba, dans le but de calmer et les faucons de Paris et les colons fran\u00e7ais de Tunis. Cette ind\u00e9pendance a \u00e9t\u00e9 obtenue malgr\u00e9 le d\u00e9chirement sanglant, au sein du parti du n\u00e9o-destour, entre le Pr\u00e9sident du Parti, le Combattant Supr\u00eame Habib Bourguiba et le Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral du m\u00eame Parti, le grand leader Salah Ben Youssef, d\u00e9chirement relatif \u00e0 l\u2019acceptation par Bourguiba de la \u00ab politique des \u00e9tapes \u00bb qui s\u2019est, d\u2019ailleurs , av\u00e9r\u00e9e, juste, intelligente et efficace et surtout moins sanglante, puisqu\u2019elle a abouti, rapidement et avec le minimum de pertes en vies humaines, \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance.<br \/>Et aussit\u00f4t, la Tunisie s\u2019est mise au travail. Il fallait rapide\u00acment mettre sur pieds les composantes d\u2019un Etat ind\u00e9pendant: une Administration Centrale et une autre R\u00e9gionale, des Forces de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9\u00acrieure, une Diplomatie, une Justice et une Arm\u00e9e. En ce qui concerne la cr\u00e9ation de l\u2019Arm\u00e9e, deux actions ont \u00e9t\u00e9 prises simultan\u00e9ment :<\/p>\n<p class=\"c3\"><strong><span class=\"c2\">1:<\/span><\/strong> une demande \u00e0 la France pour le transfert des militaires tunisiens servant dans l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise et volontaires pour servir dans la jeune Arm\u00e9e Tunisienne,<br \/><span class=\"c2\"><strong>2:<\/strong><\/span> l\u2019organisation d\u2019un concours pour le recrutement d\u2019une centaine de jeunes tu\u00acnisiens destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre form\u00e9s en France comme officiers \u00e0 l\u2019Ecole militaire de St Cyr et devant composer les futurs cadres de l\u2019arm\u00e9e.<\/p>\n<p>D\u2019abord, je voudrais rappeler que normalement, lorsqu\u2019un pays acquiert son ind\u00e9pendance, il demande au pays colonisateur de lui fournir\u00a0 des conseillers pour l\u2019aider \u00e0 cr\u00e9er son Arm\u00e9e. Cela ne s\u2019est pas pass\u00e9 ainsi pour notre pays pour deux raisons :<\/p>\n<p class=\"c3\"><span class=\"c2\"><strong>1-<\/strong><\/span> d\u2019une part, la guerre d\u2019Alg\u00e9rie entamant bien, en 1956, sa deuxi\u00e8me ann\u00e9e, il \u00e9tait normal que la Tunisie accueillait, aussit\u00f4t, et en plus des r\u00e9fugi\u00e9s alg\u00e9riens, des combattants de l\u2019ALN,<\/p>\n<p class=\"c3\"><span class=\"c2\"><strong>2-<\/strong><\/span> d\u2019autre part, l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise \u00e9tait encore pr\u00e9sente dans la plupart de nos villes et son \u00e9vacuation, n\u2019interviendra que deux ann\u00e9es plus tard, et Bizerte ne le sera, qu\u2019en1963.<\/p>\n<p>C\u2019est pour ces raisons que la mise \u00e0 contribution de conseillers militaires fran\u00e7ais \u00e9tait impensable et qu\u2019aucune demande n\u2019a \u00e9t\u00e9 faite, \u00e0 la France, dans ce sens.<\/p>\n<p>Il y a lieu de rappeler que la cr\u00e9ation de l\u2019Arm\u00e9e Tunisienne d\u00e9buta par l\u2019int\u00e9gration des mille cinq cents militaires tunisiens dont vingt- six officiers servant dans l\u2019Arm\u00e9e Fran\u00e7aise et qui ont \u00e9t\u00e9 volontaires pour servir dans la jeune\u00a0 Arm\u00e9e Nationale Tunisienne. Ces effectifs qui ont d\u00e9fil\u00e9 le 24 juin 1956 sur l\u2019avenue Gambetta, devenue avenue Mohamed V, ont constitu\u00e9 le 1\u00b0r\u00e9giment interarmes compos\u00e9 de trois compagnies d\u2019infanterie, d\u2019une compagnie de chars, d\u2019une compagnie d\u2019artillerie et de quelques \u00e9l\u00e9ments d\u2019armes de commandement et de soutien (transmissions, g\u00e9nie, transport, etc\u2026.). Il va s\u2019en dire que ces officiers, \u00e0 l\u2019exception de trois ou quatre, et du fait de leur origine, n\u2019ont pas suivi de formation acad\u00e9mique et sont donc issus du rang. D\u2019ailleurs, le plus haut grad\u00e9 parmi eux avait le grade de commandant (feu le G\u00e9n\u00e9ral Habib TABIB) et\u00a0 \u00e9tait le seul officier sup\u00e9rieur. Pr\u00e8s de deux cents * militaires* de la garde beylicale (essentiellement pour la garde et les honneurs protocolaires), et dont les grades ont \u00e9t\u00e9 revus \u00e0 la baisse se sont joints au contingent provenant de l\u2019Arm\u00e9e Fran\u00e7aise. Et c\u2019est \u00e0 seulement la dizaine de capitainesles plus exp\u00e9riment\u00e9s parmi cette trentained\u2019officiers dont la majorit\u00e9 \u00e9tait des lieutenants qu\u2019est revenue la t\u00e2che dureet certainement compliqu\u00e9e mais exaltante, de penser, concevoir, organiser et mettre sur pieds les composantes d\u2019une Arm\u00e9e avec son Etat-Major, ses organes de commandement, ses services de soutien, ses Centres d\u2019Instruction,\u00a0 ses Ecoles, ainsi que ses Unit\u00e9s de combat.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, et compte tenu des cons\u00e9quences de la guerre d\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Alg\u00e9rie, les r\u00e9fugi\u00e9s alg\u00e9riens afflu\u00e8rent en Tunisie par milliers d\u00e8s la proclamation de l\u2019ind\u00e9pendance tunisienne dans le but de fuir les combats, les exactions, les arrestations, les brimades, les emprisonnements que leur faisaient subir les troupes fran\u00e7aises. Des camps de toile ont \u00e9t\u00e9 mont\u00e9s, en territoire tunisien, non loin des fronti\u00e8res pour les accueillir dans les meilleures conditions possibles.<\/p>\n<p>Toutefois, des actes de provocation, des incursions et des accrochages le long de nos fronti\u00e8res sont devenus monnaie courante. En effet, quelques mois seulement apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance, un violent accrochage opposa, le 16 octobre 1956, une compagnie de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise \u00e0 un groupe de r\u00e9sistants alg\u00e9riens dirig\u00e9s par si Abbes, entre Bouchebka et Kasserine, pr\u00e8s de Th\u00e9lepte. Le\u00a0 bilan\u00a0 de l\u2019accrochage a \u00e9t\u00e9 lourd pour les uns comme pour les autres. Les troupes fran\u00e7aises d\u2019Alg\u00e9rie, appel\u00e9es en renfort, se livr\u00e8rent, en territoire tunisien, \u00e0 un ratissage syst\u00e9matique des cheikhats de FejHassine et de Hydra et exerc\u00e8rent des repr\u00e9sailles contre la population. Des femmes ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es, des hommes\u00a0 arr\u00eat\u00e9s et conduits en prison, des gourbis incendi\u00e9s et beaucoup de monde a \u00e9t\u00e9 contraint \u00e0 fuir. Dans son discours du 20 octobre 1956, le Premier ministre Bourguiba remet en question le statut de la pr\u00e9sence des troupes fran\u00e7aises en Tunisie et pose le probl\u00e8me de leur \u00e9vacuation et rappelle que \u00ab les autorit\u00e9s fran\u00e7aises doivent comprendre qu\u2019elles sont tenues de respecter dans chaque alg\u00e9rien qui se trouve dans ce pays l\u2019autorit\u00e9 tunisienne, que la Tunisie ne permettra pas que la France se serve de notre pays comme base de d\u00e9part dans la guerre qu\u2019elle m\u00e8ne en Alg\u00e9rie. La France doit savoir que l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise stationn\u00e9e en Tunisie ne doit \u00eatre en aucune mani\u00e8re articul\u00e9e sur l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise\u00a0 qui op\u00e8re en Alg\u00e9rie (L\u2019agression fran\u00e7aise contre Sakiet Sidi Youssef de Mr H\u00e9diBaccoche p.12)\u00bb .<\/p>\n<p>D\u2019autre part, il donne l\u2019ordre \u00e0 l\u2019arm\u00e9e tunisienne, en formation, de prot\u00e9ger les fronti\u00e8res et de r\u00e9sister, au besoin, aux troupes fran\u00e7aises d\u2019Alg\u00e9rie. Aussi, du fait de l\u2019arriv\u00e9e des katibas de l\u2019ALN et de leur implantation chez nous, l\u2019Arm\u00e9e Nationale s\u2019est organis\u00e9e pour \u00eatre pr\u00e9sente le long de la fronti\u00e8re pour la prot\u00e9ger des incursions fran\u00e7aises et permettre aux combattants de l\u2019ALN d\u2019\u00eatre rassur\u00e9s quant \u00e0 leur s\u00e9curit\u00e9. C\u2019est pour cela que quelques semaines seulement apr\u00e8s le transfert du r\u00e9giment interarmes compos\u00e9 de tunisiens volontaires, le service militaire d\u2019une dur\u00e9e d\u2019une ann\u00e9e a \u00e9t\u00e9 instaur\u00e9 pour les jeunes tunisiens \u00e2g\u00e9s de vingt ans. D\u2019autre part et devant le besoin urgent en encadrement, il a \u00e9t\u00e9 fait appel aux r\u00e9servistes, les anciens engag\u00e9s dans l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise et qui \u00e9taient encore relativement jeunes. Les besoins de d\u00e9fense de la fronti\u00e8re tuniso-alg\u00e9rienne n\u00e9cessit\u00e8rent, aussit\u00f4t, la mise sur pieds, et m\u00eame avant la fin de l\u2019ann\u00e9e 1956, de plusieurs bataillons d\u2019infanterie qui ont \u00e9t\u00e9 implant\u00e9s comme suit : le 1\u00b0bataillon d\u2019infanterie couvrant les gouvernorats de Gab\u00e8s et Gafsa avec poste de commandement \u00e0 Gab\u00e8s sous le commandement du Commandant Mohamed Missaoui, le 2\u00b0 bataillon d\u2019infanterie couvrant les gouvernorats de Souk Larbaa(Jendouba) et Le Kef avec poste de commandement \u00e0 Ain Draham et command\u00e9 par le Commandant LasmarBouzaiane, le 3\u00b0 Bataillon d\u2019infanterie couvrant le gouvernorat de Kasserine avec poste de commandement \u00e0 Kasserine et command\u00e9 par le Commandant Ahmed El Abed.<\/p>\n<p>Pour ce faire, des postes frontaliers, dont le niveau variait selon le terrain et l\u2019importance de la position, entre un groupe de combat (11 hommes) et une section (30 hommes) ont \u00e9t\u00e9 implant\u00e9s le long de la fronti\u00e8re dans des conditions parfois difficiles. Leurs positions d\u00e9pendaient, essentiellement, du terrain et certains \u00e9taient \u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de la fronti\u00e8re ;\u00a0 d\u2019autres, \u00e0 pas plus de quelques kilom\u00e8tres. En effet, la plupart des postes ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9s, au d\u00e9part, dans des guitounes et au fur et \u00e0 mesure des possibilit\u00e9s et des opportunit\u00e9s, les militaires ont occup\u00e9 soit des constructions abandonn\u00e9es que les soldats eux-m\u00eames ont r\u00e9par\u00e9es ou agrandies et badigeonn\u00e9s, soit ils ont construit eux-m\u00eames leur poste utilisant les mat\u00e9riaux trouv\u00e9s sur place ( pierres et mortier compos\u00e9 de terre et de paille, les branchages\u00a0 d\u2019arbres pour la toiture) ; pour un petit nombre, ils ont utilis\u00e9 les fermes des colons fran\u00e7ais dont les terres ont \u00e9t\u00e9 nationalis\u00e9es avant terme du fait de leur proximit\u00e9 de la fronti\u00e8re; en fait, soixante postes partant de la mer M\u00e9diterran\u00e9e, au nord-ouest et allant au sud-ouest, jusqu\u2019au Grand Erg Oriental, \u00e0 Bordj El Khadhra, veillaient jours et nuits, \u00e9t\u00e9 comme hiver, sur nos fronti\u00e8res ;\u00a0 c\u2019\u00e9taient les postes suivants:<\/p>\n<h2>1-Secteur du 2\u00b0 Bataillon (gouvernorat de Jendouba)<\/h2>\n<p>1- Ain Baccouch, 2- Ain Sa\u00efda, 3-Fej el Kahla (Babouch), 4-Adissa, 5-Rouii,<br \/>6-Ain Sarouia, 7-Sidi Kaddour8-BouDhalaa ; 9-Souk Halima, 10-El Ghorra,<br \/>11-Ain Soltane,\u00a0 12-El Faija, 13-El Gueliaa,14-Sraia,15-Giani Zini,16-Ferme Dubois.<\/p>\n<h2>2 \u2013 Secteur du 8\u00b0 Bataillon (gouvernorat du Kef)<\/h2>\n<p>17-Ain Zana,18-Oued Zitoun,19-Ain Oum Jera,20-Sakiet Sidi Youssef,21-Ain Kerma,22-Oued El Malah, 23-El Biar( sidi Rabah) 24-El Gouaten,(il s\u2019agit d\u2019un poste compos\u00e9 de quelques guitou\u00acnes et install\u00e9 au pied du jebel Sidi Ahmed auquel cette appellation a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e), 25-Sidi Ahmed, 26-Bou-ghanem, 27-El Felta, 28-Bir Hamida, 29-Bou Jabeur, 30-Jerissa, 31-Kalaa Jerdaa( KalaaKhasba).<\/p>\n<h2>3 \u2013 Secteur du 3\u00b0 Bataillon (gouvernorat de Kasserine)<\/h2>\n<p>32-Loubira, 33-Sra\u00ef, 34-Hydra, 35-Remila,36-AinBouderias,37-Bouchebka,<br \/>38-Tamesmida, 39-Dernaya, 40-Kchem el Kelb, 41-Telept, 42-Bordj oum Ali,<br \/>43-Feriana.<\/p>\n<h2>4 \u2013 Secteur du 4\u00b0Bataillon (gouvernorat de Gafsa)<\/h2>\n<p>44-Om el Ksab, 45-Foum el Khanga, 46-Mid\u00e8s, 47-Tamerza,48-Chbika,<br \/>49-Redeyef, 50-Metlaoui, 51-Hazoua,<\/p>\n<h2>5- Secteur des Unit\u00e9s Sahariennes (gouvernorats de Gabes et de Medenine): \u00e0 partir de Juillet 1958<\/h2>\n<p>52-Rjim Maatoug, 53-Bir El Gonna, 54-Bir Aouine, 55-Garaat Sabeur,56-Tiaret,<br \/>57-Mchiguig, 58-Bordj Leboeuf (Bordj Bourguiba), 59-Fort Saint (Bordj El Khadra), 60- Remada.<\/p>\n<p>Ces postes qui ont \u00e9t\u00e9 maintenus\u00a0 jusqu\u2019en 1962, date de l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Alg\u00e9rie, ont \u00e9t\u00e9, avec le temps, agrandis et am\u00e9nag\u00e9s. Bien s\u00fbr, ils ont tous fait l\u2019objet de travaux d\u2019organisation de terrain avec des tranch\u00e9es de protection et de circulation entre les casemates et les positions de tir et pour la protection contre les tirs d\u2019artillerie ou de mortiers venant de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re, \u00e0 titre de provocation ou d\u2019intimidation. Ces postes, \u00e9tant donn\u00e9 leur importance, devraient \u00eatre command\u00e9s par des officiers. Cela ne fut gu\u00e8re possible du fait du manque de l\u2019encadrement officiers et nous \u00e9tions heureux de trouver des sous-officiers pour le faire. Certains postes ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s \u00e0 des caporaux. Les conditions de vie \u00e9taient dures mais les soldats avaient quand m\u00eame des lits de camp en toile. Les soldats recevaient, r\u00e9guli\u00e8rement, le ravitaillement et les produits frais \u00e9taient fournis tous les trois jours lorsque les moyens de transport \u00e9taient disponibles.<\/p>\n<p>Les r\u00e9fugi\u00e9s alg\u00e9riens affluaient de partout et fuyaient leur pays.Les troupesfran\u00e7aises d\u2019Alg\u00e9rie essayaient de les en emp\u00eacher et, m\u00eame, les poursuivaient. C\u2019est ainsi, qu\u2019eut lieu, le 31 mai 1957, dans la r\u00e9gion d\u2019Ain Draham,le plus tragique incident et le plus meurtrier, avec l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise : en effet, fuyant les arrestations, les ratissages, et les tortures, des alg\u00e9riens, hommes, femmes et enfants se sont r\u00e9fugi\u00e9s en Tunisie. Des unit\u00e9s de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise les ont poursuivis dans les cheikhats tunisiens des OuledMsallem et des Khmairia non loin d\u2019Ain Draham. L\u2019Arm\u00e9e Tunisienne et la Garde Nationale, tentant de les prot\u00e9ger et leur porter secours, se sont trouv\u00e9es face \u00e0 face avec elles, ce jour-l\u00e0, vers midi, et ce fut l\u2019affrontement. Monsieur Khemaies el Hajri, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral du minist\u00e8re des affaires \u00e9trang\u00e8res passait, \u00e0 ce moment-l\u00e0 et par hasard, dans la r\u00e9gion pour inspecter des camps de r\u00e9fugi\u00e9s alg\u00e9riens, a \u00e9t\u00e9 gri\u00e8vement bless\u00e9 et succomba quelques jours plus tard, ainsi que neuf autres tunisiens des forces de l\u2019ordre (militaires et gardes nationaux).<\/p>\n<p>Le grand probl\u00e8me auquel les autorit\u00e9s politiques devaient faire face \u00e9tait le manque d\u2019armement pour \u00e9quiper les personnels des unit\u00e9s cr\u00e9\u00e9es car les pays occidentaux, par solidarit\u00e9 avec la France, ont d\u00e9cid\u00e9 de ne pas nous vendre les armes dont nous avions besoin, sous pr\u00e9texte que cet armement pourrait \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 \u00e0 l\u2019ALN alg\u00e9rienne. Heureusement que le Pr\u00e9sident Nasseur, d\u2019Egypte, nous a fourni un bateau de fusils * Hakim* avec leurs munitions. Plus tard, le Pr\u00e9sident Tito, d\u2019Yougoslavie, nous a d\u00e9livr\u00e9 des fusils * mauser*, des lance- roquettes et des mortiers ainsi qu\u2019une bonne quantit\u00e9 de munitions.<\/p>\n<p>Les activit\u00e9s quotidiennes au poste \u00e9taient tr\u00e8s bien agenc\u00e9es : une partie de l\u2019effectif s\u2019occupait des am\u00e9nagements de la position, de l\u2019am\u00e9lioration des postes de combat et de l\u2019instruction, une autre partie effectuait, quotidiennement et le matin tr\u00e8s t\u00f4t, des patrouilles, sur la piste longeant la fronti\u00e8re pour v\u00e9rifier, s\u2019il y a eu, de nuit, des poses de mines par les harkis et pistait d\u2019\u00e9ventuelles infiltrations. Les patrouilles quotidiennes \u00e9taient effectu\u00e9es, \u00e0 pieds, et \u00e9taient d\u2019environ sept \u00e0 dix kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019aller et au retour. Les cong\u00e9s \u00e9taient rares mais le moral \u00e9tait toujours \u00e9lev\u00e9 et il n\u2019y a jamais eu de d\u00e9sertion. Un fait important est digne d\u2019\u00eatre signal\u00e9 : le contingent de la classe 1958\/1 qui a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 pour\u00a0 une ann\u00e9e de service, a \u00e9t\u00e9 maintenu, par n\u00e9cessit\u00e9, pendant deux ans. Et ce qui est digne d\u2019int\u00e9r\u00eat et qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre rappel\u00e9, est qu\u2019il n\u2019y a pas eu de protestations, ou de d\u00e9sertions, \u00e0 tel point que ce contingent a marqu\u00e9 de son empreinte l\u2019histoire de l\u2019arm\u00e9e nationale et \u00e9tait, souvent, cit\u00e9 en exemple. Tous ces jeunes ont fait preuve d\u2019un nationalisme et d\u2019un amour pour la patrie remarquables. Nous, la premi\u00e8re promotion d\u2019officiers de l\u2019ind\u00e9pendance, de retour au pays, fin 1957 et d\u00e9but 1958,\u00a0 apr\u00e8s avoir termin\u00e9 notre formation \u00e0 l\u2019Ecole militaire de St Cyr, avons eu l\u2019honneur de commander des soldats de ce contingent qui, \u00e0 un ou deux ans pr\u00e8s, avaient le m\u00eame \u00e2ge que nous. Une grande complicit\u00e9 \u00e9tait n\u00e9e avec ces jeunes soldats et ind\u00e9pendamment du grand respect qu\u2019ils avaient pour nous, ils \u00e9taient tr\u00e8s proches de nous et pendant les moments de repos, il nous arrivait de jouer ensemble au foot, et nous prenions ensemble et r\u00e9guli\u00e8rement, le m\u00eame repas, ce qui nous rapprochait les uns, les autres, et cela \u00e9tait excellent pour le moral et pour le bon accomplissement de la mission. J\u2019ai eu la chance de faire partie du groupe d\u2019officiers, compos\u00e9 de sept fantassins et d\u2019un officier du g\u00e9nie qui\u00a0 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 pour servir au 2\u00b0 bataillon dont le P.C. \u00e9tait\u00a0 \u00e0 Ain Draham et couvrait les gouvernorats de Souk Larbaa devenue Jendouba et du Kef, avec des compagnies implant\u00e9es \u00e0 Ain Draham, \u00e0 Ghardimaou, \u00e0 Souk Larbaa,\u00a0 au Kef, \u00e0 Sakiet sidi Youssef, \u00e0 Boujabeur ( une mine de plomb d\u00e9saffect\u00e9e situ\u00e9e \u00e0 un Km de la fronti\u00e8re et \u00e0 six Km de Kalaat Senam), et un remarquable Centre d\u2019instruction \u00e0 Tabarka ; celui-ci occupe une tr\u00e8s belle caserne qui surplombe la ville et sa plage. Je me souviens que notre Commandant de Bataillon, le Commandant LasmarBouzaiane, chef remarquable et tr\u00e8s proche de ses hommes, a eu l\u2019intelligence et la p\u00e9dagogie n\u00e9cessaires pour nous d\u00e9tacher, durant quatre mois, au Centre d\u2019Instruction, pour nous permettre, comme il l\u2019avait dit lui-m\u00eame, de nous familiariser avec le commandement en arabe d\u2019une part et d\u2019autre part avec les cadres sous-officiers que nous c\u00f4toyons pour la premi\u00e8re fois de notre vie. Son id\u00e9e, ing\u00e9nieuse, a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s int\u00e9ressante puisqu\u2019elle nous facilita, \u00e9norm\u00e9ment, la t\u00e2che.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 nos amis de l\u2019ALN, le fait d\u2019\u00eatre en Tunisie, leur permettait de b\u00e9n\u00e9ficier de bonnes conditions pour se consacrer enti\u00e8rement \u00e0 leur mission sacr\u00e9e. L\u2019armement, les munitions et tous genres d\u2019\u00e9quipements militaires commen\u00e7aient \u00e0 leur parvenir de l\u2019extr\u00eame sud tunisien gr\u00e2ce aux moyens de transport militaires tunisiens \u00e9vitant la pr\u00e9sence de troupes fran\u00e7aises dans plusieurs villes tunisiennes (Bizerte-Tunis- Sousse- Sfax \u2013Gabes-etc\u2026..). Cependant jamais, ni le gouvernement tunisien, ni les autorit\u00e9s r\u00e9gionales, ni l\u2019Arm\u00e9e ne se sont impliqu\u00e9s dans leurs affaires et ils avaient la libert\u00e9 absolue de les mener \u00e0 leur guise. D\u2019autre part, leurs effectifs augmentaient d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, leur organisation et leur formation s\u2019am\u00e9lioraient progressivement et \u00e0 un certain moment, l\u2019ALN, en Tunisie, qui ressemblait \u00e0 une arm\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re par sa formation, son organisation et surtout par sa discipline a atteint un effectif de pr\u00e8s de 20.000 combattants. Ceci est d\u00fb aux grandes qualit\u00e9s du Colonel Haouari Boumediene qui a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9, en 1959, Chef d\u2019Etat-Major de l\u2019Arm\u00e9e des Fronti\u00e8res en remplacement du Colonel Mohammedi Said et qui a eu, suffisamment de\u00a0 confiance et de courage pour exploiter les comp\u00e9tences d\u2019une dizaine de capitaines alg\u00e9riens servant dans l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise et qui ont d\u00e9sert\u00e9 de France et d\u2019Allemagne pour rejoindre l\u2019ALN. Son pr\u00e9d\u00e9cesseur, probablement par m\u00e9fiance, n\u2019a pas, durant plus d\u2019un an, utilis\u00e9 ces cadres de valeur. Par contre, le Colonel Boumediene, d\u00e8s sa d\u00e9signation, en a fait le meilleur usage en les chargeant de son Etat- Major, de la logistique et de l\u2019instruction de l\u2019Arm\u00e9e des Fronti\u00e8res. Nous avons eu d\u2019excellents rapports avec eux et certains \u00e9taient devenus nos amis. Je salue la m\u00e9moire de ceux dont je me souviens dont les Commandants Chabbou, Zerguini, Bouthella, Abdelmoumen, Lallahom,Khelil,Hofman et Bouzada. L\u2019implantation de l\u2019ALN qui \u00e9tait conditionn\u00e9e par le terrain \u00e9tait localis\u00e9e dans les gouvernorats de Jendouba, du Kef et de Kasserine et s\u2019\u00e9tendait de la r\u00e9gion de Tabarka jusqu\u2019au Djebel Chaambi inclus. D\u2019ailleurs, les centaines de grottes d\u00e9couvertes au JebelChaambi, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, ne sont que l\u2019\u0153uvre des combattants alg\u00e9riens pour se prot\u00e9ger des intemp\u00e9ries et de l\u2019ennemi.Ils occupaient une trentaine de positions, du nord au sud, avec le Poste de Commandement de l\u2019Arm\u00e9e\u00a0 des Fronti\u00e8res \u00e0 Ghardimaou.<\/p>\n<p>L\u2019arm\u00e9e Tunisienne dont les effectifs qui \u00e9taient de 1700 hommes en juin 1956 ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9s \u00e0 10.000 hommes en 1958 et \u00e0 30.000 hommes en 1960. Ce renforcement a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9 par la situation qui pr\u00e9valait\u00a0 en Alg\u00e9rie.Cette guerre, en se prolongeant, devenait plus meurtri\u00e8re et plus inhumaine,a oblig\u00e9 la Tunisie \u00e0 se renforcer par tous les moyens. Et c\u2019est dans cette ambiance qu\u2019eut lieu le bombardement de Sakiet Sidi Youssef\u00a0 le 8 f\u00e9vrier 1958, \u00e0 titre de repr\u00e9sailles pour notre soutien \u00e0 la r\u00e9volution alg\u00e9rienne. Celui-ci a \u00e9t\u00e9 suivi, trois mois plus tard, le 25 mai 1958, par la Bataille de Remada, dans l\u2019extr\u00eame sud tunisien. Cette bataille a eu lieu suite \u00e0 la non-observation, par le Colonel Mollot, Commandant les troupes fran\u00e7aises au Sahara et bas\u00e9 \u00e0 Remada, de la d\u00e9cision du gouvernement tunisien, prise suite au bombardement de Sakiet, interdisant aux Unit\u00e9s fran\u00e7aises de quitter leur casernement.<\/p>\n<p>Notre pays, en seulement quatre ans d\u2019ind\u00e9pendance et gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019immense\u00a0 stature et prestige du Pr\u00e9sident Bourguiba, a acquis une notori\u00e9t\u00e9 internationale. Fervent d\u00e9fenseur de l\u2019amiti\u00e9 et de l\u2019entente entre les peuples, et gr\u00e2ce \u00e0 sa diplomatie active et positive qui tend \u00e0 rapprocher les pays et les peuples et renforcer leur solidarit\u00e9, et \u00e0 ne jamais intervenir dans les affaires d\u2019autrui, sa politique \u00e9tait tellement appr\u00e9ci\u00e9e que l\u2019Organisation des Nations Unies n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 nous demander de participer \u00e0 la mission de maintien de la paix qu\u2019elle a d\u00e9cid\u00e9e de mener, \u00e0 la demande du gouvernement congolais, dans ce pays, en juin 1960. Et c\u2019est ainsi que la Tunisie, malgr\u00e9 ses faibles moyens et ses pr\u00e9occupations \u00e0 la fronti\u00e8re tuniso-alg\u00e9rienne, participa \u00e0 cette mission parun important contingent de pr\u00e8s de trois mille hommes command\u00e9s par le Colonel LasmarBouzaiane.Et c\u2019est \u00e0 la demande de Mr MongiSlim, le Repr\u00e9sentant de la Tunisie aux Nations Unies et candidat \u00e0 la Pr\u00e9sidence de la 16\u00b0Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale de l\u2019ONU, et qui la pr\u00e9sidera en septembre 1960, que nos soldats \u00e9taient les premiers \u00e0 fouler le sol congolais le 15 juillet 1960. La Brigade Tunisienne, a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de la province du Kassai o\u00f9, d\u00e8s son arriv\u00e9e, elle a \u00e9t\u00e9, aussit\u00f4t, d\u00e9ploy\u00e9e dans les principales villes de la province. La mission re\u00e7ue par la Brigade tunisienne \u00e9tait \u00abd\u2019assurer le maintien de la s\u00e9curit\u00e9 et de l\u2019ordre public dans la province du Kassaitout en neutralisant l\u2019ANC (Arm\u00e9e Nationale Congolaise) en la d\u00e9sarmant \u00bb. Cette derni\u00e8re mission a \u00e9t\u00e9 accomplie en tr\u00e8s peu de temps. Le Commandement des Forces de l\u2019ONU a \u00e9t\u00e9 surpris par la rapidit\u00e9 avec laquelle nous avions accompli la mission qui nous a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e : pacifier tr\u00e8s rapidement cette province, de loin plus vaste que notre pays. C\u2019est pourquoi\u00a0 le Commandant en Chef des Forces de l\u2019ONU au Congo,le G\u00e9n\u00e9ral Su\u00e9dois Carl Von Horn, en reconnaissance \u00e0 l\u2019excellent travail de nos hommes, attribua, au Colonel Lasmar, commandant de la Brigade Tunisienne, second\u00e9 par son Chef d\u2019Etat-Major, le brillant CapitaineMoncef Essid, le titre honorifique et prestigieux de \u00ab Prince du Kassai \u00bb .D\u2019ailleurs, il parle longuement, et en de termes flatteurs et \u00e9logieux, du contingent tunisien dans son livre \u00ab\u00a0 Soldat de la Paix \u00bb. C\u2019est aussi l\u2019une des raisons pour lesquelles, devant les probl\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 qui commen\u00e7aient \u00e0 se d\u00e9grader \u00e0 L\u00e9opoldville, la capitale du Congo, une ville de plusieurs millions d\u2019habitants, il d\u00e9cida, en octobre 1960, de permuter la Brigade Tunisienne avec la Brigade Ghan\u00e9enne. Il voulait en m\u00eame temps \u00e9loigner la Brigade ghan\u00e9enne de L\u00e9opoldville pour l\u2019emp\u00eacher de s\u2019immiscer davantage dans les affaires congolo-congolaises, le Ghana ayant, d\u00e8s le d\u00e9part, pris fait et cause pour le premier Ministre Patrice Lumumba qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9mis de ses fonctions, arr\u00eat\u00e9 et emprisonn\u00e9. Puis, s\u2019\u00e9tant enfui avec certaines complicit\u00e9s, il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 et remis \u00e0 son pire ennemi, le pr\u00e9sident du Katanga, Moise Tshombe, qui a fait s\u00e9cession et\u00a0 qui l\u2019ex\u00e9cuta aussit\u00f4t.<\/p>\n<p>Cette premi\u00e8re mission des Casques Bleus durera jusqu\u2019en ao\u00fbt 1961 quand le gouvernement tunisien, suite \u00e0 la guerre de Bizerte, demanda, \u00e0 l\u2019ONU, le rapatriement de ses troupes pour faire face \u00e0 cette nouvelle situation. La Brigade a \u00e9t\u00e9, en totalit\u00e9, rapatri\u00e9\u00a0 le 1\u00b0 ao\u00fbt 1961. Un autre contingent de mille hommes repartira, cinq mois plus tard, au Congo et sera implant\u00e9 au Katanga qui fit s\u00e9cession depuis plus d\u2019un an. Encore une fois,le contingent tunisien brilla de mille feux et participa, avant son retour d\u00e9finitif en Tunisie, au mois de mars 1963,aux \u00e9v\u00e8nements qui ont mis fin, en d\u00e9cembre 1962,\u00e0 la s\u00e9cession de cette province devenue, aujourd\u2019hui, le Shaba avec comme capitale, Lubumbashi, anciennement Elisabethville.<\/p>\n<p>Aussi, c\u2019est avec une immense fiert\u00e9 que nous constatons aujourd\u2019hui, que le Soldat tunisien, depuis cette \u00e9pop\u00e9e et tout le long des soixante derni\u00e8res ann\u00e9es, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent aux quatre coins du globe, dans des missions onusiennes de maintien de la Paix : au Sahara ex-espagnol, au Cambodge, en Somalie, au Rwanda, au Congo, aux Iles Comores et ailleurs. Nos braves et vaillants soldats, malgr\u00e9 toutes les difficult\u00e9s dues \u00e0 l\u2019environnement hostile, ont \u00e9t\u00e9 admirables de s\u00e9rieux, d\u2019honn\u00eatet\u00e9 et de comp\u00e9tence. Ils ont hiss\u00e9 haut les Couleurs nationales, \u00e0 la satisfaction de l\u2019ONU et surtout des populations prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n<p>C\u2019est la raison pour laquelle nous, leurs anciens, en leur rendant l\u2019hommage qu\u2019ils m\u00e9ritent, nous leur faisons part de notre admiration et de notre fiert\u00e9 pour leurs r\u00e9alisations partout dans le monde, et de nos encouragements pour qu\u2019ils perp\u00e9tuent les grandes valeurs et qualit\u00e9s du Soldat Tunisien en ayant toujours pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019esprit la devise qui nous anime tous \u00ab D\u00e9vouement \u00e0 la Patrie et Fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la R\u00e9publique \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019enseignement qui serait \u00e0 tirer donc, s\u2019il n\u2019y en avait qu\u2019un seul, serait que l\u2019Arm\u00e9e tunisienne a mis\u00e9 d\u00e8s son d\u00e9part sur le capital humain, a pari\u00e9 sur ses soldats, techniquement bien form\u00e9s, mais aussi imbus des valeurs de patriotisme, de d\u00e9sint\u00e9ressement et de sacrifices. Ces m\u00eames valeurs, enracin\u00e9es dans nos Ecoles de Formation des Cadres, continuent, en effet, jusqu\u2019\u00e0 ce jour, \u00e0 motiver les g\u00e9n\u00e9rations qui se suivent. C\u2019est au Commandement de veiller \u00e0 les perp\u00e9tuer et les renforcer par un minimum de moyens mat\u00e9riels n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019accomplissement des missions qui leur sont d\u00e9volues. Naturellement, de la consid\u00e9ration et de la reconnaissance de la part de la communaut\u00e9 nationale aux soldats de l\u2019ombre, aux soldats de la Grande Muette, leur donneront encore plus de force et de d\u00e9termination, surtout quand les moyens s\u2019av\u00e8rent modestes.<\/p>\n<p>J\u2019ai profit\u00e9 du 63\u00b0anniversaire de l\u2019Arm\u00e9e Nationale pour rappeler \u00e0 nos concitoyens et essentiellement \u00e0 notre \u00e9lite, les quelques r\u00e9alisations de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration de l\u2019ind\u00e9pendance. Notre \u00e9lite qui, depuis l\u2019ind\u00e9pendance, n\u2019a pas donn\u00e9 au service national l\u2019importance qu\u2019il m\u00e9rite et consid\u00e9rant qu\u2019il ne la concerne gu\u00e8re, a, malheureusement, n\u00e9glig\u00e9 ce devoir constitutionnel, oubliant que la d\u00e9fense du pays m\u00e9rite qu\u2019on s\u2019y pr\u00e9pare s\u00e9rieusement et bien en avance. Bien que les moyens de notre pays \u00e9taient plus que limit\u00e9s lors de l\u2019ind\u00e9pendance et que notre solidarit\u00e9 avec l\u2019Alg\u00e9rie combattante \u00e9tait indiscutable m\u00eame si elle nous a priv\u00e9s de l\u2019assistance et de l\u2019aide de certains pays occidentaux, notre g\u00e9n\u00e9ration a r\u00e9alis\u00e9 de grandes et belles \u0153uvres et d\u2019excellents accomplissements : elle a mis sur pieds les fondements d\u2019un Etat moderne, s\u2019est occup\u00e9 d\u2019am\u00e9liorer les conditions sociales du peuple tunisien et ce , malgr\u00e9 les malheureuses cons\u00e9quences de la deuxi\u00e8me guerre mondiale.<\/p>\n<p>Bien que la comparaison entre les cinq premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019ind\u00e9pendance et les cinq premi\u00e8res ann\u00e9es post r\u00e9volution ne peut-\u00eatre assez objective \u00e9tant donn\u00e9 la diff\u00e9rence entre les deux \u00e9poques et les niveaux intellectuels et mat\u00e9riels des citoyens de chacune d\u2019elles, et les r\u00e9sultats obtenus dans tous les domaines, je laisse le soin au citoyen de m\u00e9diter sur ces deux p\u00e9riodes et de tirer lui-m\u00eame ses propres enseignements.<\/p>\n<p>Pour\u00a0 ma part, le premier constat que je peux faire est la diff\u00e9rence du comportement, de discipline, du s\u00e9rieux, du civisme, du patriotisme et des valeurs morales entre les deux g\u00e9n\u00e9rations. Le deuxi\u00e8me constat est l\u2019existence, lors de l\u2019ind\u00e9pendance, d\u2019un leader charismatique, qui brilla et s\u2019imposa par sa longue lutte contre le colonialisme, par ses nombreuses ann\u00e9es de prison, de d\u00e9portation et d\u2019exil, et surtout par ses vues avis\u00e9es, subtiles et ing\u00e9nieuses. Il a su avoir la meilleure p\u00e9dagogie pour convaincre la majorit\u00e9 du peuple pour le suivre et l\u2019appuyer, les \u00e9v\u00e8nements lui ayant donn\u00e9, bel et bien, raison. Par contre, et suite \u00e0 la r\u00e9volution, le nombre de chefs politiques autoproclam\u00e9s a d\u00e9pass\u00e9 l\u2019entendement et cela emp\u00eache, assur\u00e9ment, et au d\u00e9sespoir de tout le peuple, l\u2019aboutissement \u00e0 un programme s\u00e9rieux et r\u00e9aliste de d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social. Le troisi\u00e8me constat, cinq ans apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance, a \u00e9t\u00e9 l\u2019union sacr\u00e9e de tout un peuple derri\u00e8re ses dirigeants alors que la r\u00e9volution qui permit l\u2019\u00e9closion de tr\u00e8s nombreux partis politiques, plus d\u2019une centaine, et qui ne sont int\u00e9ress\u00e9s que par le pouvoir, encouragea les ambitions des uns et les pr\u00e9tentions des autres au d\u00e9triment du r\u00e9alisme alors que le patriotisme, observ\u00e9 chez le concitoyen post r\u00e9volution, est juste \u00e0 fleur de peau pour ne pas dire inexistant.<\/p>\n<p>Je voudrai, avant de clore cet article, \u00e0 l\u2019occasion du 63\u00b0anniversaire de la cr\u00e9ation de l\u2019Arm\u00e9e Nationale, le 24 juin 1956, rendre le plus vibrant\u00a0 hommage \u00e0 notre premier Chef Supr\u00eame des Forces Arm\u00e9es, le Pr\u00e9sident Bourguiba qui, compte tenu des priorit\u00e9s qu\u2019il avait, durant les deux premi\u00e8res d\u00e9cennies de la Tunisie ind\u00e9pendante, \u00e9tait assez avare quant \u00e0 l\u2019acquisition des armes sophistiqu\u00e9es et dissuasives, assez co\u00fbteuses par ailleurs, mais \u00e9tait tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reux quand il s\u2019agissait de la formation de ses officiers. C\u2019est ainsi qu\u2019il a permis aux officiers des premi\u00e8res promotions de fr\u00e9quenter toutes les Ecoles Militaires Sup\u00e9rieures du monde occidental ainsi que les Ecoles Techniques Sp\u00e9cialis\u00e9es. C\u2019est pour cette raison que, gr\u00e2ce \u00e0 cette\u00a0 formation de tr\u00e8s haut niveau et \u00e0 la fr\u00e9quentation de stagiaires venus des quatre coins du monde que nos cadres officiers ont \u00e9t\u00e9 imbus des valeurs r\u00e9publicaines, de fid\u00e9lit\u00e9 et de d\u00e9vouement \u00e0 la Patrie. C\u2019est pourquoi nos cadres officiers sont convaincus de la mission et du r\u00f4le sp\u00e9cifique \u00e0 chacune des Institutions de l\u2019Etat. Et c\u2019est bien cela la sp\u00e9cificit\u00e9 de l\u2019Arm\u00e9e Nationale Tunisienne dont nous sommes, aujourd\u2019hui, tr\u00e8s fiers.\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Que Dieu veille sur la Tunisie Eternelle, l\u2019H\u00e9riti\u00e8re de Kairouan et de Carthage.<\/p>\n<p class=\"c4\"><strong>Colonel (r) Boubaker Ben Kraiem<\/strong><br \/><em>Ancien Sous-Chef d\u2019Etat-Major de l\u2019Arm\u00e9e de Terre,<br \/>Ancien\u00a0 Cdt de la Brigade Saharienne,<br \/>Ancien Gouverneur,<br \/>Ancien\u00a0 Commandant du Quartier de Sakiet Sidi Youssef (1958-61)<br \/>Ancien Commandant de Compagnie au Congo( 6 mois en 1961 )<br \/>Ancien\u00a0 Adjoint du Cdt de Bataillon au Katanga (1961-63).<\/em><\/p>\n<p class=\"c5\"><strong>Lire aussi<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/27358-forces-speciales-tunisiennes-la-haute-performance-et-l-exploit-edifiant-video\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Forces sp\u00e9ciales tunisiennes: la haute performance et l\u2019exploit \u00e9difiant (Vid\u00e9o)<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/27331-le24-juin-anniversaire-de-la-creation-de-l-armee-nationale-quelles-inspirations-quels-espoirs-quels-projets\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Le 24 juin, anniversaire de la cr\u00e9ation de l\u2019arm\u00e9e nationale : quelles perspectives, quels espoirs ?<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/19093-tout-sur-le-rideau-de-sable-de-l-armee-tunisienne-sur-la-frontiere-avec-la-libye-video\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Tout sur le rideau de sable de l\u2019arm\u00e9e tunisienne sur la fronti\u00e8re avec la Libye (Vid\u00e9o)<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/17697-femmes-d-exception-commandantes-de-patrouilleurs\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Femmes d\u2019exception: Commandantes de patrouilleurs<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/17701-hana-ultrarapide-furtive-elle-fonce-droit-sur-l-objectif-et-l-atteint\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Hana, Commandante de patrouilleur : Ultrarapide, furtive, elle fonce droit sur l\u2019objectif&#8230; et l\u2019atteint<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/17715-armee-de-terre-ikbeltransmission-hertzienne-une-communication-permanente\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Arm\u00e9e de Terre: Ikbel commandante de compagnie<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/19264-femmes-et-militaires-ces-tunisiennes-qui-nous-honorent\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Femmes et militaires : Ces tunisiennes qui nous honorent<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/17217-ces-femmes-pilotes-de-l-armee-tunisienne\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Qui sont ces femmes pilotes de chasse de l&rsquo;arm\u00e9e tunisienne<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/19544-arret-sur-image\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Profession : D\u00e9mineur, une grande comp\u00e9tence de l\u2019arm\u00e9e tunisienne<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/19058-regiment-d-honneur-un-ceremonial-militaire-fastueux\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">R\u00e9giment d\u2019honneur: Un c\u00e9r\u00e9monial militaire fastueux (Vid\u00e9o)<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/19092-la-cavalerie-du-regiment-d-honneur-de-l-armee-nationale\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">La cavalerie du r\u00e9giment d\u2019honneur de l\u2019arm\u00e9e nationale (Vid\u00e9o)<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/19082-en-premiere-ligne-sur-la-frontiere-tuniso-libyenne-comment-la-tunisie-se-protege-contre-le-terrorisme-et-la-contrebande-video\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">En premi\u00e8re ligne sur la fronti\u00e8re tuniso-libyenne : comment la Tunisie se prot\u00e8ge contre le terrorisme et la contrebande (Vid\u00e9o)<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.leaders.com.tn\/article\/16554-reflexions-sur-l-armee-de-2030-menaces-missions-doctrine-les-exigences-techniques-de-la-defense\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">R\u00e9flexions sur l\u2019arm\u00e9e de 2030: Menaces, missions, doctrine &#8211; 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