{"id":42937,"date":"2019-06-27T07:30:29","date_gmt":"2019-06-27T11:30:29","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-pme-coincees-dans-le-couloir-de-la-mort\/"},"modified":"2019-06-27T07:30:29","modified_gmt":"2019-06-27T11:30:29","slug":"les-pme-coincees-dans-le-couloir-de-la-mort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/les-pme-coincees-dans-le-couloir-de-la-mort\/","title":{"rendered":"Les PME coinc\u00e9es dans le couloir de la mort"},"content":{"rendered":"<div readability=\"34\">\n<p>Aucun antidote efficace contre le poison des impay\u00e9s<\/p>\n<p>Celles qui r\u00e9sistent ont d\u00e9velopp\u00e9 des syst\u00e8mes \u00abD\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"70.5\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"32.5\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/pme_defaillances_5543.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"pme_defaillances_5543.jpg\" title=\"pme_defaillances_5543.jpg\"\/><\/div>\n<div class=\"dnd-legend-wrapper\" contenteditable=\"true\" readability=\"10\">\n<p>Aujourd\u2019hui, l\u2019une des principales revendications des PME porte sur les d\u00e9lais de paiement surtout dans le secteur priv\u00e9. La situation se d\u00e9grade chaque ann\u00e9e et constitue un acc\u00e9l\u00e9rateur de d\u00e9faillances\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Le d\u00e9p\u00f4t de bilan est souvent v\u00e9cu comme une honte, une infamie par un chef d\u2019entreprise. Dans la plupart des cas, ce sont les clients de l\u2019entreprise qui la pr\u00e9cipitent dans le gouffre en r\u00e9glant tr\u00e8s en retard leurs factures. Il n\u2019y a pas une conf\u00e9rence sur les PME sans que le sujet ne monopolise les \u00e9changes. C\u2019\u00e9tait encore le cas, lundi 24 juin, lors de la publication par Inforisk et notre confr\u00e8re Economie Entreprise du classement 2019 des 1.000 PME marocaines.<br \/>Au-del\u00e0 de l\u2019atonie de la conjoncture et de la baisse des carnets de commande, c\u2019est l\u2019\u00e9pid\u00e9mie qui frappe de plein fouet les PME ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Malgr\u00e9 les lois et les r\u00e9glementations, aucune solution efficace n\u2019a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e jusque-l\u00e0 pour endiguer ce fl\u00e9au. L\u2019Etat et ses d\u00e9membrements veulent donner l\u2019exemple en revenant \u00e0 des pratiques plus saines en mati\u00e8re de paiement (voir aussi article ci-contre). Sauf que tout le monde n\u2019est pas au diapason. D\u2019o\u00f9 le rappel \u00e0 l\u2019ordre du ministre des Finances lors de la deuxi\u00e8me r\u00e9union de l\u2019Observatoire des d\u00e9lais de paiement. M\u00eame si les d\u00e9lais de paiement du secteur public sont sur une trajectoire baissi\u00e8re, le ressenti des chefs d\u2019entreprise est bien diff\u00e9rent puisqu\u2019il y a encore des acteurs publics qui tardent \u00e0 honorer leurs engagements. Cela dit, la situation est pire dans le priv\u00e9. Les d\u00e9lais continuent sans cesse de se d\u00e9grader au point o\u00f9 le cr\u00e9dit interentreprises culmine \u00e0 l\u2019\u00e9quivalent de 40% du PIB. R\u00e9gler son fournisseur \u00e0 temps est l\u2019exception. Cette situation est quelque part \u00e0 mettre au passif de la CGEM et des organisations patronales qui se mobilisent mollement sur les pratiques de r\u00e8glement dans le secteur priv\u00e9. \u00abIl est difficile que le march\u00e9 s\u2019autor\u00e9gule sur ce probl\u00e8me. A un moment, il faut des sanctions lourdes pour dissuader les mauvais payeurs\u00bb, conseille Khalid Ayouch, directeur g\u00e9n\u00e9ral Inforisk Dun &#038; Bradstreet et pr\u00e9sident de la Commission Intelligence \u00e9conomique \u00e0 la CGEM. Ce qui est incompr\u00e9hensible, c\u2019est que ces m\u00eames entreprises qui font tra\u00eener le paiement des fournisseurs marocains n\u2019ont pas la m\u00eame attitude avec leurs prestataires \u00e9trangers. \u00abA un moment, il faut du patriotisme \u00e9conomique\u00bb, estime Soumia Alami Ouali, DGA Banque de la PME \u00e0 la BP. Pour tenter de contenir la m\u00e9tastase, plusieurs pistes sont \u00e0 l\u2019\u00e9tude aujourd\u2019hui. La plus dissuasive pourrait \u00eatre la possibilit\u00e9 de sortir les factures impay\u00e9es de la base imposable du fournisseur, et chez le client mauvais payeur, ne plus accepter l\u2019imputation dans les charges d\u2019exploitation, les montants des factures non r\u00e9gl\u00e9es.<br \/>Sur les autres freins au d\u00e9veloppement des PME, notamment l\u2019acc\u00e8s au financement, il y a des avanc\u00e9es. Faiblement structur\u00e9es pour recourir au financement sur les march\u00e9s, les PME n\u2019ont pas d\u2019autres recours que la banque. Si la conjoncture pousse les banques \u00e0 am\u00e9liorer leur compr\u00e9hension de cette client\u00e8le pour d\u00e9velopper leur fonds de commerce, les obstructions \u00e0 l\u2019accroissement de l\u2019offre \u00e0 l\u2019endroit de cette client\u00e8le sont non seulement li\u00e9es aux probl\u00e8mes de fonds propres et de garanties que peuvent apporter les PME, mais aussi \u00e0 la faible efficacit\u00e9 de la justice commerciale.\u00a0<br \/>Le r\u00e8glement d\u2019un litige devant le tribunal de commerce dure plusieurs ann\u00e9es, ce qui d\u00e9courage les banquiers. Par contre, elles se sont engag\u00e9es \u00e0 communiquer leur rating des soci\u00e9t\u00e9s pour que celles qui sont mal not\u00e9es puissent am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de leur dossier. Le dispositif n\u2019est pas encore au point puisque les syst\u00e8mes de notation varient d\u2019un \u00e9tablissement \u00e0 un autre et que le comportement des entreprises peut diff\u00e9rer d\u2019une banque \u00e0 une autre. \u00abIl y a eu beaucoup de discussions au sein du GPBM sur la question\u00bb, admet Alami Ouali. Les banques ont convenu de communiquer aux clients les raisons pour lesquelles ils ont des difficult\u00e9s \u00e0 acc\u00e9der au cr\u00e9dit. Cependant, ce n\u2019est pas encore effectif dans toutes les banques. \u00abNous r\u00e9fl\u00e9chissons au niveau de la CGEM sur la possibilit\u00e9 d\u2019unifier les notations bancaires des soci\u00e9t\u00e9s\u00bb, indique Zakaria Fahim, pr\u00e9sident de la Commission TPE-PME \u00e0 la CGEM.\u00a0<\/p>\n<blockquote readability=\"14\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c4\">Inforisk Essor 1000: 67 milliards de DH de chiffre d\u2019affaires\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Les 1.000 PME analys\u00e9es par Inforisk ont r\u00e9alis\u00e9 un chiffre d\u2019affaires en hausse de 5% \u00e0 67 milliards de DH pour un r\u00e9sultat net de 2 milliards de DH en 2017. Cela correspond \u00e0 une marge nette de 3,1%. Les exportateurs dans cette population d\u2019entreprises repr\u00e9sentent 30%. Ceux-ci tirent en moyenne 13% de leurs revenus des ventes \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, indique Amine Diouri, directeur Etudes \u00e0 Inforisk Dun &#038; Bradstreet. Plus de la moiti\u00e9 des entreprises de l\u2019\u00e9chantillon sont situ\u00e9es \u00e0 Casablanca. Sur les d\u00e9lais de paiement, leurs comportements sont \u00e0 l\u2019image du march\u00e9. Les d\u00e9lais clients moyens se situent \u00e0 113 jours contre 125 jours pour les d\u00e9lais fournisseurs.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: mbasraoui<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1046968-les-pme-coincees-dans-le-couloir-de-la-mort\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aucun antidote efficace contre le poison des impay\u00e9s Celles qui r\u00e9sistent ont d\u00e9velopp\u00e9 des syst\u00e8mes \u00abD\u00bb Aujourd\u2019hui, l\u2019une des principales revendications des PME porte sur les d\u00e9lais de paiement surtout dans le secteur priv\u00e9. 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