{"id":42951,"date":"2019-06-27T11:30:33","date_gmt":"2019-06-27T15:30:33","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-turquie-face-a-ses-defis\/"},"modified":"2019-06-27T11:30:33","modified_gmt":"2019-06-27T15:30:33","slug":"la-turquie-face-a-ses-defis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/la-turquie-face-a-ses-defis\/","title":{"rendered":"La Turquie face \u00e0 ses d\u00e9fis"},"content":{"rendered":"<div readability=\"34\">\n<p>L\u2019opposition r\u00e9\u00e9dite sa victoire \u00e0 Istanbul<\/p>\n<p>La crise \u00e9conomique redessine le climat politique<\/p>\n<p>Des enjeux ext\u00e9rieurs<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"69\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-left\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/indicateurs_turquie_5543.jpg\" width=\"450\" height=\"375\" alt=\"indicateurs_turquie_5543.jpg\" title=\"indicateurs_turquie_5543.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Que va faire le pr\u00e9sident turc Recep Tayyip Erdogan apr\u00e8s avoir perdu la capitale \u00e9conomique et culturelle du pays, que son camp contr\u00f4lait depuis 25 ans? Son parti islamo-conservateur AKP a essuy\u00e9 un revers face au candidat de l\u2019opposition Ekrem Imamoglu lors de l\u2019acte deux du scrutin municipal \u00e0 Istanbul. Si ce parti reste le plus populaire \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, il a souffert toutefois ces derniers mois de la situation \u00e9conomique difficile. L\u2019inflation est \u00e0 20%, la livre turque a perdu 30% de sa valeur l\u2019an dernier et le ch\u00f4mage est \u00e9lev\u00e9.<br \/>Lors des premiers scrutins de mars 2019, la victoire de Ekrem Imamoglu\u00a0 a \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e. A cause des pressions du gouvernement, le Haut conseil \u00e9lectoral a pris la d\u00e9cision d\u2019annuler le vote et d\u2019en organiser un nouveau dimanche 23 juin dernier.\u00a0 Ce qui a permis \u00e0 Imamoglu de confirmer sa victoire en devan\u00e7ant le parti de la justice et du d\u00e9veloppement (AKP) de 800.000 voix au lieu des 13.000 voix d\u2019\u00e9cart de la premi\u00e8re fois. Cette victoire de l\u2019opposition met fin \u00e0 25 ans de contr\u00f4le du camp islamo-conservateur \u00e0 la mairie d\u2019Istanbul, plus grande ville et capitale \u00e9conomique du pays.<br \/>\u00abLa s\u00e9quence politique que traverse la Turquie condense les multiples contradictions qui assaillent le pays et qu\u2019aucune force politique ne semble en situation de r\u00e9soudre\u00bb, indique Didier Billion, directeur adjoint de l\u2019IRIS (Institut de relations internationales et strat\u00e9giques)\u00a0 dans son analyse \u00abO\u00f9 va la Turquie? Les enjeux de politique int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure\u00bb. \u00abUne fois les r\u00e9sultats du nouveau scrutin d\u2019Istanbul connus, le 23 juin, s\u2019ouvrira une longue p\u00e9riode sans \u00e9lection, th\u00e9oriquement jusqu\u2019en 2023, \u00e9ventuellement propice \u00e0 la mise en \u0153uvre de processus de recomposition\u00bb, note-t-il.\u00a0<br \/>Les \u00e9lections municipales ont permis de mettre \u00e0 nu les probl\u00e8mes que rencontre actuellement la Turquie, que ce soit sur le plan interne ou externe. Bien qu\u2019\u00e9tant toujours une force dominante, l\u2019AKP s\u2019affaiblit de plus en plus \u00e0 cause de la r\u00e9cession \u00e9conomique et les disparit\u00e9s sociales. Ce scrutin repr\u00e9sentait plus qu\u2019une simple \u00e9lection. C\u2019\u00e9tait un moyen de tester la popularit\u00e9 d\u2019Erdogan dans la grande ville qui produit la majeure partie de la richesse du pays et qui fait l\u2019objet de toutes les convoitises. Pour lui, l\u2019enjeu \u00e9tait de conserver cette ville rest\u00e9e sous son joug pendant 25 ans. Erdogan est de plus en plus critiqu\u00e9 et ces \u00e9lections municipales ont montr\u00e9 que la population aspire \u00e0 un changement de syst\u00e8me. \u00ab\u2026Le gouvernement actuel emp\u00eachant de plus en plus, par ses choix et ses m\u00e9thodes, la Turquie de s\u2019affirmer comme une puissance incontournable.\u00bb, explique\u00a0 Didier Billion. Les partis de l\u2019opposition peinent \u00e0 s\u2019affirmer sur la sc\u00e8ne politique par peur de repr\u00e9sailles. Plusieurs de leurs membres sont actuellement emprisonn\u00e9s. Le proc\u00e8s de plusieurs figures de la soci\u00e9t\u00e9 civile s\u2019est ouvert lundi 24 juin en Turquie. Ils sont accus\u00e9s d\u2019avoir tent\u00e9 de renverser le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan lors d\u2019un vaste mouvement de contestation en 2013.<br \/>Pour l\u2019opposition, qui depuis dix-sept ans encha\u00eenait d\u00e9faite sur d\u00e9faite face \u00e0 Recep Tayyip Erdogan, cette victoire signifie beaucoup plus que la prise d\u2019une grande ville. Elle casse \u00able cercle vicieux du d\u00e9faitisme, qui consistait \u00e0 dire qu\u2019en Turquie, quelle que soit l\u2019\u00e9lection, quelle que soit la campagne, \u00e0 la fin c\u2019est toujours Erdogan qui gagne\u2026\u00bb, mentionne la presse \u00e9trang\u00e8re.\u00a0<\/p>\n<blockquote readability=\"19\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c4\">Politique \u00e9trang\u00e8re<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Aujourd\u2019hui, la Turquie est en proie \u00e0 des inqui\u00e9tudes croissantes li\u00e9es \u00e0 sa position g\u00e9ostrat\u00e9gique. La crise syrienne a un impact direct sur le pays, qui accueille un nombre impressionnant de r\u00e9fugi\u00e9s (4 millions) et qui reste sous la menace de la progression du parti de l\u2019union d\u00e9mocratique, une franchise du parti des travailleurs du Kurdistan. Les rebelles djihadistes, qui ont perdu leurs territoires en Syrie, forment aussi une nouvelle forme de menace.\u00a0<br \/>Ils sont d\u00e9sormais concentr\u00e9s dans la r\u00e9gion d\u2019Idlib qui est la fronti\u00e8re entre la Turquie et la Syrie. \u00abSi, comme \u00e9voqu\u00e9s, les enjeux de politique int\u00e9rieure rec\u00e8lent de nombreux d\u00e9fis, ceux qui rel\u00e8vent de la politique ext\u00e9rieure ne sont pas moins complexes et placent la Turquie au centre d\u2019un faisceau de choix difficiles\u00bb, souligne le directeur adjoint de l\u2019IRIS. Pour lui, \u00abla position g\u00e9opolitique du pays rend en effet d\u00e9licate la mise en \u0153uvre d\u2019initiatives fluides tant les contraintes exerc\u00e9es par les \u00c9tats voisins sont pr\u00e9gnantes\u2026 \u00bb.\u00a0<br \/>D\u2019apr\u00e8s son analyse, les relations internationales ne sont pas un jeu \u00e0 somme nulle et diversifier les partenariats avec de multiples interlocuteurs ne signifie pas pour la Turquie sa rupture avec ses alli\u00e9s traditionnels.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtejustify\"><strong><em>Seynabou Diouf\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: mbasraoui<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1046979-la-turquie-face-ses-defis\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019opposition r\u00e9\u00e9dite sa victoire \u00e0 Istanbul La crise \u00e9conomique redessine le climat politique Des enjeux ext\u00e9rieurs Que va faire le pr\u00e9sident turc Recep Tayyip Erdogan apr\u00e8s avoir perdu la capitale \u00e9conomique et culturelle du pays, que son camp contr\u00f4lait depuis 25 ans? 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