{"id":44091,"date":"2019-07-03T10:00:34","date_gmt":"2019-07-03T14:00:34","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/participation-economique-des-femmes-pourquoi-8-marocaines-sur-10-sont-inactives\/"},"modified":"2019-07-03T10:00:34","modified_gmt":"2019-07-03T14:00:34","slug":"participation-economique-des-femmes-pourquoi-8-marocaines-sur-10-sont-inactives","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/participation-economique-des-femmes-pourquoi-8-marocaines-sur-10-sont-inactives\/","title":{"rendered":"Participation \u00e9conomique des femmes: Pourquoi 8 marocaines sur 10 sont inactives"},"content":{"rendered":"<div readability=\"38\">\n<p>Un \u00e9cart vertigineux avec le taux d\u2019activit\u00e9 masculin, de 48,7 points<\/p>\n<p>Plus de 62% ne poss\u00e8dent aucun dipl\u00f4me<\/p>\n<p>La moiti\u00e9 de celles qui travaillent sont des aides familiales<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"140.5\">\n<div class=\"rtejustify dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" readability=\"35\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/femme_au_foyer_5547.jpg\" width=\"660\" height=\"280\" alt=\"femme_au_foyer_5547.jpg\" title=\"femme_au_foyer_5547.jpg\"\/><\/div>\n<p>Plus des trois quarts des femmes inactives se consacrent \u00e0 leur foyer. A peine 12,8% sont \u00e9l\u00e8ves ou \u00e9tudiantes. Chez les hommes, les \u00e9tudes sont le principal motif d\u2019inactivit\u00e9<\/p>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">22,2% seulement des marocaines en \u00e2ge de travailler (15 ans et plus) sont actives. Par \u00abactives\u00bb, entendez bien: poss\u00e9dant un emploi ou en train d\u2019en chercher. Les autres, presque 8 sur 10, sont tout simplement inactives. Le chiffre pourrait surprendre certains. Pourtant, il est bien v\u00e9ridique. Il suffit de faire un tour dans les statistiques du HCP sur la situation du march\u00e9 du travail en 2018 pour le v\u00e9rifier. Il y a pire. Ce taux est en d\u00e9gradation constante sur les 20 derni\u00e8res ann\u00e9es (voir illustration). Comment un pays peut-il \u00e9voluer en \u00e9tant priv\u00e9 de la majorit\u00e9 \u00e9crasante de ses ressources f\u00e9minines? Et, surtout, comment peut-il prendre \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re une telle r\u00e9alit\u00e9\u2026? Oui, cette tendance baissi\u00e8re est g\u00e9n\u00e9rale. Chez les hommes aussi, l\u2019on constate un recul continu du taux d\u2019activit\u00e9. La situation est, toutefois, beaucoup plus inqui\u00e9tante du c\u00f4t\u00e9 de la gent f\u00e9minine, d\u00e9j\u00e0 quasi exclue du march\u00e9 du travail. Sur cet aspect, le Maroc se place bien en de\u00e7\u00e0 de la moyenne des pays \u00e0 revenu interm\u00e9diaire de tranche inf\u00e9rieure, dont le taux d\u2019activit\u00e9 des femmes est de 39%, selon une note conjointe du HCP et de la Banque mondiale sur le march\u00e9 du travail au Maroc: D\u00e9fis et opportunit\u00e9s (novembre 2017). Entre hommes et femmes, le gap est vertigineux. L\u2019\u00e9cart des taux d\u2019activit\u00e9 entre les deux est de 48,7 points. En effet, 70,9% des hommes marocains sont actifs. Un taux comparable aux pays les plus avanc\u00e9s. Pourquoi les femmes sont-elles aussi \u00e9cart\u00e9es du march\u00e9 de l\u2019emploi? L\u2019am\u00e9lioration du taux de scolarisation fait partie des explications qui reviennent le plus souvent. D\u2019ailleurs, depuis 2000, le taux d\u2019activit\u00e9 ne cesse de reculer au fur et \u00e0 mesure que celui de la scolarit\u00e9 augmente. Cela n\u2019explique, cependant, pas tout. La structure de la population des femmes inactives montre que plus des trois quarts sont femmes au foyer, et seulement 12,8% sont \u00e9l\u00e8ves ou \u00e9tudiantes.<\/p>\n<p><u><em><strong>Victimes d\u2019une \u00e9cole \u00abqui se r\u00e9gule par le rejet\u00bb<\/strong><\/em><\/u><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Certes, presque la totalit\u00e9 des filles en \u00e2ge d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole primaire sont scolaris\u00e9es. N\u00e9anmoins, d\u2019un cycle \u00e0 l\u2019autre, leur nombre se r\u00e9duit. Leur taux net de scolarisation passe de 96,8% au primaire (2017), \u00e0 60,4% au coll\u00e8ge, puis \u00e0 37,1% au lyc\u00e9e. Pour les filles rurales, l\u2019h\u00e9morragie est encore plus importante. Elles passent de 99,3%, \u00e0 36,6% puis \u00e0 11,4% seulement. Une fois en dehors de l\u2019\u00e9cole, elles se retrouvent sans qualifications, livr\u00e9es \u00e0 elles-m\u00eames. Une bonne partie se transforme en NEET ou nini, cette cat\u00e9gorie ni \u00e0 l\u2019\u00e9cole, ni en formation ni en entreprise. 45,1% des filles de 15 \u00e0 24 ans sont ainsi des NEET, contre 11,4% des jeunes hommes. Sur le total de la population des nini, 79,3% sont des filles. Ces derni\u00e8res paient ainsi le prix d\u2019une \u00e9cole \u00abqui se r\u00e9gule par le rejet\u00bb, comme diraient les experts du Conseil sup\u00e9rieur de l\u2019\u00e9ducation. Sans comp\u00e9tences, elles n\u2019osent pas franchir le pas. En 2017, quelque 62,2% des Marocaines \u00e2g\u00e9es de 15 ans et plus ne poss\u00e9daient aucun dipl\u00f4me (81,7% des rurales), 26,5% d\u00e9tenaient un dipl\u00f4me de niveau moyen (16,4 des rurales) et \u00e0 peine 11,3% un dipl\u00f4me sup\u00e9rieur (1,8% des rurales). Selon certains \u00e9conomistes (Fouzi Mourji et Abdeljaouad Ezzrari), les dames op\u00e8rent une \u00abauto-s\u00e9lection\u00bb.<\/p>\n<div class=\"rtejustify\" readability=\"8.5\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"37\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/femmes_actives_5547.jpg\" width=\"660\" height=\"266\" alt=\"femmes_actives_5547.jpg\" title=\"femmes_actives_5547.jpg\"\/><\/div>\n<p>Sur les 20 derni\u00e8res ann\u00e9es, le taux d\u2019activit\u00e9 f\u00e9minin marque un recul continu. Depuis 1999, il a diminu\u00e9 de 8 points. Les plus dipl\u00f4m\u00e9es sont celles qui ont enregistr\u00e9 la plus forte baisse d\u2019activit\u00e9, avec plus de 9 points perdus<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">Avant de se lancer sur le march\u00e9, elles p\u00e8sent le pour et le contre, autrement dit, le \u00abco\u00fbt d\u2019opportunit\u00e9\u00bb. Elles \u00e9valuent plusieurs aspects: leurs qualifications, le salaire esp\u00e9r\u00e9 (g\u00e9n\u00e9ralement inf\u00e9rieur de 25% \u00e0 celui des hommes), le co\u00fbt d\u2019une aide m\u00e9nag\u00e8re ou d\u2019une nounou, les responsabilit\u00e9s familiales\u2026 Le manque de soutien qui leur est accord\u00e9, que ce soit par les pouvoirs publics (cr\u00e8ches communales, cong\u00e9 de paternit\u00e9\u2026), les employeurs, peu sensibles \u00e0 leurs contraintes, ou encore les conjoints, n\u2019arrange pas les choses. Sans compter l\u2019influence sociale et culturelle, parfois m\u00eame religieuse, voulant que la femme doive d\u2019abord s\u2019occuper de sa famille et de son m\u00e9nage. Encore une fois, plus des trois quarts des femmes inactives sont femmes au foyer.<\/p>\n<p><u><em><strong>Pourquoi pas un plan d\u2019urgence?<\/strong><\/em><\/u><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Parmi celles qui arrivent \u00e0 se faire une place sur le march\u00e9 de l\u2019emploi, la plus grosse part, soit la moiti\u00e9, s\u2019y ins\u00e8re en \u00e9tant aide familiale. Cette part monte \u00e0 70,4% chez les femmes rurales, selon le HCP. 16,5% sont des travailleuses ind\u00e9pendantes et presque le tiers est form\u00e9 de salari\u00e9es. Environs 4 sur 10 exercent sans r\u00e9mun\u00e9ration (7\/10 parmi les rurales), contre seulement 9,5% des hommes. Leur situation est pour le moins difficile. Une telle r\u00e9alit\u00e9 devrait, en principe, d\u00e9clencher un plan d\u2019urgence national d\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique des femmes. Le Maroc en sortirait gagnant, ne serait-ce que par effet m\u00e9canique de l\u2019augmentation de la population active sur le PIB. Le FMI \u00e9value le gain de l\u2019\u00e9limination des discriminations envers les femmes et de l\u2019am\u00e9lioration de leur insertion \u00e9conomique \u00e0 35% en moyenne (voir article suivant). Une manne consid\u00e9rable.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: mbasraoui<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1047235-participation-economique-des-femmes-pourquoi-8-marocaines-sur-10-sont-inactives\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un \u00e9cart vertigineux avec le taux d\u2019activit\u00e9 masculin, de 48,7 points Plus de 62% ne poss\u00e8dent aucun dipl\u00f4me La moiti\u00e9 de celles qui travaillent sont des aides familiales Plus des trois quarts des femmes inactives se consacrent \u00e0 leur foyer. A peine 12,8% sont \u00e9l\u00e8ves ou \u00e9tudiantes. 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