{"id":45157,"date":"2019-07-08T17:37:56","date_gmt":"2019-07-08T21:37:56","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/grossesses-contestees-pres-de-200-cas-declares-au-kadiogo-en-2018\/"},"modified":"2019-07-08T17:37:56","modified_gmt":"2019-07-08T21:37:56","slug":"grossesses-contestees-pres-de-200-cas-declares-au-kadiogo-en-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/grossesses-contestees-pres-de-200-cas-declares-au-kadiogo-en-2018\/","title":{"rendered":"Grossesses contest\u00e9es Pr\u00e8s de : 200 cas d\u00e9clar\u00e9s au Kadiogo en 2018"},"content":{"rendered":"<div class=\"td-post-featured-image\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/1-11.jpg?fit=738%2C387&#038;ssl=1\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"365\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/1-11.jpg?resize=696%2C365&#038;ssl=1\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/1-11.jpg?w=738&#038;ssl=1 738w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/1-11.jpg?resize=300%2C157&#038;ssl=1 300w, https:\/\/i2.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/1-11.jpg?resize=696%2C365&#038;ssl=1 696w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" alt=\"\" title=\"1\"\/><\/a><\/div>\n<p><strong>De nombreux enfants ne connaissent pas leurs p\u00e8res biologiques. Soit parce que le g\u00e9niteur d\u00e9sign\u00e9 r\u00e9fute la paternit\u00e9, soit il est r\u00e9ellement inconnu. Sidwaya a suivi le combat de certaines m\u00e8res dans la reconnaissance de la paternit\u00e9 de leurs enfants.<\/strong><\/p>\n<p>Assise sur un banc \u00e0 l\u2019ombre d\u2019un manguier, Sidonie (un nom d\u2019emprunt), 24 ans, est d\u2019une timidit\u00e9 d\u00e9concertante. Elle nous re\u00e7oit, sous un arbre isol\u00e9 au sein de la direction provinciale en charge de la famille du Kadiogo. Tout le long de notre entretien, la jeune fille de teint clair et de taille moyenne, est rest\u00e9e cach\u00e9e derri\u00e8re le voile noir qui couvre son visage. Elle gardera d\u2019ailleurs le dos tourn\u00e9, fuyant pratiquement tout regard. On ne retient d\u2019elle que le r\u00e9cit de sa br\u00e8ve \u00abhistoire d\u2019amour\u00bb avec Alphonse.<\/p>\n<p>Elle se rappelle, ce jour de janvier 2017, o\u00f9 elle a remis son num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 Alphonse, venu rendre visite \u00e0 son ami, qui se trouve \u00eatre, elle, son beau-fr\u00e8re, dans le quartier Wapassi, de Ouagadougou. A la suite de cette rencontre, ils se sont amourach\u00e9s des mois durant, mais sans aucune intimit\u00e9. Sidonie tient \u00e0 sa virginit\u00e9 jusqu\u2019au mariage. Mais, c\u2019est sans compter sur le ma\u00e7on f\u00e9ru qui multipliait les preuves d\u2019amour. Alphonse lui a m\u00eame promis le mariage, si elle venait \u00e0 tomber enceinte. Sidonie c\u00e8de. Courant octobre 2017, sous une fine pluie en d\u00e9but de soir\u00e9e, ils mordent \u00e0 pleines dents dans le \u00ab fruit d\u00e9fendu \u00bb, sans r\u00e9serve, ni protection. Aujourd\u2019hui, Sidonie est enceinte d\u2019Alphonse, de cinq mois. Inform\u00e9 par appel t\u00e9l\u00e9phonique, l\u2019amoureux se joue au surpris. Devant les parents de Sidonie et les siens, il nie tout lien avec cette grossesse. \u00ab Il dit qu\u2019il n\u2019est pas l\u2019auteur et que je peux faire ce que je veux \u00bb, raconte la demoiselle. Que faire ? \u00ab Je ne peux pas garder un enfant sans p\u00e8re, sans famille \u00bb, s\u2019attriste Sidonie. Toutes les tentatives de raisonner Alphonse sont rest\u00e9es vaines. Il met m\u00eame en doute la fid\u00e9lit\u00e9 de sa partenaire.<\/p>\n<p>\u00abJe l\u2019ai vue \u00e0 plusieurs reprises avec d\u2019autres hommes\u00bb, se d\u00e9fend le jeune homme, joint au t\u00e9l\u00e9phone. Pourtant, Sidonie jure qu\u2019elle n\u2019a connu aucun autre homme \u00e0 part son \u00ab doudou ch\u00e9ri \u00bb. \u00ab Il a m\u00eame mis mon num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone sur sa liste noire. Mais quand je change de num\u00e9ro, il d\u00e9croche \u00bb, raconte Sidonie. Au-del\u00e0 du refus d\u2019assumer de son copain, plusieurs questions taraudent la future m\u00e8re. Que va-t-elle dire \u00e0 son enfant \u00e0 propos de son p\u00e8re ? Quel nom portera-t-il ? Elle a de quoi \u00eatre inqui\u00e8te, puisque la l\u00e9gislation burkinab\u00e8 ne pr\u00e9voit pas la d\u00e9claration de naissance d\u2019un enfant sans mention du nom du p\u00e8re. \u00abL\u2019homme, le grand contestateur \u00bb Contrairement \u00e0 Sidonie, Samira, 21 ans, est d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9e dans la bataille pour la reconnaissance du p\u00e8re de son enfant. Son fils \u00e0 qui, elle a donn\u00e9 le pr\u00e9nom de Fayez ne porte pas encore le nom de son pr\u00e9sum\u00e9 p\u00e8re, Boukar\u00e9, un taximan. Deux ann\u00e9es apr\u00e8s la naissance du petit, elle n\u2019a toujours pas r\u00e9ussi \u00e0 lui \u00e9tablir un acte de naissance.<\/p>\n<p>Elle dit s\u2019\u00eatre battue des pieds et des mains pour que le g\u00e9niteur se pr\u00e9sente devant les services de l\u2019\u00e9tat civil pour d\u00e9clarer la naissance de Fayez. Peine perdue ! Son prince charmant d\u2019antan r\u00e9fute tout lien avec l\u2019enfant qu\u2019elle a mis au monde. Pourtant, selon Samira, la ressemblance entre Fayez et Boukar\u00e9 est troublante. Lorsque ce dernier arrive au rendez-vous qu\u2019il nous a fix\u00e9 \u00e0 Kamsonghin dans un quartier de Ouagadougou, nous observons en lui des traits physiques similaires avec le petit. Mais d\u00e8s qu\u2019il nous aper\u00e7oit en compagnie de sa Samira et de son fils, il rebrousse chemin aussit\u00f4t. \u00ab Boukar\u00e9 sait tr\u00e8s bien que je ne veux plus de lui, mais il est le p\u00e8re de mon enfant. Il doit l\u2019assumer \u00bb, insiste Samira. Joint finalement au t\u00e9l\u00e9phone, Boukar\u00e9 reste fig\u00e9 sur sa position. Il reconna\u00eet bien avoir eu une liaison amoureuse avec Samira, mais rejette la paternit\u00e9 de l\u2019enfant. \u00ab Elle cherche \u00e0 me cr\u00e9er des probl\u00e8mes. Je suis heureux dans mon foyer \u00bb, soutient-il. Si la m\u00e8re se d\u00e9sole \u00e0 la question de savoir, si Fayez pourra, un jour, porter le nom de son p\u00e8re, elle n\u2019a pas encore envisag\u00e9 d\u2019entamer des d\u00e9marches aupr\u00e8s des services de l\u2019action sociale. Ceux-ci ne disposent pas de pouvoir coercitif, certes, mais ils ont des strat\u00e9gies de m\u00e9diation pour concilier les parties.<\/p>\n<p>\u00ab Dans 90% des cas, c\u2019est la femme qui vient se plaindre et c\u2019est l\u2019homme le grand contestateur \u00bb, affirme le chef de service de la promotion de la famille et du genre, \u00e0 la direction provinciale du Kadiogo, Kalidou Dao. Selon lui, la plaignante expose sa version des faits, ensuite, le pr\u00e9sum\u00e9 p\u00e8re est entendu. \u00ab Si leurs rapports sexuels se situent dans la p\u00e9riode normale de conception d\u2019un enfant qui s\u2019\u00e9tend du 300e au180e au jour avant la naissance (article 424 du Code des personnes et de la famille), on discute avec le sieur, on le sensibilise aux cons\u00e9quences de la contestation de son refus \u00bb, explique-t-il. Mais si le monsieur campe sur sa position, le dossier est alors confi\u00e9 \u00e0 la justice. Apr\u00e8s avoir entendu le requ\u00e9rant et l\u2019accus\u00e9, le juge ordonne une expertise sanguine, soit un test simple, soit un test ADN, selon les moyens des parties. Mais la juge des enfants, Dj\u00e9n\u00e9ba Savadogo, donne davantage foi au test ADN, vu que l\u2019examen sanguin peut indiquer plusieurs personnes comme \u00e9tant les probables p\u00e8res. \u00ab Si celui qui conteste est exclu, on dira qu\u2019il n\u2019est pas le p\u00e8re.<\/p>\n<p>On va proc\u00e9der au jugement et rendre ce verdict \u00bb, a ajout\u00e9 la magistrate. Prot\u00e9ger l\u2019enfant Ainsi, si la personne d\u00e9sign\u00e9e par la femme comme \u00e9tant le g\u00e9niteur a \u00e9t\u00e9 innocent\u00e9e par le test ADN, l\u2019enfant peut se retrouver sans p\u00e8re. Pour parer \u00e0 de telle \u00e9ventualit\u00e9, une disposition du Code des personnes et de la famille (CPF) prot\u00e8ge l\u2019enfant dans les couples mari\u00e9s. L\u2019article 423 dispose, en effet, que l\u2019enfant, con\u00e7u ou n\u00e9 dans le mariage, a pour p\u00e8re le mari de sa m\u00e8re. \u00ab Si l\u2019\u00e9poux estime qu\u2019il n\u2019est pas le p\u00e8re, c\u2019est \u00e0 lui de prouver qu\u2019il \u00e9tait dans l\u2019impossibilit\u00e9 absolue de cohabiter avec sa femme ou qu\u2019il est st\u00e9rile avec des preuves m\u00e9dicales \u00bb, d\u00e9clare la juge des enfants. Au cas o\u00f9, les deux partenaires ne sont pas li\u00e9s par le mariage, la situation se complique. Avant qu\u2019on retrouve son p\u00e8re, l\u2019enfant reste celui de sa m\u00e8re ou il est adopt\u00e9, laisse entendre la juge Savadogo. Et d\u2019ajouter que la loi ne propose pas d\u2019autres solutions alternatives.<\/p>\n<p>La jeune Madina, 18 ans, se trouve aussi dans une situation d\u00e9licate et esp\u00e8re que la justice fera entendre raison \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e8ve Adi. Il ne la reconna\u00eet pas, encore moins sa grossesse. \u00ab Je sais qu\u2019elle est la demi-s\u0153ur de mon ami, rien de plus \u00bb, soutient-il. Pourtant, la jeune fille affirme qu\u2019elle s\u2019est rendue chez Adi, pour la premi\u00e8re fois, en compagnie de son fr\u00e8re a\u00een\u00e9. Ce dernier s\u2019est \u00e9clips\u00e9 pour une course et Adi en a profit\u00e9 pour coucher avec elle. Aujourd\u2019hui, elle est enceinte de sept mois et attribue la paternit\u00e9 \u00e0 Adi. Tenant compte de la p\u00e9riode normale de conception, la grossesse serait attribu\u00e9e au jeune homme, sauf qu\u2019il ne reconna\u00eet pas avoir eu des rapports sexuels avec Madina. Les conciliabules des services sociaux n\u2019y ont rien chang\u00e9. Les proc\u00e9dures sont en cours pour confier l\u2019affaire \u00e0 la justice.<\/p>\n<p>Des piles de dossiers de recherches et\/ou de contestations de paternit\u00e9 sont entass\u00e9es sur les bureaux des agents sociaux. A titre d\u2019exemple, pour 2015, la direction provinciale du Kadiogo en charge de la famille, a trait\u00e9 159 cas de recherches et de contestations de paternit\u00e9. Deux ann\u00e9es plus tard, elle a en enregistr\u00e9 169. En 2018, les cas de contestation de grossesse se chiffrent \u00e0 195. Le chef de service de la promotion de la famille et du genre, \u00e0 la direction provinciale du Kadiogo, Kalidou Dao, s\u2019en inqui\u00e8te. \u00ab La courbe est ascendante d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. Il ne se passe pas une semaine sans qu\u2019on ne re\u00e7oive un cas. Aujourd\u2019hui, c\u2019est un probl\u00e8me \u00e0 prendre au s\u00e9rieux \u00bb, indique-t-il. La juge des enfants, Dj\u00e9n\u00e9ba Savadogo, accuse les jeunes filles qui ont de plus en plus des relations sexuelles avant le mariage, et la plupart du temps avec plusieurs partenaires et sans protection.<\/p>\n<p>\u00ab Souvent, elles ne savent m\u00eame pas \u00e0 qui appartient la grossesse \u00bb, se d\u00e9sole-t-elle. Des \u00ab effets d\u00e9vastateurs \u00bb sur l\u2019enfant La recherche et la contestation de paternit\u00e9 ont des \u00ab effets d\u00e9vastateurs \u00bb sur la m\u00e8re ,l\u2019enfant et les couples. Dans le cas des mari\u00e9s, ils conduisent imp\u00e9rativement \u00e0 la s\u00e9paration. Les familles s\u2019en trouvent alors disloqu\u00e9es. Dans une soci\u00e9t\u00e9 burkinab\u00e8 fortement attach\u00e9e aux traditions, c\u2019est la m\u00e8re qui se retrouve \u00eatre victime, surtout lorsque celle-ci n\u2019est pas mari\u00e9e. Elle est expuls\u00e9e de sa famille d\u2019origine. En de pareilles circonstances, de nombreuses filles avortent clandestinement, si elles ne tentent pas de se suicider. Le chef de service, Dao, a toujours en m\u00e9moire, cette fille enceinte qui s\u2019est immol\u00e9e en 2011, parce que mise \u00e0 la porte avec une grossesse, sans auteur. La juge des enfants, Savadogo, se rappelle aussi cette \u00e9coli\u00e8re qui s\u2019est suicid\u00e9e, \u00e0 cause des railleries de ses camarades de classe. Son \u00ab crime \u00bb, l\u2019absence d\u2019indication du nom du p\u00e8re sur son acte de naissance. Les \u00e9l\u00e8ves, quant \u00e0 elles, sont la plupart du temps, contraintes d\u2019abandonner les \u00e9tudes, pour s\u2019occuper de la grossesse. Certaines filles finissent par abandonner leurs enfants ou les placent dans un centre. Pour celles qui ont le courage de les garder, ceux-ci sont victimes de traitements inhumains et d\u00e9gradants.<\/p>\n<p>N.B. : *Les pr\u00e9noms d\u2019emprunt ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour prot\u00e9ger l\u2019identit\u00e9 des t\u00e9moins.<\/p>\n<p class=\"c1\"><strong>Djakaridia SIRIBIE<\/strong><\/p>\n<div class=\"td-a-rec td-a-rec-id-content_bottom td_uid_30_5d23b940b9d1e_rand td_block_template_1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-9623\" src=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/Projet-bannie%CC%80re-Orange-mobile.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"81\"\/><\/div>\n<p>Auteur: DD. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/07\/08\/grossesses-contestees-pres-de-200-cas-declares-au-kadiogo-en-2018\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De nombreux enfants ne connaissent pas leurs p\u00e8res biologiques. Soit parce que le g\u00e9niteur d\u00e9sign\u00e9 r\u00e9fute la paternit\u00e9, soit il est r\u00e9ellement inconnu. Sidwaya a suivi le combat de certaines m\u00e8res dans la reconnaissance de la paternit\u00e9 de leurs enfants. 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