{"id":45333,"date":"2019-07-09T17:28:49","date_gmt":"2019-07-09T21:28:49","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-du-putsch-je-suis-victime-du-surnom-rambo-moussa-nebie\/"},"modified":"2019-07-09T17:28:49","modified_gmt":"2019-07-09T21:28:49","slug":"proces-du-putsch-je-suis-victime-du-surnom-rambo-moussa-nebie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/proces-du-putsch-je-suis-victime-du-surnom-rambo-moussa-nebie\/","title":{"rendered":"Proc\u00e8s du putsch \u00abJe suis victime du surnom Rambo\u00bb, Moussa N\u00e9bi\u00e9"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>A l\u2019audience du mardi 9 juillet 2019 du proc\u00e8s du putsch manqu\u00e9, les avocates Antoinette Boussim et Solange Z\u00e8ba ont, au nom de leurs clients respectifs, Sami Dah et Moussa N\u00e9bi\u00e9, plaid\u00e9 coupables pour les infractions d\u2019attentat \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat.<\/strong><\/p>\n<p>A l\u2019entame de sa plaidoirie, le 9 juillet 2019, Me Antoinette Boussim s\u2019est inclin\u00e9e, au nom de l\u2019accus\u00e9, Sami Dah, devant la m\u00e9moire des victimes du putsch manqu\u00e9. \u00abCertes, nous sommes des avocats de la d\u00e9fense mais nous compatissons \u00e0 la douleur des familles. Mes paroles ne vous demandent pas d\u2019oublier mais vous invitent \u00e0 \u00e9couter un jeune qui a ses forces et ses faiblesses\u00bb. Pour sa d\u00e9fense, il plaide coupable pour le fait d\u2019attentat \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat. Selon l\u2019avocat, son client reconna\u00eet avoir pos\u00e9 des actes, du 16 au 21 septembre 2015, jour de son arrestation. Il s\u2019agit de sa pr\u00e9sence lors de l\u2019arrestation des autorit\u00e9s de la Transition \u00e0 la porte de la salle du Conseil des ministres, le 16 septembre 2015, dans la salle de r\u00e9union avec les officiers sup\u00e9rieurs et au sein de la garde de s\u00e9curit\u00e9 du g\u00e9n\u00e9ral Gilbert Diend\u00e9r\u00e9. \u00abIl a pos\u00e9 ces actes, mais cela s\u2019est fait \u00e0 la demande de son sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique direct. De ce fait, le caporal ne peut pas \u00eatre sanctionn\u00e9, car selon l\u2019article 76 du Code p\u00e9nal ancien, il s\u2019agit d\u2019une mission \u00e0 lui assign\u00e9e\u00bb a soulign\u00e9 Me. Boussim. Etait-il possible \u00e0 son client de refuser des ordres\u00a0?, s\u2019est interrog\u00e9 l\u2019auxiliaire de justice. Pour elle, la discipline faisant la force de l\u2019arm\u00e9e, le pr\u00e9venu Sami Da doit ob\u00e9issance \u00e0 son sup\u00e9rieur, car c\u2019est la loyaut\u00e9 qui caract\u00e9rise le soldat. \u00abIl ex\u00e9cute sans h\u00e9sitation et sans murmure. Et mon client en posant ces actes avait la conviction d\u2019ex\u00e9cuter des ordres \u00e9manant de la hi\u00e9rarchie\u00bb a-t-elle soutenu. Pour elle, tous les sup\u00e9rieurs semblaient approuver le coup d\u2019Etat manqu\u00e9, sinon, si la hi\u00e9rarchie militaire avait marqu\u00e9 son refus cat\u00e9gorique, on aurait mis fin au putsch et il n\u2019allait pas avoir des morts, ni de bless\u00e9s encore moins des biens d\u00e9grad\u00e9s. \u00abLe mal est d\u00e9j\u00e0 fait et ce sont les jeunes soldats qui paient le lourd tribut. C\u2019est pourquoi, je demande l\u2019acquittement de mon client, \u00e0 d\u00e9faut de l\u2019assortir d\u2019une peine avec sursis en tenant compte de la peine d\u00e9j\u00e0 consomm\u00e9 depuis 2015\u00bb, a indiqu\u00e9 Me Boussim. En ce qui concerne les faits de meurtres, de coups et blessures volontaires et de d\u00e9gradations volontaires de biens, Sami Da plaide non coupable. De l\u2019avis de Antoinnette Boussim, il n\u2019existe aucune preuve (vid\u00e9o, audio) ou de t\u00e9moignages qui identifient formellement l\u2019accus\u00e9 comme coauteur de ces crimes. Mieux, le jour de son arrestation(le 21 septembre 2015), son arme est rest\u00e9e intact avec ces quatre chargeurs.\u00a0\u00abCela signifie qu\u2019il n\u2019a pas fait usage de son arme\u00bb pr\u00e9cise l\u2019avocate. Alors, elle a invit\u00e9 le pr\u00e9sident du tribunal, Seydou Ou\u00e9draogo \u00e0 le juger sur des faits et non sur l\u2019apparence.\u00a0\u00abJ\u2019ai foi en votre jugement\u00bb, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9. Cependant, l\u2019avocate a, par ailleurs, souhait\u00e9 que le pr\u00e9sident tienne compte de son action d\u2019avoir d\u00e9jou\u00e9 un coup d\u2019Etat en juillet 2015. A sa suite, les avocats Registre Bonkoungou, conseil de Ali Sanou et Boureima Zour\u00e9) et Mahamadi Sawadogo, d\u00e9fense de Seydou Soulama ont tour \u00e0 tour plaid\u00e9 pour l\u2019acquittement de leur clients.<\/p>\n<p>\u00abSankara serait toujours en vie si\u2026 \u00bb<\/p>\n<p>Me Solange Z\u00e8ba, elle, a d\u00e9fendu le journaliste Lassina Ou\u00e9draogo et l\u2019adjudant-chef Moussa N\u00e9bi\u00e9 dit \u00abRambo\u00bb. Pour le premier accus\u00e9, l\u2019avocate a indiqu\u00e9 que c\u2019est de fa\u00e7on malencontreuse qu\u2019il s\u2019est retrouv\u00e9 devant le tribunal. Car, \u00e0 l\u2019entendre, aucune infraction n\u2019a \u00e9t\u00e9 retenue contre lui. \u00abLe parquet m\u00eame l\u2019avait oubli\u00e9\u00bb, a soutenu l\u2019avocate. C\u2019est pourquoi, elle a requis qu\u2019on mette son client hors de cause pour absence d\u2019infraction. Quant au second client, Moussa N\u00e9bi\u00e9 dit \u00abRambo\u00bb, Me Z\u00e8ba a rappel\u00e9 que cinq chefs d\u2019accusation p\u00e8sent sur lui. Il s\u2019agit de l\u2019attentat \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, complicit\u00e9 de d\u00e9gradation volontaire aggrav\u00e9e de biens et incitation \u00e0 la commission d\u2019actes contraires \u00e0 la discipline militaire. Pour l\u2019attentat, l\u2019avocate a affirm\u00e9 que l\u2019infraction est constitu\u00e9e parce que son client a reconnu les faits et plaide coupable. Celui-ci ayant admis que c\u2019est lui qui a conduit le pr\u00e9sident, Michel Kafando, en lieu s\u00fbr. Toutefois, Me Z\u00e8ba a signifi\u00e9 qu\u2019il doit b\u00e9n\u00e9ficier de circonstances att\u00e9nuantes. La raison, selon elle, est que \u00abRambo\u00bb a ob\u00e9i aux ordres de son sup\u00e9rieur hi\u00e9rarchique, Eloi Badiel, mais sans violence, ni coup de feu. \u00abSi le commando qui s\u2019\u00e9tait retrouv\u00e9 devant le pr\u00e9sident Thomas Sankara en 1987 avait r\u00e9agi ainsi, il serait toujours en vie\u00bb, avance-t-elle. Pour les infractions de meurtre et de coups et blessures volontaires, consid\u00e9r\u00e9es comme les cons\u00e9quences pr\u00e9visibles de l\u2019attentat, Me Z\u00e8ba a soulign\u00e9 qu\u2019il n\u2019y a aucun lien de cause \u00e0 effet entre les deux chefs d\u2019accusation. Pour elle, le meurtre et les coups et blessures sont des infractions de commission, d\u2019action. Ce que son client n\u2019a pas fait, \u00e0 l\u2019\u00e9couter. C\u2019est pourquoi, elle a demand\u00e9 de l\u2019acquitter pour infractions non constitu\u00e9es. Il en est de m\u00eame pour les deux derniers chefs d\u2019accusation. L\u2019avocate a aussi demand\u00e9 au tribunal de d\u00e9barrasser son client de certains clich\u00e9s, notamment le surnom \u00abRambo\u00bb qui porte en lui des germes de la suspicion et d\u2019examiner sereinement son cas lorsqu\u2019il va entrer en voie de condamnation. Trouvant la r\u00e9quisition du parquet (25 ans de prison ferme) contre son client lourde, Me Z\u00e8ba a demand\u00e9 au tribunal de lui appliquer la peine minimale et d\u2019assortir le reste de sursis. Quant \u00e0 Moussa N\u00e9bi\u00e9, il a demand\u00e9 pardon au pr\u00e9sident Kafando et d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il est victime du pseudonyme \u00abRambo\u00bb. Avant la reprise des plaidoiries dans la soir\u00e9e, le parquet s\u2019est prononc\u00e9 sur une demande de libert\u00e9 provisoire introduite par Me Olivier Som\u00e9 au b\u00e9n\u00e9fice de son client, Yacouba Kinda. Il a requis de la rejeter comme \u00e9tant mal fond\u00e9e. Le tribunal a mis le dossier en d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 pour le lundi 15 juillet prochain. L\u2019audience, elle, reprend ce mercredi \u00e0 9 heures.<\/p>\n<p>Fleur BIRBA<br \/>\nMady KABRE<\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/07\/09\/proces-du-putsch-je-suis-victime-du-surnom-rambo-moussa-nebie\/\">Proc\u00e8s du putsch \u00abJe suis victime du surnom Rambo\u00bb, Moussa N\u00e9bi\u00e9<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/\">Quotidien Sidwaya<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: BM. Sidwaya<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/blog\/2019\/07\/09\/proces-du-putsch-je-suis-victime-du-surnom-rambo-moussa-nebie\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019audience du mardi 9 juillet 2019 du proc\u00e8s du putsch manqu\u00e9, les avocates Antoinette Boussim et Solange Z\u00e8ba ont, au nom de leurs clients respectifs, Sami Dah et Moussa N\u00e9bi\u00e9, plaid\u00e9 coupables pour les infractions d\u2019attentat \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat. 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