{"id":45612,"date":"2019-07-11T10:00:30","date_gmt":"2019-07-11T14:00:30","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/union-africaine-et-cest-parti-pour-la-zleca\/"},"modified":"2019-07-11T10:00:30","modified_gmt":"2019-07-11T14:00:30","slug":"union-africaine-et-cest-parti-pour-la-zleca","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/union-africaine-et-cest-parti-pour-la-zleca\/","title":{"rendered":"Union africaine: Et c\u2019est parti pour la Zleca\u2026"},"content":{"rendered":"<div readability=\"35\">\n<p>Plusieurs instruments lanc\u00e9s, des phases \u00e0 respecter<\/p>\n<p>Le march\u00e9 devrait \u00eatre actif \u00e0 partir du 1er juillet 2020<\/p>\n<p>Des enjeux pour le Maroc<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"87\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation atom-align-left\" contenteditable=\"false\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/zleca_5553.jpg\" width=\"450\" height=\"477\" alt=\"zleca_5553.jpg\" title=\"zleca_5553.jpg\"\/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">UN vieux r\u00eave se r\u00e9alise. Les pays membres de l\u2019Union africaine (UA) viennent de lancer symboliquement \u00e0 Niamey la phase op\u00e9rationnelle de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (Zleca, Zlec ou Zlecaf). Celle-ci offrant de nombreuses opportunit\u00e9s pour le Maroc qui pourra catalyser ses investissements, stimuler sa croissance \u00e9conomique et surtout d\u00e9velopper les interconnexions continentales&#8230; Et pourquoi pas l\u2019\u00e9mergence de nouvelles fili\u00e8res.<br \/>Les instruments de cette zone viennent d\u2019\u00eatre lanc\u00e9s (r\u00e8gles d\u2019origine, portail en ligne pour les offres tarifaires, notification, suivi et \u00e9limination de barri\u00e8res non tarifaires, syst\u00e8me panafricain de paiement et de r\u00e8glement num\u00e9rique, Observatoire du commerce africain\u2026). Le processus comporte deux phases. La premi\u00e8re porte sur les n\u00e9gociations relatives au commerce des marchandises et au commerce des biens et services. L\u2019accent sera mis aussi sur les r\u00e8gles et les proc\u00e9dures de r\u00e8glement des diff\u00e9rends. La deuxi\u00e8me phase concerne les investissements, la politique de la concurrence et la protection de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle.<br \/>Le g\u00e9ant nig\u00e9rian, r\u00e9ticent jusque-l\u00e0, et son voisin le B\u00e9nin ont sign\u00e9 l\u2019accord dimanche 7 juillet en ouverture du sommet de l\u2019UA tenu \u00e0 Niamey en pr\u00e9sence du Maroc. Ceci dit, 54 des 55 pays africains vont constituer ce nouveau march\u00e9 dont le si\u00e8ge sera \u00e0 Accra. Seule l\u2019Erythr\u00e9e n\u2019a pas sign\u00e9 l\u2019accord mais a annonc\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait dispos\u00e9e \u00e0 le faire. Une \u00e9quipe d\u2019experts de l\u2019UA va se rendre prochainement dans ce pays.<br \/>La zone vise \u00e0 favoriser le commerce au sein du continent, attirer des investisseurs et permettre aux pays africains de s\u2019\u00e9manciper de l\u2019exploitation des mati\u00e8res premi\u00e8res. A ce stade, les n\u00e9gociations se poursuivent pour sa mise en \u0153uvre progressive. Elle doit r\u00e9unir 1,2 milliard de personnes, pour un PIB cumul\u00e9 de plus de 2.500 milliards de dollars. Le march\u00e9 devrait \u00eatre actif \u00e0 partir du 1er juillet 2020.<br \/>Actuellement, seulement 16% du commerce des pays africains s\u2019effectue avec d\u2019autres pays du continent. Et ce principalement au sein des groupes \u00e9conomiques r\u00e9gionaux tels que la SADC (Communaut\u00e9 de d\u00e9veloppement d\u2019Afrique australe), la Cedeao (Communaut\u00e9 \u00e9conomique d\u2019Afrique de l\u2019Ouest) ou l\u2019EAC (Communaut\u00e9 d\u2019Afrique de l\u2019Est). Le commerce intra-europ\u00e9en s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 quelque 65%.<br \/>L\u2019Union africaine estime que la zone permettra d\u2019augmenter de pr\u00e8s de 60% d\u2019ici \u00e0 2022 le commerce intra-africain et booster l\u2019ensemble de ses \u00e9conomies. Ses d\u00e9tracteurs \u00e9voquent le manque de compl\u00e9mentarit\u00e9 des \u00e9conomies. Ils craignent\u00a0 aussi que des importations bon march\u00e9 ne portent pr\u00e9judice aux petits producteurs agricoles et industriels. D\u2019autres sp\u00e9cialistes \u00e9voquent notamment le calendrier de l\u2019abaissement des droits de douane, attendu pour la mi-2020.\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtecenter\"><u><em><strong>Des opportunit\u00e9s et de nombreux d\u00e9fis\u2026<\/strong><\/em><\/u><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Le FMI a toujours encourag\u00e9 les pays africains \u00e0 progresser dans la mise en place de cette zone.\u00a0 \u00abSa cr\u00e9ation amplifiera le potentiel de transformation \u00e9conomique de la r\u00e9gion\u00bb, indique le Fonds dans un chapitre d\u00e9di\u00e9 au sujet \u00abLa zone de libre-\u00e9change continentale changera-t-elle la donne en Afrique?\u00bb. Pour ses auteurs, \u00abcela aura pour double effet de stimuler le commerce intrar\u00e9gional et d\u2019attirer plus d\u2019investissement direct \u00e9tranger et de faciliter la cr\u00e9ation de cha\u00eenes d\u2019approvisionnement r\u00e9gionales. Lesquels ont \u00e9t\u00e9 des moteurs importants de la transformation \u00e9conomique dans d\u2019autres r\u00e9gions\u00bb.<br \/>Toutefois, \u00able commerce international soutient la croissance, mais il induit aussi des co\u00fbts et ses retomb\u00e9es ne se r\u00e9partissent pas forc\u00e9ment de mani\u00e8re uniforme entre les pays et au sein de chaque pays\u00bb, soutient le FMI dans son analyse. Les dirigeants redoutent souvent \u00e0 juste titre que la poursuite de l\u2019int\u00e9gration commerciale de leur \u00e9conomie avec celles d\u2019autres pays b\u00e9n\u00e9ficie \u00e0 certaines branches d\u2019activit\u00e9 et en p\u00e9nalise d\u2019autres. Surtout qu\u2019elle a des effets n\u00e9gatifs sur les b\u00e9n\u00e9fices et les perspectives d\u2019emploi dans certains secteurs et sur certains niveaux de qualification et qu\u2019elle r\u00e9duit les recettes budg\u00e9taires.<br \/>La suppression des obstacles au commerce en vue de favoriser les \u00e9changes intrar\u00e9gionaux peut avoir des effets diff\u00e9rents selon les pays. Les pertes de recettes budg\u00e9taires cons\u00e9cutives \u00e0 la baisse des droits de douane seront probablement faibles, en moyenne. Mais, elles pourraient \u00eatre importantes dans un petit nombre de pays qui continuent d\u2019appliquer des droits \u00e0 l\u2019exportation \u00e9lev\u00e9s\u2026<br \/>\u00ab\u2026.Certains pays auront probablement besoin d\u2019un soutien suppl\u00e9mentaire pour profiter de ces opportunit\u00e9s\u00bb, comme l\u2019indiquent David Luke, Jamie MacLeod dans leur analyse \u00abMettre la Zlec sur pied: quelles sont les cl\u00e9s de la r\u00e9ussite?\u00bb, publi\u00e9e par le Centre international pour le commerce et le d\u00e9veloppement durable. Il en ressort que la r\u00e9ussite de ce projet passera par plusieurs \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s: \u00ables barri\u00e8res non-tarifaires,\u00a0 les r\u00e8gles d\u2019origine,\u00a0 l\u2019investissement et la circulation transfrontali\u00e8re des personnes,\u00a0 les services en g\u00e9n\u00e9ral, les recours commerciaux et le suivi et l\u2019\u00e9valuation\u00bb.<\/p>\n<blockquote readability=\"13\">\n<p class=\"rtecenter\"><strong><span class=\"c4\">Les pr\u00e9cisions de Bourita<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">Cette vaste zone offrira plusieurs opportunit\u00e9s pour le Maroc. Celui-ci pourra d\u00e9velopper ses exportations et ses investissements en dehors de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (cf. notre \u00e9dition N\u00b05534 du 13\/06\/2019). \u00abL\u2019adh\u00e9sion du Maroc \u00e0 la Zleca ne saurait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme une reconnaissance d\u2019une situation, d\u2019un fait ou d\u2019une entit\u00e9 qui menace son int\u00e9grit\u00e9 territoriale et son unit\u00e9 nationale\u2026\u00bb, a tenu \u00e0 pr\u00e9ciser \u00e0 Niamey, Nasser Bourita le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res et de la coop\u00e9ration internationale. Il s\u2019interroge d\u2019ailleurs \u00abcomment une entit\u00e9 qui n\u2019a pas de territoire pourrait appartenir \u00e0 une zone de libre-\u00e9change?\u00bb.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"rtejustify\">Selon les estimations de la Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD), la Zone de libre-\u00e9change continentale devra doper le PIB du continent de plus de 35 milliards de dollars dans les cinq prochaines ann\u00e9es. Pour sa part, la Commission \u00e9conomique pour l\u2019Afrique des Nations Unies estime que la concr\u00e9tisation de cet ensemble \u00e9conomique contribuera \u00e0 augmenter la part de l\u2019Afrique dans le commerce mondial. Le continent africain p\u00e8se pour seulement 4% dans ce commerce. Eventuellement, le commerce intra-africain atteindra les 25% \u00e0 l\u2019horizon 2023 alors qu\u2019il est estim\u00e9 entre 15% et 18% aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p class=\"rtejustify\"><strong>Maha EL MILOUDI<\/strong><\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: mbasraoui<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1047620-union-africaine-et-c-est-parti-pour-la-zleca\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plusieurs instruments lanc\u00e9s, des phases \u00e0 respecter Le march\u00e9 devrait \u00eatre actif \u00e0 partir du 1er juillet 2020 Des enjeux pour le Maroc UN vieux r\u00eave se r\u00e9alise. Les pays membres de l\u2019Union africaine (UA) viennent de lancer symboliquement \u00e0 Niamey la phase op\u00e9rationnelle de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (Zleca, Zlec ou Zlecaf). 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