{"id":45823,"date":"2019-07-12T09:30:24","date_gmt":"2019-07-12T13:30:24","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/expo-une-ode-a-lamour\/"},"modified":"2019-07-12T09:30:24","modified_gmt":"2019-07-12T13:30:24","slug":"expo-une-ode-a-lamour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/expo-une-ode-a-lamour\/","title":{"rendered":"Expo: Une ode \u00e0 l\u2019amour"},"content":{"rendered":"<div readability=\"34\">\n<p>Quatre artistes et autant de visions sur la question<\/p>\n<p>Une exposition en marge de l\u2019\u00e9v\u00e8nement panafricain \u00abPr\u00eate-moi ton r\u00eave\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<div readability=\"93\">\n<div class=\"dnd-atom-wrapper type-image context-sdl_editor_representation\" contenteditable=\"false\" readability=\"38\">\n<div class=\"dnd-drop-wrapper image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" class=\"img-responsive\" src=\"https:\/\/www.leconomiste.com:443\/sites\/default\/files\/eco7\/public\/thumbnails\/image\/expo_ode_amour_5554.jpg\" width=\"660\" height=\"330\" alt=\"expo_ode_amour_5554.jpg\" title=\"expo_ode_amour_5554.jpg\"\/><\/div>\n<p>Mohamed El Baz pr\u00e9sente, entre autres, une s\u00e9rie de portraits d\u2019hommes de tout \u00e2ge, plong\u00e9s \u00abau fond de la piscine\u00bb, pleurant jusqu\u2019\u00e0 faire couler le Rimmel sur leurs rouges \u00e0 l\u00e8vres (Ph. Fouad Maazouz\/FDCCA)<\/p>\n<\/div>\n<p class=\"rtejustify\">\u00abL\u2019amour est enfant de boh\u00e8me, il n\u2019a jamais, jamais\u00a0 connu de loi\u2026\u00bb,\u00a0 disait Carmen dans l\u2019op\u00e9ra de Bizet, auquel r\u00e9pond le critique et th\u00e9oricien d\u2019art Simon Njami: \u00abCet obscur objet (l\u2019amour) est frivole, versatile. L\u2019humain ne saura jamais \u00e0 quel instant il conna\u00eetra le bonheur d\u2019en \u00eatre visit\u00e9\u00bb. Une conversation que rejoint Qa\u00efs le fou de Le\u00efla : \u00abJe subis sans r\u00e9pit la troupe des censeurs\/ Au chagrin, par ma vie! Nul ne peut rien entendre\/\u00abForce ton c\u0153ur, dit-on, et il va se reprendre\/Je r\u00e9ponds, moi: \u00abAimer vous laisse-t-il un c\u0153ur?\u00bb. Vous l\u2019aurez compris, c\u2019est d\u2019amour intense, inconditionnel, qu\u2019il s\u2019agit dans cet exposition qui dure jusqu\u2019au 17 juillet \u00e0 Casablanca. Intitul\u00e9e, \u00e0 juste titre, \u00abVertiges de l\u2019Amour\u00bb, commissari\u00e9e par Syham Weigant, l\u2019exposition se tient dans le tout nouvel espace d\u2019art \u00abRue de Tanger\u00bb, au c\u0153ur de la m\u00e9dina de Casablanca, sis dans la rue \u00e9ponyme. Elle est organis\u00e9e dans le cadre de l\u2019exposition panafricaine \u00abPr\u00eate-moi ton r\u00eave\u00bb (cf. L\u2019Economiste N\u00b0 5499),\u00a0 qui a donn\u00e9\u00a0<br \/>L \u00abCarte Blanche\u00bb \u00e0 la curatrice. Syham Veigant\u00a0 s\u2019est alors inspir\u00e9e des grands mouvements romantiques de l\u2019art,\u00a0 en proposant comme l\u2019\u00e9crit Musset que si \u00abla vie est un sommeil, l\u2019amour en est le r\u00eave\u00bb. Au milieu des r\u00eaves que l\u2019Afrique peut nourrir et loin des passages oblig\u00e9s, l\u2019exposition d\u2019amour dans tout ses \u00e9tats. Elle r\u00e9unit les travaux\u00a0 de quatre artistes marocains contemporains: Yassine Balbzioui, Hicham Berrada, M\u2019barek Bouhchichi et Mohamed El Baz. L\u2019exposition est accompagn\u00e9e d\u2019un tr\u00e8s beau catalogue rehauss\u00e9 de textes po\u00e9tiques et philosophiques sur l\u2019amour. \u00abIl ne s\u2019agit en aucun cas d\u2019un dialogue entre les artistes\u00bb, pr\u00e9cise la curatrice. Dans ce nouveau lieu tout en verticalit\u00e9, chaque artiste\u00a0 a son propre espace pour y exprim\u00e9 sa conception. Yassine Balbzioui use, comme \u00e0 son habitude, de personnages maqu\u00e9s, symbole du travestissement des sentiments. Dans \u00abVertiges de l\u2019Amour\u00bb, il va encore plus loin en\u00a0 proposant une installation faite de sculptures\u00a0 acidul\u00e9es et multicolores d\u2019armes factices servant de jeux d\u2019enfants.\u00a0 \u00abDes enfants qui grandiront et dont\u00a0 les jeux seront aussi ambigus que dans la suppos\u00e9e innocence des jeunes ann\u00e9es\u00bb.\u00a0 Hicham Berrada, grand adepte du m\u00e9lange de la science pure et de la cr\u00e9ation artistique, r\u00e9ussit, gr\u00e2ce \u00e0 d\u2019\u00e9tranges proc\u00e9d\u00e9s, \u00e0 nous plonger dans un univers de nuit, usuellement invisible, qui\u00a0 nous plonge dans un univers po\u00e9tique et onirique. Une nuit qui n\u2019est pas sans rappeler\u00a0 plusieurs sc\u00e8nes mythiques et romanesques \u00abque l\u2019on retrouve autant chez Shakespeare dans Rom\u00e9o et Juliette\u00a0 que d\u00e9clam\u00e9e par un Cyrano que cette nuit prot\u00e8ge et lib\u00e8re, \u00e0 sa Roxane\u00bb. L\u2019\u0153uvre de M\u2019barek Bouhchichi, rejoint la r\u00e9flexion de Simon Njami dans le texte, dans le fait que \u00abl\u2019amour\u00bb et le \u00abchagrin d\u2019amour\u00bb sont deux notions indissociables.\u00a0 Les deux sont intimement li\u00e9s \u00e0 l\u2019 \u00abAmarg\u00bb, la po\u00e9sie amazighe. Les \u0153uvres de Bouhchichi sont un hommage \u00e0 un po\u00e8te, M\u2019barek Ben Zida,\u00a0 auquel l\u2019artiste se sent \u00abferr\u00e9\u00bb. \u00abLa premi\u00e8re chose qui m\u2019a \u2018ferr\u00e9\u2019 \u00e0 ce po\u00e8te\u00a0 et \u00e0 sa po\u00e9sie est le fait qu\u2019il s\u2019est affili\u00e9 au lignage maternel plut\u00f4t qu\u2019au lignage paternel. En se d\u00e9tachant de son vrai patronyme (M\u2019barek O\u2019Messoud) \u00e0 l\u2019avantage de M\u2019barek ben Zida (le pr\u00e9nom de sa m\u00e8re), le po\u00e8te entend rompre d\u00e9finitivement avec\u00a0 un pass\u00e9 fait d\u2019esclavagisme, ses anc\u00eatres \u00e9tant soumis \u00e0 ce syst\u00e8me. Un amour chant\u00e9 pour sa m\u00e8re\u00bb, pr\u00e9cise Bouhchichi. Pour Mohamed El Baz, c\u2019est une version bien fragile de l\u2019homme, qu\u2019il est question. En pr\u00e9sentant une s\u00e9rie de portraits d\u2019hommes de tout \u00e2ge, plong\u00e9s \u00abau fond de la piscine\u00bb, comme le faisant chanter Gainsbourg \u00e0 Adjani, pleurant jusqu\u2019\u00e0 faire couler le Rimmel sur leurs rouges \u00e0 l\u00e8vres, l\u2019artiste se demande: \u00abClowns tristes, derri\u00e8re le rideau, pleurant leurs maquillages quand la sc\u00e8ne ne les \u00e9claire plus? Larmes de passion ou de Visitation? Peut-\u00eatre aussi une pl\u00e9nitude ou de la nostalgie, leurs myst\u00e8res sont un \u00e9cho \u00e0 nos profondeurs\u00bb.\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0<\/p>\n<p class=\"rtejustify\">\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<p>Auteur: mbasraoui<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.leconomiste.com\/article\/1047685-expo-une-ode-l-amour\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quatre artistes et autant de visions sur la question Une exposition en marge de l\u2019\u00e9v\u00e8nement panafricain \u00abPr\u00eate-moi ton r\u00eave\u00bb Mohamed El Baz pr\u00e9sente, entre autres, une s\u00e9rie de portraits d\u2019hommes de tout \u00e2ge, plong\u00e9s \u00abau fond de la piscine\u00bb, pleurant jusqu\u2019\u00e0 faire couler le Rimmel sur leurs rouges \u00e0 l\u00e8vres (Ph. 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