{"id":46272,"date":"2019-07-15T06:20:56","date_gmt":"2019-07-15T10:20:56","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/vibrant-hommage-a-lexpression-artistique-au-feminin\/"},"modified":"2019-07-15T06:20:56","modified_gmt":"2019-07-15T10:20:56","slug":"vibrant-hommage-a-lexpression-artistique-au-feminin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/vibrant-hommage-a-lexpression-artistique-au-feminin\/","title":{"rendered":"Vibrant hommage \u00e0 l\u2019expression artistique au f\u00e9minin"},"content":{"rendered":"<p class=\"c3\"><span class=\"c2\"><strong>PPS\u00a0: Salon culturel de la Section Agdal-Riad<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"c5\"><span class=\"c2\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-80021 alignright\" src=\"http:\/\/albayane.press.ma\/wp-content\/uploads\/La-projection-du-Fil-THARBAT-N-WADOO-5-230x130.jpg\" alt=\"\" width=\"223\" height=\"126\"\/>E<span class=\"c4\">n partenariat avec l\u2019association Jossour, et dans le cadre du programme \u00abFemmes Partenaires du Progr\u00e8s\u00bb (WWP) initi\u00e9 par la Chaire Gibran Khalil Gibran de l\u2019Universit\u00e9 Maryland, le Parti du Progr\u00e8s et du Socialisme (PPS) \u00abSection Agdal-Riad\u00bb a organis\u00e9, vendredi 12 juillet, au si\u00e8ge national du parti \u00e0 Rabat, dans le cadre de son salon culturel, un vernissage des \u0153uvres de l\u2019artiste peintre et architecte Loubna Hmidouch et la projection du film \u00abTharbat \u2018N\u2019 Wadoo\u00bb (la fille du vent) de la r\u00e9alisatrice Latefa Ahrrare. Ce fut un \u00e9v\u00e9nement artistique marqu\u00e9 par la pr\u00e9sence d\u2019une pl\u00e9iade de personnalit\u00e9s des mondes de la culture et des arts, ainsi que les amoureux du cin\u00e9ma et de l\u2019image; o\u00f9 la femme artiste et l\u2019expression artistique au f\u00e9minin ont \u00e9t\u00e9 mises \u00e0 l\u2019honneur.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"c5\">En effet le bal de la soir\u00e9e artistique a \u00e9t\u00e9 ouvert par le vernissage de l\u2019exposition de l\u2019artiste peintre Loubna Hmidouch au hall du si\u00e8ge. \u00a0En outre, la projection du film de l\u2019actrice Latefa Ahrrare a \u00e9t\u00e9 suivie d\u2019un d\u00e9bat fructueux anim\u00e9 par la pr\u00e9sidente de l\u2019association Jossour, Oumayma Achour. \u00abC\u2019est une belle initiative qui \u0153uvre pour la promotion de la culture et de l\u2019art afin de changer les mentalit\u00e9s et les st\u00e9r\u00e9otypes et m\u00eame les lois notamment sur certaines questions qui touchent notre soci\u00e9t\u00e9.\u00bb, a-t-elle soulign\u00e9 lors du d\u00e9bat. Deux artistes femmes, deux voix artistiques, deux visions diff\u00e9rentes, mais le message n\u2019en est qu\u2019un\u00a0: rendre hommage \u00e0 la femme, \u00e0 l\u2019humain. Des arts plastiques au cin\u00e9ma, l\u2019artiste peintre et architecte Loubna Hmidouch \u00a0et Latefa ont rendu un\u00a0 vibrant hommage \u00e0 la femme marocaine sous toutes ses facettes.<\/p>\n<p class=\"c3\"><span class=\"c2\"><strong>La fille du vent<\/strong><\/span><\/p>\n<p class=\"c3\"><strong>\u00abTharbat \u2018N\u2019 Wadoo\u00bb\u2026 comme un chant d\u2019amour et d\u2019espoir<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Que vaut la vie sans les artistes, sans le chant, sans la danse et la po\u00e9sie\u00a0? Absolument rien. Dans son dernier documentaire, \u00abTabat N\u2019Wadou\u00bb, la com\u00e9dienne et artiste Latefa Ahrrare passe derri\u00e8re la camera. Une nouvelle aventure qui commen\u00e7ait pour elle, mais qui s\u2019est d\u00e9bouch\u00e9e sur un beau film, sinc\u00e8re, humain et porteur d\u2019un nouvel espoir\u2026 au f\u00e9minin.<\/p>\n<p class=\"c5\">C\u2019est \u00a0dans la r\u00e9gion d\u2019Oulm\u00e8s que la r\u00e9alisatrice a tourn\u00e9 son documentaire. C\u2019\u00e9tait un printemps\u2026 la terre est arros\u00e9e par les pluies diluviennes de l\u2019hiver, les montagnes vertes et les beaux paysages et visages irriguent la soif les yeux secs des \u00e2mes assoiff\u00e9es \u00e0 la beaut\u00e9 et \u00e0 la verdure.<\/p>\n<p class=\"c5\">Un coup de chance\u00a0! Latefa est tomb\u00e9e sur une histoire bien faite, voire po\u00e9tique et profonde. C\u2019est une histoire vraie. L\u2019histoire de Sanae une adolescente de \u00a012 ans qui r\u00eave de devenir une \u00abMaestra\u00bb d\u2019une troupe d\u2019Ahidous mixte.<\/p>\n<p class=\"c3\"><strong>\u00abTharbat \u2018N\u2019 Wadoo\u00bb, un beau titre, \u00a0ou la fille du vent<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">\u00abJ\u2019ai d\u00e9couvert cette fille via face book, et\u00a0 par la suite j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 la suivre et la voir. J\u2019ai cherch\u00e9 ses cordonn\u00e9es, je les ai eues, je l\u2019ai appel\u00e9e, je suis all\u00e9e chez elle \u00e0 Oulm\u00e8s. J\u2019ai v\u00e9cu un moment avec elle, avec sa famille et son ma\u00eetre. C\u2019est comme \u00e7a que l\u2019id\u00e9e est n\u00e9e\u00a0 du film\u00a0 \u00abfille du vent\u00bb. C\u2019est moi d\u2019ailleurs qui l\u2019a nomm\u00e9 \u00abTharbat\u2019N\u2019Wadoo\u00bb parce que pour moi, c\u2019est une fille qui bouge comme le vent\u00bb, nous a d\u00e9clar\u00e9 l\u2019artiste.<\/p>\n<p class=\"c5\">L\u2019actrice principale est emport\u00e9e par la douce ivresse du chant, par cette brise qui souffle quand les gestes et les mouvements du corps riment parfaitement avec les rythmes d\u2019Aloune (Bendir) et les voix f\u00e9minines et masculines qui se confondent pour donner naissance \u00e0 une \u0153uvre d\u2019art.<\/p>\n<p class=\"c5\">Par ailleurs, la force du film r\u00e9side dans sa sinc\u00e9rit\u00e9 et dans son humanisme. Latefa a pu, en outre, non seulement bien filmer ce personnage \u00e0 travers des plans et des sc\u00e8nes \u00e9mouvantes, mais elle a su \u00e9galement mettre les mots sur les maux par le biais \u00a0d\u2019un langage cin\u00e9matographique universel. La voix de la jeune est omnipr\u00e9sente dans le film, son \u00e9cho r\u00e9sonne dans les montagnes habit\u00e9es d\u2019herbe et de fleurs.<\/p>\n<p class=\"c5\">Ce personnage courageux d\u00e9fiant les regards critiques de l\u2019autre, des proches\u00a0 a choisi d\u2019aller jusqu\u2019au bout de ses r\u00eaves, de ses aspirations, parfois au-del\u00e0 des larmes, de la douleur et de l\u2019\u00e9chec. Malgr\u00e9 la g\u00e9ographie, Sanae m\u00e8ne une vie paisible, simple et pleine d\u2019amour. \u00abLe personnage m\u2019a donn\u00e9 des r\u00e9ponses \u00e0 un tas de questions actuelles.\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise la r\u00e9alisatrice lors du d\u00e9bat ouvert sur le film.<\/p>\n<p class=\"c5\">En outre, qui dit danse, dit mouvements et le corps qui est un instrument fondamental. \u00abDans la culture amazighe, il y a beaucoup de pudeur et de respect dans la question du corps.\u00bb, a-t-elle fait savoir.<\/p>\n<p class=\"c5\">Le film a aussi ses lettres de noblesse notamment dans l\u2019attachement du personnage \u00e0 son art amazigh authentique et son identit\u00e9 plurielle et collective. La preuve\u00a0? Le film a \u00e9t\u00e9 fait avec les deux langues amazighe et arabe qui cohabitaient harmonieusement et guident l\u2019histoire jusqu\u2019\u00e0 la fin.<\/p>\n<p class=\"c5\">C\u2019est une certaine langue po\u00e9tique qui a \u00e9t\u00e9 recherch\u00e9e dans ce documentaire. \u00c0 travers les yeux de Sanae, on y voit non seulement l\u2019image de la jeune, mais d\u2019une femme qui bat en br\u00e8che les st\u00e9r\u00e9otypes, les clich\u00e9s et le regard parfois r\u00e9trograde de toute une soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p class=\"c5\">\u00abLa soci\u00e9t\u00e9\u00a0 amazighe est matriarcale. Voyons par exemple cette fille r\u00eavant d\u2019une troupe mixte, l\u2019homme \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la femme; une troupe de plusieurs personnes. C\u2019\u00e9tait une mani\u00e8re de r\u00e9aliser cette \u00e9galit\u00e9 \u00e0 laquelle l\u2019on aspire. Cette fille est jeune et r\u00eave aussi de devenir la \u00abMaestra\u00bb.<\/p>\n<p class=\"c5\">Elle r\u00eave\u00a0 de cette \u00e9galit\u00e9 sans \u00eatre dans le militantisme. Elle disait dans le film : \u00abmoi quand je danse, je me sens libre\u2026 je sens que mon corps est libre comme les fleurs dans les champs, comme le vent\u2026\u00bb, ajoute Latefa.<\/p>\n<p class=\"c5\">En revanche, la r\u00e9alisatrice veut que l\u2019Amour triomphe \u00e0 travers ce film. \u00abOn est peur de l\u2019amour dans une soci\u00e9t\u00e9 qui v\u00e9n\u00e8re de plus en plus la violence.\u00bb, conclut-elle.<\/p>\n<p class=\"c3\"><strong>Le corps\u2026 une expression plurielle<\/strong><\/p>\n<p class=\"c5\">Les tableaux de l\u2019artiste peintre et architecte Loubna Hmidouch expos\u00e9s jusqu\u2019au 19 juillet courant au hall du si\u00e8ge du PPS, donnent \u00e0 voir un univers purement f\u00e9minin o\u00f9 le corps est pr\u00e9sent\u00e9 dans tous ses \u00e9tats.<\/p>\n<p class=\"c5\">En effet, le corps pour l\u2019artiste est\u00a0 une expression, un langage, un outil pour r\u00e9v\u00e9ler ses \u00e9tats d\u2019\u00e2me. L\u2019\u00e9motion est le ma\u00eetre mot de ses tableaux, de cette \u00e9nergie et r\u00e9flexion \u00e9manant des traits, des silhouettes dans ses diff\u00e9rentes situations. Or, il y a quelque chose d\u2019inachev\u00e9, d\u2019inchoatif dans ses travaux o\u00f9\u00a0 le corps, en chantier, se construit, s\u2019\u00e9vade et se r\u00e9volte\u2026 en d\u2019autres mots, un corps \u00e0 venir.<\/p>\n<p class=\"c5\">Pour l\u2019artiste, le corps n\u2019est pas simple objet de r\u00e9flexion mais aussi un sujet \u00a0voire un tissu d\u2019\u00e9motions o\u00f9 l\u2019essence humaine se manifeste. \u00abLe corps est la plus belle chose qui existe dans le monde. Avec le trait, l\u2019artiste tisse et brode les d\u00e9tails de chaque tableau et chaque composante du corps peignaient sur la toile. En effet, chaque trace\u00a0 refl\u00e8te la partie discr\u00e8te du sujet incarn\u00e9 dans chaque tableau.<\/p>\n<p class=\"c5\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-80022 alignleft\" src=\"http:\/\/albayane.press.ma\/wp-content\/uploads\/A-Fassi-Fihri-230x130.jpg\" alt=\"\" width=\"221\" height=\"125\"\/>La l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 du geste, la finesse du dessin offrent aux yeux un plaisir inou\u00ef de contempler chaque travail. Entre petits, grands et moyens formats, l\u2019artiste est all\u00e9e au-del\u00e0 de la forme pour faire parler son ressenti, mais aussi\u00a0 ce qui demeure cach\u00e9 dans son imaginaire cr\u00e9atif et dans son \u00e2me d\u2019artiste. Ses tableaux sont marqu\u00e9s par une \u00e9conomie de couleurs, ce choix esth\u00e9tique de l\u2019artiste ouvre des champs de m\u00e9ditations vastes pour le regardant de ses tableaux. Entre le noir et marron, l\u2019artiste a su d\u00e9gager les inqui\u00e9tudes, les silences, les joies et les r\u00e9voltes de chaque corps, des corps humains. A vrai dire, l\u2019important, selon ses dires, c\u2019est d\u2019\u00eatre bien dans sa peau.<\/p>\n<p class=\"c6\"><strong>Mohamed Nait Youssef<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: rahal mehamed<br \/>\n<a href=\"http:\/\/albayane.press.ma\/vibrant-hommage-a-lexpression-artistique-au-feminin.html\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PPS\u00a0: Salon culturel de la Section Agdal-Riad En partenariat avec l\u2019association Jossour, et dans le cadre du programme \u00abFemmes Partenaires du Progr\u00e8s\u00bb (WWP) initi\u00e9 par la Chaire Gibran Khalil Gibran de l\u2019Universit\u00e9 Maryland, le Parti du Progr\u00e8s et du Socialisme (PPS) \u00abSection Agdal-Riad\u00bb a organis\u00e9, vendredi 12 juillet, au si\u00e8ge national du parti \u00e0 Rabat, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1760,"featured_media":46273,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,54],"tags":[],"class_list":["post-46272","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualite","category-maroc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46272","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1760"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=46272"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46272\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=46272"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=46272"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=46272"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}