{"id":46421,"date":"2019-07-15T16:19:18","date_gmt":"2019-07-15T20:19:18","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/reforestation-au-burkina\/"},"modified":"2019-07-15T16:19:18","modified_gmt":"2019-07-15T20:19:18","slug":"reforestation-au-burkina","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/reforestation-au-burkina\/","title":{"rendered":"REFORESTATION AU BURKINA"},"content":{"rendered":"<div class=\"stream-item stream-item-above-post-content\">\n<p><noscript><\/p>\n<p><a href=\"\/\/www3.smartadserver.com\/ac?jump=1&#038;nwid=2136&#038;siteid=240610&#038;pgname=rg&#038;fmtid=49046&#038;visit=m&#038;tmstp=[timestamp]&#038;out=nonrich\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img decoding=\"async\" src=\"\/\/www3.smartadserver.com\/ac?out=nonrich&#038;nwid=2136&#038;siteid=240610&#038;pgname=rg&#038;fmtid=49046&#038;visit=m&#038;tmstp=[timestamp]\" border=\"0\" alt=\"\"\/><\/a><\/p>\n<p><\/noscript><\/div>\n<p class=\"c3\"><em>Les bilans des campagnes de reforestation indiquent que pour la p\u00e9riode 2002-2016, les acteurs de la lutte contre la d\u00e9forestation ont produit 9 525 105 plants par an et rebois\u00e9 en th\u00e9orie 10 428 ha. L\u2019autre r\u00e9v\u00e9lation sur laquelle l\u2019on peut s\u2019arr\u00eater, parce qu\u2019elle interpelle, est la suivante\u00a0: la majeure partie de ces plantations ne b\u00e9n\u00e9ficient pas de mesures de protection et d\u2019entretien appropri\u00e9es si fait que les plantes ne subsistent pas toujours. R\u00e9sultat, moins de 25% de ces plantes survivent d\u00e8s la 2e ann\u00e9e. Ces chiffres sont ceux du minist\u00e8re de l\u2019Environnement. Ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9s \u00e0 l\u2019occasion des \u00e9tats g\u00e9n\u00e9raux dudit d\u00e9partement, tenus les 11 et 12 juillet 2019. Et le moins que l\u2019on puisse en dire c\u2019est que, pour lutter contre la d\u00e9forestation, le tout n\u2019est pas de planter des arbres. Encore faut-il savoir les entretenir. C\u2019est cette pr\u00e9caution qui est le cadet des soucis des Burkinab\u00e8. En effet, chaque saison des pluies que Dieu fait, des op\u00e9rations tous azimuts de plantation d\u2019arbres sont r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 coups de millions de F CFA et de m\u00e9diatisation hors norme, chacun voulant \u00eatre vu en train de mettre des plants en terre. Apr\u00e8s, on ne se pr\u00e9occupe pas de savoir ce que deviennent ces malheureux plants. Pour un v\u00e9ritable g\u00e2chis, c\u2019en est un. Mais que voulez-vous\u00a0? L\u2019activit\u00e9 nourrit son homme. En effet, bien des Organisations non-gouvernementales sont dispos\u00e9es \u00e0 d\u00e9lier les cordons de la bourse pour accompagner toute op\u00e9ration entrant dans le cadre de la protection de l\u2019environnement. Il suffit donc de monter un dossier dans ce sens et de le leur soumettre dans la perspective de son financement. Et le tour est jou\u00e9. Le financement obtenu, on fait tout sauf ce pour quoi les fonds ont \u00e9t\u00e9 allou\u00e9s. Ces pratiques sont le partage de bon nombre d\u2019associations qui interviennent dans le domaine de la protection de l\u2019environnement et plus particuli\u00e8rement en mati\u00e8re de reboisement. Pendant ce temps, de braves hommes, \u00e0 l\u2019image du vieux Yacouba Sawadogo du Yatenga, qui ont fait de la lutte contre la d\u00e9forestation, le credo de leur vie, ne sont pas toujours soutenus \u00e0 la hauteur de leurs efforts.<\/em><\/p>\n<p class=\"c3\"><strong><em>Au-del\u00e0 du gouvernement, c\u2019est toute la communaut\u00e9 nationale qui doit prendre conscience que l\u2019arbre, c\u2019est la vie<\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"c3\"><em>Il revient donc au gouvernement et aux ONG qui financent les activit\u00e9s de reboisement, de savoir distinguer le bon grain de l\u2019ivraie. Le premier a l\u2019obligation de faire une cartographie de toutes les associations qui interviennent dans le domaine afin de leur soumettre des cahiers de charges avant toute op\u00e9ration d\u2019envergure de plantation d\u2019arbres. Les bailleurs de fonds doivent avoir le souci de v\u00e9rifier sur le terrain si leurs financements ont \u00e9t\u00e9 effectivement utilis\u00e9s pour planter des arbres et assurer leur protection. Le minist\u00e8re a eu le m\u00e9rite, lors de ses \u00e9tats g\u00e9n\u00e9raux, d\u2019avoir mis le doigt sur la plaie, chiffres \u00e0 l\u2019appui, mais il faut aller au-del\u00e0 si tant est que le souci est de mettre en place une politique de reforestation qui ne fait pas dans la simulation. L\u2019on peut par exemple lui sugg\u00e9rer d\u2019opter pour la formule \u00ab\u00a0un village une for\u00eat\u00a0\u00bb. Cette op\u00e9ration pourrait consister \u00e0 d\u00e9limiter des sites de<\/em><br \/><em>reboisement par village. La deuxi\u00e8me \u00e9tape est d\u2019approvisionner ces villages en plants qui conviennent \u00e0 leur climat. Et pour encourager les populations \u00e0 l\u2019entretien des sites rebois\u00e9s, on pourrait avoir un fonds pour r\u00e9compenser les meilleurs villages qui mettent un point d\u2019honneur \u00e0 entretenir les arbres plant\u00e9s. A d\u00e9faut d\u2019opter pour cette formule, le minist\u00e8re pourrait tout mettre en \u0153uvre pour encourager les initiatives priv\u00e9es de reboisement d\u2019envergure. La situation, en tout cas, exige que l\u2019on change notre fa\u00e7on de faire en mati\u00e8re de reboisement. Au-del\u00e0 du gouvernement, c\u2019est toute la communaut\u00e9 nationale qui doit prendre conscience que l\u2019arbre, c\u2019est la vie. Ce faisant, chacun comprendra qu\u2019il a une partition \u00e0 jouer dans la restauration du couvert v\u00e9g\u00e9tal de notre pays. La R\u00e9volution avait eu le m\u00e9rite de mettre en place une politique volontariste de protection de l\u2019environnement. L\u2019on se souvient, en effet, qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque, le gouvernement avait initi\u00e9 la politique dite des \u00ab\u00a03 luttes\u00a0\u00bb\u00a0: la lutte contre la divagation des animaux, la lutte contre la coupe abusive du bois et la lutte contre les feux de brousse. Bien s\u00fbr, tout n\u2019\u00e9tait pas parfait, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, mais on pouvait percevoir un engagement fort au sommet de l\u2019Etat \u00e0 lutter contre la d\u00e9forestation. L\u2019on pouvait \u00e9galement percevoir une implication des populations \u00e0 la base, pour reverdir le Burkina. A l\u2019\u00e9poque, on d\u00e9pensait peu mais on r\u00e9alisait des performances en mati\u00e8re de reboisement. Aujourd\u2019hui, on investit beaucoup d\u2019argent dans les compagnes de reboisement pour les r\u00e9sultats que l\u2019on sait. A l\u2019heure o\u00f9 la communaut\u00e9 internationale est dispos\u00e9e \u00e0 promouvoir l\u2019\u00e9conomie verte dans les pays, il revient \u00e0 l\u2019Etat de savoir profiter de ces opportunit\u00e9s pour v\u00e9ritablement reverdir le Burkina. Et une bonne politique de l\u2019arbre est indispensable pour parvenir \u00e0 cet objectif. Dans ce combat, il y a la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019associer les \u00e9tablissements d\u2019enseignement. Quant on fait un r\u00e9pertoire des enceintes scolaires les plus rebois\u00e9es, on peut faire le constat que les vieux \u00e9tablissements tiennent la t\u00eate du peloton. Cette particularit\u00e9 traduit le fait que le reboisement \u00e9tait la chose la plus partag\u00e9e chez les autorit\u00e9s \u00e9ducatives de l\u2019\u00e9poque. Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est plus le cas. Faites un tour dans les \u00e9tablissements scolaires nouvellement construits et vous serez \u00e9difi\u00e9s. On y plante rarement des arbres et le peu d\u2019arbres plant\u00e9s agonisent, faute d\u2019entretien.<\/em><\/p>\n<p><strong>Sidzabda<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: Le Pays<br \/>\n<a href=\"http:\/\/lepays.bf\/reforestation-au-burkina\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les bilans des campagnes de reforestation indiquent que pour la p\u00e9riode 2002-2016, les acteurs de la lutte contre la d\u00e9forestation ont produit 9 525 105 plants par an et rebois\u00e9 en th\u00e9orie 10 428 ha. L\u2019autre r\u00e9v\u00e9lation sur laquelle l\u2019on peut s\u2019arr\u00eater, parce qu\u2019elle interpelle, est la suivante\u00a0: la majeure partie de ces plantations ne [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1813,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"fifu_image_url":"","fifu_image_alt":"","footnotes":""},"categories":[73,81],"tags":[],"class_list":["post-46421","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualite","category-burkina-faso"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46421","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1813"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=46421"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/46421\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=46421"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=46421"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=46421"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}