{"id":47840,"date":"2019-07-22T16:47:16","date_gmt":"2019-07-22T20:47:16","guid":{"rendered":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/forum-national-de-leconomie-informelle\/"},"modified":"2019-07-22T16:47:16","modified_gmt":"2019-07-22T20:47:16","slug":"forum-national-de-leconomie-informelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/linitiative.ca\/International\/forum-national-de-leconomie-informelle\/","title":{"rendered":"FORUM NATIONAL DE L\u2019ECONOMIE INFORMELLE"},"content":{"rendered":"<div class=\"stream-item stream-item-above-post-content\">\n<p><noscript><\/p>\n<p><a href=\"\/\/www3.smartadserver.com\/ac?jump=1&#038;nwid=2136&#038;siteid=240610&#038;pgname=rg&#038;fmtid=49046&#038;visit=m&#038;tmstp=[timestamp]&#038;out=nonrich\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img decoding=\"async\" src=\"\/\/www3.smartadserver.com\/ac?out=nonrich&#038;nwid=2136&#038;siteid=240610&#038;pgname=rg&#038;fmtid=49046&#038;visit=m&#038;tmstp=[timestamp]\" border=\"0\" alt=\"\"\/><\/a><\/p>\n<p><\/noscript><\/div>\n<p class=\"c3\"><em>La 3e \u00e9dition du Forum national de l\u2019Economie informelle (FNEI) s\u2019est tenue \u00e0 Ouagadougou du 18 au 22 juillet 2019, sous la pr\u00e9sidence du Premier ministre, Christophe Dabir\u00e9. Le th\u00e8me \u00e9tait le suivant\u00a0: \u00ab\u00a0 Quelle strat\u00e9gie pour une formalisation plus accrue et une facilitation des activit\u00e9s des unit\u00e9s \u00e9conomiques informelles agricoles et non agricoles\u00a0?\u00a0\u00bb Environ 1000 participants issus des acteurs de l\u2019\u00e9conomie informelle des 13 r\u00e9gions du pays, y ont pris part. L\u2019objectif poursuivi est de mettre en place un Plan national pour la transition vers l\u2019\u00e9conomie formelle. Ce qui induira, \u00e0 en croire le gouvernement, la cr\u00e9ation d\u2019emplois d\u00e9cents et productifs. En tout cas, nul ne peut douter de la noblesse de ces objectifs. L\u2019on ne peut pas non plus remettre en cause l\u2019importance du secteur informel dans l\u2019\u00e9conomie nationale. Et sur ce dernier point, les chiffres parlent d\u2019eux-m\u00eames. En effet, selon les statistiques de l\u2019enqu\u00eate nationale sur l\u2019emploi et le secteur informel, r\u00e9alis\u00e9e en 2015 par l\u2019INSD, 95,2% des actifs occup\u00e9s au Burkina Faso, exercent dans le secteur informel contre \u00e0 peine 5% dans le secteur formel. A cela, il faut ajouter que ce secteur contribue en moyenne \u00e0 30% du produit int\u00e9rieur brut (PIB). L\u2019on peut donc saluer la volont\u00e9 du gouvernement d\u2019organiser ce secteur dans la perspective de le formaliser dans l\u2019int\u00e9r\u00eat non seulement des acteurs, mais aussi de l\u2019\u00e9conomie nationale. Mais une chose est de vouloir, une autre est de pouvoir. Et pour cause. Premi\u00e8rement, il est tr\u00e8s difficile voire impossible d\u2019organiser le secteur informel. Les sociologues, pour \u00e9voquer le secteur, parlent du secteur de la rue. Cette expression d\u00e9note toute la difficult\u00e9 qu\u2019il y a \u00e0 le formaliser. Dans ce fourre-tout, si on peut s\u2019exprimer ainsi, il y a une panoplie de m\u00e9tiers. Du cireur de chaussures jusqu\u2019au petit m\u00e9canicien install\u00e9 anarchiquement en passant par le boucher du quartier. De ce point de vue, l\u2019on peut avoir du mal \u00e0 formaliser tous ces m\u00e9tiers.<\/em><\/p>\n<p><strong>On aimerait \u00eatre d\u00e9menti par la suite qui sera donn\u00e9e \u00e0 ce forum<\/strong><\/p>\n<p class=\"c3\"><em>Pour certains, \u00e0 la limite, on peut le tenter, mais pour d\u2019autres, ce serait la croix et la banni\u00e8re. Et cette r\u00e9alit\u00e9 n\u2019est pas propre au Burkina. Elle l\u2019est pour l\u2019ensemble des pays en voie de d\u00e9veloppement. Il suffit, pour cela, de faire un tour \u00e0 Abidjan, Niamey ou encore \u00e0 Nairobi et on s\u2019en rendra vite compte. A l\u2019analyse, on peut aboutir \u00e0 la conclusion suivante\u00a0: bien des m\u00e9tiers du secteur informel sont n\u00e9s des entrailles de la pauvret\u00e9 et de la mis\u00e8re. Il est donc difficile de chercher \u00e0 soigner les cons\u00e9quences tout en laissant intacte la cause. La deuxi\u00e8me raison qui rend prequ\u2019impossible la transition du secteur informel vers le formel, est li\u00e9e \u00e0 ceci\u00a0: les acteurs du secteur ont horreur des taxes et autres imp\u00f4ts. Or, plus le secteur va se formaliser, plus il offrira \u00e0 l\u2019administration fiscale, les moyens de l\u2019imposer. Par cons\u00e9quent, l\u2019on peut comprendre pourquoi les acteurs du domaine rechignent \u00e0 faire dans la formalisation. Sans donc l\u2019adh\u00e9sion consciente des acteurs du domaine au projet du gouvernement, l\u2019on peut parier sans grand risque de se tromper, que celui-ci sera vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec. En r\u00e9alit\u00e9, la meilleure mani\u00e8re de traiter un probl\u00e8me avec la certitude de ne pas trouver la solution la plus appropri\u00e9e, c\u2019est de le soumettre \u00e0 la r\u00e9flexion d\u2019un forum. En tout cas, au Burkina, c\u2019est tr\u00e8s souvent le cas. On y vient tr\u00e8s souvent pour des motivations diff\u00e9rentes. L\u2019on peut craindre que ce soit le cas du Forum national sur l\u2019\u00e9conomie informelle. Certains participants peuvent y \u00eatre venus sans savoir ce pour quoi ils ont fait le d\u00e9placement de Ouagadougou. D\u2019autres peuvent avoir fait le d\u00e9placement parce que c\u2019est l\u2019occasion d\u2019engranger quelques subsides. Et ce qui est valable pour les participants, peut aussi l\u2019\u00eatre pour les organisateurs. Autre chose que l\u2019on peut ajouter \u00e0 propos des limites des foras, c\u2019est que ces cadres sont tr\u00e8s souvent utilis\u00e9s \u00e0 des fins \u00e9lectoralistes. Et dans le cas d\u2019esp\u00e8ce, la cible a \u00e9t\u00e9 bien choisie. En effet, le secteur informel draine un grand monde. Lui faire miroiter des promesses d\u2019\u0153uvrer \u00e0 son \u00e9panouissement via la formalisation de ses activit\u00e9s, est un atout en terme de mobilisation politique. On aimerait \u00eatre d\u00e9menti par la suite qui sera donn\u00e9e \u00e0 ce forum. En tout cas, c\u2019est aux r\u00e9sultats que l\u2019on appr\u00e9ciera. Le forum qui vient de se terminer, est le 3e du genre. Et l\u2019on en est encore \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la mise en place d\u2019un Plan national pour la transition de l\u2019\u00e9conomie informelle vers l\u2019\u00e9conomie formelle. Cela peut venir corroborer nos inqui\u00e9tudes. Autre chose qui peut conforter notre position par rapport au forum, c\u2019est qu\u2019il \u00e9tait pr\u00e9vu dans le chronogramme, un \u00e9change direct des participants avec le pr\u00e9sident du Faso. Il n\u2019y a donc pas meilleure tribune politique que ce format. D\u2019ailleurs, l\u2019on ne croit pas si bien dire, puisque cette \u00e9dition \u00e9tait plac\u00e9e sous le tr\u00e8s haut patronage de Roch Marc Christian Kabor\u00e9 himself. A quelques encablures de l\u2019\u00e9lection de 2020, cela n\u2019est pas anodin.<\/em><\/p>\n<p><strong>Sidzabda<\/strong><\/p>\n<p>Auteur: Le Pays<br \/>\n<a href=\"http:\/\/lepays.bf\/forum-national-de-leconomie-informelle\/\">Cliquez ici pour lire l&rsquo;article depuis sa source.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La 3e \u00e9dition du Forum national de l\u2019Economie informelle (FNEI) s\u2019est tenue \u00e0 Ouagadougou du 18 au 22 juillet 2019, sous la pr\u00e9sidence du Premier ministre, Christophe Dabir\u00e9. 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